Période d'activité: Septembre 1940 à août 1944 Superficie: 15 hectares, 24 baraques Capacité: entre 1200 et 3000 personnes Population internée: Résistants, Juifs, droit commun
Vue d'ensemble du camp de Compiègne-Royallieu
source photo : coll. Musée de la Résistance nationale - Champigny
crédit photo : D.R.
"Le 17 août 1944 sont partis d'ici
1250 hommes pour le camp de la mort de
Buchenwald. C'était le dernier train
de déportés au départ de Compiègne.
N'oubliez jamais".
source photo : Arch.
crédit photo : D.R.
En 1939, la caserne de Royallieu, créée en 1913, est affectée en hôpital militaire. En juin 1940 Royallieu est désormais un camp où l'armée allemande rassemble des prisonniers de guerre français et britanniques. Royallieu est le seul camp en France dépendant exclusivement de l’administration allemande (Service de Sécurité). En 1941, Royallieu devient un "camp de concentration permanent pour éléments ennemis actifs" et constitue une réserve d'otages : résistants, militants syndicaux et politiques, Juifs, civils pris dans des rafles, ressortissants étrangers, etc. 45 000 personnes transiteront par Royallieu avant d'être déportées vers les camps de concentration et d'extermination nazis. C'est de Royallieu que partira le 27 mars 1942 le premier train de France vers Auschwitz emportant plus de mille Juifs. Robert Desnos interné le 20 mars 1944 à Royallieu sera déporté le 27 avril et décédera du typhus le 8 juin 1945 à Terezin1.
Le camp de Royallieu sera de 1942 à 1944 le lieu de concentration des déportés pour Mauthausen, Ravensbruck ou Buchenwald.
Sur les 54 000 personnes détenues au camp de Compiègne Royallieu, environ 50 000 ont été déportées vers les camps nazis, essentiellement des Juifs déportés sans retour vers Auschwitz.
Cinquante-quatre convois sont partis de Compiègne entre mars 1942 et août 1944 : cinq en 1942, vingt-deux en 1943 et vingt-sept en 1944.
Accès gratuit pour les solaires et leurs accompagnateurs au Mémorial de Compiègne. Une mallette pédagogique comprenant un livret à destination des enseignants afin de les aider à préparer leur visite, ainsi qu’un dossier pédagogique, sorte de questionnaire pour accompagner les élèves dans les salles du Mémorial et permettre un travail de fond est remis aux enseignants. Ce dossier peut être de niveau collège ou lycée, et en format agrafé ou sous forme de fiches, en fonction des choix pédagogiques du professeurs (travail individuel de l’élève ou en groupe).
Pour plus d’informations, contacter au 03 44 96 37 07 ou par e-mail anne.lehodey@memorial-compiegne.fr Anne LEHODEY, chargée de mission Relations publiques, responsable pédagogique coordonnées : Mémorial de l'internement et de la déportation, Camp de Royallieu 2 bis avenue des Martyrs de la Liberté 60200 Compiègne Tél: 03 44 96 37 07 Fax: 03 44 96 37 09 www.memorial-compiegne.fr
Famille Desnos :
Robert, né le 04/07/1900 à Paris,
départ 17/04/1944 vers Terezin décédé le 08/06/1945 Nationalité Française Robert Desnos, résistant, dénoncé, est arrêté à son domicile le 22 février 1944 par la Gestapo. Emmené à la prison de Fresnes, il est ensuite interné, du 20 mars au 27 avril 1944 à Compiègne-Royallieu puis, déporté dans différents camps en Allemagne puis au camp de Terezin (Tchécoslovaquie).
Atteint du Typhus, il meurt le 8 juin 1945 à Terezin libéré le 3 mai 1945 par les russes.
Provenance : Prison de Fresnes
Arrivée au lieu d'internement
: 20/03/1944
Destination : 27/04/1944 - Terezin
Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Mémorial de l'internement et de la déportation - Camp de Royallieu (Les 23 et 24 février 2008 a été inauguré le Mémorial de l'internement et de la déportation sur le site même de l'ancien camp de Royallieu à Compiègne. Depuis, dix mille visiteurs ont franchi le seuil de ce lieu d'histoire et de mémoire dont de nombreux groupes scolaires. Les fonds s'enrichissent de donations alors que de nombreux renseignements complémentaires nous sont apportés notamment en ce qui concerne le Mur des Noms. )
2 Centre d'études tsiganes (Bibliographie
)
3 François Molet (François Molet, né à Beaurevoir le 14 mars 1905 est fusillé le 7 avril 1942 au Mont-Valérien. )
12/04/1939 -Décret du 12 avril 1939 sur la création des CTE (Compagnies de Travailleurs Étrangers). 22/06/1940 -Signature de l’armistice dans la forêt de Compiègne, à Rethondes. 27/09/1940 -Loi du 27 septembre 1940 sur la création des GTE (Groupements des Travailleurs Étrangers). 22/02/1941 -Décret du 22 février 1941 sur les sanctions à appliquer dans les GTE (Groupements des Travailleurs Étrangers). 27/03/1942 -Le premier convoi de Juifs de France quitte le camp de Compiègne pour rejoindre Auschwitz : 1 112 déportés, 19 survivants en 1945. 05/06/1942 -Départ du 2e convoi de déportation des Juifs de France de Compiègne vers Auschwitz : 1 000 déportés, 32 survivants à la Libération. 02/07/1944 -2.166 hommes seront déportés du camp de Royallieu à Compiègne vers le camp de Dachau (près de Munich) dans les wagons de marchandises du convoi 7909. A l'arrivée à Dachau, 900 hommes avaient péri durant le voyage. 17/08/1944 -1.250 hommes seront déportés par le dernier train en partance de Compiègne pour Buchenwald. 02/11/1945 -Ordonnance du 2 novembre 1945 sur la dissolution des GTE (Groupements de Travailleurs Étrangers).
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Histoire des Communautés Juives du Nord et de Picardie , Mémoire ou thèse148 pages,
réalisation 2009 Auteurs :
Frédéric Viey, Franck d'Almeyda
- terminal
Cette Histoire des Juifs du Nord et de Picardie relate le quotidien des Juifs dans le Nord de la France à partir du Moyen-Âge jusqu'à nos jours. Durant la Seconde Guerre Mondiale, les Communautés Juives de ces régions ont payé un lourd tribu en perte humaine : la déportation et l'exécution après être passé par le Camp des Malines. Aujourd'hui dans toutes les Communautés un monument rappelle les sacrifices faits par le Peuple Juifs. Après la Seconde Guerre Mondiale, la population juive de France est exsangue. Les survivants vont essayer de faire revivre leur patrimoine religieux et culturel.
Émile Pelletier
(1942 - 1943) Émile Amédee Pelletier, Préfet de la région de Laon-Saint-Quentin (Aisne, Ardennes, Oise et Somme) (1898-1975)
Jean Quenette (09/1941 - 05/1942) Préfet régional de Saint-Quentin (Aisne, Somme, Oise, Ardennes), révoqué par Vichy et recherché par la Gestapo pour son activité de résistant.
Georges Malick
(30/10/1942 - 18/11/1944) Préfet de l'Oise
Roger Homo
(1944 - 1944) Roger Marie Calentin Paul Homo, Préfet de la région de Laon-Saint-Quentin (Aisne, Ardennes, Oise et Somme) (1892-1977)
Pierre Pène
(1944 - 1946) Commissaire régional de la République de la région de Laon-Saint-Quentin (Aisne, Ardennes, Oise et Somme) (1898-1972)
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Justes parmi les Nations -
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