Les Schwetz vivent à Lille avec leurs deux filles, Viviane et Josée, nées en 1934 et 1936.
Lorsque le guerre éclate, M. Schwetz s'engage dans la Légion étrangère.
Nadine Schwetz et ses filles quittent la ville, envahie par des réfugiés venues de Belgique, et aboutissent à Rouen au terme d'une longue errance.
En 1942, elles parviennent à franchir la ligne de démarcation pour rejoindre M. Schwetz, démobilisé et installé à Marseille.
M. Schwetz, décoré pour ses explois au front par le maréchal Pétain, ne se sentait pas en danger, bien que Juif.
Toutefois, au cours de l'été suivant, les parents décidèrent de cacher les deux fillettes et de les mettre à l'abri.
Des amis leur conseillent alors de s'adresser à Adolphe Espanet*, chauffeur de taxi, dont l'épouse, Assunta* fait des ménages et garde des enfants.
Adolphe* et Assunta Espanet* acceptèrent, moyennant le versement d'une pension pour l'entretien des fillettes. De plus, M. Schwetz donnait du ravitaillement aux Espanet*.
En octobre 1943, les Schwetz engagèrent Mlle Rami pour donner des cours particuliers aux fillettes au domicile d'Adolphe* et d'Assunta Espanet*.
En novembre 1943, alors qu'Adolphe arrivait pour venir chercher du ravitaillement, comme chaque semaine, il vit la Gestapo arrêter le couple Schwetz. Mme Schwetz eut le temps de lui murmurer "Mes filles..." avant d'être emmenée.
Il rentra chez lui si bouleversé que durant deux semaines il fut incapable de dire aux fillettes la vérité, mais continua à s'occuper d'elles comme auparavant, malgré leurs modestes moyens.
Les parents Schwetz furent déportés sans retour vers Auschwitz;
Les Espanet procurèrent de faux certificats de baptême à Viviane et à Josée et les envoyèrent à l'école de Saint-Barnabé où elles furent protégée grâce à la complicité de la directrice de l'école et des institutrices. Les fillettes les appelaient "Maman" et "Parrain".
Après la guerre, des amis de Rouen des parents Schwetz retrouvèrent la trace des enfants qui figuraient sur les listes de la Croix-Rouge. Ils voulurent les adopter et les élever avec leurs trois fils.
Les Espanet* ne donnèrent leur accord qu'après s'être assurés qu'il s'agissait vraiment d'amis de la famille qui ne cherchaient que le bien de Vivianne et de Josée.
Les petites continuèrent à venir voir les Espanet* et à correspondre avec eux.
Bien des années plus tard, Adolphe Espanet* leur raconta que pendant tout le séjour chez lui, l'un des voisins, également chauffeur de taxi, l'avait à maintes reprises menacé de le dénoncer de cacher des Juives.
Les deux soeurs se souvenaient des querelles, dont elles n'avaient jamais compris l'objet.
Chronologie[Ajouter]
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Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Débarquement en Provence et Libération du midi de la France (Le débarquement en Provence et la libération des villes de Toulon, Saint-Tropez, Aix en Provence et Marseille en août 1944. Film composé d'images : du débarquement anglo-américain et français en Provence les 14 et 15 août 1944… )
2 Les enfants et amis Abadi (Voir le site Les enfants et amis Abadi, remarquable ! Odette Rosenstock et Moussa Abadi avec le concours de Monseigneur Paul Rémond, Archevêque-Évêque de Nice, ont créé le réseau Marcel pour lutter contre le nazisme et les lois antijuives de Vichy. Ils ont caché et sauvé, dans le diocèse de Nice, 527 enfants juifs de 1942 à 1944. « Les Enfants et Amis Abadi » est une association loi 1901 créée le 4 mai 2000 par Jeannette Wolgust. Elle a pour but de réunir les amis et les enfants cachés par Odette et Moussa Abadi, afin de préserver et perpétuer leur mémoire, et plus généralement de préserver et perpétuer la mémoire de la Shoah. )
3 Artistes et intellectuels réfugiés dans la région marseillaise en 1940-1942 (Robert Mencherini. « Artistes et intellectuels réfugiés dans la région marseillaise en 1940-1942 : un jeu
d’ombres entre survie et engagement ». [actes du colloque] Déplacements, dérangements,
bouleversement : Artistes et intellectuels déplacés en zone sud (1940-1944), Bibliothèque de l'Alcazar,
Marseille, 3-4 juin 2005 organisé par l'Université de Provence, l'Université de Sheffield, la bibliothèque de
l'Alcazar (Marseille). Textes réunis par Pascal Mercier et Claude Pérez. )
4 Exposition "L'enfant cachée" (Exposition pédagogique pour accompagner la lecture de l'album L'enfant cachée (Le Lombard, 2012) et découvrir l'Histoire. 2012)
Marcel Ribière
(1940 - 1943) Marcel Julien Henri Ribière, Préfet de la région de Marseille (Alpes-Maritimes, Basses-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), Bouches-du-Rhône, Corse, Gard, Hautes-Alpes, Var et le Vaucluse) (1892-1986)
Max Bonafous
(1941 - 1942) Préfet des Bouches-du-Rhône (1900-1975)
Adelin Rivalland
(1942 - 1943) Adelin Pascal Jean Joseph Rivalland (1893-1965)
Antoine Lemoine
(1943 - 1944) Antoine Jean Marcel Lemoine, Préfet des Bouches-du-Rhône
Jacques Bussière
(1944 - 1944) Jacques Félix Bussière, Préfet des Bouches-du-Rhône. Arrêté, interné au camp de Compiègne puis déporté en Allemagne, il mourra en déportation (1895-1945)
Émile Malican
(1944 - 1944) Émile Gabriel Louis Marie Malican, Préfet des Bouches-du-Rhône
Jean Chaigneau
*
(Mai 1943 - Mai 1944) Marie Joseph Jean Chaigneau, Préfet de la région de Marseille (Alpes-Maritimes, Basses-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), Bouches-du-Rhône, Corse, Gard, Hautes-Alpes, Var et le Vaucluse). Arrêté en mai 1944 par les Allemands, il est déporté au camp d'Eisenberg
Raymond Aubrac
(1944 - 1945) Raymond Aubrac, de son vrai nom Raymond Samuel, Commissaire de la République de la région de Marseille (Alpes-Maritimes, Basses-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), Bouches-du-Rhône, Corse, Gard, Hautes-Alpes, Var et le Vaucluse) (1914)
Paul Haag
(1945 - 1946) Paul Maurice Louis Haag, Commissaire de la République de la région de Marseille (Alpes-Maritimes, Basses-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), Bouches-du-Rhône, Corse, Gard, Hautes-Alpes, Var et le Vaucluse) (1891-1976)
Justes parmi les Nations -
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le nazioni - Drept între
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