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Joseph Weill



 
Strasbourg 67000 - Bas-Rhin
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Joseph-Weill
Joseph et Irène Weill et leurs trois fils, 1945
source photo : Arch. fam.
crédit photo : D.R.
Histoire

Né à Bouxwiller (Bas-Rhin), près de Strasbourg, il est le fils du rabbin Ernest Weill, Après ses études de médecine, il se marie en 1928 avec Irène Schwab originaire de Gerstheim. Ils ont trois fils, Jacques né en 1929, Francis né en 1933 et Dan né en 1938.

En 1939, Strasbourg est évacué et Joseph Weill trouve une petite maison à Terrasson, en Dordogne. Engagé volontaire, puis démobilisé, il exerce quelques mois en tant que médecin, jusqu'à ce que les lois raciales l'en empêchent.

Il va alors aider les internés dans les camps de Gurs et de Rivesaltes et participer à la commission de « criblage » des 1 200 juifs de la région lyonnaise arrêtés lors des rafles de l’ été 1942 et internées au camp de Vénissieux, avec l’OSE, les Eclaireurs Israélites de France, les Amitiés Chrétiennes et plusieurs autres organisations humanitaires, composée, entre autres, de l’Abbé Glasberg*, de Germaine Ribière*, de Charles Lederman, de Gilbert Lesage et Adrien Benveniste.

Dès septembre 1942, au cours d’une réunion secrète organisée à Lyon, le docteur Joseph Weill met en place la fermeture des maisons de l’OSE, l'œuvre de Secours aux Enfants, et la dispersion des enfants.

Il confie la création d'un réseau clandestin de sauvetage à Georges Garel.

En avril 1943, la Gestapo se présente à son domicile. Joseph Weill est absent, mais le lendemain, Irène Weill et ses trois fils prennent le train pour Valence. Sous le nom de Jean Valois, né à Tours, Joseph et sa famille rejoignent Annemasse puis Genève.

Joseph Weill, poursuit son travail pour l'OSE et assure la relation avec le Joint qui assure une part importante du financement des activités de l’OSE sur toute la France.

Ses trois fils deviendront médecins : Jacques, professeur à la Faculté de médecine de Tours ; Francis, professeur au CHU de Besançon et Dan, chirurgien à Metz.

25/07/2009

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Le sauvetage des Juifs internés au camp de Vénissieux en août 1942

Le camp de Vénissieux est ouvert dans la banlieue de Lyon.

En 1942, les départements du Rhône, de la Loire, de l'Ardèche, de la Drôme, de l'Isère, de la Savoie, de la Haute-Savoie, de l'Ain, du Jura et de la Saône-et-Loire, sont rattachés administrativement à Lyon, sous la responsabilité du gouvernement de Vichy.

La Savoie, la Haute-Savoie, l'Ain et le Jura étaient traversés par la ligne de démarcation. Seule la zone sud de ces départements dépendait donc de la préfecture de Lyon.

En juillet 1942, le gouvernement de Vichy s'engage à livrer aux SS les juifs "apatrides", originaires d'Allemagne, d'Autriche, de Pologne, de Tchécoslovaquie, d'URSS et de Dantzig de la zone sud (non occupée).

Le 18 août 1942, une rafle est prévue pour le 26. Elle prévoit d'arrêter tous les Juifs hors des camps d'internement, y compris les enfants de plus de 2 ans, selon les instructions données par René Bousquet, secrétaire général de la police au ministère de l'Intérieur, aux préfets régionaux en Zone libre (18 août 1942). Le général de Saint-Vincent, gouverneur militaire de Lyon, refuse à l'intendant de police le concours de la Garde mobile. Le général est immédiatement relevé de ses fonctions.

Le 23 août 1942, les hommes des groupes de travailleurs étrangers sont déportés.

Le 26 août 1942, 1 016 Juifs de la région (dont 137 en Ardèche, 69 en Savoie et 43 en Haute-Savoie) sont arrêtés et internés au camp de Vénissieux, camp régional de la préfecture. D'autres seront arrêtés les 27 et 28 août.

Gilbert Lesage*, chef du SEE (Service social des étrangers) à Vichy, arrive pour "aider" l'intendant de police à éxaminer les cas d'exemption. Grâce à lui, l'Amitié chrétienne du R.P. Pierre Chaillet* et de l'abbé Alexandre Glasberg*, Claude Gutmann des Éclaireurs israélites de France (EIF), et une équipe de l'Oeuvre de secours aux enfants (OSE), dont Joseph Weill, Charles Lederman et Lili, âgée de 21 ans, et Georges Garel sont admis au camp et vont "aider" la commission de criblage.

Ils parviendont à faire libérer du camp 108 enfants de moins de 15 ans et quelques adutes. Ils quitteront le camp le samedi 29 août après la déportation des 545 Juifs emmenés à la gare de Saint-Priest au petit matin et envoyés à Drancy.

L'intendant de police s'est alors rendu compte que Vichy avait donné de nouvelles instructions concernant les enfants.

Il est d'abord prévu de les envoyer au camp de Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) pour les envoyer à Drancy, puis de les embarquer dans un convoi de déportés en provenance de Nice attendu le 31 août à la gare de Perrache à Lyon.

Le R.P. Pierre Chaillet* et l'abbé Alexandre Glasberg* informent alors le cardinal Gerlier*, archevêque de Lyon, du danger auquel les enfants étaient exposés. Les enfants sont alors dispersés et placés dans des institutions ecclésiastiques.

Le 1er août 1942, le père Pierre Chaillet* est assigné à résidence dans l'Ardèche par le préfet régional.

10 000 juifs, hommes, femmes et enfants, seront envoyés de zone sud au camp de Drancy, près de Paris, et déportés aussitôt vers Auschwitz.

Une stèle commémorative a été posée à Vénissieux portant l'inscription suivante : "Le 29 août 1942, 545 juifs habitant les départements de la région de Lyon, arrêtés à leurs domiciles et rassemblés à Vénissieux, furent livrés aux hitlériens par le gouvernement de Vichy et déportés vers Auschwitz. Que ceux qui ont tenté de leur venir en aide et qui ont sauvé leurs enfants soient remerciés."

Une plaque inaugurée le 26 août 2012 à quelques mètres du terrain de l'ancien camp de transit de Vénissieux, rend hommage : "à toutes celles et ceux qui, à titre individuel, et au nom d'associations caritatives ont participé du 26 au 29 août 1942 au sauvetage des juifs étrangers arrêtés en Rhône-Alpes et regroupés au camp de Vénissieux".

31/10/2012

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Résistant juif

Période de Résistance
De 1940 à mars 1943 (Dordogne, Nîmes, Suisse)

Réseau
OSE (Oeuvre de secours aux enfants)

Responsable
Lui-même Responsable

Médecin, résistant, notable alsacien, Joseph Weill est l'un des dirigeants de l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants) pendant la guerre. Actif avant-guerre, ses actions sont multiples : consolider les mouvements de jeunesse, lutter contre l'antisémitisme, agir en aidant les réfugiés et favoriser l'émigration vers la Palestine.

À la déclaration de la guerre, ancien conscrit de 2e classe non-mobilisable, il se porte volontaire pour le service sanitaire.

Dès 1940, installé comme médecin de campagne à Terrasson près de Sarlat (Dordogne), il participe à la création des « Œuvres d’aide sociale israélite aux populations repliées d'Alsace et de Lorraine » et organise une équipe de médecins volants avec son frère Élie et les Drs Revel et Nerson qui sillonnent la Dordogne et les départements limitrophes jusqu'en 1944.

Après les lois anti-juives de 1941, Joseph Weill ne peut continuer à exercer la médecine et se met au service de l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants) dont il devient très vite le directeur médical, puis joue un rôle de premier plan. Il participe activement à l'aide aux réfugiés étrangers internés dans les camps de la zone Sud. Au sein du comité de Nîmes créé le 20 novembre 1940, il préside la « commission d'hygiène, d'aide à l'enfance et aux vieillards ». Dès le 12 décembre, il présente, au nom de l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants), un projet de travail social « en profondeur » et un programme de libération des enfants considérés comme prioritaires. Sur 2 000 enfants internés en novembre 1940, l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants) et le comité de Nîmes parviennent à en faire sortir près de 1 500 et à les placer en maisons d'enfants, en familles d'accueil ou en pouponnières. Joseph Weill fait plusieurs voyages clandestins, puis officiels en 1942 à Genève pour établir les contacts avec les autorités suisses et les dirigeants communautaires en vue de l'accueil de réfugiés juifs clandestins qui commencent à affluer à la frontière suisse, et du financement de la future action clandestine de l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants).

Participant à la commission de criblage des 27-30 août 1942 à Vénissieux qui parvient à sauver 108 enfants, Joseph Weill est persuadé de l'urgence de la fermeture des maisons, devenues des pièges mortels. Il entreprend de tracer les grandes lignes du programme de sauvetage des enfants en obtenant au préalable l'accord du délégué de l'Américan Joint Distribution Committee, Dika Jefroykin, pour les sommes considérables nécessaires à cette action clandestine. Il charge Georges Garel d'organiser le circuit qui, désormais, porte son nom. Enfin, il confie à Georges Loinger l'organisation des passages clandestins en Suisse. Recherché par la Gestapo, il passe lui-même en mars 1943 en Suisse où il travaille pour l'Union-OSE (Oeuvre de secours aux enfants). Il négocie les convois d'enfants avec les autorités suisses et s'occupe de réceptionner les subventions transférées de manière secrète en France par des réseaux savoyards à Maurice Brener, représentant du Joint en France de 1943 à fin 1945, d'abord pour alimenter l'action clandestine, ensuite pour permettre à l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants) de reconstituer son activité après la Libération. 

24/08/2017
Auteur : Frida Wattenberg Lien : Organisation juive de combat : Résistance-sauvetage. France 1940-1945

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Titre

Le combat d'un juste : Joseph Weill

Le combat d'un juste : Joseph Weill

ACHETER EN LIGNE

Auteur   Joseph Weill  
Édition   Cheminements  
Année   2002  
Genre   témoignage  
Description   Autobiographie, remise à sa famille, tirée en 50 exemplaires en 1983.
Revue et publiée par ses enfants en 2002.
ISBN 2-9-14474-60-1
 

Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Memorbuch (Mémorial des Juifs du Bas-Rhin )
2 Docteur Joseph Weill (1902-1888) (Le combat d'un juste
Autobiographie
Les années de guerre : Évacuation (1939) - Sauvetage (1942) - l'UGIF - Les rafles (1942)
Président du Consistoire : Retour à Strabourg (1945) - Synagogue de la Paix - Vatican II - Lettre au Gal. De Gaulle (1967) )
3 Le grands entretiens : André Kahn (Né en 1929 dans la bourgade alsacienne de Schirrhoffen, André Kahn est un rescapé de la Shoah. Evacué en train en janvier 1945 en direction de Gusen II, camp annexe de Mauthausen, puis à pied en avril vers Bergen-Belsen, André Kahn y est libéré par l'armée britannique et rapatrié le 5 juin à l'hôtel parisien Lutetia. )
4 Les grands entretiens : Denise Swaab-Kahn (Née en 1927 dans la bourgade alsacienne de Schirrhoffen, Denise Kahn est une rescapée de la Shoah. Rapatriée en juin 1945 à l'hôtel Lutetia à Paris. )



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