Adolphe Eugène Michel Marie Édouard Le Gualès de Mézaubran*, né en 1886, est issu d'une vieille famille bretonne. Il est le fils d'Adolphe Le Gualès et de Marie Thérèse née de Cornulier (1865-1903), qui s'installent au Château de Lucinière, appartenant à la famille de Cornulier, en 1884.
Le 1er octobre 1912 à Paimpont (35) Adolphe Le Gualès* épouse Gilberte Levesque*, née en 1892. Ils habitent le Château de Lucinière et la famille tient une place importante dans le monde hippique.
Engagé durant la Première Guerre mondiale, il est décoré de la médaille de bravoure de Serbie, la croix de la Légion d'honneur et la Croix de guerre.
En 1921, il est élu conseiller général du canton de Iaillé, succédant à son père, élu lui même, en 1904.
Pendant la débâcle, en 1940, ils accueillent des Parisiens, parmi lesquels une famille juive, Mme Cheffro, son mari et leurs enfants.
Un officier de la Wehrmarcht avait ordonné à la comtesse de donner de l'avoine à ses chevaux. Celle-ci, qui ne comprenait pas l'allemand, ne réagit pas et l'officier la menaça de son pistolet. Mme Cheffro servit d'interprète au grand soulagement des propriétaires du château.
Rentrés à Paris, M. Cheffro est arrêté lors de la rafle dite du billet vert et interné au camp de Beaune-la-Rolande en mai 1941. Il sera déporté en juillet 1942.
Lors de la rafle du Vel d'Hiv, plusieurs de ses proches furent arrêtés. Mme Cheffro fit alors appel à ses hôtes du château de Lucinière qui accueillirent ses deux aînés, Charles, 12 ans, et Lucienne, 9 ans. Ils y resteront jusqu'à la Libération.
Adolphe Le Gualès*, maire de Joué-sur-Erdre, va profiter de sa fonction pour munir ses protégés de faux-papiers.
Il siège également à l'assemblée départementale depuis 1924 et est président de la commission d'agriculture. Ses avis faisaient autorité.
Le 13 février 1943, au petit matin, la police cogna bruyamment à la porte du domicile parisien des Cheffro. Ils ne bougèrent pas puis se faufilèrent chez des voisins, de sorte que lorsque la police revint pour fracturer la porte, quelques heures plus tard, elle n'y trouva personne. Mme Cheffro, son bébé âgé de deux ans, ses cousins Aron et Jeannette Pokoïk et leur père, M. Popoïk, ainsi que cinq autres proches et amis réussirent à se rendre à la gare Montparnasse pour rejoindre Nantes.
Le comte Le Gualès* et la comtesse* leur avait préparé la maison du garde forestier, alors inoccupée, au lieu-dit L'Échetout, sur la commune des Touches.
Germaine Le Gualès* confia deux des enfants à une amie dans le village, en lui disant de ne pas lui demander d'où ils venaient, mais assurant qu'elle paierait la nourriture.
Cependant, dénoncé par un membre du conseil municipal, les miliciens français arrêtèrent la petite. Le comte Le Gualès* put retrouver l'enfant et la ramener au village, sauve.
Sous la protection du comte et de la comtesse, tous les réfugiés furent sauvés.
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Jean Roussillon
(16/08/1940 - 31/07/1943) Préfet régional de la région d'Angers (Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et la partie occupée de l'Indre-et-Loire) (1896-1970)
Édouard Bonnefoy
(1942 - 1943) Préfet de Loire-Atlantique, dénoncé par la Milice, arrêté par la Gestapo et déporté à Neuengamme (1899-1945)
Charles Donati
(01/08/1943 - 10/08/1944) Charles Guérin Joseph Louis Donati, Préfet régional de la région d'Angers (Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et la partie occupée de l'Indre-et-Loire) (né en 1891)
Michel Debré
(10/08/1944 - 01/04/1945) Michel Debré dit Jacquier, Commissaire de la république de la région d’Angers (Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et la partie occupée de l'Indre-et-Loire) (1912-1996)
Alain Savary
(01/04/1945 - 11/05/1945) Commissaire de la république de la région d’Angers (Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et la partie occupée de l'Indre-et-Loire) (1918-1988)
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