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Isère

Région :
Auvergne-Rhône-Alpes
Département :
Isère

Préfecture :
Grenoble

Préfets :
Jean Surchamp
(06/06/1939 - 08/08/1940) Préfet de l'Isère
Raoul Didkowski
(08/08/1940 - 05/08/1943) Secrétaire général : Marcel Delpeyrou
Directeur de cabinet : Louis Amade

Alexandre Angeli
(1940 - 1944) Alexandre Benoît Joseph Angeli, Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1893-1962)
Paul Balley
(05/08/1943 - 06/11/1943)
Louis Jacques-Henry
(06/11/1943 - 24/01/1944)
Roger Homo
(24/01/1944 - 23/06/1944) Préfet de l'Isère
(24/01/1944 - 05/1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire). Résistant, dénoncé par la Milice, il est arrêté par la Gestapo et déporté à Neuengamme (1899-1945).
André Boutemy
(1944 - 1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1905-1959)
Philippe Frantz
(23/06/1944 - 01/08/1944) Préfet de l’Isère, favorable aux idées nationale-socialistes, il est abattu par la Résistance le 1er août 1944 (1911-1944)
Albert Reynier
(22/08/1944 - 02/02/1949) Préfet de l'Isère
Yves Farge
(1944 - 1945) Commissaire régional de la République de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1899-1953)

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Arrestation dans le département de l'Isère en 1939-1945



49 Familles arrêtées dans le département [Compléter]


11/11/1943 Famille Tixier - Une semaine avant le 11 Novembre 1943, la Résistance distribue des tracts appelant à la grève à une manifestation patriotique le jour du 11 Novembre, à Grenoble. Mon arrière-grand-père, Paul-Henry Tixier, né le 12 Mai 1905 à Ugine (73), agent de police, marié à Elise et père de deux enfants (Guy et Suzanne), faisait partie des manifestants. Selon Edouard Bordet, l’un survivants, cette manifestation a commencé par la volonté de déposer une gerbe à la Porte de France, mais le pont était barré par des gardes mobiles à cheval. Les manifestants sont alors partis vers la place Grenette, puis au monument des Diables Bleus en chantant la Marseillaise. Mais au moment de partir, les Allemands sont arrivés. Sur 1500 manifestants, 600 ont été arrêtés, et 400 ont été envoyés à la Caserne de Bonne. Après y avoir passé trois nuits, ils ont été transférés au camp de transit de Compiègne. Le 17 Janvier 1944, un convoi, dans lequel était mon arrière-grand-père, est parti pour Buchenwald. Il y est arrivé le 19 Janvier 1944. Il a reçu le matricule 40192. Environ un mois plus tard, il a été déporté au camp de Mauthausen, dans lequel il est arrivé le 25 Janvier 1944. D’après les archives du camp de Mauthausen, c’était un transport de 500 détenus extraits des Blocks 52, 57, 58 et 61 de Buchenwald, dont 471 français. Les matricules qu’on reçus les déportés étaient compris entre 53585 et 54084. Mon arrière-grand-père a reçu le 54066. Parmi les 471 français arrivés à Mauthausen, un sur deux avait pour motif d’arrestation l’appartenance à un groupe de résistance. Le 9 Mars 1944, mon arrière-grand-père est affecté au camp annexe de Linz II. Il le quittera pour retourner au camp central le 29 Septembre 1944. Selon Germaine Tillon, rescapées de Ravensbrück, sur la période d’Octobre 1944 à Avril 1945 Himmler donna l’ordre suivant : « interdiction absolue de tuer les juifs, ordre de tuer les politiques et droit communs dangereux ». Mon arrière-grand-père est décédé au camp central de Mauthausen le 26 Octobre 1944.
Déportation : 17/01/1944
Date d'exécution : 26/10/1944

Allevard
1944 Famille Ben Attar - Maurice (Moïse), né le 12 mai 1905 à Nîmes (Gard) habitait à Nîmes avec son épouse Erna et leurs enfants. Régugié à Allevard, il est raflé le 24 janvier 1944 et déportés sans retour vers Auschwitz par le convoi n° 67 du 3 février 1944.
Déportation : 03/02/1944 convoi no 67


1944 Famille Lieber - Émile Isaac, 68 ans, né à Zellwiller le 6 avril 1876, marchand de grains en gros, Président de la communauté Israélite de Barr et son épouse Justine, 60 ans, née Lazard à Bischheim le 15 janvier 1884, réfugiés à Allevard en Isère, sont arrêtés, emmenés à Drancy et déportés sans retour pour Auschwitz par le convoi n° 67 du 3 février 1944 (1214 déportés, 26 survivants en 1945). Leur fille Édith Georgette épouse Levy, 33 ans, née à Barr le 23 février 1910 et son fils Claude, 10 ans, réfugiés à Molles dans l'Allier avaient été arrêtés et déportés sans retour pour Auschwitz le 7 décembre 1943.
Déportation : 03/02/1944 convoi no 67

Chapareillan
0?/05/1944 Famille Korngold - Herschel Korngold a été arrêté en mai 1944 à Chapareillan (témoignage du maire du village) par la "feldgendarmerie", envoyé à Lyon, emprisonné puis dirigé vers Drancy, d'où il est parti par le convoi 77 du 31 juillet 1944, sans retour. Il est né à Varsovie en 1894, est arrivé en France en 1933, s'est marié (sa femme a été déportée et gazée en 1942), et a eu une fille, Suzanne. Il était chapelier à Paris dans le 10e avec son frère, qui est devenu tuteur de l'enfant. Si vous avez des informations sur cette arrestation, en éventuellement d'autres arrestations, et si vous avez connaissance d'un réseau de cache pour les Juifs dans le village ou les alentours, merci de contacter l'association Convoi 77 www.convoi77.org
Déportation : 31/07/1944 convoi no 77
Source : convoi77.org

Corenc
12/04/1944 Famille Cahen - Robert Cahen, né à Lille le 23 septembre 1902, arrêté le 12 avril 1944, alors qu'il se rendait à l'hôpital de Grenoble pour y subir des soins, il sera transféré à Drancy le 15 avril 1944 puis déporté sans retour via Drancy le 15 mai 1944 par le convoi n° 73 qui fut dirigé d’abord sur Kovno (Kaunas) en Lituanie, où la moitié du convoi resta sur place et fut rapidement anéantie par les S.S. dans la forteresse de la ville, et dans le camp de Pravieniskès. L’autre moitié du convoi fur dirigée sur Reval (Tallinn), en Estonie. Enfermés et condamnés à des travaux extrêmement pénibles, les prisonniers furent presque tous assassinés par les S.S.
Déportation : 15/05/1944 convoi no 73

Corrençon-en-Vercors
22/07/1944 Famille GLAS Jacob - Né le 24 décembre 1881 à Jarsau (Hollande), sommairement exécuté le 22 juillet 1944 à Corrençon, aujourd’hui Corrençon-en-Vercors (Isère) ; victime civile Jacob Glas était le fils de Joseph Glas et de Bella Van Sakahen (?). Il était d’une famille juive. Il épousa Erna (ou Erma) Lisauer (ou Lissuer). Ils eurent au moins un fils. Ils se réfugièrent à Corrençon pour échapper aux persécutions antisémites. Le 22 juillet 1944, Jacob Glas fut arrêté par des Allemands, conduit en bordure de la route départementale 215 et sommairement exécuté en compagnie d’un autre juif, Elia Salkind. Son nom figure sur le monument érigé sur le lieu du massacre.
Date d'exécution : 22/07/1944
Source : Arch. Dép. Rhône 3808W406


22/07/1944 Famille SALKIND Elia dit Ilia - Né le 28 septembre 1888 à Minsk (Russie, aujourd’hui Biélorussie), sommairement exécuté le 22 juillet 1944 à Corrençon, aujourd’hui Corrençon-en-Vercors (Isère) ; victime civile Elia Salkind, dit Ilia, était le fils de Jacob et de Fanny Margoline. Il était d’une famille juive. Il épousa Geneviève, Anaïs, Pauline Philibert le 22 août 1942 à Marseille (Bouches-du-Rhône). Ils se réfugièrent à Corrençon pour échapper aux persécutions antisémites. Le 22 juillet 1944, Elia Salkind fut arrêté par des Allemands, conduit en bordure de la route départementale 215 et sommairement exécuté en compagnie d’un autre juif, Jacob Glas. Son nom figure sur le monument érigé sur le lieu du massacre.
Date d'exécution : 22/07/1944
Source : Arch. Dép. Rhône 3808W406

Grenoble
03/1944 Famille Aaronson - Micheline, 23 ans, née le 22 novembre 1921 à Paris, mariée à Jacques Aaronson, était la fille de Suzanne et Albert Meyer. Elle est réfugiée de Paris à Grenoble. Elle est arrêtée parce que Juive et déportée sans retour le 27 mars 1944 de Drancy vers Auschwitz par le convoi n° 70.
Déportation : 27/03/1944 convoi no 70
Source : DAF-ED 2256020


21/07/1944 Famille Aizenberg - Luc, 28 ans, résistant FTP-MOI de l'Isère, né en Pologne le 5 mai 1916, habite Lyon. Arrêté au cours d’une mission, il est exécuté avec un groupe d’otages au Désert de l’Écureuil à Seyssinet (Isère) le 21 juillet 1944.
Date d'exécution : 21/07/1944
JO : DAF-ED 241774


30/07/1944 Famille Baumol - André, 20 ans, né à Krosno (Pologne), étudiant, réfugié de Paris à Grenoble, est arrêté parce que Juif et fusillé le 30 juillet 1944.
Date d'exécution : 30/07/1944
JO : DAF-ED 239010


16/12/1943 Famille Briewski - Jean Briewski, Julien Zerman et Hersz Garbarz, né en 1896, sont arrêtés le 16 décembre 1943, 8 rue de Bonne à Grenoble, lors d'une réunion politique. Durant cette arrestation, Julien Zerman et jean Briewski seront tués. Hersz sera déporté à Auschwitz par le convoi 66 du 20 janvier 1944.
Date d'exécution : 16/12/1943
JO : Témoignage de Pierre Wekstein


11/11/1943 Famille Celse - Le 11 novembre 1943, Auguste, résistant, est arrêté par les Allemands au monument des Diables Bleus à Grenoble, parmi près de quatre cents jeunes grenoblois. Arrêté puis transféré à Compiègne, il est ensuite déporté à Buchenwald, Dora puis Ravensbrück. Il sera libéré en 1945.


18/03/1943 Famille de Montfort - Annie, née Arthémise Deguirmendjian-Shah-Vekil, est née le 16 décembre 1897 à Paris de parents d’origine arménienne, nés en Turquie qui avaient fui le pays suite au génocide de 1915. Annie fait des études de médecine et s’installe à Paris pendant le premier conflit mondial. Elle épouse en 1919 Henri Archambault de Montfort, spécialiste des questions de l'Est européen, professeur à l'Institut des hautes études internationales et au Centre d'études polonaises de Paris, avec lequel elle publiera plusieurs livres. Ils auront quatre enfants. Annie de Montfort est co-fondatrice en 1919 de l'Association France-Pologne et en devient la déléguée générale. Annie de Montfort s’engage très tôt dans la Résistance dès le début de la guerre avec son mari Henri de Montfort, alors directeur des services de l’Institut de France. Ils fondent un journal d’inspiration catholique, La France Continue avec plusieurs intellectuels, comme les écrivains Marietta Martin et Paul Petit, l’historien Émile Coornaert ou le professeur Raymond Burgard. Douze numéros du journal paraissent entre juin 1941 et février 1942. Imprimé avec soin, au ton violemment anti-Vichy, le journal est un des premiers à évoquer avec précision le sort des Juifs. Son attachement aux valeurs chrétiennes fait qu’il touche, avec dix mille exemplaires diffusés clandestinement, un public différent des réseaux de gauche. Le réseau est démantelé en février 1942, avec l’arrestation de plusieurs de ses membres. Raymond Burgard, Marietta Martin et Paul Petit mourront en prison en Allemagne en 1944, après avoir été condamnés à mort suite à un simulacre de procès. Annie de Montfort, qui échappe à la rafle de 1942, continue son activité clandestine. Elle est arrêtée le 18 mars 1943 à Grenoble par la Gestapo pour ses activités de résistance. Internée à Fresnes (Val de Marne), elle fait partie des 959 femmes déportées par le transport 175, parti le 31 janvier 1944 depuis Compiègne jusqu’au camp de Ravensbrück. Elle y porte le matricule 27576. À Ravensbrück, Annie de Montfort participe à la mise en place de structures de résistance avec notamment Émilie Tillion, mère de Germaine Tillion, sociologue saint-maurienne récemment décédée. Les instigatrices du mouvement mènent une action d’éducation. Annie de Montfort organise des conférences sur le vieux Paris et sur l’histoire de la Pologne. Malade, Annie de Montfort entre au Revier, le dispensaire du camp, le 6 novembre et y meurt le 10 novembre 1944. Germaine Tillion, également internée à Ravensbrück, témoigne qu’Annie de Montfort "quelques minutes avant sa fin, appelait un chauffeur imaginaire." Marietta Martin, autre femme écrivain, également engagée dans le mouvement La France Continue meurt le lendemain. La région parisienne était déjà libérée depuis trois mois. Annie de Montfort a été décorée après sa mort, à titre militaire, de la Légion d’honneur et de la croix d’or polonaise du mérite avec glaives.1
Déportation : 31/01/1944


11/11/1943 Famille Diaferia - Joseph, né à Corato, en Italie, le 10 janvier 1924, arrive à Grenoble avec ses parents en 1925. Durant la guerre, il habite chemin du Chapitre à la Bajatière et travaille comme mécanicien dans l'entreprise Soulage, avenue d'Eybens, spécialisée en réparation de matériel roulant. A l'appel des mouvements de Résistance, il participe à la manifestation patriotique du 11 novembre 1943 où il est arrêté puis déporté à Buchenwald (matricule 39 645). Début février, il est transféré au tunnel de Dora, où pendant 6 mois il ne verra pas la lumière du jour, puis en mars 1945 à Nordhausen d'où il est libéré le 11 avril par l'Armée américaine. Très éprouvé physiquement par sa déportation, il ne reprend une vie normale qu'en 1948.
JO : Résistance en Isère


16/12/1943 Famille Garbarz - Hersz Garbarz est né en 1896. Il a été arrêté le 16 décembre 1943, 8 rue de Bonne à Grenoble, lors d'une réunion politique. Durant cette arrestation, Julien Zerman et Jean Briewski seront tués. Hersz sera déporté à Auschwitz par le convoi 66 du 20 janvier 1944.
Déportation : 20/01/1944 convoi no 66
JO : Témoignage de Pierre Wekstein


Famille Hamber - Walter, né le 09/06/1902 à Vienne (Autriche), habitait au Luxembourg. Juifs, réfugiés en France, son épouse Félicie et la mère de celle-ci sont arrêtées à Aspet et déportées. Walter, résistant du réseau "La famille Martin", dénoncé, est arrêtés à Grenoble et déporté sans retour vers Mauthausen.


11/11/1943 Famille Hugelé - Maurice, résistant, participe à une manifestation à Grenoble le 11 novembre 1943 pour célébrer la victoire de la France durant la première guerre mondiale. Mais lorsque les manifestants veulent traverser l’Isère, le pont était bloqué par les gendarmes français. Parmi ces 600 personnes se trouvait Maurice Hugelé alors âgé de 18 ans. Tous ont été déportés. Après deux mois passés à Compiègne, il fait partie des 2000 détenus arrivés à Buchenwald le 19 janvier 1944. Il est libéré le 5 mai 1945.


01/1944 Famille Katz - Fernand, antiquaire à Angers avant la guerre, est arrêté dans la rue, alors qu’il parlait avec une amie avocate. On lui demanda ses papiers, il fit mine de les chercher, tenta de fuir et fut alors tué à bout portant.
Date d'exécution : 01/1944


11/11/1943 Famille Perrin - Antoine, résistant, né le 29/01/1906 à Belley (Ain), est arrêté le 11 novembre 1943 à Grenoble. Déporté le 31 mars 1944 à Mauthausen, puis à Gusen, il y meurt le 9 mars 1945.
Déportation : 31/03/1944


16/12/1943 Famille Zerman - Julien Zerman, Jean Briewski et Hersz Garbarz, né en 1896, sont arrêtés le 16 décembre 1943, 8 rue de Bonne à Grenoble, lors d'une réunion politique. Durant cette arrestation, Julien Zerman et jean Briewski seront tués. Hersz sera déporté à Auschwitz par le convoi 66 du 20 janvier 1944.
Date d'exécution : 16/12/1943
JO : Témoignage de Pierre Wekstein

La Tour-du-Pin
10/05/1944 Famille Bloch - Émile, né à Nîmes le 9 août 1872, colonel d'artillerie et officier de la Légion d'honneur, et son épouse, Marguerite, née Levy à Marseille le 28 novembre 1880, étaient réfugiés de Paris à La Tour-du-Pin.Arrêtés parce que Juifs, ils sont déportés sans retour par le convoi n° 75, le 30 mai 1944, de Drancy vers Auschwitz,
Déportation : 30/05/1944 convoi no 75


10/05/1944 Famille de Jong - Isidore, né à Amsterdam en 1880, diamantaire, son épouse, Jeanne née Gros à Lille en 1896, et leur fille Jacqueline, née le 16 janvier 1921 à Paris, étudiante, habitaient Paris. Réfugiés à La Tour-du-Pin, ils sont arrêtés le 10 mai 1944 parce que Juifs et déportés sans retour le 30 mai 1944 par le convoi n° 75 de Drancy vers Auschwitz.
Déportation : 30/05/1944 convoi no 75


10/05/1944 Famille Souvy - Marius, militant communiste, est commandant du 4e bataillon des FTP implanté à la Tour du Pin. Il est arrêté le 10 mai 1944 et sera déporté sans retour.

La Tronche
12/03/1944 Famille Stajnic - Adolf est arrêté le 12 mars 1944 à La Tronche.
JO : Témoignage de Daniel Sztajnic

Le Bourg-d'Oisans
14/08/1944 Famille Natanson - Lucien, 23 ans, Juifs Roumain, né à Bucarest le 5 avril 1921, réfugié à La Paute, hameau de la commune de Bourg-d'Oisans, est arrêté par les Allemands et fusillé.
Son père, Julien, 52 ans, né le 30 octobre 1892 à Ploiesti (Roumanie), commerçant à Paris, assigné à résidence à Bourg-d'Oisans, se suicide en se jetant dans la Romanche après avoir assisté à l'exécution de son fils.
Date d'exécution : 14/08/1944


08/1944 Famille Radwan - Radwan, assigné à résidence à Bourg-d'Oisans, est arrêté parce que Juif et assassiné le 15 août 1944.
Date d'exécution : 15/08/1944

Le Grand-Lemps
JJ/MM/1943 Famille Combalot - Voir témoignage2
Source : Témoignage de Claude Amouriq

Malleval-en-Vercors
29/11/1944 Famille Plane - Auguste, né le 7 Février 1921 à La Seyne, résistant, fusillé le 29 Novembre 1944 à Malleval.
Date d'exécution : 29/11/1944

Mens
24/02/1944 Famille Jacoub - Michel, 55 ans, né le 27 mars 1888 à Moscou (Russie), de nationalité inconnue, est arrêté le 24 février 1944 à Mens (Isère) et déporté le 7 mars 1944 par le convoi n° 69 du camp de Drancy vers Auschwitz qui transportait 1501 déportés, 20 survivants en 1945. Michel a été assassiné à Auschwitz (Pologne)
Déportation : 07/03/1944 convoi no 69

Meylan
1944 Famille Brunschwig - Théodore, né à Mulhouse (68) le 27/10/1882, fils de Jules Brunschwig et de Lina Rueff, son épouse Alice née Bloch née à Mulhouse (68) le 10/02/1891, fille de Meyer Bloch et de Emilie Lévy, et leurs enfants Jules Gérald, né à Bruxelles (Belgique) le 18/05/1914, et Claude, né à Bruxelles (Belgique) le 18/11/1924, étaient réfugiés au Mas Vittal à Meylan.
Arrêtés parce que juifs, Théodore, 62 ans, Alice, 53 ans, Jules, 30 ans, et Claude, 20 ans, sont déporté sans retour le 13/04/1944 à Auschwitz par le convoi n° 71
Déportation : 13/04/1944 convoi no 71
Source : Shoah Names Database

Monestier-de-Clermont
1944 Famille Eeckmann - Gabrielle, né le 28/04/1902 à Saint-Louis (Sénégal) et sa mère Rose née Patterson le 03/10/1876 à Goree (Sénégal), sont réfugiées à Monestier-de-Clermont (Isère) où elles avaient fait construire une villa "Le TamDao". Arrêtées par les Allemands en 1944 parce que juives, elles seront envoyées à Drancy puis déportées sans retour à Auschwitz par le convoi n° 69 du 7 mars 1944. Elles avaient 42 ans et 68 ans.
Déportation : 07/03/1944 convoi no 69
JO : Mémorial de la déportation des Juifs de France

Ornon
13/08/1944 Famille Pardé - Émile Maurice Pardé, né à Beaumont-de-Pertuis le 12 septembre 1920, élève à l'École de Santé navale, médecin, résistant dit sous-lieutenant "André", il est arrêté et tué par les nazis allemands le 13 août 1944, au Pré d'Ornon.
Date d'exécution : 13/08/1944

Pont-de-Claix
06/1944 Famille Brentse - Samuel, né le 10 mars 1888 à Verchuwka (Russie), son épouse Ratza, née Zukerman le 17 janvier 1903 à Zoultchine (Russie), et leur fille, Jacqueline, 11 ans, née le 6 juillet 1933, habitaient à Paris. Ils étaient assignés à résidence à Pont-de-Claix. Arrêtés parce que Juifs, ils seront déportés sans retour de Drancy vers Auschwitz le 30 juin 1944 par le convoi n° 76.
Déportation : 30/06/1944 convoi no 76
Date d'exécution : 06/07/1944

Pontcharra
22/06/1944 Famille Couplet - François, résistant, né le 5 octobre 1897 à Vernier (Suisse), est arrêté le 22 juin 1944 à la Viscamine à Pontcharra. Déporté le 11 août 1944 à Dachau, puis Stutthof, Neuengamme, il décède le 21 avril 1945 à Sandbostel.
Déportation : 11/08/1944

Reventin-Vaugris
24/05/1944 Famille AMOYEL - De confession juive, Jacob, René Amoyel était le fils d’Aaron, photographe, résidant place d’Ainay à Lyon 2ème arr. (Rhône), et de Sophie, Caecilia Israël. La famille déménagea et s’installa à Avignon (Vaucluse). En 1915, à dix-sept ans, René Amoyel s’engagea pour la durée de la guerre et il appartint à différents régiments d’artillerie. Le 2 juillet 1936, il fut décoré de la Croix du combattant volontaire. Il suivit une formation d’électricien mécanicien puis se spécialisa dans l’automobile. Il épousa Jeanne, Joséphine Hecker le 21 avril 1925 à Saint-Etienne (Loire). Ils n’eurent pas d’enfants. Ils s’installèrent à Montpellier (Hérault). René Amoyel créa un garage, la société « Electric auto », dont les locaux se trouvaient avenue Georges Clemenceau. Franc-maçon, il était frère de la loge Fidélité, Travail à l’Orient de Montpellier. Rappelé sous les drapeaux en 1939, il effectua la « drôle de guerre » dans une batterie anti-aérienne. Après l’armistice, il reprit ses activités mais fut frappé par l’aryanisation des biens juifs. Il obtint alors un poste de sous-directeur aux « Forges et Ateliers de Lyon », 19 rue Jean Bourget à Villeurbanne (Rhône) qui fabriquaient des automobiles électriques de la marque S.T.E.L.A., et prit un logement à Caluire-et-Cuire (Rhône), 10 chemin des Genêts. Il rejoignit très vite les rangs de l’organisation « France au combat » et fit partie à partir de juin 1942, du groupe « Froment », puis au sein de celui-ci, du groupe « action » appelé groupe « Veny » du pseudonyme de son chef, le général Vincent, ce, dans le cadre du réseau Brutus, avec son patron et ami Alexandre Bacaleinic. Il fut nommé responsable d’une section, chargé du recrutement et de la diffusion de la propagande. Il transporta et cacha également des armes et confectionna des faux-papiers. Il cacha des juifs et des réfractaires au STO, leur donnant un emploi dans l’usine. Il installa un poste émetteur à son domicile et envoya et reçut des messages sous le contrôle d’un capitaine anglais (Pseudonyme : Judith). Menacé par la Gestapo, il se réfugia à Saugues (Haute-Loire) où il aida financièrement les maquisards, en hébergeant tout un groupe. Devant trouver des subsides, il se rendit à Lyon où il fut arrêté le 24 mai 1944 dans l’après-midi sur dénonciation du milicien Allain, un ex-ouvrier de l’entreprise F.A.L.-S.T.E.L.A., alors qu’il se rendait à la gare de Perrache. Dépouillé de l’importante somme d’argent qu’il transportait (400 000 francs), il fut conduit dans les locaux de la Gestapo à l’école de santé militaire où il fut torturé, mais ne donna aucun renseignement. Le 25 mai, vers 7h30, une conduite intérieure Traction avant noire, venant du nord par la route nationale n°7, entra dans le village de Vaugris (Commune de Reventin-Vaugris, Isère) et prit le chemin qui longe le ruisseau « le Gerbolle ». Environ 10 minutes plus tard, le véhicule repassa dans l’autre sens. Vers 8h15, deux cadavres furent découverts au bord du Gerbolle à un kilomètre environ de la route nationale par des hommes qui se rendaient dans les bois. Se portant sur les lieux, les gendarmes découvrirent 10 douilles de revolver Colt de deux marques différentes. Les victimes furent photographiées et les détails pouvant permettre leur identification furent relevés. La première, âgée d’une quarantaine d’années, portait des vêtements de bonne facture, une chemise, des mouchoirs et un chapeau avec les initiales R.A. et une alliance gravée « F.H. à R.A. 21-04-1925 ». Le rapport d’enquête du commissaire de police de sûreté Chardon en résidence à Lyon daté du 13 juin 1944 indique : « Le cadavre portant le n° 1… a été identifié. Il s’agit du nommé Amoyel René Jacob… Juif de nationalité française… » La seconde victime ne fut jamais identifiée. René Amoyel fut homologué membre des Forces françaises combattantes comme agent P2, chargé de mission de 2ème classe du 1er septembre 1942 au 25 mai 1944 et membre des Forces françaises de l’Intérieur du 1er janvier 1943 au 25 mai 1944, avec le grade posthume de lieutenant. Il obtint le titre d’Interné
Date d'exécution : 25/05/1944
Source : Arch. Dép. Rhône 3808W585

Saint-Laurent-du-Pont
19/06/1944 Famille Boursier - 19 juin 1944, environ 1000 soldats de la 157° division allemende encerclent Saint Laurent du Pont. Les soldats occupent la ferme Boursier où ils questionnent et battent Sylvain Boursier. Plusieurs laurentinois sont arrêtés et regroupés dans cette ferme:Charles Bouffard, Jean Locatelli, Edwige Pellizari, Marc Christoud, Roland Lenoble, Emile et Paul Muret. Tous sont emmenés à la Gestapo de Grenoble. Certains sont relachés, d'autres déportés en Allemagne. Torturé, Sylvain Boursier est porté disparu le 22 juin 1944, son corps ne sera jamais retrouvé.
Date d'exécution : 21/06/1944

Saint-Martin-d'Hères
Famille Albohair - Rose, 30 ans, née Jablonka à Radom (Pologne) en 1914 et son fils Daniel, 3 ans, né le 2 juin 1941 à Paramé (aujourd'hui Saint-Malo), étaient réfugiés de Paris et habitaient 2, rue du Pr. Carpin à Saint-Martin-d'Hères. Arrêtés parce que Juif, ils sont déportés sans retour de Drancy vers Auschwitz le 30 juin 1944 par le convoi n° 76.
Déportation : 30/06/1944 convoi no 76
JO : DAF-ED 2237390

Saint-Nizier-du-Moucherotte
1944 Famille Alharal - Léon Alharal, né le 4 mai 1925 à Lyon habitait à Lyon avec la famille de Haïm Alharal. Arrêté à Saint-Nizier-du-Moucherotte parce que juif, Léon, 19 ans, est envoyé à Drancy et déporté sans retour de Drancy à Auschwitz le 27 mars 1944 par le convoi n° 70.
Déportation : 27/03/1944 convoi no 70
Source : Mémorial de la déportation des Juifs de France

Tullins
14/02/1944 Famille Lehmann - Georges né à Obernai (67) le 09/07/1886 et son épouse Blanche, née Bloch, née à Colmar (68) le 18/05/1895, fille de Benjamin Bloch et de Clémentine Schwab, sont arrêtés parce que juifs le 13/02/1944 à Tullin-Furres. Georges, 58 ans, et Blanche, 49 ans seront déportés sans retour à Auschwitz le 27/03/1944 par le convoi n° 70.
Déportation : 27/03/1944 convoi no 70
Source : Shoah Names Database

Vienne
1943 Famille Bernheim - Marcel né à Colmar (68) le 24/08/1922, fils d’Elie Bernheim et de Lucie née Blum. Avant la guerre, Marcel Bernheim vivait à Colmar (5a rue Saint-Eloi). Il a fréquenté le Lycée Bartholdi jusqu'en 1934 et se réfugie pendant la guerre avec ses parents et sa sœur Gabrielle Bernheim épouse Weill à Ruffey-sur-Seille. Arrêté dans le train à Vienne en juin 1943 parce que juif, Marcel, 21 ans, sera déporté sans retour à Auschwitz le 18/07/1943 par le convoi n° 57.
Déportation : 18/07/1943 convoi no 57
Source : Daf-Ed 49991 Gabrielle Weill née Bernheim

Villard-Bonnot
23/03/1944 Famille Didier-Roudon - Marius Didier-Roudon, né le 8 février 1905 à Saint-Martin-d'Hères (Isère), est arrêté le 23 mars 1944 à Brignoud. Déporté le 27 avril 1944 à Auschwitz, puis à Flossenbürg, il meurt le 29 octobre 1944.
Déportation : 27/04/1944

Villard-de-Lans
1944 Famille Godlewski - Wenceslas Jean Godlewski (1906-1996) a enseigné la langue et la littérature polonaises à la faculté des lettres de Lille (Lille III) et aux facultés catholiques de Lille, avant et après la Seconde Guerre mondiale, puis à l’École supérieure de journalisme de Lille. Pendant l’occupation, il était professeur au Lycée Cyprian Norwid de Villard-de-Lans, dont il était aussi codirecteur. Auteur de poésies en polonais et en français, traducteur de chefs-d’œuvre de la littérature polonaise, Godlewski est arrêté par la Gestapo alors qu'il participe à une réunion du GAPF pour organiser les départs vers l'Espagne. Il est déporté à Mauthausen dont il reviendra physiquement brisé. Wenceslas Godlewski décède en 1996 et sera inhumé au cimetière de Villard-de-Lans.
Déportation : 1944


08/1944 Famille Harwas - Jan Harwas, professeur de latin au Lycée Cyprian Norwid depuis 1940, se joint à la Résistance. Il sera arrêté, emmené à Lyon, et fusillé à Fort-Montluc le 28 août, quelques jours avant la libération de Lyon.
Date d'exécution : 28/08/1944


03/1943 Famille Lubicz-Zaleski - Le professeur Zygmunt Lubicz-Zaleski, directeur du Lycée Cyprian Norwid, est arrêté en mars 1943. Envoyé à Milan par la police italienne, torturé, il est livré à la Gestapo et déporté à Buchenwald.


1944 Famille Malbos - Marcel Malbos, professeur de français au Lycée Cyprian Norwid, est arrêté, mais relâché le même jour grâce à un heureux concours de circonstances.


07/1944 Famille Meyer - Robert, né le 6 juillet 1915 à Paris, était réfugié à Montélimar avant d'arriver à Villard-de-Lans. Arrêté parce que Juif, il est fusillé en forêt des Landes (Vercors) en juillet 1944
Date d'exécution : 07/1944

Voiron
22/03/1944 Famille Orlovski - Léonard, 22 ans, né le 16 mars 1922 à Berlin était caché au hameau de La Martellière, commune de Voiron, avec quatorze enfants venus de St-Étienne-de-Crossey (Isère), il est arrêté le 22 mars 1944, en pleine nuit, probablement à la suite d’une dénonciation, par des hommes de la Gestapo, accompagnés de quatre miliciens français, se rendent à La Martellière. Ils emmènent les enfants qui s’y trouvent. Conduits à Drancy, les plus jeunes partiront pour Auschwitz, par le convoi 71. Les “grands” feront partie du convoi 73. Emmanuel sera déporté sans retour le 15 mai 1944 par le convoi n° 73 dirigé d’abord sur Kovno (Kaunas) en Lituanie, où la moitié du convoi resta sur place et fut rapidement anéantie par les S.S. dans la forteresse de la ville, et dans le camp de Pravieniskès. L’autre moitié du convoi fur dirigée sur Reval (Tallinn), en Estonie. Enfermés et condamnés à des travaux extrêmement pénibles, les prisonniers furent presque tous assassinés par les S.S. Ce convoi ne transportait que des hommes : 878 très exactement, dont 38 adolescents âgés de 12 à 17 ans. De ce convoi, il n’y eut, en 1945, que 22 survivants dont aucun enfant.
Déportation : 15/05/1944 convoi no 73


22/03/1944 Famille Rosenzweig - Abraham, 20 ans, né le 2 septembre 1923 à Borgerhout (Belgique), résidait à la Martellière, avec un groupe d’enfants et d’adolescents juifs. Lors de la rafle de ces dix-huit enfants, le 22 mars 1944, tandis que les plus jeunes étaient envoyés à Auschwitz par le convoi 71 (celui qui emmenait également les enfants d’Izieu), il sera déporté sans retour le 15 mai 1944 par le convoi n° 73 dirigé d’abord sur Kovno (Kaunas) en Lituanie, où la moitié du convoi resta sur place et fut rapidement anéantie par les S.S. dans la forteresse de la ville, et dans le camp de Pravieniskès. L’autre moitié du convoi fur dirigée sur Reval (Tallinn), en Estonie. Enfermés et condamnés à des travaux extrêmement pénibles, les prisonniers furent presque tous assassinés par les S.S. Ce convoi ne transportait que des hommes : 878 très exactement, dont 38 adolescents âgés de 12 à 17 ans. De ce convoi, il n’y eut, en 1945, que 22 survivants dont aucun enfant.
Déportation : 15/05/1944 convoi no 73


22/03/1944 Famille Rovinsky - Bernard, 20 ans, né le 11 novembre 1923 à Svaty (Tchécoslovaquie) habite à Colmar. Replié à Limoges en 1940, avec sa famille, il continue à étudier et à enseigner. En 1943, il rejoint le Rav Chneerson dans l’Isère et devient enseignant et éducateur dans les maisons d’enfants dirigées par le Rav Chneerson. La situation s’aggravant, les jeunes sont répartis dans différentes maisons aux environs de Voiron. Bernard devient le chef et le responsable de l’éducation et des études juives d’une de ces maisons, située dans un petit hameau, "La Martellière", qui héberge seize jeunes. Le 22 mars 1944, Myriam, une sœur de Bernard, conduit ses deux petits frères, Simon, 14 ans, et Jacques, le petit Toto, 7 ans chez Bernard qui les retient pour la nuit… Vers trois heures du matin, quatre membres de la Gestapo, accompagnés de quatre miliciens français, arrêtent les seize jeunes habitant la maison, dont les trois frères Rovinsky. Les petits frères de Bernard seront déportés sans retour le 13 avril 1944 vers Auschwitz par le convoi 71. Bernard sera déporté sans retour le 15 mai 1944 par le convoi n° 73 dirigé d’abord sur Kovno (Kaunas) en Lituanie, où la moitié du convoi resta sur place et fut rapidement anéantie par les S.S. dans la forteresse de la ville, et dans le camp de Pravieniskès. L’autre moitié du convoi fur dirigée sur Reval (Tallinn), en Estonie. Enfermés et condamnés à des travaux extrêmement pénibles, les prisonniers furent presque tous assassinés par les S.S. Ce convoi ne transportait que des hommes : 878 très exactement, dont 38 adolescents âgés de 12 à 17 ans. De ce convoi, il n’y eut, en 1945, que 22 survivants dont aucun enfant. convoi no 71 et 73


15/05/1944 Famille Sawelski - Emmanuel, 18 ans, est né le 30 mai 1925 à Neuilly-sur-Seine. En 1944, ses parents, qui habitaient Nice, l’envoient en Isère. Caché au hameau de La Martellière, commune de Voiron, avec quatorze enfants venus de St-Étienne-de-Crossey (Isère), il est arrêté le 22 mars 1944, en pleine nuit, probablement à la suite d’une dénonciation, par des hommes de la Gestapo, accompagnés de quatre miliciens français, se rendent à La Martellière. Ils emmènent les enfants qui s’y trouvent. Conduits à Drancy, les plus jeunes partiront pour Auschwitz, par le convoi 71. Les “grands” feront partie du convoi 73. Emmanuel sera déporté sans retour le 15 mai 1944 par le convoi n° 73 dirigé d’abord sur Kovno (Kaunas) en Lituanie, où la moitié du convoi resta sur place et fut rapidement anéantie par les S.S. dans la forteresse de la ville, et dans le camp de Pravieniskès. L’autre moitié du convoi fur dirigée sur Reval (Tallinn), en Estonie. Enfermés et condamnés à des travaux extrêmement pénibles, les prisonniers furent presque tous assassinés par les S.S. Ce convoi ne transportait que des hommes : 878 très exactement, dont 38 adolescents âgés de 12 à 17 ans. De ce convoi, il n’y eut, en 1945, que 22 survivants dont aucun enfant.
Déportation : 15/05/1944 convoi no 73


Notes

- 1 - Benoit Willot, "Résistante jusque dans les camps de concentration", in Joinville-le-Pont au jour le jour, 22/04/2010.
- 2 - Mes parents, en 1943-44, étaient garde-barrières au Grand-Lemps. Ma mère m'a souvent parlé de ce Monsieur Combalot, que les Allemand avaient capturé puis emmené on ne sait où et d'où il n'est jamais revenu. Voilà tout ce que je sais.


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