Jean Raillard, né le 6 août 1914, fait prisonnier de guerre par les Allemands le 22 juin 1940 :
"Les Allemands nous rassemblent et nous parquent dans un pré clos.
Nous sommes des milliers et dès le lendemain, par étape de 50 à 60 Km, nous arrivons les pieds en sang à Vaucouleurs, parqués comme des animaux, nous restons les quatre premiers jours quasi sans manger. Puis les jours suivants nous aurons un kilo de pain pour douze hommes et un quart de bouillon d’os.
Il n’y a qu’un petit robinet d’eau qui coule comme à regret, aussi faut-t-il faire la queue durant plus d’une heure pour enfin emplir son petit récipient.
Durant cette période plus ou moins organisée, les Allemands étant débordés par le nombre de prisonniers, il était possible de s’évader en prenant quelques risques ; quelques uns l’ont fait mais les Allemands savaient nous conditionner : une dame soit disant de la Croix Rouge venait dans le camp nous informer : "Des accords viennent d’être signés vous allez être démobilisés et vous pourrez rentrer dans vos familles avec des autorisations en règle et ceux qui n’auront pas ces pièces seront considérés comme déserteurs et pourront être renvoyés en Allemagne".
Nous avions également des prêtres qui nous remontaient le moral et célébraient des messes en plein air ; et c’est là que j’ai eu la joie de retrouver mon camarade Henri Bresson.
Celui qui n’a pas connu la faim ne peut se rendre compte de la souffrance qu’elle provoque. C’est comme une barre de fer rouge que l’on vous enfonce dans le ventre.
A notre arrivée dans ce camp de Vaucouleurs il y avait beaucoup de buissons, mais à notre départ il ne restait rien, nous avions tout mangé. Et ce sont les petites racines qui sont les meilleures bien propres, coupées en petites rondelles bien fines, elles soulagent l’estomac.
Nous étions couchés à même la terre sans le moindre abri et nous avons subi la pluie sans arrêt. Pour la plupart nous étions atteints de diarrhée et parfois faisions du sang.
Je n’y échappe pas et je suis dans un état de faiblesse sans pareil .
Pour aller aux feuillées (petites tranchées de 20 centimètres de large sur cent mètres de longueur creusée à une extrémité du camp) nous nous réunissions à plusieurs camarades pour y aller car des Malgaches et des Sénégalais qui mouraient de faim, la rumeur voulait que des blancs aient disparus.
Vers le 28 juillet 1940 nous quittons Vaucouleurs pour être encasernés à Rémilly."
Article non renseigné. Si vous avez connaissance de personnes internées dans ce camp, cliquez ci-dessus sur “Compléter” et ajoutez leur nom, prénom, les circonstances de l'internement et la date de l'internement, si possible.
12/04/1939 -Décret du 12 avril 1939 sur la création des CTE (Compagnies de Travailleurs Étrangers). 27/09/1940 -Loi du 27 septembre 1940 sur la création des GTE (Groupements des Travailleurs Étrangers). 22/02/1941 -Décret du 22 février 1941 sur les sanctions à appliquer dans les GTE (Groupements des Travailleurs Étrangers). 16/03/1941 -Le gauleiter Bürckel, responsable, entre autre, de l'Alsace Lorraine, demande aux Mosellans se reconnaissant Français une déclaration d'option. 08/04/1941 -Départ vers la France des Mosellans se reconnaissant Français. 02/11/1945 -Ordonnance du 2 novembre 1945 sur la dissolution des GTE (Groupements de Travailleurs Étrangers).
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Paul Joseph dit Joseph Bourson Arrêté comme otage et fusillé le 11 juin 1944 à Mussidan (Dordogne), Blog2 pages,
réalisation 2011 Auteur :
Alain LAPLACE
Article rédigé à l'occasion de mes recherches généalogiques, puis la mise en ligne d'un blog (http://majoresorum.eklablog.com)dédié à la famille BOURSON qui a été expulsée en 1940 du village de Vigy (Moselle) et réfugiée à Mussidan (Dordogne) et les villages alentours où elle a vécu toute la durée de la guerre. Plusieurs personnes natives de Vigy faisaient partie des 52 otages fusillés le 11 juin 1944.
André Campion
(16/07/1939 - 17/09/1940) Préfet de la Meuse
Louis Boucoiran
(17/09/1940 - 14/11/1941)
Edmond Jean Schmidt
(21/09/1940 - 04/11/1946) Préfet de Meurthe-et-Moselle à compétence régionale. En janvier 1942 il est promu préfet de Meurthe-et-Moselle, de la Meuse et des Vosges, sous tutelle de la Feldkommandantur
Jacques Simon
(14/11/1941 - 23/05/1942) Préfet de la Meuse
Louis Dupiech
(23/05/1942 - 20/07/1943)
Marcel Daugy
(20/07/1943 - 05/04/1944)
Jacques Guillemaut
(05/04/1944 - 03/05/1944) Préfet de la Meuse
Robert Rousselle
(03/05/1944 - 31/08/1944)
Francis Bauer
(31/08/1944 - 29/12/1944) Préfet de la Meuse
Henri Morel
(29/12/1944 - 09/05/1947) Préfet de la Meuse
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