Après l'invasion de la Pologne par l'Allemagne, le 1er septembre 1939, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939. L'Allemagne nazie envahit la France, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas le 10 mai 1940.
Le gouvernement désemparé se replie de Paris à Bordeaux dès le 11 juin. La France est envahie. C’est l’exode vers le sud. Le président du Conseil : Paul Reynaud, est contraint de démissionner. Le maréchal Pétain forme alors un nouveau gouvernement et obtiendra les pleins pouvoirs le 10 juillet 1940. La République est abolie.
Le 22 juin 1940, la France écrasée signe l'Armistice et se trouve coupée en deux grandes zones délimitées par la ligne de démarcation qui sépare la zone libre où s’exerce l’autorité du gouvernement de Vichy, de la zone occupée par les Allemands.
La ligne de démarcation traverse treize départements sur 1 200 km : Ain, Allier, Charente, Cher, Dordogne, Gironde, Indre-et-Loire, Jura, Landes, Loir-et-Cher, Pyrénées-Atlantiques, Saône-et-Loire, Vienne.
En Isère, département refuge, l'aide aux personnes pourchassées fut particulièrement importante, en raison du vaste territoire qui permettait des milliers de voies de fuite et d'une présence forte de la Résistance.
Le 18 juin 1940, Raoul Didkowski est nommé directeur général de la Sûreté. Il sera nommé préfet de l'Isère en août 1940 et restera en poste jusqu'à la date de sa révocation par Vichy en août 1943, suivie de son arrestation par les autorités allemandes et de sa déportation en Allemagne en 1944. Il semblerait que le préfet avait une attitude bienveillante. Après la guerre, le pasteur Charles Westphal* témoigna en sa faveur, en affirmant que le préfet l’aida toujours par différentes démarches à cacher des étrangers ou des Juifs, à libérer des détenus des camps d’internement, à aider les jeunes à échapper au STO.
La rafle du 26 août 1942
Une circulaire émanant du Secrétariat général à la police prévient les préfets de zone libre que les Juifs étrangers entrés en France après 1936 "seront transportés en zone occupée avant le 15 septembre".
Le 26 août 1942, en Isère comme ailleurs en zone libre, toutes les forces de police et de gendarmerie sont mobilisées afin de procéder aux arrestations. Au matin, des dizaines de Juifs sont arrêtés à Grenoble, à Pont-en-Royans, Valbonnais, Voiron ou encore Pont-de-Chéruy, Décines-Charpieu et Vienne.
595 Juifs arrêtés dans la région, dont 98 arrêtés en Isère, sont envoyés au camp de Drancy avant d'être déportés à Auschwitz. Seules 6 rentreront de déportation.
Les rafles et les arrestations de septembre et octobre 1942
Durant les mois de septembre et d'octobre 1942 les opérations visant à arrêter les Juifs se poursuivent : le 7 octobre, trois personnes vivant à Grenoble sont arrêtées et transférées au camp de Rivesaltes.
En novembre, plusieurs autres personnes sont internées aux camps de Gurs et de Rivesaltes.
10 Juifs domiciliés dans le département sont arrêtés, ou refoulés par les autorités suisses, alors qu'ils tentaient de passer la frontière.
L'occupation de la zone libre en novembre 1942
L'Isère se trouve occupé dans sa plus grande partie par les troupes italiennes, l'armée allemande s'établit quant à elle au nord de Vienne.
La rafle de février 1943
Vichy demande au préfet de l'Isère un contingent de 25 Juifs en février 1943. L'état-major italien, qui n'applique pas les directives antisémites, contraint les autorités à libérer les personnes arrêtées à Grenoble.
La rafle de février 1943 sera la dernière rafle organisée par le gouvernement de Vichy en Isère.
Le bilan des rafles opérées par l'administration française en Isère entre août 1942 et février 1943 s'élève à la déportation de plus de 123 personnes.
L'arrivée en septembre 1943 des Allemands va ouvrir une autre période de persécutions, d'autant que pour sa part l'administration française continuera à appliquer la législation antisémite jusqu'à la Libération.
Lorsqu’en 1944 la libération du territoire met un terme à la persécution des Juifs de France, près des trois-quarts d’entre eux ont échappé à l’implacable chasse à l’homme menée par les nazis. Hormis le cas exemplaire du Danemark, où la quasi-totalité des Juifs a été sauvée grâce à un « complot » de la population, la France est le pays où la proportion de Juifs ayant échappé à l’extermination est la plus élevée. Si le rôle du gouvernement de Vichy et de l’administration française est écrasant dans les déportations (au moins 80% des 75 000 Juifs déportés ont été arrêtés par la police et la gendarmerie française puis livrés aux Allemands), à l’opposé l’attitude d’une grande partie de la population française a permis de mettre en échec la “solution finale” en France et le sauvetage des Juifs.
Pour le seul département de l’Isère, on estime à plus de 30 000 le nombre de Juifs, qu’ils aient résidé tout au long de la période ou simplement séjourné quelques temps, à y avoir trouvé refuge entre 1940 et 1944, soit près de 10% de la population juive vivant alors en France. A la Libération, si plus d’un millier de Juifs ont été déportés de l’Isère et plus d’une centaine abattus sur place, quelque 14 000 autres vivent dans le département.
Parmi eux figurent notamment la jeune Monique Serf, réfugiée de 1943 à 1945 avec sa famille à Saint-Marcellin et qui deviendra ensuite la chanteuse Barbara, ou encore Georges Perec, arrivé à Villard-de-Lans en 1941 à l’âge de 5 ans et qui y restera jusqu’en 1945.
C’est à partir de l’été 1942, marqué par les grandes rafles (telles celles du Vel’ d’Hiv les 16 et 17 juillet à Paris et du 26 août en zone libre), que commence véritablement le sauvetage de la population juive.
A côté des mouvements de résistance juive, dont l’objectif prioritaire est le sauvetage, se mettent en place des réseaux d’aide, issus notamment des milieux chrétiens, à l’image de Témoignage
chrétien, animé par le révérend père Chaillet et dont des militants isérois se montrent particulièrement actifs, comme la famille Boursier à Saint-Laurent-du-Pont qui accueillent rapidement dans sa ferme des réfugiés juifs. Les couvents, tel celui de la Providence à Corenc, ou encore le foyer d’accueil Brise des neiges à La Tronche géré par l’Eglise méthodiste, deviennent d’importants lieux de refuge et accueillent des centaines de personnes.
D’autres figures issues des milieux cléricaux tiennent un rôle important dans cette action, comme Henri Grouès, qui dans la clandestinité devient l’abbé Pierre, ou encore le pasteur Charles Westphal*. Mais ce sont aussi et surtout des familles ou des personnes anonymes, agissant souvent de leur propre chef et sans liaison avec la Résistance ou les réseaux d’aide, qui
durant plus de deux années vont accueillir et protéger hommes, femmes et enfants juifs traqués.
C’est pour honorer ceux et celles qui ont œuvré à sauver des vies, souvent au péril de la leur, que, depuis 1962, l’institut israélien Yad Vashem décerne le titre de “Juste parmi les nations”.
Il serait difficile de dresser un “portrait-type” de ces Justes, tant ces figures sont différentes : on trouve des membres de la Résistance, telle Louise Collomb*, membre de Combat ; des religieux, comme le pasteur Westphal* ou encore Éva Péan-Pages, directrice du foyer Brise des neiges ; des familles entières, tels les Guidi*, qui géraient le préventorium de Prélenfrey-du-Gua, transformé en asile pour des dizaines de Juifs ; de belles figures individuelles comme Anne-Marie Mingat*, secrétaire de mairie à Domène, qui émit des dizaines de faux papiers et hébergea avec sa mère, Marthe Lerme*, plusieurs personnes, ou encore Gaston Luyat*, instituteur et secrétaire de mairie au Sappey, qui lui aussi fabriqua nombre de faux papiers et n’hésita pas, lors de la rafle menée au Sappey par Aloïs Brunner le 9 mars 1944, à aller extraire au nez et à la barbe des SS deux personnes déjà arrêtées en prétendant qu’elles n’étaient pas juives.
Si l’action de certaines personnes est particulièrement distinguée aujourd’hui, ce sont cependant des dizaines de milliers, qu’il serait sans doute vain de prétendre identifier, qui ont agit quotidiennement, de la façon la plus anodine à l’engagement le plus périlleux, et permis de sauver tant de vies, en Isère comme dans le reste de la France, malgré les Allemands et Vichy.
Tal BRUTTMANN
Historien auprès de la Commission d’enquête de la Ville de Grenoble sur la spoliation des biens juifs
32 Familles hébergées, cachées ou sauvées de l'Isère[Compléter]
Allemont (Témoignage de Bertrand Kahn)
1943 - 1944 Famille Kahn -
Marie Charles*, secrétaire de mairie fait des faux papiers à la famille de Bertrand Kahn. Son mari, Pierre Charles*, instituteur, reçoit le jeune garçon, sans en informer l'administration, pendant l'hiver 1943-1944 dans la classe unique de l'école de garçons d'Allemont (38).
Biol 1943 - 1944 Famille Vollweiler
-
Serge Vollweiler (18 ans en 1943) reçut l'aide du pasteur André Bettex* qui lui procura de faux papiers au nom de Pierre Benardon avant de l'envoyer chez Joseph* et Emilienne Argoud* au Biol où il resta jusqu'à la fin de l'occupation. Crémieu 1943 - 1943 Famille Stein -
Éva Stein, juive allemande. Fontaine (Jacqueline Behr)
1943 Famille Dennery -
M. et Mme Dennery sont cachés à Fontaine, tandis que leur fille Jacqueline est accueillie quelques jours par la famille Pataud à Grenoble. Gières 09/1943 - 1944 Famille Grobart -
Louis, juif, est envoyé au pensionnat de l'École en plein air des Alpes. Il sera sauf. Goncelin 04/1944 - 1945 Famille Muller -
Germaine Muller, juive, et son fils, Philippe, né à Paris le 30 novembre 1927, sont logés dans un petit hôtel à Goncelin (Isère).
Entre avril 1944 et la Libération, Pierre* et Marie-Jeanne Batt* viennent tous les dimanches à Goncelin pour rendre visite à Germaine Muller et son fils, Philippe, et leur apportent des nouvelles de Marcel, le mari de Germaine Muller, hébergé au sanatorium de Saint-Hilaire-du-Touvet (Isère). Grenoble (Jacqueline Behr)
1943 Famille Dennery -
Jacqueline est accueillie quelques jours par la famille Pataud, une famille catholique grenobloise, tandis que ses parents sont cachés à Fontaine. Monsieur Pataud vendait des radiateurs pour automobiles Famille Kalmus -
Hélène Famille Mizné -
Jacqueline Mizné, née en 1936 à Bruxelles. Famille Verba -
Rita Verba est cachée sous le nom de Marguerite Sturm. Famille Wodowska -
Marie est née le 22 mai 1927 en Pologne. Arrivés en France en 1931, son père est ébéniste dans le 11e arrondissement de Paris, jusqu’à son arrestation le 20 août 1941 par la Police française. Il sera déporté sans retour. Sa mère, et ses trois enfants, Esther, Léon et Marie rejoignent la zone sud en juillet 1942 après la grande rafle du Vel d’hiv alors que les deux plus jeunes restent chez la concierge qui va veiller sur eux pendant quelques mois. Ils rejoindront leur mère au camp de Douadic puis à l’hôtel des Marquisats à Annecy où arrêtés par les allemands, ils sont déportés le 20 novembre 1944. Son frère Léon, pris en charge par une assistantes sociale, rejoint la Suisse.
Sa sœur Esther est cachée par une famille d’Annecy, tandis que Marie recueillie par l’OSE est placée au Couret La Murette 11/1942 - 09/1943 Famille Abramowitz -
Mordechaï, professeur de chimie et membres de diverses organisations juives, avait quitté Lyon lorsque les Allemands avaient occupé le sud de la France en novembre 1942, pour s'installer avec sa famille à La Murette, située en zone italienne. Lorsque les Allemands occupèrent cette zone en septembre 1943, le professeur demanda à Paulette Chaussay Collavet*, institutrice à Saint-Blaise-du Buis, de cacher son petit garçon âgé de 7 ans. La Tronche Famille Greiner -
Charlotte Greiner, jeune réfugiée alsacienne, trouve asile à la villa Brise des Neiges. Famille Sauer -
Greta Sauer trouve asile à la Villa après son internement au camp de Gurs. Famille Wendt -
François Willi Wendt, jeune allemand opposé au régime hitlérien, trouve refuge à la Villa Brise des Neiges puis partira se réfugier à Monestier-de-Clermont jusqu’à la fin de la guerre, muni de faux papiers au nom de François Aymon. Saint-Égrève 1943 - 1946 Famille Chonyk -
Paulette et Simone sorties du camp de Douadic juste avant leur transfert pour Auschwitz, par leur oncle Isidore Olchitzky, résistant, sont confiées à Mlle Eva Reynier, directrice de l'orphelinat de Saint-Égrève près de Grenoble qui va les cacher jusqu'en 1946. (Source : Spoliation et Enfants cachés : le destin d'un résistant de Lydia Olchitzky-Gaillet). Saint-Hilaire du Touvet 1941 - 1942 Famille Barthes -
Roland Barthes, est soigné d'une tuberculose au Sanatorium de Saint-Hilaire-du-Touvet. 1941 - 1947 Famille Canetti -
Georges Canetti, juif, d'origine bulgare, lauréat du prix Péan de l'Académie nationale de médecine en 1940, est soigné au Sanatorium des étudiants de France, à Saint-Hilaire-du-Touvet en 1934 puis de 1941 à 1942 et de 1944 à 1947 Famille Heilbronn -
Yvette, la soeur de Suzanne Heilbronn cachée à l'Institution Sainte-Marthe à Grasse est placée au Sanatorium des étudiants de France. 04/1944 - 1945 Famille Muller -
Marcel Muller, juif, est hébergé au sanatorium de Saint-Hilaire-du-Touvet (Isère) grâce au concours d’une infirmière, Mme Picardel. Saint-Marcellin 1943 - 1944 Famille Serf -
La famille de Barbara, les Serf ont vécu cachés à Saint-Marcellin de 1943 à 1944 Saint-Martin-d'Hères (Témoignage Denis Plaussu)
1944 - 1944 Famille Schwarz -
Raoul et Denise Hyvernaud et leur 4 filles, Éliane, Claude, Janine et Danielle, habitaient pendant la guerre à Saint-Martin-d'Hères (Isère), quartier de la Galochère, en banlieue de Grenoble. Ils ont recueilli dans leur maison, durant 3 ou 4 semaines environ, au printemps 1944, une famille juive d'origine polonaise : les Schwarz (ou Schwartz ou Szwarc). Le père, fourreur à Paris, sa femme, et leur fils, Armand, né vers 1927. La maison n'étant pas très grande, et ils installent une literie de fortune à la salle à manger. Raoul et Denise Hy 1944 - 1944 Famille Schwarz ou Schwartz ou Szwarc -
Les Schwarz, juifs d'origine polonaise, étaient réfugiés dans la région de Grenoble, à l'époque où la ville était encore en zone dite "libre".
Le père, fourreur à Paris, sa femme, et leur fils, Armand, né vers 1927. Ils sont hébergés par Madame Bobby Scrittori qui louait des chambres au "café Viola". En septembre 1942, Madame Bobby Scrittori, fait savoir à Raoul et Denise Hyvernaud qu'un jeune réfugié Juif logeant chez elle s'ennuyait. Denise Hyvernaud et ses filles, Éliane, Claude, Janine et Danielle, l'ont alors invité à des balades à vélo. En 1944, le Café Viola n'est plus assez sûr e Saint-Martin-d'Uriage Famille Giniewski -
Paul Giniewski, résistant juif. Saint-Pierre-de-Chartreuse - 1944 Famille Wielblad -
Après l'arrestation de ses parents, Rosette est réfugiée avec son oncle, sa tante et ses cousins à Saint-Pierre-de-Chartreuse. En 1944, prévenue d'une rafle, Rosette, 10 ans, quitte Sainte-Pierre-de-Chartreuse avec ses cousins. Aidés d'un passeur, ils parviendront à rejoindre la Suisse. Les parents de Rosette seront déportés sans retour. 1942 Famille Wielblad -
La petite Rosette Wielblad, après avoir été placée à l'abri des rafles chez une nourrice à Paris, trouve refuge à Saint-Pierre-de-Chartreuse (Isère) où elle va vivre dans une grange avec son oncle et ses cousins après l'arrestation de ses parents qui seront déportés sans retour à Auschwitz. Elle sera ensuite convoyée en Suisse. Saint-Romans 09/1943 - 08/1944 Famille Smrodyni -
Shmuel, menuisier-ébéniste, et Noami Smrodyni, Juifs Polonais, et leurs deux enfants, Judith (dite Odette), née en 1927 à Paris, et Charles, né en 1936 à Tel Aviv, arrivent à Saint-Romans en septembre 1943. Prévenus par le maire, M. Roux, ils ont pu échapper aux rafles grâce à Marie-Louise* et Auguste Idelon*, Catterina* et Marius Ageron* et Joséphine Boucher*. Sassenage (Témoignage du fils de M. Goldbaum)
Famille Goldbaum -
M. Goldbaum (décédé en 1982) est né en Pologne en 1911. Il est arrivé en France à l'âge de 19 ans.
Pendant la guerre, il était caché avec une partie de sa famille, dans le château de Sassenage en Isère.
Les deux fils de son frère aîné étaient résistants dans le massif du Verscors. Ils ont été fusillés par les Allemands alors qu'ils avaient une vingtaine d'années. M. Goldbaum, ses deux frères, avec femmes et enfants étaient cachés dans ce château. Seyssins Famille Giniewski -
Toto Giniewski installe une "usine de faux papiers" à son domicile à Seyssins
Villard-de-Lans 1943 - 1944 Famille Nora -
La famille du Dr Nora, médecin des hôpitaux à Paris, arriva à Grenoble en 1940, à Villard-de-Lans en 1942, et, à partir de novembre 1943, s’installa dans la grande ferme de Mme Odemard qui connaissait parfaitement leur situation. Jacqueline Nora suivit les cours du
lycée de jeunes filles à Grenoble, sous son vrai nom. Lorsque les Allemands fouillèrent la ferme le 14 août 1944, les deux filles furent sauvées grâce à l’initiative des Odemard. 1941 - 1945 Famille Perec -
Georges Perec, 5 ans, né le 7 mars 1936 à Paris, qui deviendra un grand écrivain français, arrive à Villard-de-Lans par un train de la Croix-Rouge, après la mort de son père, Icek Peretz, Juif polonais engagé volontaire en 1940. Sa mère, Cyrla Szulewicz lui sauve ainsi la vie et il restera caché avec une partie de sa famille paternelle jusqu'à la fin de la guerre. Sa mère sera déportée sans retour vers Auschwitz en 1943. Georges Perec rentre à Paris en 1945. 11/1943 - 1944 Famille Sungolowsky -
Joseph et Léon Sungolowsky
Yvonne Portal-Buonomo (arthschhop@yahoo.fr) a connu ces enfants dans cet établissement où elle était elle-même pensionnaire.
Monsieur et Madame Saint Luc, très discrets, donnaient le change en écoutant chaque jour les informations de la radio propagandiste d'Émile Henriot... Madame Saint-Luc, infirmière d'origine suisse, faisait de nombreux voyages dans son pays d'origine.
Yvonne Portal-Buonomo se souvient de l'une des surveillantes, à l'accent fortement étranger, brune - cheveux longs - dénommée "Estelle"- qui devait être de confession juive. Elle interdisait aux deux garçons Léon et Joseph, de dire qu'ils étaient juifs. Ce qui leur arrivait quelquefois.
Il y avait paraît-il un autre garçon juif qui s'appelait Lucien Velin (?)
Yvonne Portal-Buonomo et Joseph se sont aujourd'hui retrouvés grâce à Internet.
36 Familles arrêtées dans le département [Compléter]
Allevard 1944Famille Ben Attar - Maurice (Moïse), né le 12 mai 1905 à Nîmes (Gard) habitait à Nîmes avec son épouse Erna et leurs enfants. Régugié à Allevard, il est raflé le 24 janvier 1944 et déportés sans retour vers Auschwitz par le convoi n° 67 du 3 février 1944.(convoi no 67 )
1944Famille Lieber - Émile Isaac, 68 ans, né à Zellwiller le 6 avril 1876, marchand de grains en gros, Président de la communauté Israélite de Barr et son épouse Justine, 60 ans, née Lazard à Bischheim le 15 janvier 1884, réfugiés à Allevard en Isère, sont arrêtés, emmenés à Drancy et déportés sans retour pour Auschwitz par le convoi n° 67 du 3 février 1944 (1214 déportés, 26 survivants en 1945).
Leur fille Édith Georgette épouse Levy, 33 ans, née à Barr le 23 février 1910 et son fils Claude, 10 ans, réfugiés à Molles dans l'Allier avaient été arrêtés et déportés sans retour pour Auschwitz le 7 décembre 1943.(convoi no 67 )
Corenc 12/04/1944Famille Cahen - Robert Cahen, né à Lille le 23 septembre 1902, arrêté le 12 avril 1944, alors qu'il se rendait à l'hôpital de Grenoble pour y subir des soins, il sera transféré à Drancy le 15 avril 1944 puis déporté sans retour via Drancy le 15 mai 1944 par le convoi n° 73 qui fut dirigé d’abord sur Kovno (Kaunas) en Lituanie, où la moitié du convoi resta sur place et fut rapidement anéantie par les S.S. dans la forteresse de la ville, et dans le camp de Pravieniskès. L’autre moitié du convoi fur dirigée sur Reval (Tallinn), en Estonie. Enfermés et condamnés à des travaux extrêmement pénibles, les prisonniers furent presque tous assassinés par les S.S.(convoi no 73 )
Grenoble 03/1944Famille Aaronson - Micheline, 23 ans, née le 22 novembre 1921 à Paris, mariée à Jacques Aaronson, était la fille de Suzanne et Albert Meyer. Elle est réfugiée de Paris à Grenoble. Elle est arrêtée parce que Juive et déportée sans retour le 27 mars 1944 de Drancy vers Auschwitz par le convoi n° 70.(convoi no 70 )
21/07/1944Famille Aizenberg - Luc, 28 ans, résistant FTP-MOI de l'Isère, né en Pologne le 5 mai 1916, habite Lyon. Arrêté au cours d’une mission, il est exécuté avec un groupe d’otages au Désert de l’Écureuil à Seyssinet (Isère) le 21 juillet 1944.
30/11/1940 -En Isère, 30 militants communistes sont arrêtés et internés au Fort Barraux. 25/08/1942 -Rafle des Juifs étrangers effectuée par la police et la gendarmerie française dans la nuit du 25 au 26 août. 26/08/1942 -Rafle de Juifs étrangers en Isère. Toutes les forces de police et de gendarmerie sont mobilisées. Au matin, des dizaines de Juifs sont arrêtés à Grenoble, à Pont-en-Royans, Valbonnais, Voiron ou encore Pont-de-Chéruy, Décines et Vienne. Après “criblage”, plus d’une centaine d’entre eux est envoyée à la caserne de Vénissieux, où sont regroupés les Juifs de la région. Ceux-ci sont ensuite envoyés à Drancy. Le 2 septembre 1942, la quasi-totalité de ces personnes part à destination d’Auschwitz. Seules 6 rentreront de déportation. 11/11/1942 -Les Allemands et les Italiens se partagent la zone dite "libre". 12/11/1942 -Arrivée des premiers détachements italiens à Grenoble et des Allemands dans le nord du département. 04/03/1943 -Le général italien De Castiglioni, commandant en chef des troupes d'occupation italiennes s'oppose à la déportation de Juifs par le préfet de l'Isère. 09/09/1943 -Début de l'occupation allemande dans l'Isère. 01/1944 -Janvier-mars 1944 : Section anti-juive de la police allemande dans l'Isère. 23/04/1944 -Du 23 au 25 avril, la Milice attaque les positions de la résistance française dans le Vercors. 21/07/1944 -Du 21 au 23 juillet, les Allemands prennent d'assaut le maquis du Vercors.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Pas de travaux actuellement sur ce sujet… Vous pouvez mettre le votre en ligne sur le site ajpn.org.
Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Les réfugiés espagnols dans le département de l’Isère 1936-1939 (Mémoire de Master 1 « Sciences humaines et sociales »
Année universitaire 2007-2008
Mention : Histoire - Histoire de l’art Spécialité : Relations et échanges culturels internationaux
sous la direction de Mme Marie-Anne MATARD-BONUCCI )
2 Blog sur quelques Justes et sur le livre (Blog hébergé par la Tribune de Genève sur quelques justes honorés par Yad Vashem sur l'intervention du délégué pour la Suisse et la région frontalière Ain et Haute-Savoie, Herbert Herz, ainsi que sur divers événements organisés autour de la parution du livre "Mon combat dans la Résistance FTP-MOI" ) 3 Le site du poète Pierre Emmanuel (Le site officiel du poète Pierre Emmanuel. Vous y trouverez aussi des pages sur sa vie et son action à Dieulefit durant la guerre, à Beauvallon, puis à la Roseraie. ) 4 Guy Sanglerat, ancien membre du Coq Enchaîné (Le Coq Enchaîné était un réseau de résistance de la région qui pendant l'occupation allemande rassemblait des syndicalistes, des socialistes et des radicaux de la mouvance d’Édouard Herriot. Membre du réseau, Guy Sanglerat publie ses souvenirs.. )
5 Le Coq enchaîné (Le Coq enchaîné : un journal clandestin sous l'occupation allemande. Le premier numéro fait son apparition en mars 1942. Les membres du Coq Enchaîné mèneront aussi des actions de résistance. Il a compté jusqu'à 400 membres. Le réseau sera décimé en 1943. Guy Sanglerat raconte ... )
6 Les archives du conseil général de Savoie (La liste des 168 "travailleurs israëlites" en partance de Ruffieux, établie le 24 Août 1942. )
Bonjour, je recherche des informations sur l'histoire du groupe de résistants auquel appartenait Jacques Aaronson. Je suis le neveu de Micheline Meyer son épouse arrêtée à Grenoble et déportée fin 1943.
Laurent M.
[répondre]
*** Recherche de personnes déportées
Je recherche des personnes déportées ayant connu mon grand-père Albert Luyat pendant ses actes de résistances ou pendant sa déportation au camp de Buchenwald
[répondre]
mon grand père,Benjamin CHATELIER, se trouvait à buchenwald à la même période que le votre. D'après mes recherches, mon grand père serait parti
en colonne de la mort le 10 avril. Le convoi portait le n° G, en direction du
camp de Flossenürg où il serait arrivé le 12 avril. Ensuite ce convoi a été divisé en trois colonnes ( A? B et C ). Les rescapés ont été récupérés par les alliés le 23 avril.
Etaient-t' ils ensemble? comment sont'ils morts, et où ?
Je n' ai pas réussi encore à trouver des listes exhaustives des morts durant ce voyage. Par suite je continue mes recherches en essayant par le biai des archives nazies ouvertes au grand public.
Salutations[répondre]
Merci infiniment pour votre réponse.
Je vous envoie mon adresse email
marion;luyat@gmail.com[répondre]
Bonjour, votre grand-père Albert Luyat faisait partie du convoi référencé I252 sur le site www.bddm.org parti de Toulouse. Mon grand-père Jean Kervévan en faisait partie mais il est décédé en 1962. La plupart (mais pas tous) venaient du camp d'internement de St Sulpice la pointe dans le Tarn M Gaston Viens maire honoraire d'Orly en faisait aussi partie, il avait dans les 18-19ans vous pouvez essayer de le contacter. Il y aussi Léon Zyguel rescapé. Si votre grand-père était au camp de St Sulpice peut être que M Viens en a un souvenir. A votre disposition Anne Marie [répondre]
*** RECHERCHE INFO SUR PIERRE DEBRU
Bonjour,
J'ai découvert à la lecture du livre <> que mon grand-père faisait partie de l'Armée secrète d'Allevard.
Je suis donc à la recherche de tout document sur Pierre Debru, pharmacien de son état à Allevard durant cette période.
Il était souvent sollicité pour trouver notamment des cachettes à ceux qui montaient dans le maquis pour éviter le STO. En ce sens il faisait regulierement des navettes vers Sillan, Izeaux, vers aussi la Scierie Millat.
Espérant que cette annonce m'apporte plus d'informations. Je remercie par avance tout ceux qui pourront contribuer à ma recherche.
Laurent
[répondre]
Bonjour,
Avez-vous effectué des démarches auprès du Musée de la Résistance et de la Déportation de Grenoble qui pourrait au minimum vous indiquer les organismes auxquels vous pouvez vous adresser si eux-mêmes ne peuvent vous fournir les informations que vous recherchez ?
Idem à propos des archives départementales de l'Isère.
Bonne recherche.
Cordialement,
Jean Surchamp
(06/06/1939 - 08/08/1940) Préfet de l'Isère
Raoul Didkowski
(08/08/1940 - 05/08/1943) Secrétaire général : Marcel Delpeyrou
Directeur de cabinet : Louis Amade
Alexandre Angeli
(1940 - 1944) Alexandre Benoît Joseph Angeli, Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1893-1962)
Paul Balley
(05/08/1943 - 06/11/1943)
Louis Jacques-Henry
(06/11/1943 - 24/01/1944)
Roger Homo
(24/01/1944 - 23/06/1944) Préfet de l'Isère
Édouard Bonnefoy (24/01/1944 - 05/1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire). Résistant, il sera dénoncé par la Milice, arrêté par la Gestapo et déporté à Neuengamme (1899-1945).
André Boutemy
(1944 - 1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1905-1959)
Philippe Frantz
(23/06/1944 - 01/08/1944) Préfet de l’Isère, favorable aux idées nationale-socialistes, il est abattu par la Résistance le 1er août 1944 (1911-1944)
Albert Reynier
(22/08/1944 - 02/02/1949) Préfet de l'Isère
Yves Farge
(1944 - 1945) Commissaire régional de la République de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1899-1953)
Avertissement Les informations affichées sur le site de l'AJPN sont fournies par les personnes qui contribuent à l'enrichissement de notre base de données. Certaines, notamment les témoignages, ne peuvent être vérifiées par l'AJPN et ne peuvent donc pas être considérées d'une fiabilité totale. Nous citons les sources de ces informations chaque fois qu'elles nous sont communiquées. Toutes les demandes de rectification de données erronées sont bienvenues et, dans ce cas, les corrections nécessaires sont appliquées dans les meilleurs délais en citant la source de ces corrections. C'est par cette vigilance des visiteurs de notre site que nous pouvons assurer la qualité des informations conservées dans notre base de données.
Justes parmi les Nations -
Righteous among the Nations
- De Gerechten mank de Völker -
Giusti tra
le nazioni - Drept între
popoare -
Gerechter unter den Völkern - Sprawiedliwy
wsród Narodów Swiata -
Rechtvaardige onder de Volkeren -
Justuloj inter la popoloj - Rättfärdig bland folken - Spravodlivý medzi národmi - Spravedlivý mezi národy
-
Vanhurskaat kansakuntien joukossa - Világ Igaza - Justos entre as nações - Justos entre las Naciones - Justos
entre les Nacions