Dora Schaul, née Davidson, travaille dans une école de commerce à Essen (Allemagne). Elle s'exile à Amsterdam, puis Juive, Allemande et communiste, elle choisi de se réfugier en France à la fin de l'année 1934 avec son compagnon rencontré aux Pays-Bas, Alfred Benjamin dit Benn, envoyé en France par le parti communiste.
Elle exerce divers petits emplois et obtient de l'aide grâce au Secours Rouge international.
Frappés par la législation mise en place par le gouvernement Daladier en novembre 1938 concernant les étrangers, Dora, qui n'a aucun titre de séjour à la déclaration de la guerre se déclare à la Préfecture de Paris pour ne pas être confondue avec les nazis.
Elle est alors arrêtée et internée à la Petite Roquette le 18 octobre 1939 comme "ressortissante d'une puissance ennemies" et "étrangère indésirable". Dora et Alfred Benjamin se marient.
Alfred Benjamin est envoyé au camp du Vernet. Dora est transférée le 16 octobre 1939 au camp de Rieucros en Lozère, camp de femmes étrangères essentiellement constitué d'antifascistes allemandes et de républicaines espagnoles. Elle y restera internée jusqu'à la fermeture du camp en février 1942. Au camp de Rieucros, elle se prend d'affection pour un enfant interné avec sa mère, Clara, une républicaine espagnole. Elle s'occupe de l'enfant qui deviendra le romancier Michel del Castillo.
Dora écrit de longues lettres à Benn, illustrées de petites peintures à l'encre de Chine, elle témoigne ainsi des conditions de vie dans le camp.
Elle réussit à s'évader du camp de Brensle 14 juillet 1942, bénéficiant de l'inattention des gardiens qui célèbrent la fête natioanle, échappant de peu à la déportation. A peine un mois plus tard, les Allemandes et les Polonaises juives du camp seront déportées.
Elle rejoint Toulouse et arrive à Lyon environ un mois après son évasion et s'engage dans l'organisation de résistance,le TA (Travail allemand ou anti-allemand), réseau antinazi allemand créé au sein du PCF en août 1941, elle rejoint la résisitance française. Le Parti Communiste lui procura de faux papiers et elle devint officiellement alsacienne et travaille dans une cantine de la Wehrmacht.
Alfred Benjamin, son mari, réussit à s'évader de Chaunac et gagne Lyon dans l'espoir vain de retrouver Dora. Il s'enfuit alors vers la Suisse et est victime d'un accident mortel.
Au printemps 1943, Dora, grande et belle femme blonde, se fait employer au sein de la Deutsche Feldpost (Poste Militaire allemande), installée dans une aile de l'Ecole de Santé militaire à Lyon, sous le pseudonyme de Renée Fabre. Son rôle consiste à trier les mandats en provenance d'Allemagne et à les ranger selon les codes postaux des divisions de l'armée allemande en mouvement en France. En juillet 1943, la Gestapo de Klaus Barbie s'installe en face de la Poste des Armées
Elle communique à la Résistance françise toutes les informatios dont elle a connaissance, les muvements des troupes allemande et les noms des destinataires des lettres qu'elle trie.
Dora ne reverra jamais ses parents et sa soeur, restés à Essen, et qui seront déportés sans retour au camp de Majdanek.
A la fin de la guerre, elle retourne en Allemagne et épousera Hans Schaul qui avait été interné au camp de Djelfa en Algérie.
« Ne dites pas que j’ai été une femme extraordinaire. C’est la vie, ce sont les circonstances qui te façonnent. Ce que j’ai fait, d’autres l’auraient fait dans des situations analogues. Quand en 1940, l’armée allemande a envahi la France, ce n’était pas mon armée qui arrivait. J’ai affronté la difficulté. Etre juive et allemande comportait des risques Mais la passivité n’engendre pas la sécurité. Autour de moi, dans ma famille, ceux qui sont restés passifs ont disparu… » Dora Schaul
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Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Blog sur quelques Justes et sur le livre (Blog hébergé par la Tribune de Genève sur quelques justes honorés par Yad Vashem sur l'intervention du délégué pour la Suisse et la région frontalière Ain et Haute-Savoie, Herbert Herz, ainsi que sur divers événements organisés autour de la parution du livre "Mon combat dans la Résistance FTP-MOI" ) 2 Le site du poète Pierre Emmanuel (Le site officiel du poète Pierre Emmanuel. Vous y trouverez aussi des pages sur sa vie et son action à Dieulefit durant la guerre, à Beauvallon, puis à la Roseraie. ) 3 Guy Sanglerat, ancien membre du Coq Enchaîné (Le Coq Enchaîné était un réseau de résistance de la région qui pendant l'occupation allemande rassemblait des syndicalistes, des socialistes et des radicaux de la mouvance d’Édouard Herriot. Membre du réseau, Guy Sanglerat publie ses souvenirs.. )
4 Le Coq enchaîné (Le Coq enchaîné : un journal clandestin sous l'occupation allemande. Le premier numéro fait son apparition en mars 1942. Les membres du Coq Enchaîné mèneront aussi des actions de résistance. Il a compté jusqu'à 400 membres. Le réseau sera décimé en 1943. Guy Sanglerat raconte ... )
5 Les archives du conseil général de Savoie (La liste des 168 "travailleurs israëlites" en partance de Ruffieux, établie le 24 Août 1942. )
Alexandre Angeli
(1940 - 1944) Alexandre Benoît Joseph Angeli, Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1893-1962) (1893-1962)
Édouard Bonnefoy (24/01/1944 - 05/1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire). Résistant, il sera dénoncé par la Milice, arrêté par la Gestapo et déporté à Neuengamme (1899-1945).
André Boutemy
(1944 - 1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1905-1959)
Yves Farge
(1944 - 1945) Commissaire régional de la République de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1899-1953)
Henri Longchambon
(1944 - 1946) Préfet du Rhône puis commissaire de la République pour la région Rhône-Alpes (1896-1969)
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