Julien et Georges Engel, au début de l'année 1946, à Cannes avant leur départ pour les Etats-Unis
source photo : Arch. Julien Engel
crédit photo : D.R.
David Engel et son épouse Rosa, née Futerko, les parents de Julien et Georges Engel, des Juifs de Pologne, se sont rencontrés en Allemagne où ils se sont mariés en 1931. En 1933, ils fuient la montée du nazisme et s'installent en Belgique. Lorsque la Belgique fut envahie en 1940, ils se réfugient en France et arrivent à Nice, en zone libre, où vivent des cousins de Rosa Engel. Julien a 7 ans et Georges a 2 ans.
En novembre 1942, la France entière est occupée mais Nice est placé sous contrôle italien.
Les Engel tentent alors de passer en Suisse. Arrêtés près d'Annemasse, ils sont emmenés à Annecy et envoyés au camp de Rivesaltes. Deux semaines plus tard les enfants sont sortis du camp avec un groupe de 50 enfants par une organisation de sauvetage et envoyé dans un foyer à Vendine, dans le Tarn. Ils y resteront trois mois jusqu'à ce qu'une cousine de leur mère, Anna Fachette, viennent les chercher au début de l'année 1943 et les ramène à Nice où elle vit avec sa sœur. Anna avait été naturalisée française et se sentait en sécurité.
Les Allemands font leur entrée dans la ville le 9 septembre 1943 et la chasse aux Juifs est ouverte, tant pour les Juifs français que étrangers.
Anna Farchette et sa sœur sont raflées parce que juives dès les premiers jours de l'occupation. Arrêtées avec un ami chrétien, par erreur, il sera relâché et ira immédiatement récupérer les neveux de ses amies pour les confier, comme le lui a demandé Anna Farchette, à un voisin, M. Neyborg, consul honoraire de Suède à Nice. Quelques heures plus tard, lorsque la Gestapo et la Milice française se présenteront au domicile de leurs tantes, ils n'y trouveront pas les enfants.
Julien et Georges Engel resteront quelques jours chez M. Neyborg avant de les confier au diocèse de Nice sous la responsabilité de l’évêque de Nice, Monseigneur Paul Rémond*, impliqué dans le sauvetage des enfants Juifs. C'est ainsi qu'ils seront recueillis par le Réseau d'Odette Rosenstock et Moussa Abadi, qui avec l’aide de l’évêque de Nice, Monseigneur Paul Rémond*, du pasteur Évrard* et des siens, du pasteur Paul Gagnier et de quelques autres, sauvèrent dans les Alpes-Maritimes entre 1943 et 1945, 527 enfants juifs de la déportation et d’une mort certaine.
Ils arrivent à l'établissement pour enfants orphelins ou sans foyer, le Rayon de Soleil, à Cannes, fondé par Alban* et Germaine Fort*. Munis de faux papiers, ils y vécurent sous le nom de "Julien et Georges Angèle" pendant 3 ans.
Les parents Engel ne reviendront pas des camps, ils ont été déportés peu après le départ des enfants.
En 1946, Julien et Georges Engel retrouvés par un de leurs oncles arrivent aux États-Unis où ils les adoptera.
Chronologie[Ajouter]
Cet article n'est pas encore renseigné par l'AJPN, mais n'hésitez pas à le faire afin de restituer à cette commune sa mémoire de la Seconde Guerre mondiale.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Pas de travaux actuellement sur ce sujet… Vous pouvez mettre le votre en ligne sur le site ajpn.org.
Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Les enfants et amis Abadi (Voir le site Les enfants et amis Abadi, remarquable ! Odette Rosenstock et Moussa Abadi avec le concours de Monseigneur Paul Rémond, Archevêque-Évêque de Nice, ont créé le réseau Marcel pour lutter contre le nazisme et les lois antijuives de Vichy. Ils ont caché et sauvé, dans le diocèse de Nice, 527 enfants juifs de 1942 à 1944. « Les Enfants et Amis Abadi » est une association loi 1901 créée le 4 mai 2000 par Jeannette Wolgust. Elle a pour but de réunir les amis et les enfants cachés par Odette et Moussa Abadi, afin de préserver et perpétuer leur mémoire, et plus généralement de préserver et perpétuer la mémoire de la Shoah. )
2 Association pour la Mémoire des Enfants Juifs Déportés des Alpes Maritimes (l’AMEJDAM a été créée, à l’initiative de fils et filles de déportés, d’enfants cachés et d’anciens élèves des écoles de Nice et des Alpes-Maritimes, afin de pérenniser la mémoire des enfants juifs scolarisés dans ces établissements, arrêtés et exterminés en déportation, durant la Seconde Guerre mondiale. )
3 Guide des Archives départementales des Alpes maritimes (Guide des sources d'histoire de la Seconde Guerre mondiale conservées aux Archives départementales des Alpes maritimes )
4 La répression de la Résistance dans les Alpes-Maritimes (La répression de la Résistance par Vichy et par les occupants dans les Alpes-Maritimes. Dossier édité par le Musée de la Résistance azuréenne dans la perspective du Concours de la Résistance et de la Déportation. Il fournit un aperçu régional et des documents originaux, ainsi que des exemples de lieux de mémoire. )
Marcel Ribière
(1940 - 1943) Marcel Julien Henri Ribière, Préfet de la région de Marseille (Alpes-Maritimes, Basses-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), Bouches-du-Rhône, Corse, Gard, Hautes-Alpes, Var et le Vaucluse) (1892-1986)
Jean Chaigneau
*
(23/07/1943 - Mai 1944) Marie Joseph Jean Chaigneau, Préfet de la région de Marseille (Alpes-Maritimes, Basses-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), Bouches-du-Rhône, Corse, Gard, Hautes-Alpes, Var et le Vaucluse). Arrêté en mai 1944 par les Allemands, il est déporté au camp d'Eisenberg
Jean Moyon
(08/1944 - 09/1944) Préfet des Alpes-Maritimes
Raymond Aubrac
(1944 - 1945) Raymond Aubrac, de son vrai nom Raymond Samuel, Commissaire de la République de la région de Marseille (Alpes-Maritimes, Basses-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), Bouches-du-Rhône, Corse, Gard, Hautes-Alpes, Var et le Vaucluse) (1914)
Paul Haag
(1945 - 1946) Paul Maurice Louis Haag, Commissaire de la République de la région de Marseille (Alpes-Maritimes, Basses-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), Bouches-du-Rhône, Corse, Gard, Hautes-Alpes, Var et le Vaucluse) (1891-1976)
Avertissement Les informations affichées sur le site de l'AJPN sont fournies par les personnes qui contribuent à l'enrichissement de notre base de données. Certaines, notamment les témoignages, ne peuvent être vérifiées par l'AJPN et ne peuvent donc pas être considérées d'une fiabilité totale. Nous citons les sources de ces informations chaque fois qu'elles nous sont communiquées. Toutes les demandes de rectification de données erronées sont bienvenues et, dans ce cas, les corrections nécessaires sont appliquées dans les meilleurs délais en citant la source de ces corrections. C'est par cette vigilance des visiteurs de notre site que nous pouvons assurer la qualité des informations conservées dans notre base de données.
Justes parmi les Nations -
Righteous among the Nations
- De Gerechten mank de Völker -
Giusti tra
le nazioni - Drept între
popoare -
Gerechter unter den Völkern - Sprawiedliwy
wsród Narodów Swiata -
Rechtvaardige onder de Volkeren -
Justuloj inter la popoloj - Rättfärdig bland folken - Spravodlivý medzi národmi - Spravedlivý mezi národy
-
Vanhurskaat kansakuntien joukossa - Világ Igaza - Justos entre as nações - Justos entre las Naciones - Justos
entre les Nacions