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Denise Bystryn Kandel

Sœur de Jean-Claude Bystryn
Texte pour ecartement lateral

Colombes 92700 Hauts-de-Seine
Nom de naissance: Bystryn
Nom d'épouse: Kandel
Date de naissance: 27/02/1933 (Paris)
Aidé ou sauvé par : - Gabriel Féraud - Maria Féraud - Yvonne Féraud - Lucie Nonorgues
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Denise-Bystryn-Kandel
Jean-Claude et Denise Bystryn en 1942
source photo : Arch. flickr
crédit photo : D.R.
Denise-Bystryn-Kandel
Denise et Jean-Claude après la guerre, dans leur maison à Colombes.
source photo : Arch. fam.
crédit photo : D.R.
Histoire
Denise Bystryn est la fille d’Iser Bystryn et de Sara Wolsky Bystryn. Elle est née à Paris le 27 février, 1933 et son jeune frère, Jean-Claude, est né le 8 mai 1938.

Iser, leur père, né le 12 décembre 1901 à Drohiczyn, le père avait immigré en France au milieu des années 1920 pour étudier à l'Université de Caen. Bien qu'il ait été formé comme rabbin, il lui a fallu étudier les mathématiques et suivre des études d’ingénieur en mécanique. Avant la guerre, il était le chef mécanicien dans une usine de fabrication de camions.
Sara, son épouse, née à Brest-Litovsk le 18 décembre 1906, vint à Paris à la fin des années 1920 pour étudier l’artisanat des chapeaux et des corsets.
Sara et Iser se sont mariés en 1930.

Avant la guerre, la famille vivait à Colombes, en banlieue parisienne.
Denise était inscrite en primaire à l'école des Filles.
Bien que les parents s’expriment couramment en Français, ils parlaient yiddish entre eux.

Le 10 mai 1940, l'Allemagne a envahi la France et presque exactement un an plus tard, le 14 mai 1941, Iser Bystryn est arrêté lors des premières rafles des Juifs étrangers et emmené au camp de Beaune-la-Rolande.

Denise, Jean-Claude et leur mère Sara restent à Colombes et se rendent au camp de Beaune-la-Rolande une fois par mois pour y voir Iser. Sara communiquait avec son mari par courrier, paquets et lui envoie un plan d'évasion dissimulé dans un gâteau.
Sara tente de convaincre son mari de fuir mais il se montre tout d'abord réticent…

Un jour, des policiers français viennent à l’appartement de Colombes et lui conseille de partir. Sara comprend qu’Iser s’est évadé du camp de Beaune-la-Rolande et prend la fuite la nuit-même avec ses enfants.
Ils arrivent à rejoindre le Lot puis s'installent à Cahors.
Iser les y rejoindra.

Iser qui a un ulcère est hospitalisé pendant six semaines. Le médecin qui le soigne, résistant, sachant que son patient est Juif, le garde à l'hôpital plus longtemps que nécessaire pour le protéger et prend des dispositions pour que Denise et Jean-Claude soient placés dans un couvent.
Yvonne Féraud*, alors âgée de 19 ans, est enseignante à l'Institution Sainte-Jeanne d'Arc de Cahors.
Elle fait admettre par la Supérieure, Lucie Nonorgues* (Sœur Émilia), Denise Bystryn et Jean-Claude

Denise Bystryn, qui a 10 ans, restera au couvent jusqu'en avril 1944 sous son vrai nom de Bystryn (sans que jamais les religieuses ne cherchent à la convertir).
Jean-Claude, qui a quatre ans à l'époque, ne peut passer la nuit dans ce couvent parce que c'est un garçon et est alors placé en famille.
En 1943, Jean-Claude est placé à Escamps, chez Alfred* et Louise Aymard* où il reste à l’abri jusqu’à la fin de la guerre.
Denise est envoyée à Palaminy-sur-Cazères chez Gabriel* et Maria Féraud*

Tous ont survécu à la guerre.
Iser s’est caché d’endroits en endroits, jusqu’à se fixer dans une ferme où il fabriqua de faux papiers pour des Juifs persécutés.
Sara connut elle aussi une vie un peu nomade, y compris dans les bois.

Après la guerre, la famille reconstituée émigra vers les États-Unis en 1949. Denise décrocha un Doctorat en médecine de l’Université de Colombia et épousé en 1956 Éric Kandel, futur prix Nobel de médecine en 2000.

27/09/2009
Auteur : maxlength= maxlengt

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Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]

En savoir plus…

Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse 7 pages, réalisation 2013
Auteur : Thierry Noël-Guitelman - terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. )
2 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André )
3 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
4 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )

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