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Vivette Samuel



 
Paris 75000 - Paris
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Vivette-Samuel
Vivette Samuel
source photo : Arch. OSE
crédit photo : D.R.
Vivette-Samuel
Mariage de Julien Samuel et Vivette Herman, le 1er octobre 1942 au Couret (Haute-Garonne)
source photo : Arch. Vivette Herman Samuel
crédit photo : USHMM
Histoire
Nahum Hermann, journaliste, sioniste militant arrive d'Odessa en France avec son épouse en 1912. Sa fille Vivette naît en 1919 à Paris.
Ses parents ont fait leurs études à Odessa et arrivent en France en 1912. Nahum Hermann, son père, journaliste, sioniste militant deviendra directeur du Keren Hayessod (fonds national de reconstruction), avant d’être déporté à Auschwitz en janvier 1944.

Étudiante en philosophe, militante anti-franquiste, Vivette se rend à Barcelone en janvier 1939 pour apporter du lait aux enfants de républicains espagnols.
Ses études sont interrompues par la capitulation française en 1940, et le statut des juifs promulgué peu après par le régime de Vichy.
En juin 1940 sa famille se réfugie à Saint-Jean-de-Luz, puis à Vichy, tandis que Vivette part à Toulouse.
En juillet 1941, Vivette est recrutée par Andrée Salomon de l’OSE à Marseille qui met en place des équipes d'internées volontaires dans les camps.
En novembre 1941, elle entre à Rivesaltes au bureau 43 de l’îlot K, "Centre d’hébergement OSE" avec pour mission de s'occuper des familles internées et de d'organiser la libération des enfants en convaincant les mères de se séparer de leurs enfants.
Vingt mille personnes y sont internées dont cinq mille enfants de moins de quinze ans.
« Le 6 novembre 1941, je tiens ma première permanence. La porte 43 de l’ilot K porte la mention « Centre d’hébergement -O.S.E. Réception tous les jours samedi et dimanche, de 11 heures à midi et de 16 heures à 18 heures. » Très vite la salle d’attente est comble. On sait que je suis là pour organiser leur libération. La direction du camp nous demande d’établir l’ordre de priorité des enfants, après avis médical, l’état civil des parents, ainsi que leur autorisation pour le placement.
« A voir l’empressement des mères qui assaillent ma permanence en suppliant « Nehmen Sie mein kind weg. » (« prenez mon enfant » ), je pense que leur autorisation ne sera pas difficile à obtenir...
» 1
Vivette Hermann restera 7 mois à Rivesaltes et fait ainsi sortir légalement quatre cent enfants qui seront pour la plupart placés dans des maisons d'enfants de l'OSE.
« Le certificat d’hébergement, une fois accordé, est transmis par voie préfectorale à Perpignan, qui prend la décision en dernier ressort et avise le camp. Comme chaque libération est individuelle, la procédure est très longue. Les lits sont retenus pendant des mois dans les maisons d’enfants, et lorsque le certificat arrive, l’enfant à qui il est destiné a pu tomber malade, être intransportable ou avoir déjà été transféré ailleurs. Tout est alors à recommencer pour un autre. Je note ainsi dans mon journal, le 22 décembre : Nous avons obtenu l’ordre de libération des dix fillettes pour lesquelles la maison Crocq nous réservait des places. Mais quand la liste nominative est parvenue au camp, six d’entre elles étaient dans l’impossibilité matérielle de partir, pour raisons de santé et risques de contagion (poux, gale...) ». 2

En juin- juillet 1942, elle intègre le circuit clandestin de l'OSE et devient déléguée de l’OSE auprès de l’Amitié chrétienne pour visiter les Groupements de travailleurs étrangers (GTE) de Savoie et Haute-Savoie. Chargée de l’inspection sanitaire, elle cherche également à ramasser les enfants qui pourraient être là-bas et épouse Julien Samuel, alsacien issu d'une famille juive traditionaliste, alors directeur du centre OSE de la maison d’enfants du Couret, près de Limoges.
D'octobre 1942 à mars 1943, Vivette et Julien Samuel habitent Marseille. Recherchés par la Gestapo, ils quittent la ville le 1er mars 1943 pour LimogesJulien Samuel installe un Centre médico-social identique à ce lui de Marseille. Ils resteront de mars 1943 à mars 1944. Vivette travaille avec Julien Samuel au bureau de l’OSE-3e Direction santé de l’UGIF, 29 rue Louis Blanc et assure la coordination des équipes officielles et clandestines désormais étendues à toute la zone Sud sous l’appellation « Circuit Garel » pour le démantèlement progressif des maisons d’enfants devenues dangereuses.
En janvier 1944, Julien Samuel échappe une nouvelle fois à la Gestapo, mais Nahum Hermann, le père de Vivette est arrêté et déporté.
L’OSE décide de fermer le bureau de Limoges. Vivette devient Henriette Lutz.
En février 1944 Alain Mosse et sept membres du bureau OSE de Chambéry sont arrêtés par la Gestapo
Les Samuel arrivent à Chambéry le 1er mars 1943 sous un fausse identité pour monter une antenne clandestine et accélérer les passages vers la Suisse.
En avril 1944 la Gestapo fait un perquisition au domicile des Samuel à Chambéry.
Le 8 mai 1944 Julien Samuel est arrêté en même temps que Jacques Salon à Lyon en pleine rue après une réunion clandestine de l’OSE. Ils sont incarcérés au Fort Montluc.
Julien Samuel parvient à s’échapper du train qui le conduit à Drancy en sautant en marche.
Les Samuel passent la fin de la guerre à Brison-Saint-Innocent près d’Aix-les-Bains où ils resteront jusqu'à la Libération.

Vivette consacre les premières années d’après-guerre à élever ses trois enfants Françoise, Jean-Pierre et Nicole. Elle continue à suivre certaines adolescentes de l’OSE ce qui lui permet d’écrire en 1947– 48, un texte « Comme des brebis » sur des enfants victimes de la guerre.
En 1950, après son diplôme d’assistante-sociale, Vivette travaille dans une association privée d’anciennes déportées de la Résistance.
En 1954, Vivette Samuel revient à l’OSE comme assistante-chef du service médico-social et de l’enfance
En 1957, elle crée le Foyer de la Voûte comme « Unité Familiale » avec Hélène Ekhaiser- Weksler pour des jeunes filles en difficulté.
En 1958, Vivette participe à un groupe de travail au Ministère de la santé sur un nouveau texte sur la politique familiale
Après les premiers textes officiels sur la protection de l’enfance en 1959 – 60, elle impulse une nouvelle forme d’action psycho- sociale à la faveur du travail avec les familles d’Afrique du Nord. Ce qui aboutit à la création du service « intake », devenu Accueil et Évaluation.
En 1961, sous son impulsion, le service social de l’OSE devient un service pilote en matière de protection de l’enfance.
En 1979 elle devient directrice de l’Enfance, puis directrice générale de l’OSE à la suite de Marc Schiffmann.

Vivette Samuel est aussi une visionnaire en matière d’histoire. Elle entreprend, en 1983, de reconstituer les archives historiques de l’OSE.

Elle prend sa retraite en 1985.

11/10/2009

[Compléter l'article]

Résistante juive

Période de Résistance
De 1941 à la Libération (camp de Rivesaltes, Lyon, Limoges, Chambéry)

Réseau
OSE (Oeuvre de secours aux enfants)

Responsables
Joseph Weill, Julien Samuel

En 1940, Vivette Samuel, licenciée en droit ayant passé un DESS de philosophie avec mention très bien, doit interrompre ses études du fait du statut des Juifs ordonné par Vichy.

En 1941, elle accepte d'être internée volontaire au camp de Rivesaltes comme déléguée de l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants). Elle est chargée d'organiser, à l'intérieur du camp, la libération des enfants de moins de quinze ans, libération qui a été obtenue grâce à l'action du comité de Nîmes. Dans ce but, elle participe activement à l'action médico-sociale des œuvres de bienfaisance, en particulier les Quakers, l'Unitarian Committee, le cimade et le Secours suisse.

En 1942, elle est détachée comme assistante sociale auprès des Amitiés chrétiennes à Lyon, chargée plus spécialement du travail social dans les camps de travailleurs étrangers.

De 1943 à 1944, Vivette Samuel est secrétaire sociale de l'OSE-Garel à Limoges, puis à Chambéry, chargée du placement des enfants. Après-guerre, Vivette Samuel devenue directrice de l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants) a entrepris la reconstitution des archives de l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants) concernant son action pendant la guerre.

Chevalier de la Légion d'honneur, prix de la mémoire de la Shoah 1995 de la Fondation Jacob Buchman 

24/08/2017
Auteur : Frida Wattenberg Lien : Organisation juive de combat : Résistance-sauvetage. France 1940-1945

[Compléter l'article]

 


Titre

Sauver les enfants

Sauver les enfants

ACHETER EN LIGNE

Auteur   Vivette Samuel  
Édition   Liana Levi  
Année   1998  
Genre   témoignage  
Description   "Sauver les enfants" : autour de ce mot d'ordre, un réseau se met en place dans la France occupée pour sortir les enfants des camps d'internement et, à partir de 1942, les soustraire à la déportation. Faux papiers, "camouflage" dans des institutions et des familles d'accueil non juives, passage clandestin des frontières sont autant de moyens qui permettent d'arracher les enfants à leur tragique destin. Vivette Samuel a tout juste vingt ans lorsqu'elle s'engage dans ce combat, qui permettra de sauver des milliers d'enfants, grâce à une formidable chaîne de solidarité.  

Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
2 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
3 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
4 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
5 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )
6 Les grands entretiens : Simon Liwerant (Témoignage de Simon Liwerant est né en 1928. Son père Aron Liwerant, ouvrier maroquinier né à Varsovie, et sa mère Sara née Redler, seront arrêtés et déportés sans retour. )

Notes

- 1 - Vivette Samuel, Sauver les enfants, Éditions Liana Lévi, Paris, 1995.
- 2 - Sauver les enfants, op. cit. p 66.



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