Période d'activité : Février 1939-octobre 1941 Superficie : 65 ha Capacité : 14 000 personnes Population internée : Républicains Espagnols, Tsiganes, Basques Espagnols, ressortissants d'Europe centrale, Latino-américains, coloniaux des colonies françaises ou espagnoles, Arméniens
Le camp d'Argelès-sur-Mer
source photo : Inconnue
crédit photo : DR
Le camp d'Argelès-sur-Mer, constitué d'abris creusés à même le sable, puis de baraquements construits par les internés
source photo : Inconnu
crédit photo : D.R.
"14 - Les abords d'Argelès"
source photo : Film "No pasarán" de Henri-François Imbert
crédit photo : Cartes postales APA
"15 - Sur la route d'Argelès"
source photo : Film "No pasarán" de Henri-François Imbert
crédit photo : Cartes postales APA
"Sur la route, près d'Argelès"
source photo : Film "No pasarán" de Henri-François Imbert
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"Les miliciens concentrés au camp d'Argelès-sur-mer"
source photo : Film "No pasarán" de Henri-François Imbert
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"12 - Un coin du camp d'Argelès-sur-mer"
source photo : Film "No pasarán" de Henri-François Imbert
crédit photo : Cartes postales APA
L'Indépendant des Pyrénées-Orientales
source photo : Film "No pasarán" de Henri-François Imbert
crédit photo : X
L'Indépendant des Pyrénées-Orientales
source photo : Film "No pasarán" de Henri-François Imbert
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Histoire
Le camp d'Argelès-sur-Mer
Le gouvernement Français pris de court, après quelques hésitations, se décide enfin à ouvrir la frontière le 28 janvier. On attendait quelques milliers de réfugiés… il en arriva 500 000.
Dans une France de 1939 inquiète par la guerre qui menace, rien n'avait été prévu pour accueillir tous ces réfugiés. On imposa, sans aucune consultation, au village d'Argelès de les accueillir.
L'armée construisit à la hâte un camp sommaire pour les hommes. Trois côtés clôturés par des barbelés et le quatrième côté : la mer. Les femmes et les enfants furent répartis aux quatre coins de la France.
En cet hiver 1939, l'un des plus froids du siècle, près de 100 000 personnes s'enterrent dans le sable d'Argelès, avec une branche ou une vieille couverture en guise de toit.
Dans les premiers mois du camp, les baraquements, l'eau potable et les services d'hygiène font défaut, les morts se comptent par dizaines. Devant l'afflux de réfugiés il faut ouvrir de toute urgence de nouveaux camps : Saint-Cyprien, Le Barcarès et beaucoup d'autres.
En quelques jours le sud de la France se remplit de lieux de détention. Celui qui reste dans les mémoires, c'est le camp d'Argelès. Il est le premier sur les routes de l'exil, il est le passage obligé de ces milliers de malheureux.
On assista à l'occasion de la Retirada à des actes et des gestes de solidarité de la part de la population locale envers ces exilés. Aujourd'hui encore les Argelésiens se souviennent avec émotion de la Retirada. Des liens se sont tissés et beaucoup de Républicains choisirent le Roussillon pour nouvelle Patrie.
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Liens externes[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
12/04/1939 - Décret du 12 avril 1939 sur la création des CTE (Compagnies de Travailleurs Étrangers). 27/09/1940 - Loi du 27 septembre 1940 sur la création des GTE (Groupements des Travailleurs Étrangers). 10/1940 - Réunion du Camp d'Argelès : naissance de la résistance politique communiste espagnole en Zone sud. 22/02/1941 - Décret du 22 février 1941 sur les sanctions à appliquer dans les GTE (Groupements des Travailleurs Étrangers). 06/04/1944 - Rafle des enfants d'Izieu. Quarante quatre enfants juifs et leurs sept éducateurs sont arrêtés par les agents de la Gestapo de Lyon, avec à leur tête Klaus Barbie.Seule une éducatrice survivra à la rafle et à la déportation. Lea Feldblum témoignera en 1987 au procès de Barbie à Lyon. Barbie sera condamné pour le crime d’Izieu.
Pierre Olivier de Sardan (1941 - 1942) Préfet de la région de Montpellier (Aude, Aveyron, Hérault, Lozère et Pyrénées-Orientales)
Alfred Hontebeyrie (11/10/1942 - 16/07/1944) Alfred Roger Hontebeyrie, Préfet de l'Hérault et de la région de Montpellier (Aude, Aveyron, Hérault, Lozère et Pyrénées-Orientales) (1895-1969)