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Texte pour ecartement lateral

Jean-Louis Dreyfus

dit Dremmond
Texte pour ecartement lateral

Saint-Cloud 92210 Hauts-de-Seine
Date de naissance: 1938
Aidé ou sauvé par : - Léon Babin - Jeanine Babin - Louis Macé - Simone Macé - Auguste Marchand - Hortense Marchand
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Jean-Louis-Dreyfus
Jean-Louis et Solange Dreyfus
source photo : Yad Vashem
crédit photo : D.R.
Jean-Louis-Dreyfus
De gauche à droite : René Dreyfus, devant lui le petit Jean-Louis Dreyfus, Mme Thierriet, Simone Macé*, un ami, Louis Macé*, Jeanine Babin* et Léon Babin*, et devant eux, la petite Melle Maupate et Solange Dreyfus, 1943
source photo : Coll. Yad Vashem
crédit photo : D.R.
Jean-Louis-Dreyfus
De gauche à droite : René Dreyfus, devant lui le petit Jean-Louis Dreyfus, Louise Dreyfus, Mme Thierriet, Louis Macé*, Simone Macé*, Jeanine Babin* et Léon Babin*, et devant eux, la petite Melle Maupate et Solange Dreyfus
source photo : Coll. Yad Vashem
crédit photo : D.R.

Histoire

Léon Babin*, militant socialiste, agriculteur à la retraite, est maire de Rainvillers où il habite avec son épouse Jeanine* née Pierre.
Leur fille,  Simone*, épouse de Louis Macé* et leur fils Edouard Babin*, habitent à Paris, où ils sont commerçants.
 
Hortense* née Rézeau et Auguste Marchand* habitent Monts , en Indre-et-Loire où ils s'occupent de la ferme « la Gagneraie » appartenant à la famille Dreyfus.
 
Cette chaîne de solidarité va permettre de sauver René Dreyfus, son épouse Louise née Romann, et leurs enfants Solange et Jean-Louis.
 
René Dreyfus est né en 1897 en Alsace. Avec son épouse Louise ils habitent Saint-Cloud dans l’ouest parisien. Le couple a deux enfants, Solange née en 1936 et Jean-Louis né en 1938. René Dreyfus exploite la « scierie de Saint Paul » à Saint Paul dans l’Oise. 
 
En juin 1940, la famille part à Saint-Bonnet-en-Champsaur dans les Hautes-Alpes. Par la suite, la famille se regroupe dans l’Oise dans une maison située dans la scierie à la limite de Rainvillers.
 
Selon les anti-juives, René Dreyfus ne peut plus diriger son entreprise. Il se confie à Léon Babin*, maire de Rainvillers et les deux hommes deviennent amis.  Léon Babin* se propose comme « administrateur » de la scierie. 
La famille Dreyfus doit changer d’identité, s’appelle désormais Dremmond et doit se cacher.  Jeanine* et Léon Babin* les héberge dans une dépendance de leur grande maison. Cette demeure est très isolée, située en bordure de forêt « le bois Belloy » sur le coteau du « Mont Rouge ». Les Dreyfus prennent souvent leurs repas chez Jeanine* et Léon Babin*. Ils passent des soirées ensemble.
 
Léon Babin* lui servant de prête-nom, René Dreyfus fait l’acquisition d’une maison voisine. Des travaux permettent aux Dreyfus, en cas de danger, de se rendre, par une trappe aménagée dans le grenier, chez  Jeanine* et Léon Babin*. 
 
Au début de l’été 1943, la famille Dreyfus s’installe dans cette petite maison. Les Dreyfus (Dremmond) sont considérés comme des réfugiés, même si les habitants de Rainvillers se doutent de la vérité, ils ne les dénoncent pas. 
 
Solange ne va pas en classe. Madame Somemont, institutrice, lui donne des cours et à Jean-Louis, le soir dans le bureau du maire Léon Babin*.
 
Le 4 janvier 1944, les Allemands cernent les maisons. René Dreyfus a tout juste le temps de s’enfuir dans la basse-cour des Babin, puis s’élance vers la forêt. Un travailleur de la scierie, Edouard Touquet l’aide à se cacher, puis des réseaux de résistance le prennent en charge.
Une voisine a eu le temps de mettre les enfants en sûreté. Simone* et Louis Macé* prennent les enfants dans leur appartement de Paris. 
Ils sont conduits par André Thiriez à Monts et confiés à Hortense* et Auguste Marchand*. Ils y sont entourés d’affection et y séjournent de février à septembre 1944. Louise  Dreyfus les rejoint un peu plus tard.
 
A la fin des hostilités, Monsieur « Dremmond » vient chercher sa famille et tous retournent à RainvillersRené Dreyfus peut diriger à nouveau sa scierie.

20/12/2017

asso 9124

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Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse 7 pages, réalisation 2013
Auteur : Thierry Noël-Guitelman - terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. )
2 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André )
3 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
4 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
5 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )

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