Né en juillet 1913 à Boulogne-Billancourt, Marcel, est le fils de Haïm Joël Stourdzé, d'origine polonaise, premier rabbin de Boulogne Billancourt et de Sabine Perl Muter.
Marcel Stourdzé fait des études talmudiques et une formation de dentiste.
A la mort de son père, il abandonne son travail d’opérateur dentaire pour entrer aux Galeries Lafayette comme comptable afin de subvenir aux besoins de sa mère et de ses frères et sœurs.
Au début de la guerre, il est mobilisé.
Démobilisé, il se réfugie à Lyon où il se marie en 1941 avec Danièle, née le 15 janvier 1922 à Paris.
Résistant, il est dénoncé et arrêté avec sa femme Danièle et sa belle-mère le 16 août 1943 à Lyon. Leur fils avait été mis en lieu sûr.
Torturé au Fort Montluc, ils seront tous les deux déportés à Auschwitz par le convoi n° 60 du 7 octobre 1943 qui transporte 1 000 personnes, dont 101 enfants.
Danièle est gazée dès son arrivée.
Marcel Stourdzé, n° 157242, est affecté au camp d’Auschwitz III - Monowitz.
Après l’évacuation du camp, il est transféré à Mauthausen, Flossembourg puis Dachau jusqu’à la libération du camp par les troupes américaines en avril 1945.
Libéré le 29 avril 1945, après avoir participé à la Marche de la mort de Janvier 1945, il reprend ses études et devient un éminent professeur d’économie. Danièle ne reviendra pas.
Son jeune frère, Victor dit Toni, né le 29/01/1915 à Boulogne-Billancourt, est arrêté à Fontenay-sous-Bois avec son épouse Nadine. Ils seront déportés sans retour par le convoi n° 36 du le 23/09/1942.
Rescapé d’Auschwitz, il fut Président de l’Association des déportés et internés juifs et membre de l'assemblée générale du CRIF et membre de la commission Solidarité de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.
En mai 1987, il témoigna au procès de Klaus Barbie. Sa déposition fut l’un des moments forts de ce procès historique.
Il est décédé en juin 2012.