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Lozère

Région :
Occitanie
Département :
Lozère

Préfets :
(27/09/1941 - 22/08/1944)
Charles Daupeyroux
(18/07/1939 - 27/09/1941) Préfet de la Lozère
Pierre Olivier de Sardan
(1941 - 1942) Préfet de la région de Montpellier (Aude, Aveyron, Hérault, Lozère et Pyrénées-Orientales)
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(11/10/1942 - 16/07/1944) Alfred Roger Hontebeyrie, Préfet de l'Hérault et de la région de Montpellier (Aude, Aveyron, Hérault, Lozère et Pyrénées-Orientales) (1895-1969)
Henri Cordesse
(22/08/1944 - 24/09/1946) Préfet de la Lozère

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Texte pour ecartement lateral

Richard Hilgert

Texte pour ecartement lateral

Vialas 48220 Lozère
Date de naissance: 04/02/1905 (Berlin (Allemagne))
Date de décès: 1990
Aidé ou sauvé par : - Françoise Donadille - Marc Donadille Profession: Acteur
Qualité: Résistant, anti-nazi, communiste
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Richard-Hilgert
Richard Hilgert
source photo : Arch. fam.
crédit photo : D.R.
Histoire

Richard Hilgert est né le 4 février 1905 à Berlin. C'est un artiste, acteur professionnel. Communiste, il s'engage au côté des Républicains espagnols dans les Brigades internationales. Réfugié en France, il travaille pendant la drôle de guerre sur la ligne Maginot dans une compagnie de travailleurs étrangers (CTE). Après l'armistice, il est affecté au camp de prestataires de Langlade, dans le Gard, comme bon nombre d'antinazis allemands enrôlés jusqu'en 1940 dans les CTE. Langlade devient ensuite un groupement de travailleurs étrangers (GTE). Là, il est chargé du "Rote Hilfe - Arbeit" (Travail - Secours rouge) : il recherche du ravitaillement pour le faire parvenir en colis au camp de Gurs et abrite une camarade pour lui éviter l'internement au camp de Rieucros, la faisant passer pour sa femme. En 1942, le comédien berlinois est "en règle en tant que protestant, grâce aux papiers [...] fournis par le pasteur [Élie] Brée", il habite hors du camp à Caveirac et travaille pour le chef de gare puis pour un viticulteur. En novembre 1942, il travaille chez un autre agriculteur et reste à Caveirac alors que le GTE de Langlade est déplacé à Beaucaire.

Il est ensuite embauché à la mine de Rochebelle. Il raconte : " A Alès, sur instruction du parti [Parti communiste allemand KPD], je pris contact avec l'Eglise protestante. Ainsi il me fut donné de rendre visite à Lunel au pasteur Toureille [...] mais je rencontrai surtout le pasteur Franck [Salles] d'Alès ". Conformément aux consignes du KPD, devant les risques d'arrestation, il passe à la clandestinité avec Fritz Weyers par la filière de ses amis pasteurs huguenots qui les conduit à Soustelle chez madame Felgerolles. Ils partent ensuite pour Saint Privat de Vallongue où le pasteur Marc Donadille et son épouse les accueillent très amicalement. Hilgert et Weyers font partie, grâce à eux, des quelques Allemands et Juifs réfugiés à Vimbouches. Ils logent dans une maison abandonnée, ravitaillés par des voisins et par Fernand Soustelle, responsable communiste de Saint Frézal de Ventalon. Dans ce hameau sont réfugiés "une famille de Vienne, les Buchsbaum, et un nommé Studemann. En outre vivait là monsieur Mayer, un peintre, émigré de Francfort-sur-le-Main qui se faisait passer pour français ".

De Vimbouches, ils doivent reprendre contact avec d'autres Allemands, anciens des Brigades, dépendant encore régulièrement du 321e GTE de Chanac, bûcherons aux environs de Pénens. A Rochebelle, lors de son dernier passage, Franz Blume, l'agent de liaison du KPD, a donné à Hilgert le point de chute chez Antonin Bargeton père et le mot de passe. En mars 1943, Richard Hilgert va à Pénens. Il apprend l'arrestation par les Feldgendarmes de deux antinazis, Karl Grunert et Fritz Köhn. Antonin Bargeton lui indique comment joindre les autres Allemands passés à la clandestinité. Richard Hilgert et Fritz Weyers demeurent à Vimbouches bien intégrés dans la population de la commune de Saint Privat de Vallongue, et même dans la chorale paroissiale (le secrétaire de la cellule communiste, conseiller presbytéral, Florentin Lauze, chante aussi). Hilgert raconte : "A Pâques, nous, communistes depuis de longues années, nous allons au temple. Le pasteur [Donadille] monte en chaire et fait son sermon. Je ne puis en croire mes oreilles. Ce sermon n'est pas seulement un appel à la lutte contre Hitler, mais il comprend des citations de Lénine et de Staline, expliquées. Après le service, le pasteur nous invite pour le repas de midi. Nous sommes les seuls antifascistes allemands à avoir chanté dans la chorale".

Peu de temps après, les Allemands antinazis vont partir pour la Drôme par petits groupes de deux ou trois. Hilgert et Weyers partent dans les premiers : "Nous devions prendre le train à la petite station de Saint Frézal de Ventalon. Le chef de gare [Raymond Brès] nous donna cent francs pour le voyage. Je le connaissais à peine, mais il savait qui nous étions". Ils passent ensuite à Soustelle pour saluer madame Felgerolles. Hilgert lui confie ses papiers des Brigades internationales. Ils couchent à La Grand Combe chez le Sarrois Emil Kalweit et via Avignon gagnent Nyons. Hilgert et Weyers travaillent dans les bois à Buis les Baronnies. Hilgert va ensuite sur un chantier d'abattage à la hache à Séderon où il retrouve Paul Hartmann, Martin Kalb, Hermann Mayer et Hans Reichard puis Max Dankner et Holzer. Hilgert devient par la suite le cuisinier du groupe .

Le 4 février 1944, sur ordre du KPD transmis par Fritz Nicolay dit "Jacques", " Paul Hartmann, Martin Kalb, Hermann Mayer, Max Dankner, "Goldjunge" [Hans Reichard] et moi [Richard Hilgert] partîmes en direction du col de Jalcreste, via Avignon, Tarascon, Nîmes et Sainte Cécile d'Andorge." Voyage périlleux, effectué deux par deux, interrompu à La Levade et poursuivi jusqu'à la station du Rouve - Jalcreste grâce à l'aide des cheminots. Le groupe arrivé à son rendez-vous à l'hôtel Nogaret, est accueilli par Hans Mosch dit "der Stadrat" (le conseiller municipal).

Les nouveaux arrivants intègrent la brigade Montaigne à La Fare, commune de Saint Germain de Calberte. Après la destruction de La Fare le 12 février 1944, Richard Hilgert et ses camarades se réfugient d'abord à Malzac puis au Galabertès.

Lors des combats de la Vallée française, le samedi 8 avril 1944, membre du groupe resté au Galabertès, il est chargé de surveiller le Feldgendarme prisonnier. Le 12 avril lors de l'assaut, "nous nous sommes tous enfoncés plus profondément dans la nature à flanc de montagne, emmenant avec nous le prisonnier. Mais je n'en avais plus la garde. En cours de route, j'ai entendu un coup de feu. Le prisonnier était mort. Devant l'importance numérique des assaillants, Otto Kühne nous fit répartir en groupes réduits de six hommes chacun, et nous donna l'ordre de passer ainsi à travers le rideau d'encerclement. Lorsque ma petite équipe et moi nous sommes mis à dégringoler la pente de la montagne, nous nous sommes aperçus subitement que nous nous précipitions [...] sur un groupe de soldats [...] Nous avons aussitôt fait demi-tour [...] ils se sont mis à nous tirer dessus [...] Parvenus plus haut, c'est de flanc que nous avons reçu [...] un tir de mitrailleuse assez sévère. Là, notre groupe s'est divisé involontairement. Dès lors je ne me trouvai plus qu'avec le Berlinois Paul Mundt et avec le Lorrain "Victor" [Peter]". Après s'être dissimulés dans le lit d'un petit ruisseau, ils continuent le lendemain leur route vers le Plan de Fontmort.

Après le regroupement au château de Fons, Hilgert indique "il n'y eut que nous, les anciens des Brigades internationales, et les quelques camarades français depuis longtemps à nos côtés pour monter la garde". Le 12 mai vers quatre heures du matin, le château est attaqué. Les hommes se replient. "Dans la poche de mon pantalon, je portais une bombe de dynamite, dans laquelle était enfoncé un petit tube de verre qui, en se brisant, devait mettre feu à l'explosif. Je disposais en outre d'un fusil et d'un revolver. Nous fûmes les derniers Otto [Kühne] et moi, à abandonner la position. [...] Un gendarme nous avait alors aperçus à quelques cent mètres devant lui; mais il ne tira pas. Heureusement, parmi les gendarmes français il y avait aussi beaucoup de patriotes ".

Parvenus le 19 mai à La Baraque, ils se rattachent désormais uniquement aux FTP-MOI et se déplacent le 2 juin dans la combe de Pénens, logés à la belle étoile. Le 7 juillet, avec Norbert Beisäcker, ils sont chargés avec une mitrailleuse, d'appuyer des FTPF près de Portes dans le Gard. Postés sur la montagne en face du château, leur tir se révèle très efficace immobilisant les deux véhicules allemands : une camionnette de la Feldgendarmerie et un camion de soldats. Les deux chauffeurs sont atteints. Après l'engagement, ils attendent le lendemain pour rejoindre leurs camarades à Pénens.

Il participe avec ses camarades antinazis à la libération du Gard. A Nîmes, Richard Hilgert et Hermann Leipold depuis leur nid de mitrailleuse, accrochent "une colonne de la Wehrmacht en retraite. Celle-ci fut neutralisée et ses blessés furent fort surpris d'apprendre, plus tard, à l'hôpital, de la bouche de Martin Kalb, la part que des Allemands antifascistes avaient pris à leur défaite".

Avec le Comité Allemagne libre pour l'Ouest (CALPO), il intervient auprès des soldats de la Wehrmacht prisonniers, retirant des camps ceux dont on avait la preuve "qu'ils avaient rompu depuis longtemps déjà avec le régime hitlérien".

Après la guerre, il écrit en 1958 des souvenirs très complets et très détaillés sur ces années de luttes en Cévennes, déposés à l'Institut für Marxismus Leninismus à Berlin et utilisés par plusieurs auteurs français. Il témoigne dans le film TV d'Axel Hofmann, Vous n'avez réclamé la gloire ni les larmes qui sortira, en 1992, après son décès survenu en 1990.

02/09/2013
Auteur : Equipe Lozère
Source :
Aeri Lozère
Lien : La résistance en Lozère

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Vous êtes venus me chercher L'histoire de Rosa Goldmark, Récit 157 pages, réalisation 2014
Auteur : SYLVIE GOLL SOLINAS - terminal



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1 Rencontre avec Paul Niedermann (Conférence de Paul Niedermann (1h24) enregistrée en mars 2011 au collège d'Estagel dans les Pyrénées-Orientales. Paul Niedermann retrace son parcours entre 1935 et 1945 de Karlsruhe à la Maison d'Izieu, en détaillant son passage au Camp de Rivesaltes. )
2 Le site d'Anny Bloch (A lire, entre autres : le refuge cévenol (1940-1944), hommage aux habitants de Vialas et hommage au pasteur Boegner*, 22 août 2012 )
3 Page Facebook de Lois Gunden Clemens
4 Lien vers l'éditeur du livre "La Villa St Christophe à Canet-Plage" (La Villa Saint Christophe maison de convalescence pour enfants des camps d'internement avril 1941 février 1943 )
5 Vous êtes venus me chercher (Blog de l'auteur - parutions, conférences, signatures... )
6 Elie Cavarroc, Juste des Nations (M. Elie Cavarroc, nommé Juste des Nations. Référence du dossier n°10002 du Comité Français pour Tad Vashem )

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