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Juste parmi les Nations

Marie Borgeon


Dossier Yad Vashem : 11555
Remise de la médaille de Juste : 2009
Sauvetage : Franconville 95130 - Val-d'Oise
Profession: Blanchisseuse
Religion : Catholique
Nom de naissance: Victor
Nom d'épouse: Borgeon

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Marie-Borgeon
Marie Borgeon et sa protégée Madeleine Golebiowski en 1947
source photo : Arch. fam.
crédit photo : D.R.
Notice

Moszek Golebowski est né à Radom le 11 novembre 1882. Avec son épouse, Mme Golebiowski, ils quittent la Pologne dans les années 1930 et s'installent à Paris dans le XIIIe arrondissement où ils travaillent dans la restauration.
A cause de leurs horaires de travail, ils placent leur fille Madeleine, née en 1935, en nourrice chez Robert* et Marie Borgeon* à Franconville (alors en Seine et Oise).

En juin 1942, Moszek Golebowski est arrêté, interné à Drancy et déporté à Auschwitz sans retour par le convoi n° 3 du 22 juin 1942.1
Mme Golebiowski se réfugie chez les Borgeon* auprès de sa fille.
Mme Golebiowski n’y reste que 10 jours car l’environnement se montre trop hostile et les risques de dénonciation sont fort à craindre.
Laissant Madeleine à la garde des Borgeon*, Mme Golebiowski passe en zone dite "libre", confiant les clés de son appartement parisien aux protecteurs de sa fille. Ils purent ainsi mettre à l’abri des meubles et des bijoux jusqu'à la Libération.

Marie* et Robert Borgeon* élèvent Madeleine comme si elle était leur propre fille et ils la garderont jusqu’à ce que sa mère soit en mesure de la reprendre, en 1947.

Madeleine garde un souvenir très ému de cette famille qui l’a choyée en dépit du voisinage antisémite et malveillant. Elle était d’ailleurs présentée comme d’origine polonaise mais très catholique.

Lien vers le Comité français pour Yad Vashem



Réseau de sauvetage
Robert Borgeon

 
Familles hébergées, cachées, aidées ou sauvées par Marie Borgeon
Madame Golebiowski
Madeleine Golebiowski

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Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]

En savoir plus…

Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse 7 pages, réalisation 2013
Auteur : Thierry Noël-Guitelman - terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. )
2 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André )
3 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
4 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )

Notes

- 1 - Le Memorial de la déportation des juifs de France, Beate et Serge Klarsfeld, Paris 1978.


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