Mejer, né en 1896 à Varsovie, et Tauba Klejner, née le 13 juillet 1896 à Varsovie, s'installent en 1933 à Vigneux-sur-Seine avec leur fils Joseph. Ils habitent 23 rue Pasteur. Meyer est casquettier et ouvre un commerce.
En 1941, leur commerce fut confisqué par Vichy.
Les Klejner s'étaient liés d'amitié avec le docteur Maurice Charollais* et lui avaient confié de l'argent.
Lorsque Mejer et Tauba Klejner sont arrêtés le 15 octobre 1942, Maurice Charollais* prend en charge Joseph et paye sa pension au Collège Saint-Jean-Baptiste, à Vannes, où il resta jusqu'en juillet 1943.
Lorsque Joseph revient à Vigneux, il a 14 ans, et apprend que ses parents ont été déportés. Il trouve le courage de briser les scellés et la porte de la maison familiale afin de récupérer des photos.
Maurice Charollais* l'envoi alors chez sa tante, Stéphanie Guillet*, receveuse à la poste de Vigneux, qui téléphona aussitôt à son mari Marcel Guillet*, sous-chef de gare.
Joseph passe une nuit chez eux. Le lendemain, Marcel Guillet* l'accompagne en train jusqu'à Montchanin (Saône-et-Loire). Arrivés là, ils marchent 800 mètres et entrent dans une grande ferme. Puis ils ressortent par une porte dérobée. Les voilà en zone libre, mais les allemands les ont repéré et tirent vers eux, heureusement sans les atteindre.
Marcel Guillet* accompagne alors Joseph à Genouilly (Saône-et-Loire), pour le mettre en sûreté chez les parents du docteur Maurice Charollais*.
Maurice Charollais, a young doctor, had opened an office in Vigneux-sur-Seine (Essonne) before the war. He became family physician to Mr. and Mrs. Klejner, Jewish shopkeepers who had settled in Vigneux, as well as their 14-year-old son Joseph. Dr. Charollais and the Klejners became friends. When the Klejner’s shop was “aryanized”, Dr. Charollais agreed to hide some of their stock at his house and took responsibility for secretly managing the liquidation of some of their other assets. On October 15, 1942, Joseph’s parents, Meyer and Touba, were arrested at home and deported to Auschwitz with transport no. 44 on November 9, 1942, and murdered. Advised of the tragedy as he was leaving school, Joseph was lodged for several days by his caregiver and her family, the Picots, who contacted Dr. Charollais. With the help of Father André Letellier and Abbot Lautram, Dr. Charollais sent him to the Tanguays, cousins of Abbot Lautram, who were farmers in the Morbihan region. They enrolled him in the Saint-Jean Baptiste Catholic boarding school in Arradon, after having him converted to Catholicism and provided with false identity papers. Joseph went to school in 1942-1943 under the name of Cléné. Dr. Charollais, who was his tutor, regularly paid for his school fees and his keep. Dr Charollais became an even more active member of the Resistance, sending underground many evaders of Forced Labor Service (STO) and hiding American aviators in his home. Joseph, however, was expelled from the school for improper conduct. He had been discovered flirting on the beach with a girl who was staying there on holiday. He was obliged to return to Vigneux, where Dr. Charollais had him stay with his aunt, Stéphanie Guillet, a postal worker, and her husband, Marcel, who worked for the railways. Subsequently, Marcel escorted Joseph on a perilous journey across the partition line to where Dr. Charollais’ parents lived in Genouilly. The mother had Joseph placed in a center of the Compagnons de France, a Vichy crafts camp for youngsters near Lyon, where he was trained to be an electrician before joining the Résistance. After the Liberation, he went to a center of Relief Society for Jewish Children (OPEJ) and then immigrated to Mandatory Palestine. After settling in a kibbutz in the Galilee, the OPEJ director found him and handed him an envelope with the rest of the liquid assets that Joseph’s parents had entrusted to Dr. Charollais before their deportation. Dr. Charollais was Joseph’s guardian angel and had saved his life.
On February 3, 2003, Yad Vashem recognized Maurice Charollais as well as Marcel and Stéphanie Guillet as Righteous Among the Nations
Familles hébergées, cachées, aidées ou sauvées par Marcel Guillet Joseph Klejner
Chronologie[Ajouter]
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Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse7 pages,
réalisation 2013 Auteur :
Thierry Noël-Guitelman
- terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.
Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. ) 2 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André ) 3 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques. Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
4 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ? Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem. Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période. C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
5 Exposition "L'enfant cachée" (Exposition pédagogique pour accompagner la lecture de l'album L'enfant cachée (Le Lombard, 2012) et découvrir l'Histoire. 2012)
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