Née en 1914 dans un petit village lorrain au sein d'une famille de paysans, destinée par ses parents à devenir paysanne elle-même, Simone Coqué* s'est révélée très bonne élève à l'école et la première fille du canton à obtenir le certificat d'études. Sa persévérance et son opiniâtreté finissent par convaincre ses parents de la laisser aller poursuivre des études de puéricultrice puis d'infirmière à Metz.
A la déclaration de guerre, elle est infirmière à l'hôpital militaire de Metz, ville qu'elle quittera quelques jours après l'invasion allemande pour Lyon, où elle devient infirmière au grand hôpital. Mais elle souhaite poursuivre ses études et entre en septembre 1941 à l'école d'assistantes de service social à Lyon.
Son diplôme en poche, elle sollicite un poste à Limoges (ses parents et son frère ont été expulsés dans les environs), mais cela ne peut se faire et elle commence son nouveau travail à Lyon.
C'est là qu'en novembre 1942 elle est approchée par une autre assistante sociale qui lui parle des enfants juifs et des rafles. Elle accepte immédiatement de participer à un réseau d'aide.
Elle est présentée à Georges Garel (de son vrai nom Grigori Garfinkel), qui a mis en place le "circuit Garel", réseau de sauvetage des enfants de l’OSE (Œuvre de secours aux enfants).
Pour Georges Garel, Simone Coqué* est une recrue de choix : célibataire, ancienne infirmière ayant une solide expérience, expulsée et détestant Pétain autant que les nazis, catholique fervente. Le premier travail qu'il lui confie sera de placer des enfants dans des familles d'accueil dans la région lyonnaise.
Au printemps 1943, Simone Coqué* obtient sa mutation à Limoges. Elle y assurera des convoyages d'enfants de Limoges à Annemasse. Elle continuera également à placer des enfants, cette fois dans le département de la Haute-Vienne, et à assurer leur suivi, mais elle va aussi jouer le rôle d'intermédiaire entre Georges Garel et les responsables départementaux et régionaux du réseau.
Simone Coqué* sera ainsi amenée à transporter et répartir de fortes sommes d'argent et, bien entendu, des instructions. Elle se déplace beaucoup: Poitiers, Périgueux, Bergerac, Tulle, Brive-la-Gaillarde, Ussel, Rochechouart, puis Toulouse, le Puy-en-Velay, Cahors, Tarbes, Montpellier, etc.
Début 1944, Simone Coqué* se voit confier la responsabilité du département de l'Aveyron tout en continuant son travail de liaison et de transport de fonds pour le Centre et le Sud-Ouest. C'est au cours de cette nouvelle mission qu'elle va faire la connaissance d'un jeune garçon, caché à l'orphelinat de Grèzes à Sévérac-l'Église, et qui se désespère.
Le petit Salomon Jassy, né en 1936 à Strasbourg, de parents Polonais, faisait parti des enfants accueillis dans un premier temps au château de Chabannes et soudainement dispersés une nuit de l'automne 1943. Il a vécu la séparation d'avec sa sœur Tamar, dite Antoinette, née le 26/06/1933 à Strasbourg, comme un véritable déchirement. Sans nouvelles de ses parents (il ignore que son père a été déporté à Auschwitz), l'enfant se laisse dépérir. Les contacts que Simone Coqué* va nouer avec lui, l'affection qu'elle va lui apporter tout au long de ses visites, vont redonner espoir et goût de la vie au petit Salomon.
50 ans après, Salomon décide de retrouver sa bienfaitrice. Nous sommes en 1993. "Pour lui, elle fut comme une autre mère, une mère qui rassure, console, cajole. Aime, tout simplement".
Dès lors commence un véritable jeu de piste pour retrouver la femme, la religieuse, croyait-il, qui l’avait caché et sauvé, pendant la Guerre. De Tel-Aviv où il vit avec son épouse Ayala, Salomon envoie une carte à Simone. Destination : Rodez dans l’Aveyron. Elle lui revient avec la mention : "Inconnue à cette adresse". Salomon ne baisse pas les bras. Il demande à l’association Alumin de l’aider. En 2000, il met à contribution le maire de Rodez, Marc Censi. C’est le chauffeur du maire, Maurice Pierre, qui se prend au jeu, qui finira, en utilisant à bon escient les médias locaux et plusieurs personnalités à retrouver Simone Coqué*. C’est en 2003 que l’énigme trouve sa solution : Simone Coqué*, 89 ans, désormais Simone Stolze, bien que revêtue à l’époque d’une coiffe, n’était en rien une religieuse. Elle est veuve, elle a 7 enfants et 6 petits-enfants et vit à Thionville. C’est là que Salomon
Simone Coqué* épouse Stolze a reçu le 27 avril 2004, le titre de Juste parmi les Nations.
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Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Paul Ernest dit Paul Bourson Farouche opposant au régime nazi, Exposé2 pages,
réalisation 2011 Auteur :
Alain LAPLACE
- terminal
Article extrait d'une étude généalogique sur la famille BOURSON de Vigy (Moselle) et alliés (http://majoresorum.eklablog.com)
Émile Bollaert
(11/1945 - 1947) Commissaire régional de la République pour la région de Strasbourg (Bas-Rhin et Haut-Rhin). Arrêté et déporté en Allemagne en 1944, il est désigné commissaire de la République à Strasbourg après son rapatriement (1890-1978)
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