Les Justes de France au Panthéon
source photo : YV _ FMS
crédit photo : D.R.
Notice
Fanny Dawidowicz a 11 ans lorsque, le 16 décembre 1940, sa famille qui tient un magasin près de la mairie de Béthune, est regroupée pour être arrêtée et déportée. La famille juive se disperse à temps et Fanny et son frère Simon sont hébergés par les concierges de la mairie, Fortuné* et Louise Delestrez*.
Après quelques semaines de planque, les Allemands font irruption dans le logement et les enfants ont la vie sauve après s'être réfugiés sous la table de cuisine tandis que les soldats boivent le café. Roger Delestrez* les cache dans des sacs de pommes de terre pour les faire sortir de l'appartement, situé juste en face de la Kommandanture. Ils sont chargés dans un camion conduit par leur frère Jean et des résistants. Ils franchissent la ligne de démarcation grâce à l'aide d'un paysan qui les fait monter dans sa carriole et bénéficie d'un laisser-passer. Ils échapperont encore aux soldats à Pau, dissimulés derrière un armoire, puis dans un grenier, enfin dans les bois.
Pendant ce temps, les parents de Fanny, Joseph, Anna et Jenny, sont camouflés chez Henri* et Alice Caine* à Nœud-les-Mines. Henri* travaille à la mine. Henri*, Alice* et leur fille Paulette*, âgée de 22 ans, habitent une petite maison située dans les corons. Paulette* leur laisse sa chambre et va dormir tous les soirs chez sa grand-mère. Les Dawidowicz ne sortent que la nuit. Ils resteront à Nœud-les-Mines jusqu'à la fin janvier 1941.
Les enfants, Fanny et son frère Simon, arrivent chez Yves Cadier*. Il est le fils d’Albert Cadier, fondateur de la Mission Protestante Française du Haut-Aragon.
Yves* habite à Latappy, petit village situé à proximité de Lagor, avec sa femme et ses trois enfants (André, Françoise et Hélène qui ont entre trois ans et six mois).
Son oncle, avocat à Pau et résistant, lui demande d’héberger deux enfants juifs qui arrivent du nord de la France où ils ont été cachés par Fortuné* et Louise Delestrez*.
La famille Cadier accueille chaleureusement Fanny et Simon, douze et treize ans, de 1942 à 1943, partageant avec eux le peu qu’ils avaient.
Il n’est pas possible d’envoyer les enfants à l’école, c’est donc Yvette* qui leur donne des leçons de français, d’arithmétique, d’histoire et de géographie.
Suite à une dénonciation, les Allemands arrivent à Latappy. Yvette* cache les enfants au grenier et les sauve avec un aplomb mémorable. Les allemands reviennent une deuxième fois. Yves Cadier*, qui les voit arriver de loin, emmène les deux enfants dans les bois jusqu’à la tombée de la nuit.
Au cours de l’année 1944, une trentaine de lettres anonymes de dénonciation arrivent chez le commandant de la gendarmerie locale.
Le danger devient d’autant plus grand que la maison sert de relais pour les membres des réseaux clandestins transitant dans la région. Fanny et son frère Simon doivent partir.
Yves* ramène alors les enfants, par le train, rejoindre leurs parents cachés dans les Alpes.
Dans son témoignage après la guerre, Fanny déclara que ses meilleurs souvenirs d’enfance datent de l’époque où elle vivait chez les Cadier*.
Chronologie[Ajouter]
Cet article n'est pas encore renseigné par l'AJPN, mais n'hésitez pas à le faire afin de restituer à cette commune sa mémoire de la Seconde Guerre mondiale.
1 La Seconde Guerre mondiale dans le Pas-de-Calais (Des articles très complet sur 1939-1945 dans le Pas-de-Calais : Chronologie de la guerre - La drôle de guerre - L'invasion - L'été 1940 - Les polices allemandes - L'atlantikwall - La présence Allemande - Les prisonniers - Les Bombardements - L'été le plus long - Une libération éclair - la bataille du littoral - La guerre dans le bassin minier - La fosse 6 d'Haillicourt bombardée - Protestation dans les mines )