Période d'activité: 1er mai 1941 au 23 novembre 1944 Superficie: 4,5 hectares Capacité: 2 000 à 7 000 Population internée: Droits communs, puis Alsaciens, Français, Norvégiens, Néerlandais, Luxembourgeois, Allemands et Tziganes
Baraques dans la carrière du camp de concentration de Natzweiler-Struthof. Natzweiler, France, après le 7 avril 1945.
source photo : United States Holocaust Memorial Museum
crédit photo : USHMM
Vue de baraques dans le camp de Natzweiler, qui constituait une partie du camp de concentration de Natzweiler-Struthof. Natzweiler-Struthof, France, après le 30 septembre 1944.
source photo : United States Holocaust Memorial Museum
crédit photo : USHMM
Le camp à Natzwiller, ouvre en 1941 sur un terrain situé à 8 km de la gare de Rothau. A l'ouverture du camp, les effectifs sont formés de droits communs et d'asociaux afin de construire le camp, les routes d'accès et d'en constituer l'administration interne.
Près de 52 000 personnes d’une trentaine de nationalités différentes ont été déportées au KL-Natzweiler ou dans ses camps annexes (en Allemagne, en Alsace annexée ou en France occupée) : des Alsaciens, des Français de l'intérieur, des Norvégiens, des Néerlandais, des Luxembourgeois et des Allemands, ainsi que quelques Tziganes et des femmes dans les kommandos extérieurs.
86 Juifs y sont gazés à titre expérimental pour étudier l'anatomie de leur squelette et des expériences médicales sont réalisées dans de cadre des recherches de l'Université de Strasbourg dont la section de recherche est dirigée par le Dr Hirt (inoculation du typhus et de vaccins, application de gaz vésicants liquides, infections d'urotropine comme antidote du gaz phosphogène, vivisections).
En 1945 le Struthof devient un lieu d'internement des collaborateurs.
Statistiques extraites de la borne des noms « Nous étions 52 000 », réalisée par la DMPA à partir des recherches de l’historien Robert Steegmann pour sa thèse sur le Struthof. Immatriculations au KL-Natzweiler
Classification : catégorie III (parmi les plus sévères)
Localisation : 60 Km de Strasbourg, Alsace, France
Superficie du camp : 4,5 hectares
Altitude : 800 mètres
Orientation : nord-est, pente 20%
Climat été : températures élevées, plein soleil, pas d’ombre automne : pluies fréquentes, brouillard dense hiver : vent glacial, températures entre - 10° et - 20°, 1m50 de neige
Gare d’arrivée des déportés : Rothau, 8 Km
Distance par rapport à la carrière : 1 Km
Distance par rapport à la chambre à gaz : 1,5 Km
Moyen d’accès : la route construite par les déportés
Nombre de nationalités représentées : ± 30
Nombre de déportés camp central + camps annexes : ± 52 000
Nombre de morts : ± 22 000
Taux de mortalité : 40%
Effectif normal du camp central : ± 2 000 déportés
Effectif du camp central en période d’affluence : ± 7 000 déportés
Effectif par baraque : 150 à 250 déportés Effectif par baraque en période d’affluence : 650 à 750 déportés
Durée d’internement la plus courte : 1 jour la plus longue :3 ans et 6 mois (42 mois) internement moyen au camp : entre 1 et 6 mois
Age moyen : 20 ans Déporté le plus jeune immatriculé au camp : 11 ans Déporté le plus âgé immatriculé au camp : 78 ans
Uniforme 1 chemise, 1 pantalon, 1 veste, 1 paire de claquettes en bois – souvent sous forme de pyjamas rayés ou alors vieux vêtements civils en provenance d’autres camps
Alimentation matin : 1 louche de « café » matinée : sur les lieux de travail, 1 fine tranche de pain noir et 1 fine tranche de saucisson midi : soupe de rutabaga ou de choux soir : 1 bout de pain noir 1 fois par semaine : 50g de marmelade
Nombre de blocks en 1944, 17 blocks 15 blocks en bois : 6 dortoirs, 5 pour l’infirmerie, 1 pour les malades du typhus, 1 bureau, 1 cuisine, 1 de quarantaine ; 2 blocks durs : 1 block cellulaire (de 20 cellules et 12 cachots) et 1 block crématoire
Superficie des blocks : 12,50 m de large, 44 m de long
Ergonomie des blocks dortoirs : espace rectangulaire divisé en deux ailes, dans l’une le réfectoire avec 12 tables ; dans l’autre, les châlits de 3 étages, plus une chambre séparée pour le kapo. Au centre, deux vasques pour la toilette et des WC
8 miradors 10m de haut, 3m30 de large, 3m40 de long (12 m2) équipés de puissants projecteurs orientables
Barbelés - double enceinte, 3m de haut, autour du camp de barbelés électrifiés, 380 Volts - une troisième enceinte autour du périmètre de sécurité délimite la zone interdite
Encadrement du camp - 5 commandants entre 1941 et 1944 - 1 garnison de SS Totenkopf (« Tête de mort ») - environ 80 hommes, officiers, sous-officiers et hommes de troupe - sentinelles armées de mitraillettes en haut de chaque mirador
Il s’agit de cinq détenus (un Allemand, un Autrichien, un Tchèque, un Polonais et un Alsacien, qui connaît très bien la région), tous employés dans différents Kommandos à l’hôtel du Struthof, donc en dehors de l’enceinte barbelée et électrifiée du camp principal. L’un est aux garages, où il entretient des véhicules SS, et les autres travaillent à la blanchisserie, encombrée d’uniformes à nettoyer.
[…] le projet, bien préparé, se concrétise le 4 août, […]. les cinq hommes ont réussi à rassembler quelques vivres, de l’essence, une carte de la région et une boussole. Le commandant du camp, Egon Zill, est absent depuis quelques jours, de même que le SS-Obersturmf¨hrer Schlachter […]. Au début de l’après-midi, alors que l’orage menace, et après avoir coupé les fils du téléphone, deux d’entre eux revêtent des uniformes SS […] et prennent place à l’avant du véhicule de Schlachter. Winterberger est assis à la place du passager, les autres sont cachés à l’arrière. Ils franchissent la barrière de garde, située sur la route qui mène au camp, en répondant au garde qui s’est mis au garde-à-vous en reconnaissant le véhicule,par un «Danke schön,Heil Hitler ! » […] Ils choisissent de se diriger vers le col de la Charbonniere, abandonnent le véhicule à Châtenois et revêtent les vêtements civils qu’ils ont emportés. À une heure du matin, ils passent à pied le col de Sainte-Marie-aux-Mines, en évitant la patrouille. Ils sont désormais en France occupée. […]
Christmann est rattrapé et ramené au KL-Natzweiler. Après plusieurs jours de tortures, il est pendu publiquement par Kramer, le 5 novembre 1942.
Extrait de Steegmann, Robert, Le KL-Natzweiler et ses Kommandos : une nébuleuse concentrationnaire des deux côtés du Rhin 1941-1945, Strasbourg, Éditions de la Nuée Bleue, 2005, p 362.
Article non renseigné. Si vous avez connaissance de personnes internées dans ce camp, cliquez ci-dessus sur “Compléter” et ajoutez leur nom, prénom, les circonstances de l'internement et la date de l'internement, si possible.
12/04/1939 -Décret du 12 avril 1939 sur la création des CTE (Compagnies de Travailleurs Étrangers). 22/06/1940 -L'armistice met fin aux combats. L'Alsace est occupée par l'Allemagne nazie. L'administration civile de l'Alsace est confiée au Gauleiter de Bade-Alsace, Robert Wagner, avec pour mission de gagner en une décennie la population alsacienne à la cause du national-socialisme. 13/07/1940 -Le Gauleiter Robert Wagner décide d'expulser les Juifs restés en Alsace, et de confisquer tous leurs biens, intérêts et droits au profit de l'État. 14/07/1940 -Les Alsaciens non Juifs sont autorisés à rentrer chez eux. 27/09/1940 -Loi du 27 septembre 1940 sur la création des GTE (Groupements des Travailleurs Étrangers). 22/02/1941 -Décret du 22 février 1941 sur les sanctions à appliquer dans les GTE (Groupements des Travailleurs Étrangers). 01/05/1941 -Création du camp de Natzweiler-Struthof. 29/07/1941 -L'allemand devient la langue obligatoire en Alsace-Lorraine. 27/05/1944 -Bombardement alliés de Strasbourg et de ses faubourgs. 11/08/1944 -Bombardement alliés de Strasbourg et de ses faubourgs. 25/09/1944 -Bombardement alliés de Strasbourg et de ses faubourgs. 23/11/1944 -Le camp de Natzweiler-Struthof est libéré par les alliés. 07/05/1945 -Le général Jodl et l'amiral Freideburg signent la capitulation sans condition au quartier général d'Eisenhower à Reims, en présence de représentants britanniques, français, américains et soviétiques. La reddition entrera en vigueur le 8 mai à minuit. 02/11/1945 -Ordonnance du 2 novembre 1945 sur la dissolution des GTE (Groupements de Travailleurs Étrangers). 29/05/1946 -Début du procès contre le personnel du camp de Natzweiler-Struthof.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Paul Ernest dit Paul Bourson Farouche opposant au régime nazi, Exposé2 pages,
réalisation 2011 Auteur :
Alain LAPLACE
- terminal
Article extrait d'une étude généalogique sur la famille BOURSON de Vigy (Moselle) et alliés (http://majoresorum.eklablog.com)
Émile Bollaert
(11/1945 - 1947) Commissaire régional de la République pour la région de Strasbourg (Bas-Rhin et Haut-Rhin). Arrêté et déporté en Allemagne en 1944, il est désigné commissaire de la République à Strasbourg après son rapatriement (1890-1978)
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