Texte pour ecartement lateral Commune : 45150 Jargeau Sous-préfecture : Orléans Canton : Jargeau - Loiret
Période d'activité: Juin 1940 - 31 décembre 1945 Superficie: Au lieu-dit du Clos-Ferbois, 2 hectares et demi, 17 baraquements. Capacité: 600 personnes Population internée: Tsiganes puis à partir d'octobre 1941, d'autres catégories d'individus : prostituées, étrangers, internés politiques ou administratifs, indésirables, expulsés du Calvados, réfractaires au STO
Sur la stèle située dans l'enceinte du collège sont gravées les paroles de Jean Guehenno : "AUCUNE VIOLENCE JAMAIS N’A AJOUTE A LA GRANDEUR DE L’HOMME."
source photo : Photo Jacques Sigot
crédit photo : D.R.
Le camp d'internement de Jargeau était un camp de concentration situé à Jargeau (à l'emplacement du collège Clos Ferbois).
Entre mars 1941 et décembre 1945, Jargeau hébergea jusqu'à 1 700 prisonniers.
La construction du camp débute pendant l'hiver 1939. Dix-sept baraques sont édifiées pour abriter des réfugiés de la région parisienne qui fuient devant l'avancée des troupes nazies.
Après la débâcle, En juin 1940, la Wehrmacht vide le camp qui devient le "Frontstalag 153" où s’entassent pendant plusieurs mois 900 prisonniers de guerre français.
Le 26 octobre 1940, la Feldkommandantur 549 basée à Orléans ordonne aux autorités françaises de procéder à l’arrestation de tous les nomades du département du Loiret et d’organiser leur internement.
Jacques Morane, le préfet régional nommé à ce poste en juin 1940, décide d’utiliser l’ancien Frontstalag 153, et le 5 mars 1941, le camp des nomades de Jargeau est officiellement "ouvert". La plupart des Tsiganes du Loiret et des départements limitrophes sont raflés par la gendarmerie nationale. D’autres sont victimes de dénonciations. Au début du mois d’août 1941, le commandant du camp recense 606 internés.
Le camp de Jargeau devient le "camp des nomades".
À partir d'octobre 1941, des prostituées, des étrangers, des prisonniers politiques ou administratifs sont internés à Jargeau.
En 1943, le camp sert d'annexe à la prison d'Orléans.
L’internement des Tsiganes au camp de Jargeau va se poursuivre après le départ des troupes allemandes.
Le camp fut réutilisé entre la Libération et le mois de décembre 1945 pour l’internement de femmes soupçonnées de collaboration1.
La fermeture définitive intervient en décembre 1945.
Le 7 décembre 1991, une plaque commémorative a été inaugurée dans l'enceinte du collège Clos Ferbois. Le texte suivant y figure : "Ici, 1 700 personnes ont été privées de liberté entre 1939 et 1945 dont Tsiganes, résistants, réfractaires et personnes marginalisées".
Entre 1941 et 1944 des prostituées sont internées dans le camp de Jargeau.
Ces femmes ne pouvaient recouvrer leur liberté qu’en se mariant ou en trouvant un emploi - deux conditions évidemment quasiment impossibles à remplir depuis le camp - ou en acceptant de s’engager au service des Allemands, dans des bordels nazis.
Au moins 45 de ces femmes ont été "libérées" pour aller "travailler" en Allemagne.
Les dernières prostituées de Jargeau seront libérées en novembre 1944.
Article non renseigné. Si vous avez connaissance de personnes internées dans ce camp, cliquez ci-dessus sur “Compléter” et ajoutez leur nom, prénom, les circonstances de l'internement et la date de l'internement, si possible.
12/04/1939 -Décret du 12 avril 1939 sur la création des CTE (Compagnies de Travailleurs Étrangers). 30/06/1940 -Les troupes allemandes évacuent le département de l'Indre. 27/09/1940 -Loi du 27 septembre 1940 sur la création des GTE (Groupements des Travailleurs Étrangers). 02/11/1940 -Le gouvernement de Vichy révoque 3 préfets et les place en disponibilités. M. Jouany, préfet d'Ille-et-Vilaine, M. Moulin, préfet d'Eure-et-Loir, et M. Morel, préfet dans les Hautes-Alpes. 22/02/1941 -Décret du 22 février 1941 sur les sanctions à appliquer dans les GTE (Groupements des Travailleurs Étrangers). 02/11/1945 -Ordonnance du 2 novembre 1945 sur la dissolution des GTE (Groupements de Travailleurs Étrangers).
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Pas de travaux actuellement sur ce sujet… Vous pouvez mettre le votre en ligne sur le site ajpn.org.
Notes
- 1 - Françoise Leclerc et Michèle Weindling, "La répression des femmes coupables d'avoir collaboré pendant l'Occupation", Clio, numéro 1/1995, Résistances et Libérations France 1940-1945, Accès au texte intégral.
Antoine Lemoine
(15/04/1938 - 30/04/1942) Préfet du Loiret
Yves Farge
(21/06/1940 )
Jacques Moranne
(25/06/1940 - 1942) Jacques Alexandre Moranne, Préfet régional d’Orléans (Eure-et-Loir, Loiret et Loir-et-Cher et les parties occupées du Cher et de l'Indre) (1901-1982)
Jacques Bussière
(25/11/1942 - 1944) Jacques Félix Bussière, Préfet régional d’Orléans (Eure-et-Loir, Loiret et Loir-et-Cher et les parties occupées du Cher et de l'Indre). Arrêté, interné au camp de Compiègne puis déporté en Allemagne, il mourra en déportation (1895-1945)
Angelo Chiappe
(06/02/1944 - 08/1944) Ange Marie Pascal Eugène Chiappe, Préfet régional d’Orléans (Eure-et-Loir, Loiret et Loir-et-Cher et les parties occupées du Cher et de l'Indre). Arrêté à la Libération, il est fusillé le 23 janvier 1945. (1889-1945)
André Mars
(1944 - 1946) Commissaire régional de la République d’Orléans (Eure-et-Loir, Loiret et Loir-et-Cher et les parties occupées du Cher et de l'Indre) (1896-1957)
Avertissement Les informations affichées sur le site de l'AJPN sont fournies par les personnes qui contribuent à l'enrichissement de notre base de données. Certaines, notamment les témoignages, ne peuvent être vérifiées par l'AJPN et ne peuvent donc pas être considérées d'une fiabilité totale. Nous citons les sources de ces informations chaque fois qu'elles nous sont communiquées. Toutes les demandes de rectification de données erronées sont bienvenues et, dans ce cas, les corrections nécessaires sont appliquées dans les meilleurs délais en citant la source de ces corrections. C'est par cette vigilance des visiteurs de notre site que nous pouvons assurer la qualité des informations conservées dans notre base de données.
Justes parmi les Nations -
Righteous among the Nations
- De Gerechten mank de Völker -
Giusti tra
le nazioni - Drept între
popoare -
Gerechter unter den Völkern - Sprawiedliwy
wsród Narodów Swiata -
Rechtvaardige onder de Volkeren -
Justuloj inter la popoloj - Rättfärdig bland folken - Spravodlivý medzi národmi - Spravedlivý mezi národy
-
Vanhurskaat kansakuntien joukossa - Világ Igaza - Justos entre as nações - Justos entre las Naciones - Justos
entre les Nacions