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Département du Cantal en 1939-1945


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Departement-du-Cantal-en-1939-1945
Paysage du Cantal, au nord du Puy Mary
source photo : Félix Potuit
crédit photo : Domaine public
Histoire

La drôle de guerre

Après l'invasion de la Pologne par l'Allemagne, le 1er septembre 1939, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939.

520 000 français sont évacués des zones frontalières comprises entre la ligne Maginot et l’Allemagne.

Le journal Le Réveil du Cantal, de tendance radical-socialiste, ne parait plus qu’une fois par semaine, suite à la mobilisation d’une partie de son personnel. Lors du déclenchement des hostilités, le journal titre "Haut les cœurs !"

L'Allemagne nazie envahit la France, la Belgique, le Luxembourg, pourtant neutre, et les Pays-Bas le 10 mai 1940.

Le gouvernement désemparé se replie de Paris à Bordeaux dès le 11 juin. La France est envahie. C’est l’exode vers le sud. Le président du Conseil, Paul Reynaud, est contraint de démissionner. Le maréchal Pétain forme alors un nouveau gouvernement.

18/11/2010

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L'Occupation et la collaboration

Le 14 juin 1940, les troupes allemandes défilent à Paris, sur les Champs-Élysées. Le 20 ils sont à Brest, le 22 à La Rochelle, à Lyon...
Le 22 juin 1940, la France écrasée signe l'Armistice. Les Allemands mettent en place toute une série de mesures pour limiter sur le territoire la circulation des personnes et des marchandises et le trafic postal entre deux grandes zones délimitées par la ligne de démarcation qui sépare la zone libre où s’exerce l’autorité du gouvernement de Vichy, de la zone occupée par les Allemands.

Le maréchal Pétain obtiendra les pleins pouvoirs le 10 juillet 1940. La République est abolie.

Le 11 novembre 1942, le Cantal et la France du Sud sont envahis par les troupes allemandes.

18/11/2010

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Les proscrits du régime

Des hommes, des femmes, des enfants, des familles, français ou étrangers, sont pourchassés et persécutés parce que Juifs. Ils seront massivement déportés vers l'Est et exterminés. Très peu survivront.
Les Tsiganes sont internés dans les camps français.
Les Francs-maçons et les Communistes, considérés comme "indésirables" sont démis de leurs fonctions au sein de l'administration, pourchassés, arrêtés et internés.

A partir de 1943, les réfractaires du STO entrent dans la clandestinité. Certains rejoignent les résistants également pourchassés.

18/11/2010

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Les Juifs du Cantal

Le 25 septembre 1941 le préfet transmet à Vichy le nombre des Juifs recensés dans le cantal :
248 juifs français et 240 étrangers.

En janvier 1942, le préfet décide de regrouper les israélites étrangers à Chaudes-Aigues, petite station thermale isolée des grandes voies de communication et dont les hôtels et les meublés sont désertés de leur clientèle.
Les Juifs étaient strictement contrôlés par la gendarmerie locale, le chef de brigade appliquait à la lettre et sans discernement les instructions qu'il recevait.
L'ensemble de la population ne cessait de les dénoncer et de réclamer leur départ. Le 16 mai 1942, ils adressaient une pétition au préfet.

Moins de trois mois plus tard, les grandes rafles en vue de la déportation seront déclenchées dans le département.

Des juifs fuyant les grandes rafles de la zone nord arrivent dans le Cantal en août-septembre 1942.
Du 23 au 26 août 1942, commence la première rafle de juifs non français en zone sud.
Dans le Cantal 30 Juifs appréhendés par les gendarmes furent dirigés sur Montluçon, remis aux Allemands, déportés et exterminés.
Dans les jours suivants 5 autres Israélites furent arrêtés et internés à Rivesaltes.

Du 25 février au 1er mars 1943 une deuxième rafle se déroula dans le département sur ordre du préfet régional : "Ramasser d'urgence Israélites d'Europe centrale, Belgique, Luxembourg et Pays-Bas, de 18 à 55 ans, sexe masculin ; les diriger sur Gurs".
Menée par la gendarmerie et les renseignements généraux, l'opération s'étendit à Aurillac, Arpajon, Chaudes-Aigues, Saint-Flour, Massiac, Condat, Ruynes, Ydes, Saignes, Salers, Anglards-de-Salers, Mauriac, l'Aigle, Saint-Illide, Saint-Gérons, Saint-Mamet, Montsalvy.
34 à 40 juifs furent arrêtés, acheminés sur Gurs, déportés.
D'autres Juifs seront arrêtés dans le département, internés et souvent déportés.

D'après les statistiques préfectorales le nombre des israélites français et étrangers recensés dans le Cantal a varié de la façon suivante :
- Octobre 1941 : 488
- septembre 1942 : 600 à 700
- février 1943 : 1080
- septembre 1943 : 940
- mai 1944 : 380

Près de 76 000 Juifs dont plus de 11 000 enfants seront arrêtés et déportés de France, dont 38 000 à Paris.

Vu dans la presse
Dès 1940, il ne se passe pas un mois sans que les journaux La Croix du Cantal et L'Auvergne (ex-républicaine) ne prennent à parti les juifs mêlés aux communistes et aux socialistes.
"Les deux juifs Jean Zay et Pierre Mendès-France s'étaient enfuis au
Maroc" écrivait Lissorgues le 1er septembre 1940. "Blum aurait du passer devant une cour martiale".
Dans L'Auvergne Georges Cazalis (pseudonyme Guy de Veyre) écrivait le 8 octobre 1942 : "les rois très chrétiens avaient adopté au sujet des juifs une sage méthode : tous les 40 ou 50 ans une petite purge".
Francis Pichon, écrit dans l'Union Démocratique le 21 septembre 1940 : "il faut mettre les juifs hors d'état de nuire".

18/11/2010

[Compléter l'article]

Les Justes en Auvergne

Les Justes d’Auvergne à l’image des Justes de France sont pour la plupart des gens simples, des paysans, des religieux, des gens de bonne volonté qui justifient leurs actes courageux comme une simple réaction face à l’injustice.
Une mention spéciale doit être accordée à la Haute-Loire, aux monts du Vivarais et à la vallée du Lignon, c’est là dans ce pays rude qu’ont été caché entre 3.000 et 5.000 juifs. Les communautés protestantes de cette région sous l’impulsion et la direction du charismatique pasteur André Trocmé* ont sauvé de nombreux juifs. Pour cela, en 1988, Le Chambon-sur-Lignon et les communes avoisinantes ont été distingués comme Juste parmi les Nations.
Seul un autre village aux Pays Bas a été distingué ainsi.

C’est à un auvergnat qu’on doit en grande partie, en France, la prise de conscience du drame juif. Suite aux déportations massives des israélites pendant l’été 1942, le mécontentement des catholiques grandit. Et pour la première fois des évêques (Mgr Théas* à Montauban et le cardinal Gerlier à Lyon) s’opposent ouvertement au régime. Mais c’est la prise de position de Mgr Jules Géraud Saliège*, archevêque de Toulouse, natif de Crouzit-Haut sur la commune de Mauriac, et ancien élève du petit séminaire de Pleaux (Cantal) qui est déterminante.
Dans sa lettre pastorale du 23 août 1942, qu’il fait lire dans toutes les églises de son diocèse, il proteste contre les mesures antisémites du Gouvernement de Vichy et de sa police. En voici un extrait : "... Dans notre diocèse, des scènes d’épouvante ont eu lieu dans les camps de Noé et de Récébédou. Les Juifs sont des hommes, les Juives sont des femmes. Les étrangers sont des hommes, les étrangères sont des femmes. Tout n’est pas permis contre eux, contre ces hommes, contre ces femmes, contre ces pères et mères de famille. Ils sont nos frères comme tant d’autres. Un chrétien ne peut l’oublier..."
Par son action et son appel au devoir de résistance, il a inspiré et guidé de nombreuses personnes. Il sera fait, pour cela, Compagnon de la Libération en août 1945 et Juste parmi les Nations en 1969.
De même l’évêque de Clermont-Ferrand, Mgr Gabriel Piguet, déporté à Dachau, a été distingué comme Juste en 2.000, pour son action en faveur des réfugiés juifs dans son diocèse.

24/04/2011
Lien : Frédéric Maynier

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Toutes les communes du Cantal

Les camps et les lieux d'internement du Cantal

401e GTE 15000 Aurillac
401e GTE 15100 Saint-Flour
401e GTE 15130 Arpajon-sur-Cère
401e GTE 15200 Mauriac
401e GTE 15150 Laroquebrou
417e GTE 15000 Aurillac
437e-864e GTE 15200 Mauriac
662e GTE 15400 Riom-ès-Montagnes
664e GPTE 15200 Mauriac
Camp des Arvernes 15300 Laveissière
Riom-ès-Montagnes 15400 Riom-ès-Montagnes

Les lieux de sauvetage du Cantal

École primaire supérieure de jeunes filles de Murat 15300 Murat
École Saint-Joseph 15160 Allanche
Hôtel Touring Club 15800 Vic-sur-Cère

Les 27 Justes parmi les Nations du Cantal

Roger Bonhoure  (Vic-sur-Cère) Abel Enjalbert  (Aurillac) Ernest Petitgenet  (Massiac)
Marthe Cambou Barnet  (Murat) Alice Ferrières  (Murat) Marthe Petitgenet  (Massiac)
Eugène Canal  (Aurillac) Suzanne Jacquet Vincent   (Vic-sur-Cère) Philomène Rolland  (Allanche)
Florine Canal  (Aurillac) Jeanne Lavialle  (Aurillac) (Vic-sur-Cère) Jean-Baptiste Rozenkrantz  (Massiac)
Denise Canal Varennes  (Aurillac) Antoine Laybros  (Aurillac) Marie Sagnier  (Murat)
Félix Chardon  (Vézac) Henriette  Laybros  (Aurillac) Philippe  Tête  (Aurillac)
Jeanne Dessaigne  (Allanche) Antoinette Nicolas  (Massiac) Yvonne  Tête  (Aurillac)
Jean-Michel Dousselin  (Massiac) Amparo Otero Pappo  (Siran) Marie-Alice Vidal  (Pierrefort)
Paul Dousselin   (Massiac) Ermance Petitgenet   (Massiac) Henri Weisbecker  (Aurillac) (Marseille)

112 Familles hébergées, cachées ou sauvées du Cantal[Compléter]

Allanche
1943 - 1944 Famille Eskinazi - Jacqueline.


1942 - 1944 Famille Florentin - Corinne et sa fille Colette.
1942 - 1945 Famille Lohmar - André est scolarisé à l’école Saint-Joseph de 1942 à 1945.
1942 - 1945 Famille Lohmar - Heinz Lohmar (1900-1976), peintre, allemand, communiste et anti-nazi fuit l'Allemagne en 1933 après l'arrivée des nazis au pouvoir. Après la Suisse, il se réfugie à Paris, où il rencontre fin 1933 Hilde Feldstein, juive allemande, réfugiée elle aussi à Paris. Ils se marient deux ans plus tard. Leur fils André naît en 1939 à Paris. Hilde et André se réfugient à Carcassonne puis rejoignent Heinz Lohmar à Allanche dès la rentrée 1942-1943. Hilde travaille à Allanche comme couturière à domicile. Ils y resteront jusqu'en 1945. Alleuze (Martine Hublin)
1944 Famille Zimero Oukrate - Camille Zimero née Oukrate qui habitait 1, avenue du Général Dodds Paris 12e, est cachée dans une institution religieuse de Saint-Seine-l'Abbaye en 1941-1942, peut-être 43. En 1944, munie de faux papiers au nom de "Louise Marie Véronneau" obtenus grâce au mari d'une cousine, Maurice Legay résistant et policier (réseau Béarn) qui fit des faux papiers à toute la famille, elle se cache à Surgit Alleuze dans le Cantal. (Sources : Informations dans le dossier de carrière de Suzanne Hublin, née Zimero, à la Caisse des Dépôts et consignations et grâce aux souvenirs de jacques Salomon).
Maurice Legay, les religieuses de Saint-Seine-l'Abbaye, ainsi que ceux qui ont aidé Camille à Surgit Alleuze ont permis à cette famille de ne pas être déportée.
Arpajon-sur-Cère (Témoignage Roland Erbstein)
1943 - 1945 Famille Erbstein - Roland Erbstein et sa mère, Élisabeth épouse Grunspan, couturière, sont réfugiés à Arpajon-sur-Cère de 1943 à 1945. Roland est scolarisé dans la commune, notamment dans la classe de M. Marlinge. Durant ces deux années, Élisabeth et son fils Roland n'ont jamais été inquiétés par les allemands. Toute la population savait qui ils étaient et une protection solidaire s'était créée autour d'eux. Raulhac (Rencontre)
JJ/MM/1942 Famille FRANCK Bernard - Raconte une anecdote (dans un de ses livres)où, alors enfant, il chute dans les escaliers extérieurs de l'hôtel, devant des allemands. Riom-ès-Montagnes
1940 - 1944 Famille Brezis - Mme Brezis, née en Allemagne, vivait en Hollande où ses parents Polonais, s'étaient établis durant la Première Guerre mondiale. M. Brezis, roumain, était arrivé à Paris dans les années 1930. Les Brezis fuient Paris dès le début de l'Occupation et s'installent dans le Massif central et se marient. Ils séjournent d'abord à Riom-ès-Montagnes puis dans une cabane au fond des bois. Quelques jours avant le débarquement allié, Mme Brezis donne naissance à Haïm, le 1er juin 1944, déclaré à l'état civil sous le nom de "Jean-Jacques Vienne". Haïm deviendra mathématicien et professeur à l'université Paris 6. Étudiant surdoué et précoce, il passera son brevet à 9 ans, son baccalauréat à 11 ans, sa licence et maitrise de mathématiques "pures" à 13/14 ans et obtiendra son doctorat à 19 ans. Vic-sur-Cère
Famille Adler - Ilse, née le 02/03/1925 à Baden (Allemagne)
Famille Amar - Émilienne
Famille Appel - Suzanne, née le 25/06/1931
Famille Badier - Rose, née le 22/02/1925
Famille Baumerder - Betty
Famille Becker Bruck - Joséphine, née le 04/01/1926 à Vienne (Autriche)
Famille Berger - Catherine, née le 07/12/1919, et Madeleine, née le 09/05/1923
Famille Boeticheimer - Liselotte, née le 04/02/1927
Famille Borach - Colette
Famille Brodereich - Lotte , née le 12/09/1922
Famille Bruck - Joséphine, née le 04/01/1927
Famille Byck - Suzanne
Famille Cavalier - Danielle, née le 09/01/1926, et Suzanne, née le 02/12/1927
Famille Celemencki - Sarah, née le 28/08/1935, et Arlette, née le 16/02/1938
Famille Chaimowitz - Frédérique, née le 25/09/1927, et Suzanne, née le 06/08/1931
Famille Chalom - Stella
Famille Cymermann - Jeanette, née le 12/08/1929, et Odette, née le 03/01/1933
Famille David - Lisa, née le 12/08/1922
Famille Drob - Marie, née le 31/10/1930
Famille Dufay - Bernard
Famille Ehrenberg - Anna, née le 25/12/1931, Hélène, née le 28/03/1928, Inge, née le 15/09/1927, et Ruth, née le 20/07/1925
Famille Eiss - Hélène, née le 23/11/1927, Adolphe, né le 04/09/1928, et Fernande, née le 18/01/1930.
Famille Felsenthal - Liselotte, née le 09/04/1924
Famille Fogelman - Paul
Famille Frajler - Ida
1938 - 1946 Famille Frank - En 1938, la famille de Bernard Frank, né le 11 octobre 1929 à Neuilly, s'installe à Vic-sur-Cère (Auvergne) et ne revient s'installer à Paris qu'en 1946.
Famille Friedmann - Renée, née le 04/11/1932 à Paris
Famille Froidefond - Jacques
Famille Gaba - Pierre, né le 22/11/1926
Famille Goldman - Marie
Famille Goldstein - Fernande, née le 09/07/1929, Jetty, née le 09/08/1927
Famille Grabart - Jacques, né le 10/07/1940, et Paulette, née le 31/01/1933
Famille Greiffenhagen - Hannelore, née le 28/03/1926
Famille Greilsheimer - Suzy, née le 24/10/1926
Famille Groner - Chaja, née le 15/12/1924, Chana, née le 10/11/1926, Charles, Jacques et Maurice
Famille Gurman - Tauba, née le 26/06/1923
Famille Gutfreund - Dora, née le 06/03/1932, et Berthe, née le 28/08/1923
Famille Gutman - Tauba, née le 26/06/1923
Famille Haber - Sonia, née le 22/12/1925
Famille Hartmayer - Marianne, née le 14/09/1922
11/1942 Famille Himmelfarb - Ryna, 17 ans, rescapée d'une rafle à Périgueux, arrive de Marseille à Vic-sur-Cère, revêtue d'uniformes de scouts protestants, après que les locaux de la Maison d'accueil du Vert Plan (Amitié chrétienne et OSE) sont réquisitionnés par les allemands le 11 novembre 1942.
Famille Hirsch - Rachel, née le 12/11/1926
Famille Honig - Arlette, née le 14/10/1938
Famille Jacobi - Benjamin, Daniel et Lina née Korn
Famille Jacquet - Jean-Michel, né le 10/03/1929
Famille Jankelewicz - Rachel, née le 01/08/1919
Famille Kachaner - Sophie, née le 15/09/1925
Famille Kahn - Hannelore, née le 14/09/1925, Irène, née le 04/03/1929, et Laure
Famille Katz - Lore, née le 21/05/1924
Famille Kaufman - Herta, née le 22/02/1922
Famille Kellener - Francisca, née le 10/12/1926
Famille Keller - Thérèse, née le 20/12/1928
Famille Kirschner - Manfred
Famille Klein - Roland
Famille Kleniec - Paulette, née en 1907, Albert et Jacques
Famille Kohen - Hélène, née le 04/02/1937
Famille Kolhman - Trudel, née le 20/12/1928
Famille Lebhar - Laurette, née le 22/03/1929
11/1942 Famille Lentschener Turner - Hélène, née le 28 novembre 1924, une jeune Belge de 18 ans, sauvée du camp de Rivesaltes arrive de Marseille à Vic-sur-Cère, revêtue d'uniformes de scouts protestants, après que les locaux de la Maison d'accueil du Vert Plan (Amitié chrétienne et OSE) sont réquisitionnés par les allemands le 11 novembre 1942.
Famille Lilly - Lilly, née le 08/12/1922
Famille Liveraut - Berthe, née le 14/04/1927
Famille Maier - Margot, née le 07/09/1924
Famille Malkin - Roger Bonhoure* procura en 1942 de fausses cartes d’identité à toute la famille de Henriette Malkin, originaire de Lorraine et à l’époque directrice de la maison d’enfants des Amitiés Chrétiennes à Vic-sur-Cère. Il a également participé au sauvetage des grandes filles majeures de la maison d’enfants et à d’autres jeunes en danger en leur fournissant des vraies fausses cartes enregistrées, aidé des dizaines de juifs, des résistants et des réfractaires au STO.
Famille Malkin - Henriette, sonne-5328.htmlMarianne et Joël
Famille Manasse - Seuta, née le 20/12/1926, et Irène, née le 18/06/1923
Famille Markiewiez - Berthe, née le 12/08/1936, et Georgette, née le 13/09/1939
Famille Meier - Amalie, née le 09/12/1926
Famille Moray - Sophie, née le 15/09/1926
Famille Neuman - Margit, née le 05/12/1925
11/1942 - 1943 Famille Niedermann - Paul. En novembre 1942, après l’invasion allemande de la zone sud, les enfants de Palavas sont envoyés vers d'autres lieux. Miron Zlatin emmène Paul à Vic-sur-Cère. Il quitte Vic-sur-Cère pour le château-école de l’ORT, près de Penne-d’Agenais puis pour Izieu au printemps 1943. Repéré à son arrivée à Belley, Paul qui paraît plus âgé que ses seize ans et demi, est dirigé sur les éclaireurs israélites à Grenoble ; l’OSE le fera passer en Suisse.
Famille Oehlbert - Théa, née le 23/08/1920
Famille Ondet - Francoise, née le 10/03/1926
Famille Pajec - Willy, né le 25/12/1927
Famille Pappo - Jacqueline, née le 19/04/1938
Famille Piekarski - Jeanine, née le 17/10/1930, Salomon, né le 12/02/1928
Famille Puccio - Georges et Yves
Famille Radoin - Jean, né le 16/07/1932, et Marcelle, née le 29/03/1929
11/1942 - 1943 Famille Reis - Théodor, né le 19 mars 1928 à Egelsbach (Allemagne), arrive de la maison de Palavas-les-Flots. En novembre 1942, après l’invasion allemande de la zone sud, les enfants de Palavas sont envoyés vers d'autres lieux. Miron Zlatin emmène Théodor à Vic-sur-Cère. Il quitte Vic-sur-Cère pour le château-école de l’ORT, près de Penne-d’Agenais puis pour Izieu au printemps 1943. Arrêté lors de la rafle des enfants d'Izieu, Théodor sera déporté par le convoi n° 73 du 15 mai 1944 avec son meilleur ami, Arnold Hirsch, et avec Miron Zlatin. Ils furent exécutés sommairement soit à Kovno (Lituanie), soit à Reval (Estonie).
Famille Rosenbach - Cécile, née le 09/01/1928
Famille Rosenbaum - Ruth, née le 31/12/1924
Famille Rosenzweig - Anna, née le 29/03/1938
Famille Saadoun - Gaston, né le 01/04/1935, Léon, né le 02/09/1932
Famille Sidi - Joseph
Famille Sjagez - Lilly
Famille Spielvogel - Gisèle, née le 05/04/1922
Famille Steg - Albertine, née le 26/12/1926
14/08/1942 Famille Stopnicer - Sara, née le 12/012/1933, et Berthe, née le 14/07/1935, 8 ans et 5 ans, nées à Paris, filles de Izraël Stopnicer et de Estera Stopnicer, née Kirschner, arrivent à Vic-sur-Cère, probablement avec l'aide de l'OSE et des Amitiés Chrétiennes, le 14 août 1942, en compagnie d'autres enfants venus de Lyon.
Famille Strauss - Ruth, née le 14/09/1926
Famille Szuchendler - Bernard, né le 25/03/1932, et Ginette, née le 06/02/1928
Famille Topor - Joseph et Léon
Famille Trajlerer - Itta Mirla, née le 1001/1926, et Marie, née le 08/07/1935
Famille Tron - Marthe, née le 19/03/1922
Famille Tzodikbvitch - Félix, né le 18/05/1936
Famille Unikowski - Michel, né en 1942
Famille Waingrod - Claude, né le 22/05/1928 à Paris, et Janine, née le 26/08/1923 à Paris
Famille Wajzuen - Félix, né le 21/07/1932
Famille Wallenstein - Liselotte, née le 08/08/1926
Famille Wasjberg - Léon
Famille Wasserman - Erna, née le 27/11/1926
Famille Wetscher - Dorothée, née le 10/06/1925
Famille Wrobel - Charles, né le 25/11/1932, Maurice, né le 06/08/1935, et Henri, né le 12/02/1930
Famille Zessler - Jacqueline, née le 11/08/1927
Famille Zilberberg - Annie, née le 10/02/1932 à Paris, et Paulette, née le 25/10/1929 à Paris
Famille Zylberstein - Anatole

11 Familles arrêtées dans le département [Compléter]

Aurillac
1943 Famille Salomon-Léon - Paul, 54 ans, né le 22 mai 1889 à Alger, français. Marié deux fois, il était le père de trois enfants. En 1943, résistant de l’Armée secrète, alors qu'il commandait un groupe de travailleurs étrangers, il a caché des réfractaires au S.T.O. Dénoncé par une institutrice, il est arrêté avec dix autres personnes, dont sa seconde femme – qui est revenue de Ravensbruck – et un fils de celle-ci, mort à Mauthausen. D’Aurillac, il est transféré à Clermont-Ferrand, à Royalieu, entre février et avril 1944 puis à Drancy d'où il a été déporté sans retour le 15 mai 1944 par le convoi 73 en direction de Kaunas (Lituanie), puis de Tallinn. (convoi no 73 )

Clavières
01/09/1943 Famille Behra - André, né en 1922 à Ardentes, bûcheron, résistant, est arrêté le 01/09/1943 à Clavières et déporté. Il sera rapatrié en 1945.

La Chapelle-d'Alagnon
12/06/1944 Famille Brioude - Dans la campagne à la sortie du village un monument avec plaque de marbre indique le lieu où Ambroise Brioude à été fusillé par les Allemands le 12 juin 1944.


12/06/1944 Famille Courtiol - Dans la campagne à la sortie du village un monument avec plaque de marbre indique le lieu où Marius Courtiol, originaire de Seriers (Cantal), à été fusillé par les Allemands le 12 juin 1944.


12/06/1944 Famille Picard - Dans la campagne à la sortie du village un monument avec plaque de marbre indique le lieu où Léon Picard, originaire de Nice, à été fusillé par les Allemands le 12 juin 1944.

>> Voir les 11 familles arrêtées dans le département <<

Chronologie [Ajouter]

29/06/1943 - Rafle de la Gestapo à la Maison des Roches au Chambon-sur-Lignon. Dix-huit pensionnaires et le directeur, Daniel Trocmé*, sont arrêtés. Ils seront déportés : cinq jeunes juifs mourront à Auschwitz et Daniel Trocmé à Maïdanek.
08/05/1945 - L'Allemagne capitule.

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***  Vitrac (15) Familles cachées au Clos par M. Gramond

    Je recherche des témoignages sur les 4 ou 5 familles qui auraient été cachées dans ma propriété.
    La maison est située au Clos, tout en haut du village de Vitrac (15220).
    Cette maison appartenait alors à un receveur des postes, M. Gramond qui l'aurait loué au propriétaire de l'Auberge de la Tomette d'alors pour loger des réfugiés.
    Il s'agit d'un témoignage oral recueilli lors de la signature chez le notaire.
    Merci de vos témoignages.
    [répondre]
    avez vous contacte Serge Karlsfed ?essayez de contacter l'association des enfants caches ALOUMIM.i vous voulez je peux vous aider car j'habite en Israel.  [répondre]

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Cantal

Région :
Auvergne
Carte du département

Préfecture :
Aurillac

Préfets :
Jean Mativat
(21/01/1934 - 01/09/1940) Préfet du Cantal
François Francisque Coldefy
(01/09/1940 - 10/11/1942) Préfet du Cantal
Charles Chevreux
(1941 - 1941) Jacques Charles Adrien Chevreux, Préfet de la région de Clermont-Ferrand (Cantal, Haute-Loire, Puy-de-Dôme et la partie non-occupée de l'Allier)(1883-1951)
Paul Brun
(1942 - 1944) Paul Ferdinand Eugène Brun, Préfet de la région de Clermont-Ferrand (Cantal, Haute-Loire, Puy-de-Dôme et la partie non-occupée de l'Allier) (1892-1965)
Roger Homo
(10/11/1942 - 07/02/1944) Préfet du Cantal
Valentin Palmade
(21/03/1943 - 20/06/1944) Sous-préfet
Louis Maymat
(07/02/1944 - 04/09/1944) Préfet du Cantal
M. Mitanchez
(20/06/1944 - 24/08/1944) Sous-préfet
Henri Ingrand
(1944 - 1946) Commissaire régional de la République (Cantal, Haute-Loire, Puy-de-Dôme et la partie non-occupée de l'Allier)(1908-2003)
Maurice Rolland
(04/09/1944 - 06/10/1946) Préfet du Cantal
Marcel Savreux
(06/10/1946 - 01/11/1952) Préfet du Cantal

À lire, à voir…

Gilles Lévy Gilles Lévy
L'Auvergne des années noires 1940-1944
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