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Texte pour ecartement lateral

Anna Moscovici

Texte pour ecartement lateral

Courbevoie 92400 Hauts-de-Seine
Nom de naissance: Ghinsberg
Nom d'épouse: Moscovici
Date de naissance: 1896 (Turquie)
Aidé ou sauvé par : - Marie Bébiot
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Histoire

Marie Bébiot*, veuve, habitait à Pau et tenait une boucherie avec son fils Pierre Bébiot, né en 1921.

Bernard Moscovici est né en Roumanie en 1890. Il arrive en France en 1908 afin d'échapper au service militaire. Mécanicien automobile, il part en Argentine livrer une voiture et sera retenu par son client durant 3 ans.
Atteint de paludisme, il rentre en France.
Engagé volontaire durant la guerre de 1914-1918, il est blessé et réformé.
En 1917, il épouse Anna Ghinsberg, née en 1896 en Turquie de parents négociants en soie. Leur fille Pauline naît en 1918.
En 1920, Bernard Moscovici fait construire son garage porte Maillot, dans le 17e arrondissement.
Bernard et Anna Moscovici s'installent à Courbevoie (Hauts-de-Seine) avec leurs trois enfants, Pauline, Jacques, né en 1923 et Marc, né en 1925. Léa Ghinsberg, la mère d'Anna habite 54, rue Sainte-Croix de la Bretonnerie, dans le 4e arrondissement de Paris.

En janvier 1942, un passeur de Salies-de-Béarn, situé sur la ligne de démarcation, fait passer Marc, 17 ans, et Jacques, 19 ans, munis de faux papiers au nom de "Bermot".
Ils louent une villa à Pau, avenue du Château d'Este, où ils sont rejoints par leur parents et leur sœur, aidés par le même passeur.
Le passeur n'a pas le temps d'organiser le passage de 54, rue Sainte-Croix de la Bretonnerie, la mère d'Anna, qui sera arrêtée à l'âge de 88 ans à Paris, alors qu'elle est malade, le 21 septembre 1942.

A Pau, Jacques fréquente une école professionnelle, tandis que Marc va au lycée. Il y retrouve des amis parisiens, Raymond (Serge) Schwarzenberg, né le 28/03/1925 à Paris et son frère Jacques, né le 10/03/1926 à Paris, les fils de Simon Schwarzenberg et de Germaine née Kissler.
Dénoncés pour distribution de tracts par le fils d'un milicien, Raymond, 18 ans, et Jacques, 17 ans, sont arrêtés à Pau le 24 février 1943 et seront déportés sans retour vers Mathausen par le convoi n° 86.

En cas de danger, un ami garagiste à Paris avait confié à Bernard Moscovici une lettre pour Marie Bébiot* et son fils Pierre. Les Moscovici prennent contact avec eux dès janvier 1942.
Après l'arrestation de ses amis, Marc va se réfugier chez les Bébiot le 7 avril 1942, où il vit reclus dans une petite pièce, sans sortir.
Le reste de la famille est cachée chez Mme Caroly, apparentée à Marie Bébiot*. Pierre sert d'intermédiaire entre Marc et sa famille.

Marc souhaite rejoindre l'Armée Secrète à laquelle Pierre Bébiot appartient. Le 7 octobre 1943, un chef de l'Armée Secrète organise le départ de Marc Moscovici pour l'Espagne. Marc Moscovici part à bicyclette jusqu'à Arudy où il a rendez-vous avec des résistants dans une scierie. Il est ensuite emmené dans une grange où se trouve une vingtaine de personnes : aviateurs anglais et américains et officiers français qui veulent tous passer par l'Espagne pour rejoindre les Forces alliées.
Ils marchent 110 km pour traverser la frontière, mais sont arrêtés par les carabiniers.
Emprisonnés à Saragosse, le consul de France conseille à Marc Moscovici de dire qu'il part rejoindre ses parents au Maroc.
Libéré, il est recueillit par la Croix-Rouge et installé dans un hôtel où il passera 10 jours. Il est ensuite envoyé à Alhama de Aragon où il reste 15 jours.
De Malaga, Marc Moscovici rejoint la France Libre sous le nom de Marc Bermot. Il fait partie de l'armée B, corps spécial de jeunes français, au Premier bataillon de choc et débarquera en août 1944 avec le général de Lattre de Tassigny en Provence, puis remontera la vallée du Rhône. Ils libèrent Lyon, Belfort, Colmar...

Le 9 octobre 1943, Pierre Bébiot, arrêté par la Gestapo pour ses activités dans la résistance, parviendra à s'échapper et passera la frontière espagnole pour rejoindre les Forces Françaises Libres en Afrique du Nord.

Jacques Moscovici, sera arrêté en janvier 1944 alors qu'il tentait de passer la frontière vers l'Espagne. Il sera déporté mais reviendra de déportation.

13/09/2011

asso 6725

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Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse 7 pages, réalisation 2013
Auteur : Thierry Noël-Guitelman - terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. )
2 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André )
3 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
4 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
5 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )

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