Période d'activité: 14 janvier 1941-21 novembre 1942 Superficie: 600 hectares Capacité: 18 000 personnes Population internée: Réfugiés espagnols, juifs étrangers, nomades frappées d’indigence, juifs et opposants politique Français.
Vue générale du camp
source photo : www.cg66.fr
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Évacuation de 15 enfants Juifs de Rivesaltes le 25 avril 1942. Ils seront pris en charge par l'OSE et par les EEIF. David Korn (le 3e à gauche au 2e rang) et Milton Einhorn (le 5e à gauche au 2e rang) sont cachés jusqu'à la fin de la guerre.
source photo : Arch. David Korn
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Distribution de chaussures à des enfants au camp de Rivesaltes, 1941-1942
source photo : Arch. fam. Friedel Bohny-Reiter
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Les barraques du camps
source photo : Carte postale
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Groupe de tsiganes à Rivesaltes, 1939-1942
source photo : Arch. fam. Elizabeth Eidenbenz
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Troupe d'éclaireurs juifs créée dans le camp de Rvesaltes, 1941-1942
source photo : Mémorial de la Shoah. CDJC
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Le camp de Rivesaltes, créé en 1935 dans la plaine comprise entre Salses, Rivesaltes et Espira de l’Agly, est d'abord un centre militaire d’instruction d'une capacité de 20 000 places environ. Il devient en 1939 un centre de transit pour le contingent en attente d’affectation et en février 1939, arrivent les premiers civils, dans les 16 îlots du camp. En 1940 une partie du centre est consacrée aux compagnies de travail étranger constituées d’Espagnols, de Sénégalais et d’Indochinois. Le ministère de l’Intérieur y installe en 1941 un « centre de regroupement familial » vers lequel convergent des familles juives, tsiganes, espagnoles. A partir d'avril 1941, les juifs sont hébergés à part dans un « centre israélite » dont les conditions de vie sont les plus mauvaise du camp. Cet "îlot juif" sera fermé en 1942. Les conditions de vie, en raison du surnombre, se détériorent rapidement et les familles sont bien souvent séparées. A la “Cité des enfants” la mortalité enfantine est effroyable. Sur les 140 enfants en bas âge qui se trouvent à Rivesaltes, 60 meurent pendant les mois de juillet, août et septembre 1941. La population souffre de sous-alimentation et de maladies comme la dysenterie, la typhoïde ou la septicémie. Ce délabrement sanitaire causera le décès de 128 Juifs entre 1941 et novembre 1942, selon Serge Klarsfeld. Des œuvres comme l'OSE, l'ORT (Organisation Reconstruction Travail), la CIMADE, le YMCA, les Quakers américains, le Secours suisse aux Enfants dépendant de la Croix-Rouge Suisse, distribuent des rations de nourriture aux plus faibles et transforment l'îlot J en centre de santé. Du 4 août 1942 jusqu’à la fermeture du camp fin novembre deux îlots servent de “Centre national de triage” de la zone sud, de camp central pour le départ des convois de déportation à destination de Drancy et des camps allemands. Le 21 novembre 1942, le camp est dissous. Les mille derniers internés sont envoyés à Gurs, sauf les Tziganes qui sont dirigés sur le Camp de Saliers construit à leur intention dans les Bouches-du-Rhône.
A la Libération, le camp est utilisé pour l'internement des prisonniers allemands, des collaborateurs et des délinquants économiques.
Entre 1957 et 1962 il sert à nouveau à interner des militants algériens en centre d’assignation à résidence surveillée (CARS). Le ministère de la défense utilise le camp Joffre pour l'hébergement des harkis à la fin de la guerre d'Algérie, après les accords d'Évian du 19 mars 1962. Les Harkis, ramenés en métropole seront cantonnés avec leur famille dans plusieurs îlots du camp jusqu'en 1964. Les baraques étant trop petites, les rapatriés sont installés sous des tentes. Cette situation annoncée comme provisoire durera jusqu'à la fin des années soixante. Le 24e Régiment d'infanterie de Marine de Perpignan prendra la suite. Le camp sera abandonné progressivement à partir des années soixante-dix.
Famille Friedländer : Nationalité Tchèque Le 28 septembre 1942, Elli et Jan, les parents de Saul Friedländer, originaires de Prague, tentent de passer en Suisse à Novel (74), mais ils sont refoulés par la police helvète qui les remet à la brigade de gendarmerie de Saint-Gingolph (74).
Elli et Jan sont alors transférés au Centre d'Hébergement de Rivesaltes (66) où ils arrivent le 2 octobre.
Jan, 45 ans, et Elli Friedländer, 37 ans, seront déportés sans retour du Camp de Drancy vers à Auschwitz le 3 novembre 1942 par le convoi n° 40.
Arrivée au lieu d'internement
: 02/10/1942
Destination : 05/10/1942 - Drancy-Auschwitz
Famille Haas :
Julius, né le 22/03/1874 à Kammendingen (Allemagne),
décédé le 14/02/1942 Nationalité Allemande Julius, 68 ans, est décédé au camp de Rivesaltes le 14 février 1942.
Famille Wildmann :
Henrich, né le 1888 à Hoerden (Allemagne),
départ 1943 vers Auschwitz décédé le 07/12/1943
Rebekka née Neuburger, née le 09/09/1896 à Philippsburg (Allemagne),
départ 26/08/1942 vers Auschwitz
Margot, né(e) le 1923 à Philippsburg (Allemagne),
Hugo Max, né(e) le 03/01/1924 à Philippsburg (Allemagne),
départ 26/08/1942 vers Auschwitz
Hannelore, né(e) le 1925 à Philippsburg (Allemagne),
départ 1941 vers Pringy
Manfred, né(e) le 1931 à Karlsruhe (Allemagne),
départ 1941 vers Ceyzérieu Nationalité Allemande Heinrich, né à Hoerden (Allemagne) en 1888, imprimeur, son épouse Rebekka née Neuburger le 09/09/1896 à Philippsburg, leurs 4 enfants, tous nés en Allemagne (Margot, née en 1923 à Philippsburg, Hugo Max, né le 03/01/1924 à Philippsburg, Hannelore, dite Laure ou Lorle, née en 1925 à Philippsburg, et Manfred, né en 1931 à Karlsruhe) et les parents de Rebekka (Nanette née Holz, et Moritz Neuburger), sont arrêtés le 22 octobre 1940 à Philippsburg (Allemagne) parce que juifs et dirigés avec les 6 000 juifs de la province de Bade, au camp de Gurs. Après quelques semaines à Gurs, Nanette Neuburger née Holz, la mère de Rebekka, attrape la dysentrie. Elle mourra quelques jours plus tard. En mars 1941, la famille d'Heinrich Wildmann et Moritz Neuburger, le père de Rebekka, sont envoyés au camp de Rivesaltes, situé en zone non-occupée. Un an après leur arrivée dans les camps français, Hannelore, âgée de 16 ans, est envoyée à Pringy, en Haute-Savoie, dans une colonie d'enfants dirigée par la Croix Rouge Suisse. Manfred, quitte le camp pour le Château de Grammont en février 1942. Rebekka et Hugo sont déportés de Rivesaltes vers Auschwitz le 26/08/1942 par le convoi n° 24. Heinrich Wildmann se trouvait à l'hôpital de Perpignan. Il sera déporté sans retour à Auschwitz en le 07/12/1943 par le convoi n° 64. Ils ne reviendront pas.
Arrivée au lieu d'internement
: 03/1941
Destination : 26/08/1942 - Auschwitz
12/04/1939 -Décret du 12 avril 1939 sur la création des CTE (Compagnies de Travailleurs Étrangers). 27/09/1940 -Loi du 27 septembre 1940 sur la création des GTE (Groupements des Travailleurs Étrangers). 22/02/1941 -Décret du 22 février 1941 sur les sanctions à appliquer dans les GTE (Groupements des Travailleurs Étrangers). 06/04/1944 -Rafle des enfants d'Izieu. Quarante quatre enfants juifs et leurs sept éducateurs sont arrêtés par les agents de la Gestapo de Lyon, avec à leur tête Klaus Barbie.Seule une éducatrice survivra à la rafle et à la déportation. Lea Feldblum témoignera en 1987 au procès de Barbie à Lyon. Barbie sera condamné pour le crime d’Izieu. 12/07/1944 -Le 12 juillet 1944, au village de l’Espérou, les maquis Armée Secrète d’Ardaillès et de Lasalle fusionnent pour constituer le maquis Aigoual-Cévennes, fort de 400 hommes. 02/11/1945 -Ordonnance du 2 novembre 1945 sur la dissolution des GTE (Groupements de Travailleurs Étrangers). 10/05/2013 -Du 1er avril 1941 au mois de février 1943, la Villa Saint Christophe à Canet Plage a abrité une maison de convalescence pour les enfants internés au camp de Rivesaltes. Créée par les mennonites américains pour les enfants espagnols de la retirade, elle abrite des 1942 de nombreux enfants juifs que l'on essaye de soustraire à la déportation.
Canet-en Roussillon France
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Pierre Olivier de Sardan
(1941 - 1942) Préfet de la région de Montpellier (Aude, Aveyron, Hérault, Lozère et Pyrénées-Orientales)
Alfred Hontebeyrie
(11/10/1942 - 16/07/1944) Alfred Roger Hontebeyrie, Préfet de l'Hérault et de la région de Montpellier (Aude, Aveyron, Hérault, Lozère et Pyrénées-Orientales) (1895-1969)
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