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Texte pour ecartement lateral

Simone Kaminker

dite Simone Signoret
Texte pour ecartement lateral

Neuilly-sur-Seine 92200 Hauts-de-Seine
Nom de naissance: Henriette Charlotte Simone Kaminker
Nom d'épouse: Allégret puis Livi
Date de naissance: 25/03/1921 (Wiesbaden (Allemagne))
Date de décès: 30/09/1985 (Autheuil-Authouillet (27))
Profession: Actrice
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Simone-Kaminker
Simone Signoret
source photo : Arch.
crédit photo : D.R.
Simone-Kaminker
Simone Signoret
source photo : Arch. fam.
crédit photo : D.R.

Histoire

André Kaminker, né en France en 1888, était issu d’une famille juive, d’un père, Henry Kaminker, originaire de Pologne et expert en diamants établi en Belgique où il fit fortune avant d’être ruiné et d’une mère viennoise germanophine. Il grandit à Anvers en Belgique où il apprend le néerlandais tandis qu'il est scolarisé en français. Pendant ses études secondaire il apprend l'anglais grâce à quelques séjours en Grande-Bretagne.
André Kaminker fait des études de droit et de philosophie à l’Université libre de Bruxelles, avant son service militaire de 1909 à 1911 dans une compagnie d’aérostiers.
Toute sa vie très patriote, étant né en France de parents étrangers, à sa majorité André Kaminker opte pour la nationalité française. En 1914, il est mobilisé, d’abord comme aérostier, puis il est versé dans l’infanterie, toujours homme de troupe.
Après la guerre, André Kaminker reste dans l’armée française en tant que fonctionnaire civil, stationné pendant trois ans avec les troupes d’occupation de la Rhénanie. Il est affecté au Service de la restitution, chargé de gérer la restitution à la République française des biens saisis en Alsace-Lorraine par les Allemands.

Il épouse Georgette née Signoret le 11 janvier 1896 à Paris 17e, française, fille du peintre marseillais Charles Signoret. Ils auront une fille, Simone, née en 1921 à Wiesbaden (Allemagne) qui deviendra actrice sous le nom de "Simone Signoret", et deux garçons nés en France : Alain et Jean-Pierre qui naît le 7 septembre 1932 à La Baule. Ils passent leur enfance à Neuilly-sur-Seine sans que jamais soit évoquée leur appartenance juive par leur père.

De retour en France en 1921, André Kaminker s’installe à Paris avec sa famille. Il travaille d’abord pour une agence de publicité, l’agence Damour, puis devient journaliste au Petit Parisien. Il finit par y occuper un poste de directeur, chargé de la publicité.
Grâce à ses connaissances linguistiques, il commence à la même époque une carrière d’interprète de conférence, à la Société des Nations, et aussi pour la Chambre de commerce internationale et à la radio, au Poste parisien. C’est ainsi qu’il est appelé à interpréter en direct et en simultanée le discours d’Hitler à Nuremberg en 1934.

Simone séjournera deux ans à Saint-Gildas-de-Rhuys en Bretagne depuis l’été 1938 et au début de la seconde guerre mondiale elle y est rejointe par sa mère et ses frères où ilq sont recensés. Simone est élève au lycée de Vannes. 

À la déclaration de la guerre en 1939, André Kaminker est interprète à l’ambassade de Grande-Bretagne à Paris. Après la débâcle, il suit celle-ci lorsqu’elle se replie à Bordeaux à l’instar du gouvernement français.

Quelques jours après l’appel du 18 juin du Général de Gaulle à Londres, André Kaminker quitte Bordeaux sur l’un des derniers navires appareillant pour l’Angleterre et rejoint les Forces françaises libres à Londres. André alias Lt André Simons. sert comme interprète aux côtés du Général de Gaulle pendant l’expédition anglo-française vers Dakar à l’automne 1940. Déjà homme de radio avant la guerre, André Kaminker est affecté au poste émetteur de la France Libre à Accra (Côte-de-l’Or, Gold Coast, aujourd’hui Ghana), puis en Martinique où il dirige la station après le ralliement de l’île à la France libre.

Son jeune frère, Georges Kaminker né en 1890, également interprète et qui figure comme André Kaminker parmi les pionniers de l'interprétation consécutive, marié à Cornélia née Kempers, dite Toetsy, a 4 enfants : RobertJean né à Anvers (Belgique) le 27/09/1930, Paul, né à Paris en 1934, et Yvonne.
Pendant la guerre, Georges resta en France en Dordogne, avec sa famille pendant la guerre et partit dans le maquis en 1943 jusqu'à la libération1.

Simone reste au lycée de Vannes, où elle a, pendant quelques mois, pour professeur d’histoire Lucie Aubrac dont elle parle dans La nostalgie n'est plus ce qu'elle était publiée en 1975.

De retour à Paris, Simone retrouve sa mère et ses deux petits frères, Alain et Jean-Pierre.
En 1941, elle devient la secrétaire de Jean Luchaire2Simone prend le nom de sa mère, "Signoret", en novembre 1941 et sera figurante dans de nombreux films grâce à la fille de celui-ci Corinne qui entretenait une relation avec un officier allemand, le capitaine de la Luftwaffe Wolrad Gerlach du Schnellkampfgeschwader 10, avec lequel elle a une fille Brigitte, née le 10 mai 1944, qui sera déclarée sous le nom de Luchaire3. Elle sera condamnée à 10 ans d'indignité nationale.4

Simone rencontre Yves Allégret en 1943 et a un petit role dans son film La boîte aux rêves tourné en 1943. Leur fille Catherine naît le 9 avril 1946. 

De janvier 1943 à août 1944, Georgette Kaminker se réfugie à Valréas (Vaucluse) avec ses fils Alain et Jean-PierreJean-Pierre témoigne que "les nombreux juifs réfugiés à Valréas y ont joui d'une sécurité relative, la bienveillance faisant obstacle à la persécution". Le mérite en revient selon lui à la population considérée dans son ensemble, quoique sa minorité protestante fasse l'objet d'un hommage particulier.5

En 1945, André Kaminker est détaché par l’armée française pour interpréter à la conférence fondatrice de l’Organisation des Nations Unis à San Francisco. Devenu fonctionnaire à l’ONU dès 1946, il y restera jusqu'en 1949 avant de rejoindre le Conseil de l’Europe à Strasbourg et en devient le chef interprète.

Sources :

01/10/2019

asso 3545

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Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse 7 pages, réalisation 2013
Auteur : Thierry Noël-Guitelman - terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. )
2 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André )
3 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
4 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
5 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )

Notes

- 1 - Témoignage de son fils Robert Kaminker du 14/01/2011.
- 2 - Jean Luchaire : journaliste né en 1901 à Sienne (Italie) et mort fusillé au fort de Châtillon le 22 février 1946 pour son rôle sous l'occupation.
- 3 - Carole Wrona, Corinne L., une éclaboussure de l'Histoire, Paris, Centre national de la cinématographie, 2008. Portrait documentaire qui retrace la vie de Corinne Luchaire.
- 4 - Quelques jours avant la libération de Paris (août 1944), Corinne Luchaire suit sa famille à Sigmaringen où se réfugient les principaux collaborationnistes, dont Marcel Déat et Fernand de Brinon, autour du maréchal Pétain, puis, vers l'Italie où ils sont arrêtés à Merano. Elle est transférée avec lui à Fresnes et sera libérée quelques jours après l'exécution de Pierre Laval, tout comme sa sœur. En 1946, elle est condamnée à dix ans d'indignité nationale. En 1949, âgée de 28 ans, avant sa mort prématurée due à la tuberculose en 1950, elle a publié un ouvrage autobiographique Ma drôle de vie qui constitue un document intéressant sur sa situation de fille d'une personnalité influente de la collaboration.
- 5 - La persécution contrariée. Les Kaminker à Valréas (1943-1944) entre antisémitisme et bienveillance d’une population, Limoges, Lambert Lucas, 2007, 492 p.

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