Édouard* et Louise Cartier* vivaient au lieu dit La Goupillière avec leurs cinq enfants, dans une grande maison surplombant Château du Loir dans la Sarthe (72).
Pendant l'Occupation, la commune se trouvait en zone occupée.
Après les grandes rafles des Juifs de Paris durant l'été 1942, ils proposèrent à leurs amis Juifs, les Price, de venir se réfugier chez eux.
C'est ainsi que Irma Price et son fils arrivèrent chez Édouard* et Louise*.
Irma demanda ensuite aux Cartier* d'accueillir trois adolescents, Bernard, Sarah et Suzanne Brujer dont les parents venaient d'être arrêtés, ce qu'ils firent sans hésiter.
Ils accueillirent également Henri Joinovici, dont la famille, avant la guerre vivait au Pré-Saint-Gervais. Après la débâcle de juin 1940, Marc Joinovici, qui est resté à Paris pour travailler, est arrêté et déporté. Brejna Joinovici, sa femme emmène leurs 3 enfants Anna, Albert et Henri ainsi que d’autres membres de la famille se réfugier dans la maison d’un ami située à Vouvray-sur-Loir (Sarthe).
Un matin d’octobre 1942, les polices allemande et française viennent arrêter toute la famille. Brejna Joinovici jette son fils Henri âgé de 6 ans et demi par la fenêtre de la chambre située au troisième étage sur le jardin, lui enjoignant d’aller retrouver d’autres juifs alors cachés par Édouard* et Louise Cartier* à Château-du-Loir La Goupillière, à 1 km de là. L’enfant y parvient et reste caché là pendant presque un mois. Louise Cartier* le confie alors à son frère, René Nabineau*, ainsi qu’à sa femme Jeanne*. Le couple accepte et emmène l’enfant, seul survivant de sa famille, vivre avec eux à Tours, où il va rester jusqu’en 1947, lorsqu’il sera pris en charge par ses oncles et tantes qui ont échappé à la déportation.
Les Cartier ont sauvés 17 Juifs au total.
Après la Libération, Irma Price resta en relation étroite avec ses sauveteurs.
Émilie Septier a participé au voyage "Mémoires de Justes", un voyage organisé par la Fondation France-Israël de petits-enfants de Justes Français en Israël, en avril 2010 en hommage à sa famille.
"J’ai appris une partie de cette histoire il y a seulement trois ans. J’ai vu par hasard un vendredi soir un reportage à propos d'Henri Joinovici qui organisait un hommage pour mes arrières grands-parents qui l'avaient recueilli au matin du 12 octobre 1942 suite à la rafle de tous les siens. J’ai tout de suite appelé ma famille et deux jours plus tard, nous étions réunis pour une commémoration à Château du Loir. Voici l'histoire d'Henri :La police Allemande au matin vint les surprendre. Sa mère lui dit alors de s'enfuir par la fenêtre et de trouver refuge chez les Cartier. Agé de 6 ans il parcourut de mémoire le trajet pour arriver à la maison au petit matin. Mes arrières grands-parents étaient très humbles et ont peu parlé de leurs actes pendant la guerre. Les informations qui me restent me viennent de ma mère et de mes tantes sachant que les 5 enfants de mes arrières grands-parents sont tous décédés à ce jour. Je suis catholique et j’ai toujours eu envie de connaître Israël. J'espère que le travail de mémoire auquel nous allons participer évitera qu’une telle tragédie ne se reproduise dans l’avenir. Je suis également très heureuse de pouvoir rencontrer d’autres descendants de Justes et d’échanger avec eux."
During the occupation, Edourard and Louise Cartier and their five children, lived in a large house in Goupillères, a town in the département of Sarthe in the central (occupied) part of France. In the summer of 1942, when deportations of Parisian Jews to the east began, the Cartiers spontaneously offered to shelter the Prices, their Jewish friends from Paris. Irma Price and her son accepted this offer and found a safe haven with the Cartiers. One day, Irma Price asked the Cartiers if they would hide the three children of the Brujers, Parisian Jewish friends of hers who had been deported to Auschwitz earlier. Although the Cartiers did not know the Brujers, they hid Suzanne, Bernard, and Saja Brujer, thereby saving their lives. The Cartiers also helped rescue other Jews, for whom they assumed responsibility, sending some to a safe refuge in the home of Edouard’s brother-in-law, M. Nabineau. In all, seventeen Jews owe their lives to the Cartiers’ efforts. Irma Price stayed in close touch with the Cartiers after the liberation and until their death.
On February 12, 1990, Yad Vashem recognized Edouard and Louise Cartier as Righteous Among the Nations.
Chronologie[Ajouter]
Cet article n'est pas encore renseigné par l'AJPN, mais n'hésitez pas à le faire afin de restituer à cette commune sa mémoire de la Seconde Guerre mondiale.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Pas de travaux actuellement sur ce sujet… Vous pouvez mettre le votre en ligne sur le site ajpn.org.
Autres articles parus dans le site de l'AJPN 1 Lucienne Clément de L'Épine (Juste parmi les Nations qui plaçait des enfants Juifs dans des familles de la Sarthe. )
Victor Baptiste Jean Dissard
(17/09/1940 - 14/11/1941)
Marcel Picot
(14/11/1941 - 08/02/1943)
Lucien Porte
(08/02/1943 - 08/08/1944) Révoqué
Jean Roussillon
(16/08/1940 - 31/07/1943) Préfet régional de la région d'Angers (Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et la partie occupée de l'Indre-et-Loire) (1896-1970)
Charles Donati
(01/08/1943 - 10/08/1944) Charles Guérin Joseph Louis Donati, Préfet régional de la région d'Angers (Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et la partie occupée de l'Indre-et-Loire) (né en 1891)
Michel Debré
(10/08/1944 - 01/04/1945) Michel Debré dit Jacquier, Commissaire de la république de la région d’Angers (Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et la partie occupée de l'Indre-et-Loire) (1912-1996)
Alain Savary
(01/04/1945 - 11/05/1945) Commissaire de la république de la région d’Angers (Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et la partie occupée de l'Indre-et-Loire) (1918-1988)
Jean-Louis Costa
(08/08/1944 - 11/12/1945) Préfet de la Sarthe
Georges Briand
(04/02/1946 - 01/01/1948) Préfet de la Sarthe
Avertissement Les informations affichées sur le site de l'AJPN sont fournies par les personnes qui contribuent à l'enrichissement de notre base de données. Certaines, notamment les témoignages, ne peuvent être vérifiées par l'AJPN et ne peuvent donc pas être considérées d'une fiabilité totale. Nous citons les sources de ces informations chaque fois qu'elles nous sont communiquées. Toutes les demandes de rectification de données erronées sont bienvenues et, dans ce cas, les corrections nécessaires sont appliquées dans les meilleurs délais en citant la source de ces corrections. C'est par cette vigilance des visiteurs de notre site que nous pouvons assurer la qualité des informations conservées dans notre base de données.
Justes parmi les Nations -
Righteous among the Nations
- De Gerechten mank de Völker -
Giusti tra
le nazioni - Drept între
popoare -
Gerechter unter den Völkern - Sprawiedliwy
wsród Narodów Swiata -
Rechtvaardige onder de Volkeren -
Justuloj inter la popoloj - Rättfärdig bland folken - Spravodlivý medzi národmi - Spravedlivý mezi národy
-
Vanhurskaat kansakuntien joukossa - Világ Igaza - Justos entre as nações - Justos entre las Naciones - Justos
entre les Nacions