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Juste parmi les Nations

Justinien Blazy


Dossier Yad Vashem : 10130
Remise de la médaille de Juste : 09/09/2004
Sauvetage : La Roche-Guyon 95780 - Val-d'Oise
Profession: Comptable puis directeur de l’hôpital de la Roche-Guyon de 1940 à 1961
Date de naissance: 1896 (Ariège)
Date de décès: 1971 (Ariège)
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Justinien-Blazy
Plaque à la mémoire de Justinien Blazy* inaugurée le 09/09/2004 à La Roche-Guyon
source photo : Yad Vashem
crédit photo : D.R.
Notice

Né en 1896, dans un petit hameau ariégeois, au sein d'une famille de paysans-cloutiers très modestes, Justinien Blazy* ne peut fréquenter l'école au delà du certificat d'études.
Appelé sous les drapeaux pendant la Guerre de 1914-1918, il fut grièvement blessé et, après une longue hospitalisation, amputé de la jambe gauche. Il sera honoré de la Croix du combattant, de la médaille militaire et de la croix de guerre avec palme et élevé au rang de Chevalier de la légion d’Honneur en 1931.
Il ne peut reprendre son métier d'agriculteur et entreprend des études de comptable et réussit les concours de l'Assistance publique. En 1932, il trouve un emploi de comptable à l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul de la Roche-Guyon.

En juin 1940, le directeur de l'hôpital quitte son poste devant l’arrivée des troupes allemandes. Justinien Blazy* est nommé pour lui succéder.

Bien que géré par l’Assistance Publique, l'hôpital Saint-Vincent de Paul bénéficie d’une grande autonomie.

Ardent patriote et en tant que directeur de l'hôpital, il entreprend des actions de sauvetage pour des adultes et des enfants recherchés en les enregistrant avec des faux motifs d'hospitalisation.
Humaniste, Justinien Blazy* était aussi un grand provocateur. Ainsi un jour, n’hésite-t-il pas à exhiber sa jambe de bois à un soldat allemand pour qu’il lui cède sa place dans le train !

Bouleversé par le sort tragique des enfants Juifs restés orphelins, il va en accueillir des enfants et les mettre à l'abri au sein de l'hôpital dès 1942.
Il va sauver de nombreux enfants, dont Gaston Schienkinski et son frère. Jacques Ryng et sa cousine Hilary Fichtenbaum sont accueillis à La Roche-Guyon entre 1942 et 1943. Ils se souviennent encore de l’accueil qui leur a été réservé. "Quand je suis arrivé ici le 2 juin 1942, j’avais 9 ans. Je suis resté un an et demi", raconte Jacques Ryng. "Ici, je n’étais pas simplement en sécurité. J’ai progressé dans l’apprentissage de la lecture et de l’écriture grâce aux cours de perfectionnement que nous suivions. Justinien Blazy* voulait parfaire notre instruction. Je me souviens que pour les fêtes de fin d’années, nous chantions des chants de Noël à l’attention du personnel et de leurs familles. On a également appris des extraits de pièces de Balzac et Molière. 60 ans après, on ne peut oublier que nous devons notre survie à des êtres d’exception qui ont dépassé la peur et la lâcheté".

En 1944, il abrite des parachutistes alliés dans les égouts de l’hôpital alors même que le maréchal Rommel a installé son état-major à 500 mètres de là, dans le château de La Roche-Guyon !

Prévenu des descentes de la Gestapo qui le soupçonne, il place les enfants chez les "contagieux" et, acculé par l'administration, il en disperse certain dans des fermes environnantes chez des paysans de la région.

Malgré plusieurs descentes de soldats allemands dans l’établissement de santé, son action d’assistance secrète auprès d’enfants clandestins ne sera jamais découverte.

Conseiller municipal de La Roche-Gyon dans la première partie des années cinquante, il retrouve sa région natale à l’heure de la retraite et décède en 1971.

En 2001, Jean Pontay, qui recherchait une trace de son hospitalisation pendant la guerre à La Roche-Guyon, a découvert l’action d’assistance secrète menée par Justinien Blazy* et l’ensemble du personnel hospitalier. "Ça a été le point de départ d’une véritable aventure de la mémoire. Nous avons compris comment il a caché ces enfants parmi les enfants hospitalisés. Le souvenir de cet homme exemplaire est aujourd’hui bien vivant dans cet établissement" a commenté l’actuel directeur de l’hôpital.

Lien vers le Comité français pour Yad Vashem



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