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Texte pour ecartement lateral

Danielle Amon Aubin

Texte pour ecartement lateral

Courbevoie 92400 Hauts-de-Seine
Nom de naissance: Amon
Nom d'épouse: Aubin
Date de naissance: 06/12/1937 (Neuilly-sur-Seine)
Aidé ou sauvé par : - Lucienne Caruel - Louis Maçon - Marthe Maçon
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Histoire

Marthe Flammang* et Louis Maçon*, enfants de paysans bourguignons montés se placer à Paris, se sont connus dans une maison bourgeoise où lui était chauffeur et elle cuisinière et se marient.

Marthe* et Louis Maçon* rêvaient de prendre leur retraite sur la Côte d'Azur, mais la perte de leurs économies dans les fonds russes ne leur permit de réaliser qu'une partie de leur rêve: ils louèrent le rez-de-chaussée d'une villa au Cannet, dans le quartier de Rocheville, dont le propriétaire habitait l'étage et durent travailler jusqu'à la fin de leurs jours, lui comme jardinier de résidences secondaires, elle comme femme de ménage.

Jacques Amon et Maggy née Fresco, sont originaires d'Istanbul et francophones. Ils arrivent à Paris à la fin de l'année 1921, où naît leur fils Albert, le 1er janvier 1922. Ils rentrent avec leur nouveau né à Istanbul et reviennent s’installer définitivement en France, dans le quartier de Bécon les Bruyères à Courbevoie, en 1927.
Ils sont naturalisés français en 1927 et le 6 décembre 1937, naît la petite Danielle. Entre temps, une amitié solide s’est nouée entre les Amon et les Maçon*, qui sont voisins à Bécon-les-Bruyères.

Jacques n'a pas de travail stable. Son épouse, Maggy, qui avait fait des études secondaires dans un collège américain, et parlait plusieurs langues, trouva un emploi de secrétaire dans la Maison Gibbs, pour qui elle travaillera jusqu'à son arrestation. Son amie et collègue, Lucienne Caruel*, orpheline de bonne heure, célibataire et sans enfant est secrétaire.

Lorsque la guerre éclate, la maison Gibbs est repliée à Rennes avec son personnel, mais à l'arrivée des troupes allemandes dans la ville, Lucienne Caruel* regagne Paris, tandis que l’exode jette Maggy et ses enfants sur les routes de France, jusqu’à Saint-Palais, au pays basque.

En septembre 1940, la famille est de nouveau réunie à Courbevoie.

Jacques et Maggy décident de se séparer de Danielle pour la protéger. Elle sera placée dans un couvent, puis confiée à Lucienne Caruel*. Celle-ci la glisse dans un convoi d'enfants de la Croix-Rouge qui va à Lyon en septembre 1942 afin de lui fait franchir la ligne de démarcation.

Danielle retrouve sa mère à Marseille, qui vient d'arriver dans la ville en franchissant la ligne de démarcation du côté d'Angoulême après la rafle du Vel d'Hiv. Maggy avait retrouvé son emploi dans une succursale de la Maison Gibbs et habitait au 5 de l'Impasse Ricard-Digne.

Le 20 mai 1942, après l'obligation faite aux Juifs de porter l'étoile jaune, Albert passe la ligne de démarcation et se rend chez Marthe* et Louis Maçon*, qui s'étaient retirés quelques années auparavant au Cannet. Il y restera jusqu'au 1er juillet puis rejoint le chantier de jeunesse de Hyères dont les Juifs sont exclus le 8 août. Il se cache, reviendra séjourner deux fois chez les Maçon*, puis, munis d'une fausse carte d'identité au nom de Robert Hamon, il trouve un emploi de maître d'internat à Valence.

Dénoncée, Maggy Amon est arrêtée parce que juive par la Gestapo à Marseille le 6 janvier 1944, sur son lieu de travail et l'appartement est mis sous scellés. Quelqu'un aurait dit: "Mais elle a une petite fille de 6 ans à l'école !". "On va s'en occuper", aurait répondu la Gestapo. Mais une collègue de bureau, ayant précédé les Allemands, va chercher la petite fille à l'école et la garde chez elle, pendant qu'un voisin avertit son frère, Albert, par télégramme.

Albert vient immédiatement chercher Danielle et sans hésiter la conduit le lendemain, 7 janvier, auprès de Marthe* et Louis Maçon*.
Maggy Amon était très attachée aux Maçon*. Elle était venue leur rendre visite avec Danielle pour la Noël 1943.

Lorsqu'ils virent arriver Albert et Danielle, les retrouvailles furent mêlées de larmes et de chuchotements. Dès qu'ils apprirent le malheur qui frappaient les enfants Amon, il prirent la décision de garder Danielle et de dire à la petite fille que sa maman avait dû partir à Paris soigner son grand père.

Albert regagne très vite son travail et la petite Danielle va rester avec "Pépé* et Mémé*", comme elle les appelle, jusqu'à Pâques 1946, en contact constant avec sa "Tantine", Lucienne Caruel*.

Leur père, Jacques Amon, habite à Nice dans un appartement appartenant à son frère. Il rend une visite mensuelle à sa fille chez les Maçon*, mais participe peu aux frais de son entretien et ne transmet qu'une partie de la pension versée par l’OSE.
Lucienne Caruel*, qui s'avère d'emblée une mère adoptive aimante, enverra des colis pour habiller la petite fille, un peu d'argent pour aider Marthe* et Louis Maçon* et des cadeaux pour Danielle.

N'ayant pu avoir d'enfants, Marthe* et Louis Maçon* reportèrent sur la petite fille toute leur affection. Elle vivra heureuse à La Rustique durant deux années. Ils n'étaient pas fortunés et Danielle se souvient que de temps en temps un colis arrivait de Charente, envoyé par des neveux, contenant des rillettes et quelques conserves. Marthe* élevait quelques poules et lapins, et l'essentiel de la subsistance provenait du jardin. On confie à Danielle un petit coin de jardin, qu'elle cultive. Marthe* lui apprend à tricoter et lui parle beaucoup de ses parents, de leur vie à Courbevoie, d'Albert lorsqu'il était petit et se précipitait chez eux à la sortie de l'école.

Marthe Maçon* ne sais pas lire, mais écoute la radio et a un don d'éloquence indéniable. Louis Maçon* lit le journal, à voix haute pour Marthe* qui ne manque jamais de commenter. C'est Louis* qui enseigne à Danielle le calcul et la lecture et tous les deux lui donnent le goût des études. Danielle dira de Louis* : "Il fut mon premier maître, l'un des meilleurs, et je lui dois certainement une partie de mon goût des études, de ma vocation d'enseignante et de mon agrégation de Lettres".
Danielle restera deux ans chez les Maçon*, dont un an cachée dans le jardin de La Rustique et ceux des villas inoccupées dont Louis Maçon* a la charge. Elle l'aide à jardiner et se gave des fruits à même les arbres. Danielle sera gâtée de l'amour de Marthe* et Louis Maçon*.
Elle sort peu par sécurité, mais Louis* l'emmène à la messe à Cannes et Marthe* l'emmène parfois faire des courses au village, distant d'un kilomètre. Danielle relate l'expédition interminable "car elle bavardait beaucoup en route, se querellait avec certains commerçants qu'elle traitait de voleurs parce qu'ils pesaient un papier d'emballage épais au prix des maigres rations auxquelles donnaient droit les cartes d'alimentation".
Elle évoque encore les parties de belote, une fois par semaine, avec un couple de voisins retraités. Louis Maçon* lui apprend très vite à être de la partie pour "faire la quatrième".

A la Libération, Marthe* et Louis Maçon* attendent le retour de Maggy, guettant les nouvelles du retour des déportés à l'Hôtel Lutetia. En vain…
Après son arrestation, Maggy, 46 ans, avait été internée à la Prison des Baumettes, transférée au Camp des Milles, puis envoyée au Camp de Drancy d'où elle a été déportée sans retour vers Auschwitz le 3 février 1944 par le convoi n° 67.

En 1946, malgré le déchirement de voir partir leur petite Danielle, Marthe* et Louis Maçon* confient la petite fille à Lucienne Caruel*, à Paris, qui l'élèvera, conformément à la promesse qu'elle avait faite à Maggy durant la guerre. Lucienne Caruel* se consacrera à l'éducation de Danielle, l'aimera comme sa fille et l'adoptera le 13 juin 1952.

Danielle viendra passer toutes ses vacances au Cannet et restera très proche de Marthe* et Louis Maçon* jusqu'à leur décès. En 1956-57, Danielle travaillera comme surveillante d’externat dans un collège de Cannes et passera l’année scolaire auprès de Marthe Maçon* devenue veuve.

17/09/2011

asso 6777

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Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse 7 pages, réalisation 2013
Auteur : Thierry Noël-Guitelman - terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. )
2 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André )
3 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
4 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
5 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )

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