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Région :
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Département :
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Texte pour ecartement lateral

Robert Klapisch

Texte pour ecartement lateral

Cachan 94230 Val-de-Marne
Date de naissance: 1932 (Cachan)
Aidé ou sauvé par : - Francia Labioz-Lamberlin - Louise Labioz-Lamberlin
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Histoire

Gaston Bourdon*, né en 1914, est chauffeur-livreur et travaille à l'usine qui appartient à la famille Klapisch à Cachan.
Il vit à Cachan avec son épouse Emma née Maçon en 1917.
 
Joseph Klapisch, né en Pologne en 1901, épouse à Paris Hilda Lebrecht née à Paris en 1899. Ils viennent tous deux de familles juives orthodoxes et sont parfaitement intégrés dans la société française. 
Hilda et Joseph Klapisch auront avoir deux filles, Béatrice, née à Paris en 1927, et Paulette, née en 1931 à Cachan.
 
Joseph Klapisch est associé avec ses frères, Solly Klapisch et David Klapisch, dans l’entreprise familiale crée par son père Mordechai Klapisch établit en 1913 en France avec son épouse Sarah, veuve qui a déjà deux filles et leurs trois fils. La société qui deviendra Klapisch Frères à la mort du père sera un acteur de premier plan entre 1930 et 1970 dans la production et la commercialisation du saumon fumé en France. Avec le concours de ses trois fils aînés, Mordechai Klapisch avait organisé la production et la vente des harengs marinés ou fumés et d'autres préparations encore peu connues en France.
 
Cette usine est installée à Cachan depuis 1921. 
Dans les années 1920-1930, la société ouvre huit magasins dans plusieurs quartiers populaires de Paris. Le plus jeune des fils, Solly Klapisch, s'affirme comme un entrepreneur visionnaire et innovant. À compter des années trente la société se lance dans la production du saumon fumé et invente des produits pré-découpés.
 
Toute la famille loge 43 rue Camille Desmoulins, dans un des logements de l'usine où il y a même un lieu de prière où des offices sont organisés pendant les fêtes juives.
 
Durant l'occupation allemande, les lois raciales forcent la société Klapisch à cesser son activité. Solly Klapisch, marié avec Blima Blanche née Lax née en 1913, organise avec sang-froid la sécurité de son épouse et de leurs trois enfants, Robert, né en 1932, Liliane, née en 1933, Marcel, né en 1938, et Fernand né en 1940 à La Baule. Conscient du danger, il refuse le recensement de Vichy et réussit à faire passer toute sa famille à Aix-les-Bains, dans la zone d’occupation italienne. 
 
Le 14 mai 1941, lors de la rafle des notables, Joseph Klapisch est convoqué par la police française au commissariat de Gentilly. Arrêté parce que juif, il est transféré au camp de Beaune-la-Rolande et sera déporté sans retour vers Auschwitz (Pologne) le 28 juin 1942 par le convoi 5. D'abord affecté comme comptable dans un bureau, il est éliminé le jour où ses lunettes se cassent...
 
David Klapisch est lui aussi arrêté et interné au camp de travail de Blechhammer. Il survit à la déportation et rentrera à la fin de 1945. 
 
Jakob Lax, le beau-père de Solly Klapisch, fourreur parisien, est lui aussi arrêté par la police française, il est interné à Drancy d’où le Convoi n° 45 du 11 novembre 1942 le conduit à Auschwitz où il est gazé dès son arrivée, le 16 novembre 1942.
 
Hilda Klapisch reste seule à Cachan avec Béatrice et Paulette
Leurs voisins, la famille Marchais, leur avait proposé leur aide en cas de soucis.
 
Un matin de juillet 1942, la milice française frappe à la porte de l’usine. Hilda Klapisch prend ses filles et elles sortent sans bruit par l’arrière de l’usine pour se réfugier chez leurs voisins les Marchais. Le chauffeur de l’usine Gaston Bourdon* était parti travailler ailleurs après la fermeture de l'usine. Il fut alors contacté par la famille Marchais. Avec son camion il se gare à l’arrière de l’usine sans que la milice le voie et amène Hilda Klapisch et ses filles à son domicile à Cachan non loin de l’usine.
 
Pendant plusieurs jours Emma* et Gaston Bourdon* vont prendre soin de leurs protégées, Ils vont aussi les conduire chez les grands-parents maternels qui étaient restés à Paris dans le Xe arrondissement, cachées sous les ballots de linge sale dans le camion de blanchisserie.
 
Emma* et Gaston Bourdon* organisent ensuite le passage des 7 membres de la famille qui étaient encore à Paris vers la ligne de démarcation afin que des résistants prennent le relai.
 
Les enfants de Hilda et Joseph Klapisch, Béatrice, Paulette, et les enfants de Blanche et Solly Klapisch, Robert, Liliane, Marcel et Fernand sont tous placés à Clairfleurie à Trévignin sous la protection de Francia* et Louise Labioz-Lamberlin*, les deux directrices du Home d'enfants.

16/09/2022

asso 14416

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Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse 7 pages, réalisation 2013
Auteur : Thierry Noël-Guitelman - terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.


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1 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. )
2 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André )
3 Albert Szerman, rescapé des rafles du Vél d'Hiv' et de La Varenne (Le 20 mai 2012, une cérémonie de reconnaissance des sauveurs d'Albert Szerman, les Justes Solange* et Henri Ardourel*, s'est déroulée à la Salle polyvalente de Crouy. Témoignage d'Albert Szerman. )
4 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
5 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ? )
6 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )

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