Mulsanne et Montreuil-Bellay sont les camps où on été concentrés tous les Tsiganes de l'Ouest de la France. Camp pour "individus sans domicile fixe, nomades et forains, ayant le type romani". Ils étaient Manouches, Gitans, Roms, Sintés, et plus généralement Tsiganes. Furent aussi internés des clochards arrêtés dans les rues au début de l'été 1942, et qui disparurent quasiment tous avant la fin de l'hiver qui suivit et des jeunes réfractaires au STO.
Le camp de Montreuil-Bellay, considéré comme l'un des plus importants lieu d'internement pour Tsiganes, est installé sur le site en construction d'une cité destinée à loger le personnel d'une poudrerie construite.
Le 19 juin 1940, les entreprises et les Espagnols abandonnèrent le chantier inachevé, menacés par l’avancée des Allemands.
Les Allemands entrent dans Montreuil-Bellay le 21 juin 1940.
Du 21 juin 1940 à mars 1941, le site, administré par les Allemands, devient un stalag, entouré de barbelés, pour l'internement les militaires français et alliés et des étrangers, dont des civils britanniques vivant en France. Les soldats français seront envoyés en Allemagne et les Britanniques regroupés à Saint-Denis, près de Paris.
Du 8 novembre 1941 au 16 janvier 1943, le camp de Montreuil-Bellay deviendra camp d'internement pour regrouper les Tsiganes sous administration française, gardé par des gendarmes.
Le 3 août 1942, 717 nomades et clochards du camp de Mulsanne qui ferme sont alors transférés au camp de
Montreuil-Bellay.
En juin et juillet 1944 le camp est bombardé et les nomades internés sont transférés dans un autre site de l'ancienne poudrerie.
Le camp sera libéré en septembre 1944 et y seront alors internés des italiens et des vaincus du Reich, avant d'y interner des collaborateurs locaux, qui seront transférés ensuite au camp de Châteaubriant.
En octobre 1944, les Tsiganes réintègrent le camp qu'ils ne quitteront que le 16 janvier 1945 pour être envoyés aux camps de Jargeau et d'Angoulême jusqu'en juin 1946...
D’après l’étude de Jacques Sigot1, une centaine d’internés sont morts à Montreuil-Bellay sur les 1 500 personnes passées par le camp.
Le 22 octobre 1946 le site fut vendu aux enchères par les Domaines.
12/04/1939 -Décret du 12 avril 1939 sur la création des CTE (Compagnies de Travailleurs Étrangers). 27/09/1940 -Loi du 27 septembre 1940 sur la création des GTE (Groupements des Travailleurs Étrangers). 22/02/1941 -Décret du 22 février 1941 sur les sanctions à appliquer dans les GTE (Groupements des Travailleurs Étrangers). 02/11/1945 -Ordonnance du 2 novembre 1945 sur la dissolution des GTE (Groupements de Travailleurs Étrangers).
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Pierre Ancel
(10/10/1938 - 16/08/1940) Préfet de Maine-et-Loire
Jean Roussillon
(16/08/1940 - 31/07/1943) Préfet régional de la région d'Angers (Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et la partie occupée de l'Indre-et-Loire) (1896-1970)
Pierre Daguerre
(14/11/1941 - 01/08/1943) Préfet délégué de Maine-et-Loire
Charles Donati
(01/08/1943 - 10/08/1944) Charles Guérin Joseph Louis Donati, Préfet régional de la région d'Angers (Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et la partie occupée de l'Indre-et-Loire) (né en 1891)
Michel Sassier
(15/09/1943 - 10/08/1944) Préfet délégué de Maine-et-Loire
Michel Debré
(10/08/1944 - 01/04/1945) Michel Debré dit Jacquier, Commissaire de la république de la région d’Angers (Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et la partie occupée de l'Indre-et-Loire) (1912-1996)
Michel Fourre-Cormeray
(10/08/1944 - 11/05/1945) Préfet de Maine-et-Loire
Alain Savary
(01/04/1945 - 11/05/1945) Commissaire de la république de la région d’Angers (Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et la partie occupée de l'Indre-et-Loire) (1918-1988)
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(11/05/1945 - 21/01/1946) Préfet délégué de Maine-et-Loire
Henri Piton
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(21/01/1946 - 01/09/1947) Préfet de Maine-et-Loire
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