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Texte pour ecartement lateral

Suzy Fruchter

Soeur de Janine Fruchter
Texte pour ecartement lateral

Montreuil 93100 Seine-Saint-Denis
Nom de naissance: Fruchter
Date de naissance: 1936
Aidé ou sauvé par : - Ernest Lepileur - Renée Lepileur - Denise Lepileur Levallois
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Histoire

Ernest* et Renée Lepileur* ont une ferme, la Soudextrie, à Sainte-Croix-de-Saint-Lô, située à l'écart du village.
Ils y vivent avec leurs enfants, René, Denise* et Eugène.

Kalman Fruchter et son épouse Rachel, juifs, s'occupaient d'une maison d'accueil pour enfants d'origine hongroise à Montreuil.
Lors de la rafle du Vel d'Hiv en juillet 1942, l'une des cousines de Rachel évite de peu l'arrestation, aidée par une voisine qui la prévient que la Gestapo est chez elle. Ses parents seront arrêtés et déportés.
L'adolescente est alors confiée au père Louis Jeanne.

Rachel Fruchter est inquiète pour ses deux filles âgées de 4 et 6 ans, Janine et Suzy.
Elle s'adresse au père Louis Jeanne, originaire de La Luzerne dans la Manche.
Il demande à Renée* et Ernest Lepileur*, des agriculteurs de Saint-Lô, d'accueillir les deux petites filles.

Ernest* vient les chercher à la gare de Saint-Lô en carriole et les amena à la ferme, au lieu dit La Soudextrie à Sainte-Croix-de-Saint-Lô. Une soupe de légumes, préparée par Renée*, les attend sur la table.
Ernest* et Renée* devinrent rapidement "grand-père" et "grand-mère" et Denise* devint "maman", tant les petites se sentaient en confiance au sein de cette famille.
Denise* leur racontait des histoires et leur chantait des chansons dont elles se souviendront bien longtemps.

Les deux fillettes, présentées comme des cousines de la ville venues au grand air, ne fréquentent pas l'école du village et une institutrice vient tous les jours les faire travailler.
En revanche, pour ne pas éveiller les soupçons, les fillettes accompagnent les Lepileur* à l'église le dimanche.

Rachel et Kalman viennent voir leurs filles pour Noël 1943, munis de faux papiers au nom de Foucher.

Denise* se souvient : "Un jour, des Allemands sont venus demander du ravitaillement. L'un d'eux a joué avec l'une des fillettes juives. Nous avons eu très peur. Drôle de guerre où pouvaient côtoyer des tortionnaires et des pères en manque d'affection."
Mais le secret est bien gardé et Janine et Suzie Fruchter vivront heureuses à Sainte-Croix-de-Saint-Lô durant deux ans.

Le 6 juin 1944, Saint-Lô est gravement touché par les bombardements alliés lors du débarquement et quelques jours avant le débarquement allié, la ferme des Lepileur*, réquisitionnée par les Allemands, devient un poste de commandement.
Le village est évacué.
Les Lepileur* se réfugient avec leur famille et les deux fillettes Juives en charrette chez Louis et Eugénie Levallois, les parents de Georges, le fiancé de Denise*.

Toute la famille rentrera à la ferme après la Libération de la Normandie en juillet.
Malheureusement, le jeune Eugène, âgé de 17 ans, se tue en ramassant une bombe tombée dans la ferme.

Janine et Suzie Fruchter, deux petites filles heureuses, retrouvent leurs parents après la Libération.
Janine et Suzy ont toutefois quelques difficultés à se réhabituer à la vie en appartement.
Pour Suzy, "La Soudextrie, c'est comme si une partie de nous-mêmes était restée là et avait continué à vivre" et Janine ajoute : "Toute ma jeunesse est liée à la terre normande, c'est le berceau de mon enfance".

Les deux familles restent amies et Janine et Suzy reviennent le plus souvent possible visiter la famille Lepileur.

Saint-Lô, ville martyre, fut décorée de la Légion d'honneur en 1948 et reçut le surnom de "Capitale des Ruines".

08/11/2009

asso 1035

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Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse 7 pages, réalisation 2013
Auteur : Thierry Noël-Guitelman - terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. )
2 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André )
3 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
4 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
5 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )
6 Les grands entretiens : Jacques Altmann (Né en 1923, Jacques Altmann est l'aîné de cinq garçons. Ses parents Dina et Suscher et ses quatre plus jeunes frères sont déportés sans retour à Auschwitz le 3 novembre 1942. Jacques Altmann les rejoint le 10 février 1944 après avoir séjourné dans les camps parisiens annexes de Drancy, Austerlitz et Lévitan. Il sera libéré en 1945. )

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***  Recherches familles Fruchter

    Au début de la guerre 39-45 à l'exode, la famille du coté de ma mère Fellous Brene née Fruchter à Maskimowka (Pologne - Ukraine actuel) - la famille de ma mère nous a demandé de venir chez eux pour nous cacher. Nous n'avons pu partir. C'était à Niort ou aux environs. Reste-t-il de la famille ou descendant Fruchter. Ma mère Brein Fruchter a disparu à AUSCHWITZ en 1944. Enfants, petits et arrières j'espère Richard Fellous
    richardperi@hotmail.fr
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