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Texte pour ecartement lateral

Judith Smrodyni

dite Odette
Texte pour ecartement lateral

Kremlin-Bicêtre 94270 Val-de-Marne
Nom de naissance: Smrodyni
Date de naissance: 1927 (Paris)

Nationalité : Polonaise, naturalisée française en 1928
Aidé ou sauvé par : - Joséphine Boucher - Auguste Idelon - Marie-Louise Idelon - Marius Ageron - Catterina Ageron
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Histoire

Cachés grâce à Marie-Louise* et Auguste Idelon*, Catterina* et Marius Ageron* et Joséphine Boucher*, Shmuel et Noami Smrodyni et leurs deux enfants, Judith (dite Odette) et Charles, ont pu échapper aux rafles.

En 1926, après quatre années passées en Palestine, Shmuel et Noami Smrodyni, jeune couple juif polonais, émigrent en France. Shmuel trouve du travail comme ébéniste dans une fabrique de meuble et le couple s'installe à Montreuil-sous-Bois.
Leur fille Judith naît à Paris en 1927 et sera naturalisée française en 1928.
En 1935, Shmuel et Noami Smrodyni décident de partir en Palestine.
Charles naît à Tel Aviv en 1936, mais l'insécurité du pays et surtout la santé de Shmuel les amènent à revenir en France et en 1937, Shmuel et Noami Smrodyni s'établissent avec leurs deux enfants au Kremlin-Bicêtre.

En septembre 1939, lorsque la guerre éclate, Judith à dix ans et Charles deux. Paris est occupé.
En avril 1941, Shmuel est convoqué à la gendarmerie du Kremlin-Bicêtre.
Il décide immédiatement quitter Paris pour la zone libre et trouve un emploi à Pau où sa famille le rejoint.
Quelques mois plus tard, la zone libre est envahie et l'étau se resserre sur les juifs.
Les Smrodyni décident alors de partir dans un coin plus sûr et trouvent refuge dans le petit village de Francescas à 30 km au sud d'Agen.
Ils y restent jusqu'en avril 1943, date à laquelle un gendarme les prévient d'un risque de dénonciation.
Shmuel et Noami Smrodyni et leurs deux enfants quittent alors le Lot-et-Garonne et arrivent dans l'Isère, à Saint-Romans. Shmuel trouve un petit logement et un emploi de menuisier chez M. Brunet.
Par sécurité, Judith, seule française de la famille, est confiée à Joséphine Boucher* qui la protégera jusqu'à la fin de la guerre.1.
 La vie commence à s'organiser quand un jour de septembre 1943, M. Roux, maire de Saint-Romans, conseille à la famille de quitter le village pour la montagne, car miliciens et collaborateurs sont en effervescence dans le village.
Shmuel, Noami Smrodyni et le petit Charles trouvent un nouveau refuge, dans une ferme isolée au lieu-dit les Nouviaux chez Catterina* et Marius Ageron*. Catterina* et Marius Ageron* qui avaient quitté Saint-Marcellin pour se mettre à l'abri des événements, accueillent spontanément la famille Smrodyni à qui ils cèdent la chambre de leur fille Estelle et les cachent dans le grenier lorsqu'ils ont de la visite.
Shmuel, Noami Smrodyni et le petit Charles resteront presque un an chez les Ageron, aidant aux travaux de la ferme et aux travaux ménagers.

En juin 1944, les Allemands arrivent sur le plateau du Vercors. Ils visitent avec acharnement et de manière systématique les fermes à la recherche des résistants et n'hésitent pas à incendier les fermes et à tuer les occupants suspecter d'appartenir à la Résistance. 
Une nouvelle fois Shmuel Smrodyni cherche un refuge, plus sûr.
 Il entre en contact avec la famille Idelon* dont la ferme est située en contre-bas du village de Presles au lieu-dit les Arnauds. Marie-Louise* et Auguste Idelon* ont trois enfants, Auguste (27 ans) Renée (23 ans est mariée) et Georges (21 ans). Les parents exploitent la ferme tandis que les fils fabriquent du charbon de bois.

C'est Auguste* et Georges qui conduisent Shmuel Smrodyni dans une baraque particulièrement isolée dans la montagne non loin des fours à charbon et qui sert de remise à outils. Spontanément Marie-Louise* et Auguste Idelon* et leurs fils offrent ce refuge sécurisant à la famille Smrodyni et pour renforcer leur sécurité déplacent les fours afin d'éviter tout passage. Charles se souvient d'une petite cabane en bois très rudimentaire, au plancher bancal, sans électricité, et sans eau.

La famille est ravitaillée régulièrement par les Idelon* et par Judith qui monte des provisions données par Joséphine Boucher*.

Mais le 27 juillet 1944, sur dénonciation, les Allemands envahissent la ferme des Idelon. Ils blessent grièvement le jeune Auguste, qui décèdera le lendemain de ses blessures, et arrêtent Georges. Georges ne parlera pas et réussira à s'échapper pour rejoindre son groupe de maquisards.
Deux jours plus tard les Allemands incendient la ferme des Idelon. Les Smrodyni montent alors se cacher dans une grotte plus haut dans la montagne. Judith les a rejoint et ce sont les familles Ageron* et Idelon* qui assurent le ravitaillement de la famille.
 Un jour d'Août 1944, ils entendent de la musique qui leur parvient de la ferme des Ageron : c'est le signal convenu et tant attendu qui annonce la Libération.


La famille Smrodyni rentre à Paris début 1945. Elle ne perdra jamais le contact avec ses sauveurs.

11/08/2011

asso 6553

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Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse 7 pages, réalisation 2013
Auteur : Thierry Noël-Guitelman - terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. )
2 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André )
3 Albert Szerman, rescapé des rafles du Vél d'Hiv' et de La Varenne (Le 20 mai 2012, une cérémonie de reconnaissance des sauveurs d'Albert Szerman, les Justes Solange* et Henri Ardourel*, s'est déroulée à la Salle polyvalente de Crouy. Témoignage d'Albert Szerman. )
4 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
5 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
6 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )

Notes

- 1 - Joséphine Boucher a été honorée du titre de Justes parmi les Nations en 1989

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