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Jacques Salon



 
Marseille 13000 - Bouches-du-Rhône
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Jacques-Salon
Carte d'identité de Jacques Salon établie le 21 mai 1947
source photo : Coll. personnel
crédit photo : D.R.
Jacques-Salon
Jacques Salon et Nicole Salon
source photo : Arch. fam.
crédit photo : D.R.
Histoire

Jacques Salon est né à Badgad en 1914.
Il fait ses études à Marseille.
En 1942, il dirige une troupe des EI (Eclaireurs Israélites).

Il épouse Nicole Weil le 1er juillet 1943 à l'Isle-sur-la-Sorgue.

Jacques et Nicole Salon dirigent le centre médico-social de l'OSE ouvert à Megève et sont immédiatement chargé par l’O.S.E. de créer une filière de sauvetage d’enfants.

Entre le 1er et le 10 septembre 1943, Jacques et Nicole Salon réussissent à faire passer en Suisse près de deux cents enfants.

Installée ensuite à Nice, Nicole Salon continue à assurer des convoyages d’enfants vers la Suisse. C’est au cours de l’un d'eux qu’elle est arrêtée, le 24 octobre 1943, et déportée sans retour le 20 novembre 1943 à Auschwitz par le convoi n° 62.
Elle est gazée le 23 novembre 1943.


Jacques est arrêté par la milice française en avril 1944 mais parvient à s'évader du train qui les mène du Fort de Montluc à Drancy avec Robert Bentzman, dit Benand, Michel Haguenauer, Claude Israël, Albert Nadel  Gleizer, Maurice Lipsyc, Alexandre Menaschem, Holloos Naphtali, Robert Saurel et Julien Samuel.

Il sera aidé par Lucien Granger* et Marie-Anne Legars* et ses filles, Cécile* et Thérèse*.


Au début des années 1950, Jacques fonde avec Myriam née Greilsammer, un nouveau foyer. Ils ont quatre enfants : Michèle, Olivier, Pierrette et Emmanuel.

12/09/2018

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Résistant juif

Période de Résistance
De 1942 à 1944 (Marseille, Limoges, Chambéry, Nice)

Réseau
OSE (Oeuvre de secours aux enfants)

Jacques Salon est issu d'une des plus anciennes familles juives de Bagdad qui s'installe à Marseille en 1921.

Naturalisé Français en 1937, il participe aux combats dans la trouée de Sedan.

Démobilisé en 1940, il se retrouve à Clermont-Ferrand. Il rencontre Nicole Weil, assistante sociale à l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants) qui travaille au centre médico-social de Marseille sous la direction de Julien Samuel. Celui-ci procure des faux papiers aux Juifs étrangers, les cache et essaie de faire sortir les jeunes du camp des Milles.

Après l'occupation de la zone Sud en novembre 1942, Jacques Salon et Nicole Weil suivent l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants) à Limoges où ils continuent leurs actions de sauvetage et se marient en juillet 1943. La direction de l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants) alors installée à Chambéry charge le jeune couple d'ouvrir un centre à Megève où se trouvent 750 assignés à résidence. Il faut leur venir en aide et surtout les persuader d'utiliser la filière suisse à partir de Saint-Gervais. Ils réussissent à faire passer clandestinement plus de 180 personnes. Beaucoup préfèrent aller à Nice où les Italiens leur assurent sécurité et protection. Nicole et Jacques organisent le transport officiel des enfants et des malades. Mais Nice se transforme en une gigantesque souricière après le départ des Italiens en septembre 1943. Les équipes de l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants), de la Sixième-EIF et du MJS (Mouvement de la jeunesse sioniste) travaillent en permanence pour essayer de sauver les enfants. Nicole est arrêtée à sa troisième mission et déportée sans retour. Jacques se jette alors dans le travail clandestin. Après un hiver à la maison d’enfants du Masgelier, il est appelé à Lyon où il dirige une petite équipe et maintient le contact avec Jean Weinstein pour de faux papiers, avec Andrée Salomon et Germaine Masour pour la préparation des convois d'enfants emmenés par Jean-Claude Lieber (Cougar) vers Georges Loinger.

Jacques Salon est arrêté le 8 mai 1944 par la milice en possession d'une liste d'enfants passés la veille en Suisse. Affreusement torturé à la prison de Fort Montluc, il ne parle pas et malgré ses blessures dont il gardera des séquelles à vie, il saute du train qui l'emmène vers Drancy à la fin du mois d'août.

Une fois remis, il travaille à l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants) où il est chargé en juin 1945 de l'accueil des jeunes de Buchenwald à Écouis (Eure). 

02/09/2017
Auteur : Frida Wattenberg Lien : Organisation juive de combat : Résistance-sauvetage. France 1940-1945

[Compléter l'article]

1944

Lucien Granger* était affecté à l'atelier de réparations de la SNCF à Villeneuve-Saint-Georges, dans la grande banlieue sud de Paris. 
 
En 1944, il vit un homme en guenilles implorer son chef d'équipe, lequel lui permit de coucher dans le dortoir des ouvriers, mais pour une nuit seulement. Lucien Granger*, sensible à la détresse de l'inconnu, le suivit dans le dortoir et lui proposa son aide. L'homme, un certain Jacques Salon, né à Badgad en 1914, lui confia qu'il appartenait à l'organisation juive OSE, avait été arrêté par les agents de la Gestapo de Lyon sous la direction de Klaus Barbie, torturé puis mis dans un train à destination de Drancy. Pendant la nuit il avait réussi à sauter du train en marche et s’était blessé au genou. Son seul espoir était maintenant que les cheminots le cachent dans la locomotive pour lui permettre de gagner Paris. 
Emu, Lucien Granger* lui donna ce qu'il avait dans sa musette, deux oeufs durs. Il revint le lendemain matin, proposa au fugitif de se faire soigner puis de se cacher chez lui, ajoutant que sa femme et son fils avaient donné leur accord. Jacques Salon refusa, ne voulant pas mettre en danger la famille Granger. 
Pendant près d'une semaine, Lucien Granger* lui apporta tous les jours des repas complets et les articles de toilette nécessaires. Dès que cela fut possible, il le cacha dans une locomotive en partance pour Paris. 
 
Arrivé dans la capitale, le fugitif se rendit dans l'immeuble où la famille de son épouse Nicole Salon avait vécu avant d'être arrêtée et déportée vers les camps de la mort. La concierge, Marie-Anne Legars*, et ses deux filles, Cécile* et Thérèse*, le reconnurent immédiatement et lui donnèrent l’hospitalité, le cachant dans une chambre de bonne libre au 6e étage. Elles firent venir un médecin, le docteur Oberthur, qui lui prodigua les premiers soins. A la demande du blessé, les filles contactèrent l’un de ses camarades de l'OSE. 
Quelques jours plus tard celle-ci lui procura de faux papiers grâce auxquels il put se faire hospitaliser boulevard de Montmorency. 
Une fois guéri, il reprit ses activités au sein de l'organisation.
 
Le 29 novembre 1990, Yad Vashem a décerné à Lucien Granger* et Marie-Anne Legars* et ses filles, Cécile* et Thérèse* le titre de Juste parmi les Nations.

12/09/2018

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Titre

Trois mois dura notre bonheur

Trois mois dura notre bonheur

ACHETER EN LIGNE

Auteur   Jacques Salon  
Édition   Le Manuscrit FMS  
Année   2005  
Genre   témoignage  
Description   Nicole est assistante sociale à l’OSE quand Jacques Salon la rencontre en 1940. Ensemble, ils se consacrent au sauvetage des enfants juifs, qu’ils accompagnent et font passer en Suisse. Jusqu’à ce jour d’octobre 1943, trois mois seulement après leur mariage, où Nicole, arrêtée lors d’une de ces opérations de sauvetage des enfants, est conduite à Drancy et déportée à Auschwitz.
Jacques poursuit la lutte. Arrêté à son tour, en mai 1944, torturé dans les locaux de la Gestapo de Lyon, il parvient à sauter du train qui l’emmène vers Drancy.

Collection : Témoignages de la Shoah
ISBN / EAN13 : 9782748161847
 

Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Débarquement en Provence et Libération du midi de la France (Le débarquement en Provence et la libération des villes de Toulon, Saint-Tropez, Aix en Provence et Marseille en août 1944. Film composé d'images : du débarquement anglo-américain et français en Provence les 14 et 15 août 1944… )
2 Artistes et intellectuels réfugiés dans la région marseillaise en 1940-1942 (Robert Mencherini. « Artistes et intellectuels réfugiés dans la région marseillaise en 1940-1942 : un jeu d’ombres entre survie et engagement ». [actes du colloque] Déplacements, dérangements, bouleversement : Artistes et intellectuels déplacés en zone sud (1940-1944), Bibliothèque de l'Alcazar, Marseille, 3-4 juin 2005 organisé par l'Université de Provence, l'Université de Sheffield, la bibliothèque de l'Alcazar (Marseille). Textes réunis par Pascal Mercier et Claude Pérez. )
3 Le pasteur Henri Manen : au Camp des Milles, "un Juste parmi les Nations" (Spécialisées dans la publication des écrits du monde protestant, les éditions Ampelos d'Eric Peyrard ont publié en juillet 2013 un petit livre de première importance (60 pages, format 15 x 23 cm) "Au fond de l'abîme / Journal du Camp des Milles". Cet ouvrage rassemble des écrits du pasteur Henri Manen* qui eut à coeur de relater plusieurs des événements survenus pendant l'été 1942 qui fut dans l'ancienne tuilerie la saison la plus tragique. De précieux compléments accompagnent les écrits du pasteur : une préface très éclairante de l'historien du protestantisme et de la mémoire Philippe Joutard ainsi qu'une postface d'Alain Chouraqui, président de la Fondation du Camp des Milles. )
4 Camp de Saliers. 1942-1944. Une mémoire en héritage. (Histoires et mémoires du camp d'internement pour Nomades de Saliers (Bouches-du-Rhône) ayant accueilli près de 700 voyageurs, sinti, manouches, gitans, yeniches, mais aussi forains, dont 26 ne sont pas revenus… Na bister! (N'oublions pas!) )



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