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Marceline Loridan-Ivens

Texte pour ecartement lateral

Épinal 88000 Vosges
Nom de naissance: Rosenberg
Nom d'épouse: Loridan-Ivens
Date de naissance: 19/05/1928 (Épinal)

Nationalité : Française
Arrestations: 1944
Age de l'arrestation : 16
Date et lieu de la déportation : 13/04/1944
Numéro de convoi : 71
Nom du camp : Auschwitz
Date du retour de camp : 05/1945
Profession: Cinéaste
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Marceline-Loridan-Ivens
Marceline Loridan-Ivens et Simone Veil
source photo : Arch. fam.
crédit photo : D.R.
Histoire
Marceline Loridan-Ivens est née Marceline Rosenberg, le 19 mai 1928 à Épinal (Vosges).

Elle naît de parents juifs polonais émigrés de Lodz à Nancy en France en 1919, via Berlin.
Deux enfants sont nés en Pologne et trois enfants naîtront en France.

M. Rosenberg est sioniste et président de la communauté juive de Nancy. Il est manœuvre dans une usine de tricotage et Mme Rosenberg est bobineuse.
Ils feront ensuite les marchés, puis ouvrent un magasin et enfin une usine de tricotage à Nancy.

Ils s'installent à Épinal à la suite d'un revers de fortune et recommencent à zéro.

En septembre 1939, Marceline, 11 ans, entre en 6e au Collège de jeunes filles d'Épinal.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, son frère aîné est mobilisé, la famille fuit avec 4 enfants. Ils arrivent à Limoges et sont pris en charge par la communauté juive.
Ils partent ensuite à Vichy car Mme Rosenberg, malade du foie, doit faire une cure.
Ils vont ensuite à Lyon où ils habitent à l'hôtel.

En 1940, les trois plus jeunes enfants sont placés dans une pension à 20 km de Lyon où ils resteront jusqu'en mars 1941, date à laquelle les parents Rosenberg achètent une très belle maison à Bollène (Vaucluse) où toute la famille est réunie et est enregistrée comme juive à la mairie.

Ils sont en zone occupée par les Italiens.

Marceline est pensionnaire au lycée de jeunes filles d'Orange et entre en "résistance".
Elle est alors renvoyée de l'école en 1942 sur dénonciation.
Elle rentre alors dans un autre lycée, les deux plus jeunes sont cachés à 10 km de Bollène, mais Marceline doit quitter le lycée à cause des lois antisémites.

Les deux aînés se sont engagés dans la Résistance.

Le maire de Bollène et le commissaire préviennent les Rosenberg de chaque rafle. Le commissaire, résistant, sera déporté sans retour vers Dachau.

Fin 1943, les rafles se multiplient et Marceline est cachée dans la région de Montélimar pendant deux mois avant de rentrer à Bollène.

La famille décide de partir début 1944 dans une maison abandonnée dans la forêt et déménage une grande partie des meubles.
Dénoncés par un fermier, leur maison est envahie par douze hommes de la Gestapo d'Avignon et des miliciens français alors qu'ils devaient partir le jour même, munis de faux papiers.
Sa mère réussit à s’échapper avec sa sœur aînée par le chemin au fond du parc qui donnait sur la forêt.

Marceline, 15 ans, se retrouvent coincée et est arrêtée en même temps que son père.
Ils sont emmenés tous les deux à la prison d'Avignon, avec Suzanne et Marie Mellman et des résistants arrêtés en même temps qu'eux.
Ils sont ensuite interrogés par la Gestapo d'Avignon.

Ils seront ensuite transférés à Drancy où ils vont passer 15 jours avant d'être déportés vers Auschwitz-Birkenau par le convoi 71 du 13 avril 19441. M. Rosenberg sera déporté sans retour.

Marceline témoigne : Je me dis qu’il faudra travailler dur la semaine mais qu’on se verra le dimanche avec papa. Cependant, quand les portes du wagon s’ouvrent, l’horreur me saute au visage. Des molosses aboient, des hommes en uniforme pointent sur nous leurs mitraillettes, pendant qu’un commando de déportés en habit rayé nous fait descendre. En rang par cinq, nous arrivons dans des baraques ­sinistres où on nous tatoue un ­numéro sur l’avant-bras.

Les plus ­anciennes déportées nous disent : "Regardez la fumée qui s’échappe du baraquement d’à côté... “Elles” sont toutes au commando du ciel !" On ne comprend pas car on ne sait pas encore. On a subi un tel enchaînement de violences ­depuis l’arrivée que notre cerveau ne répond plus... Heureusement, il y a Simone [Veil], une autre Française. Avec sa mère et sa sœur, elle se trouve sur une des planches du baraquement, juste en face de moi. Elle a 16 ans et demi et je la trouve très belle. Il émane des trois une sorte de force qui m’attire et m’impressionne.

Tous les jours, dès 4 heures du matin, en rangées de cinq, on nous compte, puis on nous force à faire des corvées humiliantes et inutiles, comme porter des pierres à 500 mètres de là en courant, pour les ramener à l’endroit initial. Habillées de loques et affamées, nous nous sentons nues dans l’hiver glacé. Jeunes et rebelles, Simone et moi décidons un jour de nous planquer pour échapper aux corvées. Chaque matin, il faut entasser les paillasses et les recouvrir d’une couverture. Juste après l’appel, on se glisse entre deux matelas et on disparaît sous la couverture. Nous prenons certes le risque d’être découvertes et de mourir, mais c’est ainsi que se crée notre complicité. Dans le noir, entre silence et murmures étouffés...

Puis nous sommes transférées du bloc A au bloc B. Par chance, nous sommes de nouveau ensemble. Douze heures par jour, nous creusons des tranchées et cassons des cailloux, toujours l’une à côté de l’autre... Discrètement, on évoque le passé, on se raconte des histoires, on se soutient. Pour oublier que, tôt ou tard, on passera au gaz. Car maintenant "on sait". Parfois, on fredonne une chanson et les "vieilles" de 25 ans nous demandent comment on ose chanter. Simplement parce qu’on a conservé un peu de l’insouciance de notre jeunesse. Ce n’est bien sûr pas de la joie, mais tout ce qui fait du bien est bon à prendre ! Il faut tenir le plus longtemps possible.

Je serai libérée en mai 1945. Et ce n’est qu’en 1956 que je retrouverai Simone, par hasard. Depuis qu’elle avait été transférée dans un autre camp, moins dur, après qu’une kapo lui eut dit : "Toi, tu es trop belle pour mourir", je l’avais perdue de vue. Nous revoir vivantes fut un immense bonheur. Je la considère comme une sœur. Les souvenirs qui nous lient sont ­tellement puissants, la blessure tellement profonde que je sais qu’on s’aimera toujours.
2

Marceline rencontre et épouse le réalisateur de documentaires Joris Ivens, l'assiste dans son travail et co-réalise certains de ses films, notamment Comment Yukong déplaça les montagnes en 1976.

En 2003, elle réalise un film de fiction : La Petite prairie aux bouleaux, avec Anouk Aimée, très inspiré de son parcours dans les camps (le titre est la traduction du terme polonais Brezinka, germanisé en Birkenau).
En 2008, elle publie ses Mémoires, Ma vie balagan, chez Robert Laffont.

14/07/2010

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En savoir plus…

Paul Joseph dit Joseph Bourson Arrêté comme otage et fusillé le 11 juin 1944 à Mussidan (Dordogne), Blog 2 pages, réalisation 2011
Auteur : Alain LAPLACE
Article rédigé à l'occasion de mes recherches généalogiques, puis la mise en ligne d'un blog (http://majoresorum.eklablog.com)dédié à la famille BOURSON qui a été expulsée en 1940 du village de Vigy (Moselle) et réfugiée à Mussidan (Dordogne) et les villages alentours où elle a vécu toute la durée de la guerre. Plusieurs personnes natives de Vigy faisaient partie des 52 otages fusillés le 11 juin 1944.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Actes du colloques de Metz (Annexion et nazification en Europe, Actes du colloques de Metz, 2003 )
2 Témoignage de Marceline Loridan-Ivens
3 Seife fabrik Bar-le-Duc (Site très complet avec photos sur la Seife fabrik de Bar-le-Duc ainsi que sur les autres casernes d'internement de Bar-le-Duc. Très intéressant et documenté. )

Notes

- 1 - Mémorial de la déportation des juifs de France de Serge Klarsfeld
- 2 - Propos recueillis par Isabelle Léouffre pour Paris Match


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Vosges

Région :
Lorraine
Département :
Vosges

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(1936 - 11/1941) Préfet des Vosges
Edmond Jean Schmidt
(21/09/1940 - 04/11/1946) Préfet de Meurthe-et-Moselle à compétence régionale. En janvier 1942 il est promu préfet de Meurthe-et-Moselle, de la Meuse et des Vosges, sous tutelle de la Feldkommandantur
André Parmentier
(11/1941 - 09/1942) André Auguste Parmentier, Préfet des Vosges. Arrêté et révoqué par la Résistance en 1944, il est relevé de sa condamnation pour faits de Résistance (1896-1991)
Jean Spach, directeur de cabinet
Albert-René Daudonnet
(09/1942 - 1944) Albert René Daudonnet, Préfet des Vosges. Accusé d'aider la résistance, il est arrêté par la Gestapo le 14/05/1944 et libéré le 01/05/1945.
Georges Parisot
(1944 - 1946) Georges Nicolas René Robert Parisot, Préfet des Vosges

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Max Lagarrigue Max Lagarrigue
1940, la France du repli, l'Europe de la défaite

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