Dès février 1939, après la défaite de la République espagnole, l'Ariège se dote d'un camp de concentration au Vernet qui regroupe les soldats de l'armée républicaine espagnole, notamment ceux de la 26° Division.
Ils seront les premiers internés du Camp du Vernet-d'Ariège.
Après l'invasion de la Pologne par l'Allemagne, le 1er septembre 1939, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939.
520 000 français sont évacués des zones frontalières comprises entre la ligne Maginot et l’Allemagne.
Le Camp du Vernet-d'Ariège devient alors un camp répressif destiné à enfermer "les indésirables étrangers" dont de nombreux opposants au nazisme.
De 1939 à 1944, près de 40 000 personnes de soixante nationalités y seront enfermées.
L'Allemagne nazie envahit la France, la Belgique, le Luxembourg, pourtant neutre, et les Pays-Bas le 10 mai 1940.
Le gouvernement désemparé se replie de Paris à Bordeaux dès le 11 juin.
La France est envahie. C’est l’exode vers le sud.
Le président du Conseil, Paul Reynaud, est contraint de démissionner. Le maréchal Pétain forme alors un nouveau gouvernement et obtiendra les pleins pouvoirs le 10 juillet 1940. La République est abolie.
Le 14 juin 1940, les troupes allemandes défilent à Paris, sur les Champs-Élysées.
Le 20 ils sont à Brest, le 22 à La Rochelle, à Lyon...
Le 22 juin 1940, la France écrasée signe l'Armistice.
Les Allemands mettent en place toute une série de mesures pour limiter sur le territoire la circulation des personnes et des marchandises et le trafic postal entre deux grandes zones délimitées par la ligne de démarcation qui sépare la zone libre où s’exerce l’autorité du gouvernement de Vichy, de la zone occupée par les Allemands. La ligne de démarcation traverse treize départements sur 1 200 km : Ain, Allier, Charente, Cher, Dordogne, Gironde, Indre-et-Loire, Jura, Landes, Loir-et-Cher, Pyrénées-Atlantiques, Saône-et-Loire, Vienne.
Nombreux sont ceux qui souhaitent franchir la frontière des Pyrénées tout en évitant les prisons espagnoles et le refoulement en France. Aidés par des résistants locaux, des réseaux anglais, belges, polonais se mettent en place pour permettre l'évasion de leurs ressortissants. De même, les premiers Français libres tentent de passer à travers les Pyrénées ariégeoises.
La Demarkationsline disparaîtra le 11 novembre 1942, après l’occupation totale de la France.
Des hommes, des femmes, des enfants, des familles, français ou étrangers, sont pourchassés et persécutés parce que Juifs. Ils seront massivement déportés vers l'Est et exterminés. Très peu survivront. Les Tsiganes sont internés dans les camps français. Les Francs-maçons et les Communistes, considérés comme "indésirables" sont démis de leurs fonctions au sein de l'administration, pourchassés, arrêtés et internés.
A partir de 1943, les réfractaires du STO entrent dans la clandestinité. Certains rejoignent les résistants également pourchassés.
Près de 76 000 Juifs dont plus de 11 000 enfants seront arrêtés et déportés de France, dont 38 000 à Paris.
31 Familles hébergées, cachées ou sauvées de l'Ariège[Compléter]
Lavelanet (Evelyne Aubanton-Kahn)
02/1943 - 08/1944 Famille Kahn -
Evelyne est née le 26 février 1943 à l'hôpital de Lavelanet, 3 jours après l'arrestation de son père déporté sans retour vers Sobibor.
Avec sa mère et sa sœur, née en 1936, elles sont cachées dans le grenier de l'hôpital, par Sœur Emmnuelle*, sœur de Saint-Joseph-de-Cluny et directrice de l'hôpital, jusqu'en août 1944.
Famille Kahn Edgar -
J'ai plusieurs rectificatifs à faire .
Mon père, edgar kahn n'était pas engagé volontaire mais fut interné en tant qu'étranger ( il y a peu de temps que je sais cela) d'abord au mans,(il habitait à alençon) puis à albi .
De là,il rejoint son épouse et leur fille à lavelanet.
A alençon,à ma connaissance, il n'y a pas de rue qui porte son nom ; il y en a une, ainsi qu'un centre social, qui portent le nom de sa nièce edith bonnem Famille Kahn Edgar -
J'ai plusieurs rectificatifs à faire .
Mon père, edgar kahn n'était pas engagé volontaire mais fut interné en tant qu'étranger ( il y a peu de temps que je sais cela) d'abord au mans,(il habitait à alençon) puis à albi .
De là,il rejoint son épouse et leur fille à lavelanet.
A alençon,à ma connaissance, il n'y a pas de rue qui porte son nom ; il y en a une, ainsi qu'un centre social, qui portent le nom de sa nièce edith bonnem Montégut-Plantaurel Famille Abramovitch -
Paulette 1941-08 - 1942 Famille Berlin -
Inge a 19 ans. Arrêtée au Château de la Hille en 1942 elle sera déportée au Camp du Vernet-d'Ariège. Grâce à la Croix Rouge Suisse, le groupe retourne à la Hille. Elle parvient à rejoindre l'Espagne par les Pyrénées en avril 1943. Famille Blau -
Rosalie Famille Clément -
François Famille Epstein -
Werner Famille Evrard -
Monique, originaire de Nice. Famille Findling -
Joseph 1941 - 1943 Famille Frank -
Elka Frank, pensionnaire du Château de la Hille de 1941 à 1943. Famille Goldmark -
Rosa Famille Grabkowicz -
Lixie Famille Haas -
Charlotte, née en 1930 à Traben-Trarbach (Allemagne), et Günther, né en 1929 à Traben-Trarbach (Allemagne) Famille Herz -
Ruth, née en 1922 à Holzheim (Allemagne) et Georges, né en 1928. 1941-08/1942 Famille Hochberger -
Adèle, pensionnaire du Château de la Hille. Adèle parviendra à passer en Suisse grâce à la filière de passage clandestin de la frontière mise en place par Rösli Nâf* et Maurice Dubois*. Famille Krolik -
Rosa et Max Famille Kuhlberg -
Rita, née en 1929. Famille Nohr -
Fernand Famille Nussbaum -
Addi Famille Perry -
Guy, originaire de Foix. Famille Roth -
Jacques Roth Famille Schlesinger -
Paul et sa mère Flora Famille Schütz -
Ruth Usrad est née Schütz le 31 mars 1925 à Berlin. Après les défaites belge et française en 1940, Ruth Usrad, adolescente allemande de Berlin évacuée en Belgique, se retrouve dans une maison d'enfants et de jeunes du Sud-Ouest, le château de la Hille, à Montégut-Plantaurel (Ariège) . La situation devenant dangereuse, les moniteurs la font fuir avec un autre jeune vers Lyon, mais lorsqu'ils arrivent sur les lieux, leur contact vient d'être arrêté. Après un essai infructueux de passage en Suisse, elle arrive à Grenoble où elle rejoint le MJS en 1943 sous le nom de Renée Sorel.
Famille Storosum -
Martha et Heinz 1941 - 1943 Famille Strauss -
Walter Strauss Famille Studniewisz -
Clause 08/1942 - 1945 Famille Véléris -
Isi, né en 1933 en Belgique. Famille Villas -
Maria et Grégoire, espagnols Famille Vos -
Henri Famille Weinberg -
Gonda, originaire d'Amsterdam
30 Familles arrêtées dans le département [Compléter]
Alos 25/11/1943Famille Cazalé - André Cazalé, né à Alos est passeur avec la famille Pujol. L’équipe composée de six personnes a pour instigateur Noël Peyrevidal, responsable du mouvement de Résistance socialiste "France au Combat". De nombreux évadés ont emprunté cette filière, notamment des militaires français et alliés. La Gestapo aidée par des collaborateurs français réussit à identifier l’équipe principale et arrête huit personnes (25 novembre 1943). Deux sont déportés : François Pujol (le père) et son neveu André Cazalé ne reviendront pas.
25/11/1943Famille Pujol - François, né en 1893 à Alos et Louis, né en 1920 à Alos sont passeurs avec la famille Cazalé. L’équipe composée de six personnes a pour instigateur Noël Peyrevidal, responsable du mouvement de Résistance socialiste "France au Combat". De nombreux évadés ont emprunté cette filière, notamment
des militaires français et alliés. La Gestapo aidée par des collaborateurs français réussit à identifier l’équipe principale et arrête huit personnes (25 novembre 1943). Deux sont déportés : François Pujol (le père) et son neveu André Cazalé ne reviendront pas. Louis Pujol ( le fils) s’évade du siège de la Gestapo de Foix, à Lauquié, et rejoint les environs d’Alos. Décidé à passer en Espagne, il fait halte, en pleine montagne enneigée, dans une grange du plateau de Larrech. Surpris, en
train de se chauffer, il est abattu par les Allemands.
Aulus-les-Bains 26/08/1942Famille Véléris - Irène, est née à Kaunas (Lituanie) en 1904. Issue d’une famille juive de Kaunas (Kovno) en Lituanie russe, Seine (Irène) Malka Veleris a migré en Belgique, en passant par l’Allemagne. De Bruxelles, où elle est modiste, elle fuit en mai 1940, devant l’avance des troupes allemandes avec son mari et son jeune fils, Isy. Elle s’installe à Labarthe–Inard (Haute-Garonne), puis à Beauchalot. Après la mort de son mari, elle est assignée à résidence à Aulus-les-
bains, avec son fils. Arrêtés lors de la rafle du 26 août 1942, ils sont internés au Camp du Vernet. Irène Véléris y rencontre Mlle Naef, directrice suisse de la Colonie d’Enfants Juifs du château de La Hille, près de Montégut Plantaurel, qui vient sauver les enfants protégés par la Croix Rouge suisse (Secours aux enfants). Mlle Naef arrive, malgré la surveillance, à amener avec elle, le jeune Isy Veleris. Quelques jours après, Irène Véléris, sachant son fils en sûreté, quitte Le Vernet pour Drancy, d’où elle part avec le convoi n° 33 vers Auschwitz, où elle disparaît.(convoi no 33 )
Ax-les-Thermes 08/08/1942Famille Vonau - Henri, né à Colmar en 1919 est lithographe à Niederhergheim, près de Colmar. L'Alsace devenue allemande, il est requis par les Allemands et incorporé dans une compagnie de travail. Il déserte avec son ami, Aimé
Echinger. Ils parviennent à gagner les Pyrénées, en passant par la vallée de
l’Ariège, mais sont arrêtés à Ax-les-Thermes, le 8 août 1942, pour tentative de passage de la frontière. Envoyé à Bordeaux (Fort du Hâ), il est déporté en Allemagne à Sachsenhausen, puis
meurt d’épuisement au camp de Shoenebeck, le 31 juillet 1944. Aimé Echinger a survécu.
Baulou 23/05/1944Famille Amardeil - Gilberte, née en 1927 à Baulou dans une famille de paysans de l’Ariège, habitant
au Col du Portel (Baulou), elle est arrêtée avec toute sa famille le 23 mai 1944, par les Allemands. Lors d’une
opération militaire contre les maquis des guérilleros espagnols, le Portel a été encerclé par les Allemands. Un espagnol caché dans une maison
voisine s’est sauvé, in extremis, en tuant un officier allemand. Les Amardeil, chez qui les maquisards
viennent se ravitailler, sont arrêtés. Noël, le père, est emprisonné à Toulouse jusqu’à la Libération. La mère, Léocadie, et ses trois filles,
Marie-Jeanne (23 ans), Noélie (20 ans) et Gilberte (17 ans) se retrouvent déportées au camp de Ravensbruck. La plus jeune, séparée des autres, disparaît à jamais. Les autres survivent
et rentrent en Ariège.
Chronologie[Ajouter]
Cet article n'est pas encore renseigné par l'AJPN, mais n'hésitez pas à le faire afin de restituer à cette commune sa mémoire de la Seconde Guerre mondiale.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Léopold Chénaux de Leyritz
(25/06/1940 - 24/01/1944) Léopold Marie Frédéric Chéneaux de Leyritz, Préfet de Haute-Garonne et préfet régional de la région de Toulouse à partir de 1941 (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1896-1970)
Henri Poujol
) secrétaire général de la sous-préfecture de Saint-Girons (Ariège), résistant
André Sadon
(24/01/1944 - 06/02/1944) André Paul Sadon, Préfet régional de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1891-1965)
Jean Cassou
(1944 - 1944) Commissaire régional de la République de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1897-1981)
Pierre Berteaux
(1944 - 1946) Pierre Félix Berteaux, Commissaire régional de la République de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1907-1986)
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