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Texte pour ecartement lateral

Pierre Feigl

Texte pour ecartement lateral

Le Chambon-sur-Lignon 43400 Haute-Loire
Nom de naissance: Klaus Peter Feigl
Date de naissance: 01/03/1929 (Berlin (Allemagne))

Nationalité : Allemand
Aidé ou sauvé par : - Édouard Theis - André Trocmé - Daniel Trocmé
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Pierre-Feigl
Peter Feigl, Le Chambon, 9 août 1943
source photo : United States Holocaust Memorial Museum
crédit photo : USHMM
Pierre-Feigl
Le journal de Peter Feigl
source photo : Arch.
crédit photo : D.R.
Pierre-Feigl
Peter Feigl, 2005
source photo : Arch.
crédit photo : D.R.
Histoire
Ernst Feigl, né le 25 juin 1888 à Vienne (Autriche), est industriel, et son épouse Agnes Feigl née Bornstein le 19 décembre 1904 à Ottmachau (Allemagne) est esthéticienne. Ils vivent en Allemagne avec leur fils unique, Peter.

Ernst décoré durant la 1re Guerre mondiale ne se sent pas concerné par la montée du nazisme.
Cependant, 1936, il emmène sa famille en Autriche.
Peter sera baptisé catholique et fréquente une école catholique à Vienne.

Après l'annexion de l'Autriche, Ernst Feigl réalise que sa nationalité autrichienne n'est plus une sécurité. Ils partent pour la Belgique et arrivent à Bruxelles en mars 1938.

Après la déclaration de la guerre, en septembre 1939, la Belgique est neutre, et la famille se sent en sécurité, mais le 10 mai 1940, les Allemands envahissent la Belgique.

Ernst est arrêté par la police belge alors qu'il se rend à son travail. Muni d'un passeport Allemand et considéré comme un ennemi de la Nation, il est interné en Belgique en tant qu'Allemand.

Agnes, sa mère, et Peter quittent Bruxelles et partent pour Paris avec des milliers d'autres réfugiés.

Arrivés à Paris,  ils sont accueillis par leur famille mais repartent immédiatement, quelques heures plus tard, pour la zone sud.
Ils arrivent à Bordeaux puis se dirigent vers Oloron-Sainte-Marie.
A leur arrivée, ils sont tous les trois internés au Camp de Gurs, dans des conditions très difficiles.

Après l'Armistice, à la fin du mois de juin, Agnes Feigl apprend qu'il va y avoir une inspection allemande du camp. Elle va au devant des soldats allemands et montre son passeport allemand. Elle demande à être libérée immédiatement du camp, avec mère et son fils.
Ils sont libérés ! En taxi, ils repartent vers le Nord. Arrivés à Auch (Gers), des réfugiés leur conseillent de ne pas aller plus loin. Ils s'arrêtent à Auch.

Ils n'ont pas de nouvelles d'Ernst, mais en septembre 1940 ils apprennent qu'il a été interné dans un camp en France et qu'il est à présent à Saint-Cyprien.
Cet hiver 1940 est particulièrement froid et de nombreux internés meurent. Au printemps 1941, Agnes trouve le moyen de faire sortir son mari très malade du camps. Elle trouve un lieu de convalescence pour Ernst et obtient l'autorisation de le faire sortir du camp. C'est ainsi qu'il arrive à Auch.

En 1941, grâce aux Quackers, Peter est envoyé au Lac d'Annecy en camp pour deux semaines.
En juillet 1942, il est envoyé au Château Montéléone, une maison de Quakers à Condom, dirigée par Mme Cavaillon.

Lorsqu'il revient voir ses parents à Auch, Peter entend ses parents parler de la rafle du Vel d'Hiv et de juifs envoyé à l'est. Ses parents tentent d'obtenir un visa pour les États-Unis depuis le printemps 1942. Peter est renvoyé au Château Montéléone à Condom.
En août, Ernst, malgré son mauvais état de santé, vient voir son fils à vélo et lui confie des paquets faits dans des mouchoirs qu'il lui demande de garder : un peu d'argent, un peu d'or, des bijoux et des objets précieux. Puis il repart. Peter ne le reverra jamais.

En août 1942, Mme Cavaillon, la directrice du Château Montéléone convoque Peter et lui annonce que ses parents ont été arrêtés à Auch.
Peter commence alors à écrire un journal, dédicacé à ses parents pour leu raconter tout ce qu'il fait durant leur séparation.

Quelques semaines plus tard, Mme Cavaillon apprend que Peter est recherché par la gendarmerie pour être arrêté à son tour. Elle lui demande de prétendre qu'il est malade lorsque les gendarmes se présenteront. Ce scénario sera repris plusieurs fois. Il ne sera pas emmené.
Peter reçoit une carte postale de ses parents du Camp du Vernet. Ils lui disent qu'ils doivent être envoyés à l'est. Ils seront ensuite conduits à Drancy puis envoyés à Auschwitz sans retour par le convoi n° 28 du 4 septembre 1942. Ils seront gazés à leur arrivée.

Mme Cavaillon décide de mettre Peter à l'abri. Elle prend contact avec les Quackers pour envoyer Peter aux États-Unis. Le départ du port de Marseille est prévu le 14 novembre 1942.
Mme Cavaillon emmène Peter à Marseille à la fin du mois d'octobre 1942. Mais le 12 novembre 1942, les allemands occupent la zone sud et le port de Marseille. Le bateau ne peut partir.

Peter est alors emmené aux Caillols, une colonie d'enfants installée dans le 12e arrondissement de Marseille.

Des Wahfen SS sont stationnés non loin de là et Peter qui parle parfaitement l'allemand et le français leur demande de la nourriture. Ils lui donnent du chocolat, mais s'étonnent qu'un enfant allemand se trouve à Marseille. Il prétend alors que son père fait partie de la Gestapo, mais que c'est un secret.

Cependant, lorsque le directeur de la colonie s'aperçoit que Peter fréquente les Allemands, il prend peur et décide de l'éloigner de Marseille.

C'est ainsi que le 31 décembre 1942, Peter est envoyé à Le Chambon-sur-Lignon. Il arrive par une nuit glaciale et est reçu par Daniel Trocmé qui l'emmène aux Grillons rejoindre une vingtaine d'autres enfants. Daniel Trocmé était le cousin d'André Trocmé, le pasteur du Chambon.

Le Chambon est un village du Massif central, sur un plateau désolé à 90 % protestant. Les villageois étaient de simples fermiers et considéraient que les juifs étaient le peuple élu et ils avaient décidé d'aider les juifs.
Les enfants sont munis de fausses identité. Peter devient "Pierre Fesson", né à Auch (Gers).

En septembre 1942, les enfants qui parlent parfaitement français sans accent sont envoyé pour poursuivre leur scolarité à l'école à Figeac (Lot). C'est le cas de Peter.
En septembre 1943, Peter est inscrit au Collège Cévenol, toujours sous le nom de "Pierre Fesson".
Peter vit comme un français jusqu'en avril 1944, date à laquelle les allemands occupent la ville.

Peter doit repartir et est envoyé par le train à Viry près de la frontière Suisse. Pris en charge par un passeur avec quelques autres, ils sont emmenés à travers la forêt. Le passeur leur explique qu'ils vont passer au moment du changement de la garde. Ils doivent alors passer les barbelés côté français, courir, atteindre le no man's land et aller jusqu'au barbelés suisses. Ils pourront alors s'arrêter de courrir. Le passeur les quitte.

Ils commencent à courir lorsque c'est le moment, mais une fille prend peur en voyant les gardes suisses  et crie "nous allons du moment côté". Peter continue à courir. Les français, alertés par les cris leur tirent dessus.
Peter arrive le premier en Suisse et les douaniers lui conseillent d'aller se protéger derrière le bâtiment.

De là, Peter est emmené à Genève, au paradis... de la nourriture dans les magasins, des fruits de toutes les coulurs...
Il est emmené dans un camp de la Croix Rouge où il restera quelques semaines.
Nous sommes en mai 1944, quelques jours avant le débarquement, mais la Suisse ne peut pas accueillir tout le monde. Peter se souvient du nom d'un associé de son père à Bern et le donne aux responsables de la Croix Rouge : Mr Gerzonder. Celui-ci est contacté par la Croix-Rouge et accepte de recueillir Peter chez lui. Il peut rester en Suisse, muni de papiers en règles.
A Berne, il fréquente l'école durant une année, mais il est un enfant indiscipliné et agité et il ne peut rester à l'école.

Peter obtient un visa pour les Etats-Unis en mai-juin 1946 pour rejoidre son oncle et sa tante à New York. Il y arrive en juillet 1946.

Il s'engage dans l'US Air Force mais ne peut devenir pilote et est envoyé dans une école d'intelligence technique grâce au fait qu'il parle parfaitement plusieurs langues.

Peter dans son témoignage insiste sur le fait que les gens au Chambon ont fait ce qu'il fallait faire. Ils ont mis la justice et le droit avant toute autre considération.
Il veut que les jeunes sachent que si une injustice est commise, on ne peut pas regarder ailleurs, car si on laisse prendre son voisin parce qu'il n'a pas la même couleur de peau que la vôtre, la semaine prochaine ce sera votre tour...

24/10/2009

[Compléter l'article]

L'appel de Pierre Feigl pour la vigilance et l'humanité

AUCH (32)- VÉCU. APRÈS SON TÉMOIGNAGE, HIER À L'ECOLE DE LA RUE DE METZ, « L'ENFANT JUIF » SERA CE MATIN AU COLLÈGE SALINIS. POUR L'HISTOIRE.

Le 18 juin est là et la date évoque tant de souvenirs pour tous ceux qui décidèrent, à l'appel du Général, de lutter et résister à l'ennemi nazi. En juin 1940, il y a donc soixante-quatre ans, Pierre Feigl n'était que «simple élève» à l'école de la rue de Metz, là où, hier matin, «l'enfant juif réfugié à Auch» revint témoigner devant les élèves, pour l'Histoire... Comme il le fera ce matin devant les jeunes du collège Salinis, avec au programme une intervention humaniste dans la cour de l'enceinte scolaire, pour redire encore et toujours notre devoir de vigilance et de mémoire face aux totalitarismes de tous bords, au premier rang desquels, bien sûr, celui que ses parents endurèrent au seuil des années 40 en étant déportés en Allemagne.

SON «JOURNAL», COMME ANNE FRANCK...

Hier soir, encore reçu à la mairie par les autorités locales, et ce vendredi soir en lecture exceptionnelle à la bibliothèque, Pierre Feigl donne une remarquable leçon d'humanité en plusieurs endroits ciblés de la ville, ses auditeurs étant souvent pris d'émotion face au vécu de l'homme.

Enfant juif autrichien, Pierre Feigl s'était donc réfugié en France, dans la capitale gasconne, durant le second conflit mondial, sauvé grâce au dévouement de nombreuses personnes. Et c'est encore dans le Gers qu'il écrivit son Journal (celui-là même qui sera lu, ce soir, à partir de 18 h 30 à la bibliothèque), comme une certaine Anne Franck produisit elle aussi un Journal, mondialement connu.

Dans son «Carnet»-le mot est biffé-daté du 27 août 1942, Feigl s'adresse toujours à ses «parents chéris». Un journal paginé de 1 à 51, où sont d'ailleurs collées deux photos de ses parents en page 24. Et la vie quotidienne s'égrène au fil des pages, faite d'espoirs et de désillusions, dévoilant des tranches de vie souvent drôles, parfois cruelles... Au jour du 25 décembre, «l'enfant juif» écrit : «C'est le grand jour, d'habitude si gai. Mais vous êtes si loin de moi, où ? Si nous pouvions fêter notre Noël autour d'un sapin bien modeste à Auch. Enfin, peut-être que l'année prochaine nous serons de nouveau ensemble...» Pierre Feigl ne revit jamais ses parents et c'est à partir de ce séisme humain, de l'horreur et de la pestilence du nazisme qui lui a ôté l'essentiel, que l'homme s'impose aujourd'hui en mémoire vivante.1

21/03/2011
Auteur : Xavier Hurtevent
Source :
La Dépêche du Midi
Lien : La Dépêche du Midi

[Compléter l'article]

Klaus Peter (later Pierre, now Peter) Feigl

Klaus Peter (later Pierre, now Peter) Feigl is the son of Ernst and Agnes (Bornstein) Feigl. He was born March 1, 1929 in Berlin, where his father worked as a mechanical engineer for the Denes & Friedman company, an international firm specializing in the sale of automotive and aircraft parts. Peter was an only child. The family was Jewish, but entirely assimilated. Ernst, in fact, was an avowed atheist. Though the Feigls lived in Germany and Agnes was a German by birth, the family bore Austrian citizenship because Ernst was a native of Vienna. After the Nazi takeover of power in 1933, the family remained in Berlin for three more years, and Ernst continued to work for Denes & Friedman. The situation, however, became increasingly dangerous. At one point, the new government pressured Ernst to use his international business connections to import aircraft equipment into Germany that was prohibited under the provisions of the Versailles Treaty. Ernst refused to cooperate, though he knew it put him at risk. In 1936 the family left their home for Prague, where Ernst was assigned the task of closing the Czech branch of his company. The Feigls spent one year in Prague before moving to Vienna in 1937. On the 8th of May of that year Ernst and Agnes had Peter baptized a Catholic, though they did not do so themselves. The Feigls remained in Vienna until shortly after the annexation of Austria in March 1938. (Peter remembers viewing Hitler at a rally in Vienna a few days after the Anschluss and asking his parents if he, too, could join the Hitler Youth.) Ernst had little difficulty finding a place of refuge for his family because his firm provided him with entry visas to several countries. He decided to move the family to Belgium, where his company had an office in Antwerp. They settled in Brussels, and Ernst commuted daily to Antwerp. Agnes supplemented their income by opening an electrolysis business in her home, and Peter recommenced his studies at a public school. The Feigls lived in close proximity to Agnes' stepmother, Flora Bornstein, stepsister Annelise, and Annelise's husband, Joseph Blumberg. But, within the next year or so the Blumbergs moved on to Paris. On the day the Germans invaded Belgium, May 10, 1940, Ernst was arrested at the Brussels railroad station while trying to get to his office in Antwerp. Because of his German passport, the Belgian gendarmes jumped to the conclusion that Ernst was a German paratrooper and hauled him off to a military barracks. After two or three days Agnes located him and brought him some basic provisions. A few days later Agnes, Peter and Flora left Brussels for Paris. They traveled via Ostende and Dunkirk, often having to stop and seek cover from the strafing of German aircraft. When they finally reached Paris three or four days later, they went to the Blumberg's apartment. Within hours, however, there was an air raid in Paris, and Agnes insisted on leaving at once for Bordeaux. As it turned out, the family boarded the last train to Bordeaux before the bridges were blown up. Immediately upon their arrival, Agnes went to register with the police, but the authorities did not know what to do with the family, since they fell outside of all established categories. Ultimately, they were instructed to go to the town of Oloron Sainte Marie in the Basses Pyrenees near the Spanish border. When their train arrived, it was immediately surrounded by gendarmes, and all its passengers were put on trucks and driven to the Gurs internment camp. There were already several thousand enemy alien prisoners in Gurs when they arrived. Though the family remained together, living conditions were miserable, and Agnes resolved to get them out as soon as possible. Her chance came during a prearranged inspection tour of Gurs by a group of Wehrmacht officers soon after the French capitulation in June 1940. When the officers arrived, Agnes confidently strode up to them, gave the Hitler salute, presented her German passport and proceeded to demand her family's immediate release from the camp. The officers were taken in by her performance and ordered that a taxi be brought forthwith to take them wherever they wanted to go. At first Agnes demanded to be driven to Spain, but when the driver informed her that the border was closed, they went north to the town of Auch (Gers). On the way, Flora left the taxi to rejoin the Blumbergs in Toulouse. At the approach to Auch, Agnes and Peter were warned against entering the town, so they took refuge in a nearby convent. There, the nuns put Agnes in touch with a local refugee welfare organization jointly operated by the American Friends Service Committee (AFSC), the Swiss Red Cross and a French group. Agnes went to work for them and soon secured a one-room apartment for herself and Peter. With the help of the refugee organization, Agnes located Ernst at the St. Cyprien internment camp on the French Mediterranean coast. In late October 1940 St. Cyprien was destroyed by a violent storm, and its inmates were evacuated to Gurs. By this time Ernst was in failing health. Agnes petitioned the authorities to secure his release, and eventually he was granted a 30-day medical leave in the spring of 1941 and was reunited with his family in Auch. Fortunately, he was able to renew his leave every 30 days for the next 15 months. On August 26, 1942, while Peter was away at an AFSC summer camp in nearby Condom, the French police initiated a round-up of Jews in the area of Auch. Both Ernst and Agnes were taken. Their transport, Convoy 28, took them first to Le Vernet, then to Drancy, and finally to Auschwitz. (The convoy left Drancy on September 4 and arrived in Auschwitz on September 6, 1942.) Peter was told of his parents' arrest the next morning by Madame Cavailhon, the director of the summer camp. The last time he saw either of his parents was in mid-August, when his father made a special trip by bicycle to Condom to see him. During that visit he presented Peter with a small package, which he opened only after his father's departure. It contained his father's pocket watch, a good luck charm and a few pieces of his mother's jewelry. When Peter saw the contents of the package, he understood that he would never see his parents again. It was at this point, August 27, 1942, that Peter started his first journal, which he dedicated to his parents. Shortly after the round-up in Auch, the police came looking for Peter in Condom. Tipped off by a sympathetic gendarme, Madame Cavailhon made sure that Peter looked too sick to be moved when the police arrived. The police returned three times in as many weeks, but each time Peter was bedridden. Fearful that their luck would not hold, Madame Cavailhon appealed to the AFSC for help. The relief organization instructed Peter to fill out an application to join a children's transport for the United States. Unfortunately, he identified himself as a Catholic in the application and was initially rejected. Madame Cavailhon, however, was able to get the sponsors to reverse their decision after writing a lengthy letter explaining his situation. So, on November 4, 1942 Madame Cavailhon escorted Peter to Marseilles, where he was to wait at a shelter until the departure of the transport, scheduled for November 27. However, due to the Allied landing in North Africa in the second week of November, which triggered the German occupation of the free zone of France, the children's transport was cancelled. Peter remained in Marseilles until the second week of January, when he was put on a train for Le Chambon-sur-Lignon. He was met by Daniel Trocmé, who took him to the Les Grillons children's home, which he directed. For the next eight months Peter remained at the home, where he was given the false identity of Pierre Fesson. About a week after his arrival in Les Grillons, Peter noticed his journal was missing. He later surmised that Daniel Trocme must have removed it because it contained too many names and places that might have endangered others if it fell into the wrong hands. Peter developed many friendships at Les Grillons, which sheltered an array of Jewish and non-Jewish refugees, including many children of Spanish Civil War refugees. As tokens of their friendship the children of Les Grillons exchanged photos of themselves, which had been taken for identity cards. Peter collected more than 30 such photos (as well as group shots), many of which were inscribed with the true and false names of the children pictured. Despite the risk of carrying them on his person, Peter kept them with him for the duration of the war. In September 1943 Peter was sent along with four other refugee boys to a boarding school in Figeac (Lot) called the College Champollion. Soon after his arrival, Peter began a second journal, which he kept until May 1944. Early in May, members of the French resistance blew up the Ratier aircraft propeller factory in Figeac, which immediately brought about a large scale round-up in the town. All males between the ages of 16 and 55 were required to report to the town square. Though Peter was only 15, he went into hiding for the day inside the church where he served as an altar boy. A few days later, he and the other Jewish refugee children were contacted by a member of the OSE (Oeuvre de Secours aux Enfants), who told them to prepare to leave at short notice. Less than a week later they set out by train for Clermont Ferrand, a collection point for the OSE, where about a dozen Jewish children were assembled for escape to Switzerland. With the assistance of a passeur, Peter successfully crossed the border on May 22, 1944. In his backpack he carried his photos and journal, and in the lining of his jacket was sewn his birth and baptismal certificates. After being interrogated at the Claparede reception camp near Geneva, Peter was given permission to remain in Switzerland. He was soon taken in by a former business associate of his father from Bern, Siegfried Gersonde. He and his wife, Angela, took care of Peter for about a year before turning him over to the Red Cross. For the next year he lived in a series of private homes and youth homes around the country, including the Home de la Foret in Geneva, where he studied tool and dye making at the nearby ORT vocational school. With the help of his relatives (the Blumbergs, who together with Flora Bornstein, reached the U.S. in 1941), Peter received an American visa and immigrated to the U.S. in July 1946. He retrieved his first journal only in 1987, after being contacted by a Parisian named David Diamant, who had purchased it in the late 1940s at a flea market in the south of France and published it in the 1970s.

Edouard Theis was the assistant pastor in Le Chambon-sur-Lignon, who together with André Trocmé, spearheaded a regional effort to rescue Jewish refugees and other persecuted individuals during the German occupation of France. A committed pacifist, Theis directed l'école nouvelle Cévenole, an international school based on the principles of non-violence. In January 1943 Theis was arrested for his resistance activity along with Trocmé and Roger Darcissac. The three were interned for a month at the St. Paul d'Eyjeaux camp near Limoges. Like Trocmé, Theis refused to sign a document pledging allegiance to Pétain and the Vichy government in order to secure his release. They were freed the next day, in any event, and soon returned to their rescue work in Le Chambon-sur-Lignon. Theis was aided in his rescue efforts by his wife Mildred, who worked to provide shelter and other forms of assistance to those seeking refuge from the Nazis.

Le Chambon-sur-Lignon is one of a cluster of largely Protestant villages on the Plateau Vivarais-Lignon in the Haute-Loire region of France, where thousands of Jews and political refugees found shelter during the Second World War. The residents of these villages heeded the call of Pastors André Trocmé and Edouard Theis and other local leaders to extend aid to the persecuted even at the risk of endangering their own lives. The movement of Jewish and non-Jewish refugees into the region began in earnest in 1940. Some had enough money to rent their own homes, but most lodged with local families or in the many boarding houses that dotted the region. Their numbers increased after the defeat of France and the decision of the new Vichy regime to incarcerate refugees in internment camps. The height of the Jewish influx came in the spring and summer of 1942. At this time Christian relief organizations, such as the Cimade, Secours suisse aux enfants and the American Friends Service Committee (Quakers), and Jewish groups like the Oeuvre de secours aux enfants (OSE) and the Eclaireurs Israelites de France (EIF) began funneling groups of Jews to the Plateau Vivarais-Lignon. These organizations, which had been operating small teams of relief workers in the internment camps, began, in the spring of 1942, to establish refugee homes in the Haute-Loire and other regions to receive groups of Jews who were being released from the camps on condition that they be placed in the charge of an authorized agency. Pastor André Trocmé, in a meeting with Burns Charmers, head of the American Friends Service Committee in Marseille, readily acceded to Charmers' request to house refugees (most of whom were children and teenagers) in the vicinity of Le Chambon. Several refugee homes were set up under the auspices of different relief organizations including Coteau Fleuri (Cimade), La Guespy (Secours suisse), Faidoli (Secours suisse), Les Grillons (Secours suisse), L'abric (Secours suisse) and Maison des Roches (Fonds Europeen de Secours aux etudiants). Other refugees were placed in private homes and boarding houses in the villages, and on farms in the surrounding countryside. When the police round-ups of Jews began in August 1942, the heretofore legal assistance of refugees provided by relief workers and local residents abruptly turned into covert resistance activity. Refugees were hidden during round-ups; false identification papers, birth certificates and ration cards were produced; groups of Jews were secreted away at night to the Swiss border and smuggled across with the help of such international organizations as the Comites universels des Unions chretiennes and the Conseil oecumenique pour les refugies. It is estimated that 5,000 refugees, including 3,500 Jews, were aided by the people of the Plateau Vivarais-Lignon. In January 1943 Pastors André Trocmé and Edouard Theis and school director Roger Darcissac were arrested by the Vichy authorities and interned at the St. Paul d'Eyjeaux camp for political prisoners near Limoges. They were released four weeks later. The rescue operation that took place in the Plateau Vivarais-Lignon was unique in that it involved the majority of the population of an entire region --Protestant, Catholic and non-religious-- who banded together to carry out what they viewed as their Christian, moral or political duty. Pastor André and Mme. Magda Trocmé and Pastor Edouard and Mme. Mildred Theis were among 34 residents of the Plateau Vivarais-Lignon who were later recognized by Yad Vashem as Righteous Among the Nations. Eventually, the entire population of the Plateau Vivarais-Lignon was so acknowledged, and a rock garden was planted in their honor in Jerusalem.2

21/03/2011
Lien : United States Holocaust Memorial Museum

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Notes

- 1 - Publié le 18/06/2004 | LaDepeche.fr.
- 2 - [Sources: Hewett, Nelly Trocme, (interview, June 2000); Saville, Betty, "La plateau du Vivarais-Lignon," in Les Enfants cachés, Bulletin No.29 (Paris, December 1999).
Merle d'Aubigne, Jeanne, et al., Les Clandestines de Dieu, Bethany Press, 1970.


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Département :
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