space  Mot de passe oublié    S'inscrire
  Recherche de personne, de lieu : affiche la page   Recherche type Google : propose des pages 
 
 
Page d'accueil Les communes de France durant la  Seconde Guerre mondiale  
Anonymes, Justes et Persécutés durant la période Nazie dans les communes de France
606 annonces de recherche
Votre Opinion
39/45 en France (WWII)
base des données identifiées par AJPN.org
Nouveaux articles
Une page au hasard
36589 communes
95 départements et l'étranger
1199 lieux d'internement
655 lieux de sauvetage
33 organisations de sauvetage
4106 Justes de France
915 résistants juifs
9756 personnes sauvées, cachées
Expositions pédagogiques AJPN Exposition pédagogique 2e guerre mondiale : la guerre, l'occupation, la vie quotidienne, les lois antisémites, les rafles, les justes, les enfants cachés, les rescapés, les témoins L'enfant cachée
Das versteckte Kind

Chronologie 1905/1945
En France dans les communes
Les Justes parmi les Nations
Républicains espagnols
Tsiganes français en 1939-1945
Les lieux d'internement
Les sauvetages en France
Bibliothèque 1225 ouvrages
Cartographie
Glossaire
Audience : Xiti Plan du site
Signaler un problème technique
Imprimer cette page
Pas-de-Calais

Région :
Hauts-de-France
Carte du département

Préfecture :
Arras

Préfets :
Gabriel Rochard
(1933-1940 )
Amédée Bussière
(1940-1942 )
Jean-Marcel Daugy
(1942 )
André Sadon
(1943 )
Alexandre Pujes
(Fév. 1944 )
Jean Cabouat
(09/1944-12 )
Pierre Ancel
(1944-1945 )
Marcel Lanquetin
(1945-1946 )
Georges Phalempin
(1946-1958 )

À lire, à voir…

Gabriel Deboffe Gabriel Deboffe
Résister en Artois - Le secteur Sauge 1943-1945

ACHETER EN LIGNE

Étienne Dejonghe Étienne Dejonghe
Yves Le Maner
Le Nord-Pas-de-Calais dans la main allemande, 1940-1944

ACHETER EN LIGNE

Nicolas Mariot Nicolas Mariot
Claire Zalc
Face à la persécution. 991 Juifs dans la guerre

ACHETER EN LIGNE

Frédéric  Viey Frédéric Viey
Franck d'Almeida
Histoire des Communautés Juives du Nord et de Picardie

ACHETER EN LIGNE

André Coilliot André Coilliot
Sombres jours de mai 1940 - Arras et sa région

ACHETER EN LIGNE
[Ajouter un ouvrage]

Département du Pas-de-Calais en 1939-1945


[Créer un nouvel article et/ou ajouter une photo]

Departement du Pas-de-Calais en 1939-1945
La sous-préfecture de Béthune
source photo : www.fdpi.eu
crédit photo : Arno 62
Departement du Pas-de-Calais en 1939-1945
La sous-préfecture de Boulogne-sur-Mer
source photo : www.fdpi.eu
crédit photo : Arno 62
Departement du Pas-de-Calais en 1939-1945
La sous-préfecture de Calais
source photo : www.fdpi.eu
crédit photo : LP 89
Departement du Pas-de-Calais en 1939-1945
La préfecture du Pas-de-Calais à Arras
source photo : www.fdpi.eu
crédit photo : Arno 62
Departement du Pas-de-Calais en 1939-1945
La sous-préfecture de Lens
source photo : www.fdpi.eu
crédit photo : Arno 62
Histoire

La drôle de guerre

Le 27 août 1939, le préfet du Pas-de-Calais ordonne la fermeture du dépôt d'explosifs d'Annezin les Béthune.
La menace de guerre se précise.

Après l'invasion de la Pologne par l'Allemagne, le 1er septembre 1939, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939.
5 millions de français sont mobilisés.
520 000 personnes sont évacuées des zones frontalières comprises entre la ligne Maginot et l’Allemagne.
L'Allemagne nazie envahit la France, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas le 10 mai 1940.

Des soldats français se battent héroïquement, encerclés dans le château de Boulogne, du 23 au 25 mai, ils perdent 400 hommes avant de se rendre.

A Calais, 3 000 britanniques qui viennent d'être débarqués en renfort et 800 français, n'hésitent pas à enfermer dans les caves les milliers de soldats (belges, hollandais, français) qui refusaient de se battre.

La résistance se poursuit jusqu'au 26 mai.

Autour d'Aire-sur-la-Lys et dans la région de Noeux les mines, des unités françaises mènent des très durs combats de retardement entre le 23 et 28 mai.

Mais les affrontements les plus spectaculaires ont lieu sur la ligne des canaux où les panzerdivisionen ont repris l'assaut dans la nuit du 26 au 27.

Tous les ponts ayant été détruits par le génie britannique et français, les allemands cherchent à établir une tête de pont au nord du canal de La Bassée rempli de péniche sabordée. Il se heurtent à la détermination de plusieurs unités britanniques et françaises; ainsi près de St Venant et de Lestrem, des dizaines de soldats du régiment Norfolk se font tuer sur place après avoir infligé de lourdes pertes aux S.S.

C'est seulement dans la matinée du 27 que les premiers chars allemands franchissent le canal.
L'âpreté de la résistance alliée, les pertes importantes qu'elle entraîne, provoquent des réactions de rage dans la Wehrmacht et surtout chez les unités SS qui accompagnent les divisions blindées.

Le 28 mai au matin, les alliés qui n'ont pas été prévenus, apprennent avec colère la reddition sans condition des armées belges décidée par le roi Léopold III.

Montgomery doit alors en quelques heures colmater un brèche de 50km dans les lignes alliées.

Le 31, la luftwaffe, intervient massivement.

Épuisés, manquant de munitions, les soldats français sont désormais isolés.

Après avoir tirées leurs dernières cartouches et détruit leur matériel, les unités se rendent une à une.

Le cessé-le-feu est décrété le soir du 31 à la demande du général Molinié.

La France est envahie.
Le gouvernement désemparé se replie de Paris à Bordeaux dès le 11 juin. C’est l’exode vers le sud. Le président du Conseil, Paul Reynaud, est contraint de démissionner. Le maréchal Pétain forme alors un nouveau gouvernement.

21/08/2010

[Compléter l'article]

L'Occupation et la collaboration

Le 14 juin 1940, les troupes allemandes défilent à Paris, sur les Champs-Élysées. Le 20 ils sont à Brest, le 22 à La Rochelle, à Lyon...

Dès le 15 juin 1940, la région Nord-Pas-de-Calais passe sous commandement militaire allemand.
Le nord et le Pas-de-Calais sortent dévastés des combats.
A leur arrivée, les administrateurs allemands ont été eux-mêmes surpris par l'ampleur des destructions.

Le 22 juin 1940, la France écrasée signe l'Armistice. Les Allemands mettent en place toute une série de mesures pour limiter sur le territoire la circulation des personnes et des marchandises et le trafic postal entre deux grandes zones délimitées par la ligne de démarcation qui sépare la zone sud où s’exerce l’autorité du gouvernement de Vichy, de la zone occupée par les Allemands.

Le 7 juillet 1940, la région est déclarée zone interdite, totalement isolée du reste du territoire national.
L'organisation allemande se déploie partout, dans chaque ville est installée une "Kommandantur".
Elle désigne les otages parmi les notables qui répondront de leur vie à tout attentat contre les soldats.

La région va restée occupée de 1940 à 1944. Elle est administrativement rattachée par le Reich à la Belgique.
De juillet 1940 à novembre 1942, les départements du Nord et du Pas-de-calais sont soumis à l'autorité du général Karl Niehoff.
Caricature de l'officier prussien, celui-ci se montre très dur envers la population et déclenche une répression contre la résistance naissante (en novembre 1942, il est placé à la tête de la zone sud de la France, après son occupation par la Wehrmacht).

Au lendemain de l'armistice, trois divisions d'infanterie stationnent dans les deux départements, Nord et Pas-de-Calais, mais les effectifs grandissent rapidement pour atteindre huit divisions (plus de 120 000 hommes) à l'automne.

On va dénombrer 57 à 59 000 français du Pas-de-Calais capturés par les Allemands durant les combats de 1940.
En juillet 1944, les camps détiennent encore 98 0000 prisonniers de guerre originaires du Nord Pas de calais.

Le maréchal Pétain forme obtient les pleins pouvoirs le 10 juillet 1940. La République est abolie à Vichy.

Pendant tout l'été 1940, les réquisitions se poursuivent dans la plus grande anarchie.

En mai 1942, hitler confie à l'organisation todt, le rôle dominant dans le construction de l'atlantikwall, des dizaines de chantiers fonctionnent alors sur le littoral du détroit.
Les travaux commencent en mars 1943 et se développent à un rythme effréné, nuit et jour.

Au printemps 1944, le nord Pas de calais constitue la zone la plus impressionante du "mur de l'atlantique" avec les trois ports érigés en festungen (forteresses).

21/08/2010

[Compléter l'article]

Les Juifs dans le Pas-de-Calais

En 1939, 4 000 juifs vivent dans le Nord - Pas-de-Calais.

Dans le Nord-Pas-de-Calais, dès 1940, les juifs de la côte sont évacués à Troyes en tant que "personnes dangereuses face à la menace anglaise".

A la gare de Fives-Hellemmes, (Lille) des dizaines de juifs réussissent à sortir du train grâce à la complicité des cheminots et trouvent à se cacher dans la population protestante du Cambrésis.

En 1942, le Reich se sent menacé. Au camp de Dannes–Camiers, des juifs sont rassemblés pour travailler à "protéger l’Europe des Anglais" dans l’organisation Todt.

Le camp des îles d’Aurigny est évacué vers les camps du Boulonnais. Ils sont utilisés au déblaiement des routes et voies ferrées.

Pendant 26 mois, une douzaine de camps s'ouvrirent pour y interner environ 3 000 travailleurs juifs pour l'organisation Todt entre Calais et Abbeville afin de construire et d'entretenir le mur de l'Atlantique.
Partout sur la côte, le travail était épuisant et consistait en trois tâches :
- La construction des lignes de défense (blockhaus, batteries de tir, entrepôts de munitions, tunnels),
- L'édification de pieux Rommel en bordure de mer,
- Le montage de câbles électriques qui reliaient les édifices entre eux.

Les camps n'étaient pas tous occupés continuellement : quelques camps plus importants et permanents alimentaient en main d'œuvre les autres camps plus modestes et temporaires. Certains camps hébergeaient des prisonniers le temps d'achever la construction d'un ouvrage. Dannes et Camiers étaient des centres permanents d'où les Allemands envoyaient les prisonniers vers Étaples, Hardelot, Merlimont, voire même Calais, Ferques et Sangatte au nord et Fort-Mahon au sud qui fonctionnèrent épisodiquement sous forme de commando de travail dépendant de Dannes.

Durant la seconde période, des transferts sont effectués d'un camp à l'autre et il en est de même pendant la troisième période où les détenus venus d'Aurigny vivent à Dannes puis Camiers et travaillent à Étaples.

Sur 2 252 Juifs belges internés dans les camps de travail forcé dans le Nord de la France, les enquêtes belges effectuées après la guerre ont recensé 196 évasions.

En dehors de ces quelques évasions, les travailleurs seront tous déportés.

Des hommes, des femmes, des enfants, des familles, français ou étrangers, sont pourchassés et persécutés parce que Juifs. Ils seront massivement déportés vers l'Est et exterminés. Très peu survivront.

Le 11 septembre 1942, la grande rafle des Juifs est organisée. 528 juifs, âgés de 1 mois et demi à 79 ans seront raflés dans le Nord-Pas-de-Calais ce jour-là, à Lens, Avion, Sallaumines, Harnes, Billy-Montigny... Emmenés au quai n° 1 de la gare de Lens, ils montent dans un train qui les conduit à Lille-Fives puis à Malines, le "Drancy belge". Là, ils compléteront un convoi de plus de mille personnes. Destination : Auschwitz-Birkenau.1
Huit Juifs de cette rafle du Pas-de-Calais reviendront.

Près de 76 000 Juifs dont plus de 11 000 enfants seront arrêtés et déportés de France, dont 38 000 à Paris.

21/02/2011

[Compléter l'article]

Les proscrits du régime

Les Tsiganes
Les Tsiganes sont internés dans les camps français.

Les Francs-maçons
Considérés comme "indésirables", les francs-maçons sont démis de leurs fonctions au sein de l'administration.

Les Communistes
Les communistes considérés comme responsables de la défaite sont pourchassés, arrêtés et internés.

Les réfractaires au STO
A partir de 1943, les réfractaires du STO entrent dans la clandestinité. Certains rejoignent les résistants également pourchassés.

05/11/2010

[Compléter l'article]

La résistance et la répression

En 1941, la Voix du Nord est le premier mouvement de résistance à l'occupant. Il est organisé par un militant catholique, Natalis Dumez, qui fonde un journal clandestin.

21/08/2010

[Compléter l'article]

L'été 1944

Dans la nuit du 5 au 6 juin, un convoi de navires alliés s'avance dans la manche.

Aussitôt les batteries allemandes entrent en action.
A Boulogne et à Dunkerque, les S-Boote sortent de leurs abris.

La nouvelle est donnée par la BBC le 6 juin à 8h30 et confirmée par Radio Paris : le débarquement a eu lieu en Normandie.

Dans le Nord - Pas-de-Calais c'est la joie et le soulagement.

L'annonce du débarquement a provoqué un élan d'enthousiasme et d'action dans les formations de la résistance.

Pour l'ensemble de la région Nord pas de calais, le nombre de sabotages dépasse les 2000 entre le 6 juin et le 1er septembre 1944.

Pendant toute la durée de la guerre, les bombardements sur le Nord - Pas-de-Calais n'ont jamais cessé.

Le 1er septembre 1944, alors que Lille sera libérée le lendemain, 1 250 prisonniers (résistants, otages pris dans des rafles, etc.) sont entassés dans le train de Loos. 130 reviendront des camps.

Dans les jours qui suivent la libération, on découvre de nombreuses fosses communes où reposent les corps des résistants et des otages fusillés par les allemands.

21/08/2010

[Compléter l'article]

Toutes les communes du Pas-de-Calais

Les camps et les lieux d'internement du Pas-de-Calais

Camp d'Ambleteuse 62164 Ambleteuse
Camp d'Étaples 62630 Étaples
Camp d'Hardelot 62152 Neufchâtel-Hardelot
Camp de Calais 62100 Calais
Camp de Condette 62360 Condette
Camp de Dannes 62187 Dannes
Camp de Ferques 62250 Ferques
Camp de Merlimont 62155 Merlimont
Camp de Saint-Omer 62500 Saint-Omer
Camp de Sangatte 62231 Sangatte
Centre Béthune 62400 Béthune
Centre Hesdin 62140 Hesdin
Centre Lens 62300 Lens
Centre Sallaumines 62430 Sallaumines
Citadelle d'Arras 62000 Arras
Frontstalag 195 Saint-Omer 62500 Saint-Omer
Lager Erika 62630 Étaples
Lager Gneisenau 62176 Camiers
Prison Saint-Niçaise 62000 Arras

Les lieux de sauvetage du Pas-de-Calais

Colonie scolaire 62600 Berck
Orphelinat de Bapaume 62450 Bapaume
Orphelinat de Dohem 62380 Dohem
Pour nos enfants 62600 Berck

1 Familles hébergées, cachées ou sauvées du Pas-de-Calais[Compléter]

Loos-en-Gohelle

1940 - 1950 Famille Cymbalista - Marie, née en 1935, et son frère Norbert, né en 1939 sont protégés à Loos-en-Gohelle par Joseph*, son épouse Marianna Tysiak* et leur fille, Marianna*. Leurs parents, Abraham, 46 ans, et Esther, 33 ans, raflés le 11 septembre 1942 parce que juifs, seront déportés sans retour vers Auschwitz par le convoi n° 11 du 27 septembre 1942.


8 Familles arrêtées dans le département [Compléter]

Ablain-Saint-Nazaire
12/08/1944 Famille Lancino - Marcel, enfant de l’assistance publique, militant syndicalistes et au parti socialiste, ancien combattant de la Grande Guerre, croix de guerre avec 3 citations et la médaille militaire, maire de la commune depuis 1935 est arrêté par la Gestapo le 12 août 1944 pour faits de résistance. Trouvé en possession de papiers compromettants, il fut jeté en prison et torturé avant d'être déporté sans retour vers le camp d’Oppein (Silésie).

Harnes
11/09/1942 Famille Mandel - Max, son épouse Léa (Laja), 45 ans, née Gotainer le 13 septembre 1897 à Brzeznica (Pologne) et leur fille Bella, 14 ans, née en 1928, habitaient à Paris et étaient réfugiés à Harnes. Arrêtés parce que juifs, ils seront tous trois déportés sans retour vers Auschwitz le 17 septembre 1942 par le convoi n° 8.
Déportation : 20/07/1942 convoi no 8

Lens
11/09/1942 Famille Cymbalista - Abraham, 46 ans, né le 20 janvier 1896 à Chruszcobied (Pologne), tailleur, et son épouse Esther, 33 ans, née Zylberstein, le 7 décembre 1908 à Plavno (Pologne), habitaient à Lens. Raflés le 11 septembre 1942 parce que juifs, ils sont déportés sans retour au départ de la Kazerne Dossin à Malines (Belgique) par le convoi n° 11 du 27 septembre 1942 vers Auschwitz, avec les numéros 2287 et 2288. Leurs deux enfants, Myriam, née le 13 avril 1935 à Lens (Pas de Calais) et Norbert, né en 1939 sont recueillis par Joseph* et Marianna Tysiak* à Loos-en-Gohelle où ils resteront jusqu'en 1950.
Déportation : 27/07/1942 convoi no 11


11/09/1942 Famille Dunajer - Henrick, polonais, né le 15 mai 1900 à Monasterzyska (Pologne), commerçant en tissus, habite avec sa femme à Lens (Pas de Calais). Elle est arrêtée le 11 septembre 1942 pour être déportée. Henrick Dunajer s’enfuit, se rend à Douai puis se cache quelques jours à Paris. Il rejoint Bordeaux puis Libourne et franchit la ligne de démarcation le 29 octobre 1942 aux environs de cette dernière ville. Il se dirige alors vers Sainte-Eulalie-d’Ans où habite son ami, un dénommé Wiesen. Il y est assigné à résidence en janvier 1943. Vraisemblablement arrêté le 2 mars 1944 à Sainte-Eulalie-d'Ans il et interné à Limoges et sera fusillé à Sainte-Marie-de-Chignac le 27 mars 1944.2


04/04/1943 Famille Weinstein - David, 40 ans, né le 10 juillet 1902 né à Borgerhout (Belgique) est tailleur de diamants. Son épouse Cirel-Rosa Hutrer, née le 19 janvier 1920 sera déportée sans retour de Belgique vers Auschwitz le 20 septembre 1943. David, assigné à résidence dans le Jura, à Saint-Claude, est arrêté à Lens (Pas-de-Calais) le 4 avril 1943. Déporté avec le convoi 73 le 15 mai 1944, il fait partie du groupe envoyé à Tallinn (Estonie). Il fut parmi les trente-quatre déportés arrivés à Stutthof le 2 septembre 1944, d’où il partit ensuite pour Neuengamme et Bergen-Belsen. Il fut libéré le 19 février 1945 et rapatrié en Belgique le 12 juillet 1945 via le centre de Turnhout.
Déportation : 15/05/1944 convoi no 73

>> Voir les 8 familles arrêtées dans le département <<

Chronologie [Ajouter]

01/06/1940 - Le Général Allemand Alfred Waeger étonné et impressionné par le courage des défenseurs français durant la bataille de Lille (27 mai - 31 mai 1940) autorise ceux-ci à défiler en arme jusqu'à la captivité. Les troupes allemandes rendent les honneurs militaires aux troupes françaises le 1er juin 1940.
22/06/1940 - Signature de l’armistice dans la forêt de Compiègne, à Rethondes.
26/05/1941 - Grève des mineurs des bassins houillers dans le nord à l'usine d’Ostricourt et dans le Pas de Calais à la mines de Dourges, suite à l'arrestation d’un grand nombre d’ouvriers par les Autorités allemandes et la condamnation de onze d’entre eux et de deux femmes aux travaux forcés. Cette grève se terminera le 10 juin 1941. La répression allemande contre ces grèves est forte.
14/07/1942 - Diffusion de tracts communistes à manifestations de masse devant les mairies le 14 juillet à 18 h 30, à Carvin, Hénin-Liétard, Billy-Montigny, Bully-les-Mines, Liévin, Leforest, Bruay-la-Buissière, Oignies, Harnes et Divion.3
11/09/1942 - Le vendredi 11 septembre 1942 a lieu dans la Région Nord-Pas-de-Calais la plus grande rafle depuis la mise en place de la solution finale. Elle restera comme l'opération la plus importante de toute l'occupation dans le Nord de la France. 528 personnes, hommes, femmes et enfants sont envoyés au camp Dossin de Malines dès le lendemain (soit le 12 septembre 1942). Les déportés seront finalement envoyés à Auschwitz (Pologne) pour y être gazés. Seul neuf d'entre eux auront la chance de survivre...
01/09/1944 - Le 1er septembre 1944, les différents mouvements de résistance se mettent d'accord pour lancer le mot d'ordre de soulèvement général. Dans toute la ville, dès le vendredi soir, la Résistance s'attaque aux différents objectifs désignés et aux convois allemands qui repartent vers la Belgique.


Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]

Comment ajouter le votre. En savoir plus…

Les persécutions des Juifs victimes de la Solution Finale à Berck sur Mer pendant la 2de Guerre mondiale , Mémoire ou thèse 60 pages, réalisation 2014
Auteur : Cyril Brossard - terminal
Étude réalisée à la suite d'un voyage d'études à Auschwitz-Birkenau et suite à une demande d'élèves de Terminales ES du lycée Jan Lavezzari. Etude qui sert aussi à la préparation au CNRD 2014-2015 dont le thème est la découverte des camps de concentration, le retour des déportés et la découverte du système concentrationnaire nazi.
Histoire des Communautés Juives du Nord et de Picardie , Mémoire ou thèse 148 pages, réalisation 2009
Auteurs : Frédéric Viey, Franck d'Almeyda
Cette Histoire des Juifs du Nord et de Picardie relate le quotidien des Juifs dans le Nord de la France à partir du Moyen-Âge jusqu'à nos jours. Durant la Seconde Guerre Mondiale, les Communautés Juives de ces régions ont payé un lourd tribu en perte humaine : la déportation et l'exécution après être passé par le Camp des Malines. Aujourd'hui dans toutes les Communautés un monument rappelle les sacrifices faits par le Peuple Juifs. Après la Seconde Guerre Mondiale, la population juive de France est exsangue. Les survivants vont essayer de faire revivre leur patrimoine religieux et culturel.
Histoire des Communautés Juives du Nord et de Picardie , Mémoire ou thèse 148 pages, réalisation 2009
Auteurs : Frédéric Viey, Franck d'Almeyda - terminal
Cette Histoire des Juifs du Nord et de Picardie relate le quotidien des Juifs dans le Nord de la France à partir du Moyen-Âge jusqu'à nos jours. Durant la Seconde Guerre Mondiale, les Communautés Juives de ces régions ont payé un lourd tribu en perte humaine : la déportation et l'exécution après être passé par le Camp des Malines. Aujourd'hui dans toutes les Communautés un monument rappelle les sacrifices faits par le Peuple Juifs. Après la Seconde Guerre Mondiale, la population juive de France est exsangue. Les survivants vont essayer de faire revivre leur patrimoine religieux et culturel.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 la Famille Angel (Histoire tragique d'une famille qui a tenté d'échapper à son destin en se sauvant de Lille, vers la Loire Atlantique )
2 François Molet (François Molet, né à Beaurevoir le 14 mars 1905 est fusillé le 7 avril 1942 au Mont-Valérien. )

Notes

- 1 - M.P.-Griffon, in L'Écho du Pas-de-Calais, n°37, octobre 2002, "Raffle des juifs de Lens, le 11 septembre 1942".
- 2 - Bernard Reviriego, Les Juifs en Dordogne 1939-1944. De l’accueil à la persécution, p. 315.
- 3 - AD Arras D 952, Rapport sous préfet Béthune.

Annonces de recherche
[Déposer une annonce]

***  Bombardement à Barlin - 20 ou 22 juin 1944

    Je m’appelle Julianna SZAFRANIAK épouse CROCHART née à BARLIN le 12 février 1938, mariée le 27 juillet 1957 à BARLIN. J'ai déménagée en 1968 à PECQUENCOURT.
    Le 20 ou 22 juin 1944, alors que j’avais 6 ans, mon grand père François WOJTASZAK (37 rue Vaucouleurs) fut tué dans un bombardement à son domicile. La moitié de sa maison fut détruite. Cela va faire 70 ans.
    Lors de ce bombardement, je n’étais pas loin, je me souviens très bien qu’il faisait jour.
    Je sollicite votre bienveillance pour me renseigner sur l’heure de sa mort. Cela est très important pour moi. Peut-être avez-vous cela dans vos registres ?
    Je vous remercie de ce que vous ferez pour moi.
    [répondre]

    Bonjour,

    Barlin a effectivement été bombardé les 20 et 22 juin 1944. Le bombardement que vous recherchez est celui du 20 juin. Ce bombardement massif (entre 200 et 300 bombes selon les sources) eut lieu à 20h30, tous les rapports d'époque concordent sur ce point. En outre, il a bien impacté le secteur de la rue Vaucouleurs. Le 22 juin 1944 le bombardement était réduit (8 bombes "seulement") et n'a pas touché ce secteur.

    Cordialement,
      [répondre]

[Signaler que le contenu de cet article vous semble erroné]



Avertissement Les informations affichées sur le site de ajpn.org sont fournies par les personnes qui contribuent à l'enrichissement de la base de données. Certaines, notamment les témoignages, ne peuvent être vérifiées par ajpn.org et ne peuvent donc pas être considérées d'une fiabilité totale. Nous citons les sources de ces informations chaque fois qu'elles nous sont communiquées. Toutes les demandes de rectification de données erronées sont bienvenues et, dans ce cas, les corrections nécessaires sont appliquées dans les meilleurs délais en citant la source de ces corrections. C'est par cette vigilance des visiteurs de notre site que nous pouvons assurer la qualité des informations conservées dans la base de données ajpn.org
* Juste parmi les Nations
 
visiteurs connectés

Justes parmi les Nations - Righteous among the Nations - De Gerechten mank de Völker - Giusti tra le nazioni - Drept între popoare - Gerechter unter den Völkern - Sprawiedliwy wsród Narodów Swiata - Rechtvaardige onder de Volkeren - Justuloj inter la popoloj - Rättfärdig bland folken - Spravodlivý medzi národmi - Spravedlivý mezi národy - Vanhurskaat kansakuntien joukossa - Világ Igaza - Justos entre as nações - Justos entre las Naciones - Justos entre les Nacions
© Lhoumeau, Marchal 2008 2016