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Camp répressif

Camp du Vernet-d'Ariège
durant la Seconde Guerre mondiale

Texte pour ecartement lateral Commune : 09700 Le Vernet
Canton : Saverdun
- Ariège

Période d'activité: Début 1939-15 juin 1944
Superficie: 50 ha : 20 baraquements de 33 m sur 6 dont 7 étaie
Capacité: Février 1940 : effectif de 2063 (dont 800 Juifs)
Population internée: Réfugiés espagnols, Juifs

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Camp-du-Vernet-d-Ariege
Vue aérienne des environs du camp du Vernet 1942
source photo : IGN
crédit photo : D.R.
Camp-du-Vernet-d-Ariege
Détenus, probablement des Juifs nés à l’étranger, au camp d’internement de Vichy au Vernet. France, 1940 ou 1941.
source photo : Beth Hatefutsoth, The Nahum Goldmann Museum of the Jewish Diaspora
crédit photo : D.R.
Camp-du-Vernet-d-Ariege
"José Panicello / camp du Vernet". Gouache sur papier épais, 273 mm x 160 mm, original
source photo : Jean Vircoulon
crédit photo : D.R.
Camp-du-Vernet-d-Ariege
Photo de communistes, camp indéterminé. Photo, 138 mm x 88 mm, original. Titre des journaux : L'Humanité, Le Populaire, Travailleur
source photo : Jean Vircoulon
crédit photo : D.R.
Histoire

Le camp du Vernet d'Ariège 1939-1944

Dès 1939, après la défaite de la République espagnole, le Camp du Vernet d’Ariège sert à regrouper les 12 000 combattants espagnols de la Division Durruti.
A la déclaration de la guerre, les étrangers « indésirables » intellectuels antifascistes, membres des Brigades internationales,… sont internés au Vernet dans des conditions terribles décrites par l’écrivain Arthur Koestler (lui-même interné) dans « La lie de la terre » En 1940, devenu camp répressif, on y interne tous les étrangers considérés suspects ou dangereux pour l’ordre public. A partir de 1942, il sert aussi d’internement de transit pour les juifs arrêtés dans la région. Au total environ 40 000 personnes de 58 nationalités ont été internées dans ce camp, des hommes principalement, des femmes et des enfants.

Le 30 juin 1944 l’ordre d’évacuation du camp du Vernet d’Ariège est donné. Les internés sont transférés à la caserne Caffarelli de Toulouse. Des détenus de la prison Saint-Michel les rejoignent. Le matin du 3 juillet 1944 plus de 500 personnes se trouvent entassées dans un train formé de wagons à bestiaux. Ce convoi, surnommé le « Train fantôme » du fait de son parcours particulièrement chaotique, va errer sur le réseau ferroviaire français jusqu’au matin funeste du 28 août, date de son arrivée à Dachau.

17/06/2008

Source :
hk
Lien : Le camp du Vernet d'Ariège

[Compléter l'article]

Camp du Vernet d'Ariège: Histoire de l'internement organisé des «étrangers indésirables»

«Sono la figlia di Mazzei Emelio, internato qui nall’anno 1942, arrestato a Tarbes en 1942»

Sur le cahier du petit musée du Vernet d’Ariège, les dizaines de mots laissés avec émotion ont des accents internationaux.

A l’image des prisonniers qui sont passés par le camp d’internement spécialement conçu pour les étrangers, qui a fonctionné au Vernet d’Ariège de 1939 à 1944.

De cette histoire, il ne reste aujourd’hui que les deux poteaux d’entrée du camp, un cimetière, et la gare d’où arrivèrent d’abord les Espagnols en exil et des membres des brigades internationales, et d’où repartirent d’autres trains, vers la déportation pendant la seconde guerre mondiale.

Il reste aussi une mémoire toujours vivante, transmise notamment par «l’amicale des Anciens internés du camp du Vernet d’Ariège»

Aujourd’hui, des enfants d’internés ont repris le flambeau, comme son président Raymond Cubells, dont le père (républicain espagnol) a séjourné trois semaines au camp.

«Le camp en lui même est construit en 1918 pour héberger les troupes coloniales, les tirailleurs sénégalais de l’armée française» explique-t-il.

Il fonctionne ensuite peu en tant que base militaire, et est utilisé à partir de février 1939 pour enfermer les soldats de l’armée républicaine espagnole fuyant le franquisme, dans le contexte tendu de l’entre deux guerres.

De Février à Septembre 1939, il n’y a donc que des Espagnols, ainsi que des membres des brigades internationales ayant combattu en Espagne dans le camp.

Le centre est choisi par la «commission de recherche de camps de concentration et de rassemblement» réunie à Foix qui décide d’y transporter les 12 000 hommes de la division Durruti (composée d’anarchistes espagnols) réfugiés à La Tour de Carol.

Ensuite la guerre éclate, le camp devient un camp répressif pour étrangers «suspects», jugés indésirables.

Dans une circulaire du ministère de l’intérieur de septembre 1939, Le Vernet est d’ailleurs décrit comme étant un lieu de rassemblement pour les étrangers «indésirables, dangereux pour la défense nationale»

L’internement devient massif. «au plus fort, en juillet 1939, pendant la période des espagnols en juillet 1939, il y a eu jusqu’à 15 000 personnes, ce qui représente en gros la ville de Pamiers» précise Raymond Cubells.

En octobre 1939, les effectifs du camp comptent 900 personnes. 1200 environ début novembre, et jusqu’à 5000 en février 1940.

Au mois d’août 1940, la population du camp atteint son maximum avec près de 5000 internés de 60 nationalités.

Dans le sud-ouest de la France, presque tous les départements ont leur camp:

Gurs dans les Hautes Pyrénées; Noé, le Récébédou et Clairfont en Haute-Garonne; Caylus, Septfonds, et Montech en Tarn et Garonne; Brens et Saint-Sulpice dans le Tarn; Rivesaltes et Argelès dans les Pyrénées Orientales, et donc Le Vernet, et Villeneuve du Paréage en Ariège.

Il faut imaginer qu’alors, le camp a une superficie de 50 hectares, entouré de barbelés.

Les baraques mesurent 66 mètres de long et 3 mètres environ de large.
Il y a 200 prisonniers par bâtiment.

A l’intérieur, des lits de part et d’autre sur deux étages.

Et des conditions de vie particulièrement dures, «il valait mieux dormir à l’étage supérieur pour éviter les coups de trique quand il fallait se lever le matin» raconte Raymond Cubells.

Sans parler des conditions d’hygiène, de la nourriture, du froid.

Les détenus sont divisés en quartiers.

Le quartier A pour les «droits communs» (condamnés pour défaut de carte d’identité, faux papiers), le quartier B pour les «politiques ou professant des idées extrémistes» (dont 60% sont des antinazis ou antifascistes), le quartier C pour les «suspects d’un point de vue national»

En tout, on estime qu’entre 30 000 et 40 000 personnes seraient passées par le camp, avec plus d’une soixantaine de nationalités (Chines, Argentine, Albanie, Angleterre...), dont beaucoup faisaient partie des brigades internationales.

Il y a aussi des apatrides, déchus de leurs nationalités ou qui l’avaient abandonnée en fonction des circonstances politiques dans leur pays.

«Dès le début, le camp s’est appelé camp de concentration, dans le sens où on concentrait des populations.

On peut dire que ce sont les prémices de la seconde guerre mondiale» explique le président de l’amicale.

A la gare, l’association a d’ailleurs racheté un wagon, ayant servi à la déportation.

Car si en 1939, le motif principal d’arrestation est politique, à l’automne 1940, les autorités françaises se basent sur des considérations raciales.

Les camps français deviennent donc des antichambres de la déportation.

Et Le Vernet n’échappe pas à la règle.
Environ 1000 juifs sont internés au camp.

Et de la gare du village, des milliers de juifs (hommes, femmes, enfants) et d’antifascistes sont dirigés vers Auschwitz et Dachau.

Considérés comme «en transit», ils ne semblent pas avoir été comptabilisés dans les registres du camp.

Car il reste encore beaucoup de choses à mettre en lumière.

«Aux archives de Foix, il y a 500 mètres d’archives qui ne parlent que du camp précise Raymond Cubells, qui souhaiterait que cette partie de l’histoire ariégeoise soit approfondie.

L’association œuvre donc aujourd’hui à ce que l’on n'oublie pas le passé dans ce camp qui a aujourd’hui laissé la place aux cultures céréalières.

Quant aux parallèles qui sont parfois faits avec la période actuelle, ils ne dérangent pas Raymond Cubells, quand il s’agit de la période 1939: «quand j’ai travaillé sur la réalisation de la nouvelle exposition du musée, il y a 2 ou 3 ans et que j’écoutais la radio en rentrant le soir, c’était le même discours: étrangers, indésirable, la peur, beaucoup de xénophobie»

Mais plus puissants que tous les discours, il ne faut pas hésiter à aller voir les superbes dessins de certains internés exposés au petit musée du Vernet.

Des croquis qui, à eux seuls, disent tout.

17/11/2010

[Compléter l'article]

1 Famille internée - Camp du Vernet-d'Ariège [Ajouter une famille]

Famille Marly : 
Nationalité Belge
Walthère Marly, originaire de Malmedy, un des trois cantons belges annexés par l'Allemagne en mai 1940, agent au sein du réseau Carte, est arrêté le 6 septembre 1942, en gare de Marmande par la Sûreté française au service du gouvernement de Vichy. Interné trois jours au camp de La Réole, il est ensuite transféré à la prison d'Agen, puis au camp du Vernet dans l'Ariège avec le statut de prisonnier politique. Il s'évade le 20 novembre 1942.
Arrivée au lieu d'internement : 09/1942
Destination : 20/11/1942 -

Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Centre d'études tsiganes (Bibliographie )
2 Amicale des Anciens Internés politiques et résistants du Camp du Vernet d'Ariège (Depuis sa création en 1971, l’amicale a travaillé à perpétuer le souvenir des dizaines de milliers d’hommes internés dans ce camp. )
3 Le Camp du Vernet-d'Ariège (Par Raymond Cubells )

Chronologie [Ajouter]

12/04/1939 - Décret du 12 avril 1939 sur la création des CTE (Compagnies de Travailleurs Étrangers).
27/09/1940 - Loi du 27 septembre 1940 sur la création des GTE (Groupements des Travailleurs Étrangers).
22/02/1941 - Décret du 22 février 1941 sur les sanctions à appliquer dans les GTE (Groupements des Travailleurs Étrangers).
02/11/1945 - Ordonnance du 2 novembre 1945 sur la dissolution des GTE (Groupements de Travailleurs Étrangers).

Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]

En savoir plus…

Pas de travaux actuellement sur ce sujet… Vous pouvez mettre le votre en ligne sur le site ajpn.org.

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***  Recherche de Salomon Forster

    Bonjour,
    Je recherche des informations sur un oncle qui arrêté en mai 1940 est resté au camp du Vernet jusqu'en aout 1942 (déporatation à Auschwitz). Il s'agit de Forster Salomon (mais le prénom peut avoir changé) né en 1911, juif de nationalité polonaise et vivant à Bruxelles. j'aurais voulu savoir si une recherche est possible dans le fond des photographies et des vieux négatifs retrouvés en 1993 (cf le film de Linda Ferrer-Roca).
    merci pour votre aide
    [répondre]

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Ariège

Région :
Midi-Pyrénées
Département :
Ariège

Préfets :
Léopold Chénaux de Leyritz
(25/06/1940 - 24/01/1944) Léopold Marie Frédéric Chéneaux de Leyritz, Préfet de Haute-Garonne et préfet régional de la région de Toulouse à partir de 1941 (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1896-1970)
Henri Poujol ) secrétaire général de la sous-préfecture de Saint-Girons (Ariège), résistant
André Sadon
(24/01/1944 - 06/02/1944) André Paul Sadon, Préfet régional de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1891-1965)
Jean Cassou
(1944 - 1944) Commissaire régional de la République de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1897-1981)
Pierre Berteaux
(1944 - 1946) Pierre Félix Berteaux, Commissaire régional de la République de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1907-1986)

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