Soutenez le travail de l'AJPN Les photos du Forum Générations de la Shoah au Mémorial de la Shoah et salle des Blancs-Manteaux à Paris 4e, les 2 et 3 février 2019
space  Mot de passe oublié    S'inscrire
  Recherche de personne, de lieu : affiche la page   Recherche type Google : propose des pages 
 
 
Page d'accueil Les communes de France durant la  Seconde Guerre mondiale  
Anonymes, Justes et Persécutés durant la période Nazie dans les communes de France
715 annonces de recherche
Votre Opinion
Actualités de l'AJPN
Revue de presse
39/45 en France (WWII)
base des données identifiées par AJPN.org
Nouveaux articles
Une page au hasard
36589 communes
95 départements et l'étranger
1202 lieux d'internement
703 lieux de sauvetage
33 organisations de sauvetage
4151 Justes de France
920 résistants juifs
11350 personnes sauvées, cachées
Expositions pédagogiques AJPN Exposition pédagogique 2e guerre mondiale : la guerre, l'occupation, la vie quotidienne, les lois antisémites, les rafles, les justes, les enfants cachés, les rescapés, les témoins L'enfant cachée
Das versteckte Kind

Chronologie 1905/1945
En France dans les communes
Les Justes parmi les Nations
Républicains espagnols
Tsiganes français en 1939-1945
Les lieux d'internement
Les sauvetages en France
Bibliothèque 1264 ouvrages
Cartographie
Glossaire
Audience : Xiti Plan du site
Signaler un problème technique
Imprimer cette page
Allier

Région :
Auvergne-Rhône-Alpes
Département :
Allier

Préfets :
Louis Nicolas Henri Adam
(17/11/1934 - 17/09/1940) Préfet de l'Allier
Joseph Porte
(17/09/1940 - 03/02/1943) Préfet de l'Allier
Charles Chevreux
(1941 - 1941) Jacques Charles Adrien Chevreux, Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie)
Alfred Hontebeyrie
(1941 - 1941) Alfred Roger Hontebeyrie, Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1895-1969)
Charles Donati
(1941 - 1943) Charles Guérin Joseph Louis Donati, Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (né en 1891)
(07/1943 - 30/12/1943) Jean François Quenette, Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie), révoqué par Vichy et recherché par la Gestapo pour son activité de résistant (1903-1971).
Félix Picot
(03/02/1943 - 02/09/1944) Préfet de l'Allier
Robert Fleury
(02/09/1944 - 16/02/1949) Préfet de l'Allier
Henri Ingrand
(1944 - 1946) Commissaire régional de la République (Cantal, Haute-Loire, Puy-de-Dôme et la partie non-occupée de l'Allier)(1908-2003)
Georges Bernard
(1944 - 1944) Georges Albert Maurice Bernard, Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1890 - 1953)
Jean Bouhey
(Mars 1944 - 1945) Commissaire régional de la République de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1898-1963)
Jean Mairey
(1945 - 1946) Jean Marie Albert Mairey, Commissaire régional de la République par intérim de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1907-1982)

À lire, à voir…

Jean Débordes Jean Débordes
Le Temps des passions - L'Allier dans la guerre

ACHETER EN LIGNE

Gilles Lévy Gilles Lévy
L'Auvergne des années noires 1940-1944

ACHETER EN LIGNE

Guy Sanglerat Guy Sanglerat
Parcours d'un étudiant dans la Résistance. De Lyon à Annecy

ACHETER EN LIGNE

Jean Débordes Jean Débordes
Paroles de Résistants - L'Allier dans la guerre

ACHETER EN LIGNE

Nicolas Andry Nicolas Andry
Objectif Lyon

ACHETER EN LIGNE

Bruno Doucey Bruno Doucey
Si tu parles, Marianne

ACHETER EN LIGNE

Jean Débordes Jean Débordes
L'Allier dans la guerre (1939-1945)

ACHETER EN LIGNE

Robert Serre Robert Serre
Vincent Giraudier
Hervé Mauran
Jean Sauvageon
Des indésirables

 

André Besson André Besson
Clandestins de la Liberté. Ligne de démarcation et frontière suisse. 1940-1944.

ACHETER EN LIGNE

Jean-William Dereymez Jean-William Dereymez
Le refuge et le piège : Les Juifs dans les Alpes : 1938-1945

ACHETER EN LIGNE
[Ajouter un ouvrage]

Texte pour ecartement lateral

François Lachenal

Texte pour ecartement lateral

Vichy 03200 Allier
Date de naissance: 1918 (Genève (Suisse))
Date de décès: 1987 (Genève (Suisse))
Nationalité : Suisse
Profession: Légation de Suisse à Vichy, éditeur
Qualité: Résistant
[Créer un nouvel article et/ou ajouter une photo]

Histoire

Passeur d'oeuvres

François Lachenal, né à Genève en 1918 et mort à Genève également en 1997, est un éditeur suisse qui joue, lors de l'occupation de la France par l'Allemagne dès 1940, un rôle important dans la publication et la diffusion des écrits de la résistance littéraire française face au nazisme.

Sous l'égide de l'écrivain suisse Edmond Gilliard (1875-1969), cofondateur des Cahiers Vaudois avec Paul Budry et Charles-Ferdinand Ramuz, qui en suggère le nom, François Lachenal1 participe à la création à Lausanne en octobre 1940 de la revue littéraire Traits (1940-1945), opposée à "l'ordre nouveau prôné par Hitler"2. À la fin des années 1930 il avait rencontré en Suisse Pierre Seghers et Pierre Emmanuel à qui il s'était lié. Sur la fin de 1941 ils lui envoient chacun un poème (autour de l'assassinat des otages de Nantes et de Châteaubriant) que Traits donne sans signature, premiers poèmes résistants anonymes à être publiés3.

En 19424, alors qu'il est à Bâle où il avait passé ses examens de droit et prépare une thèse de doctorat sur Le Parti politique. Sa fonction de droit public, François Lachenal est nommé attaché à la Légation de Suisse à Vichy qui doit renforcer ses effectifs depuis qu'elle représente, après l'occupation de la zone libre, les intérêts de la Grande-Bretagne, des États Unis et de quantité de pays en guerre avec Allemagne. Arrivé à Vichy le 21 novembre 1942 il demeure en France, muté durant quelques mois au consulat de Suisse à Marseille au printemps 1943 puis à Lyon pendant l'été 1944 en fonction de vice-consul, jusqu'à sa nomination à Berlin en octobre.

Dès son arrivée à Vichy Lachenal fait suivre en France les recueils édités en Suisse par les Cahiers du Rhône fondés en 1941 par Albert Béguin (Alain Borne, Loys Masson, Paul Éluard). Il ne cessera de passer en Suisse, dans ses bagages ou ceux de ses collègues diplomates, les manuscrits qui ne peuvent être édités en France, de transporter en France les volumes imprimés en Suisse et de les faire circuler. En décembre 1942 il rencontre, à Dieulefit, Pierre Emmanuel et, à Villeneuve-lès-Avignon, Pierre Seghers qui lui fait connaître notamment Emmanuel Mounier, Loys Masson, André Frénaud et Alain Borne, Elsa Triolet et Louis Aragon.

Dès avant son arrivée en France, Lachenal avait formé avec Jean Descoullayes le projet de publier aux Éditions des Trois Collines, créées en 1935 à Lausanne, La ville des trois collines, par Jean Descoullayes et Louis Junod, "un recueil de poèmes engagés et anonymes" semblables à ceux que Pierre Emmanuel et Pierre Seghers avaient envoyés pour Traits. Il parle de ce projet à Pierre Seghers qui en fait part à Paul Éluard. Les poèmes réunis par Pierre Seghers et ceux que rassemblent Paul Éluard et Jean Lescure constitueront L'Honneur des poètes, édité en France même par les Éditions de Minuit clandestines le 14 juillet 1943.

Début 1943 Lachenal projette parallèlement de reprendre aux Trois Collines, désormais établies à Genève sous sa direction et celle de Jean Descoullayes, Le Silence de la mer de Vercors. La censure suisse exigeant la suppression de quelques mots, Lachenal et Descoullayes le publient clandestinement au printemps 1943 aux éditions À la Porte d'Ivoire, nom suggéré par Jean Starobinski, qu'ils créent à cet effet5. Ils y éditent également Poèmes français6, ajoutant au "fond commun" proposé par Pierre Seghers à L'Honneur des poètes onze autres poèmes anonymes7.

A Pâques 1943 François Lachenal rencontre chez Pierre Emmanuel à Dieulefit Jean Lescure qui prépare Domaine français (Messages 1943). Il lui propose de l'éditer aux Trois Collines. L'essentiel du manuscrit, remis à Vichy par Jean Lescure à Lachenal, est emporté durant l'automne 1943 en Suisse par le ministre de Hongrie à Vichy, S. E. Bakasch Besseniey, et les textes manquants suivent dans les bagages de S. E. Hiott, Ministre de Roumanie. Domaine français, véritable somme réunissant "tout ce que la France avait de plus illustre dans les différentes expressions de la littérature" de façon à "faire assumer collectivement à la littérature française l'honneur de l'insoumission", est imprimé en décembre.

"Cette période fut, pour la Suisse, entre autres devoirs, l'occasion de prendre le relais de l'édition française - voire d'être un refuge - et, pour moi, de tirer pleinement profit de mon poste à Vichy en jouant au 'porteur de valises' comme l'on disait déjà", note quarante ans plus tard Lachenal8.

En juillet 1943, à Paris, Paul Éluard, que lui fait rencontrer Jean Lescure, lui propose d'éditer le manuscrit encore inédit d'Ubu cocu d'Alfred Jarry, remis par Picasso et l'ouvrage paraîtra en septembre 1944. Simultanément s'ébauche avec Jean Lescure, qui a obtenu l'accord de Raymond Queneau, André Frénaud, Georges Bataille et Jean-Paul Sartre, le projet d'une collection intitulée Domaine de Paris qui n'aboutira pas. Un Domaine russe sera par contre publié en septembre 1944, un Domaine grec en juin 1947.

En février 1944 Paul Éluard confie à Lachenal le recueil Le Lit la table qui sera édité par les Trois Collines la même année. Il lui fait également parvenir le manuscrit du roman Paille noire des étables de Louis Parrot qui paraîtra en décembre sous son pseudonyme Margeride, tandis que Les Amants d'Avignon, roman d'Elsa Triolet, est édité en mai sous celui de Laurent Daniel. C'est la même année que Lachenal a l'idée d'une collection, sous le nom de Classiques de la liberté, pour laquelle il serait demandé "à un écrivain ou à un philosophe de choisir, dans l'œuvre d'un auteur classique, des textes appropriés au présent et de lui consacrer une préface". Élaboré chez Jean Paulhan, avec Bernard Groethuysen qui allait diriger la collection, le projet se réalise en mai 1946 avec un premier volume consacré à Descartes présenté par Sartre9.

À partir de 1944 Lachenal développe aux Trois collines sous le nom Les grands peintres par leurs amis une autre collection qui s'ouvre en décembre sur À Pablo Picasso de Paul Éluard, se poursuivra en 1946 par Braque le patron de Paulhan, en 1947 André Masson et son univers de Michel Leiris et Georges Limbour, en 1948 Chagall ou l'orage enchanté de Raïssa Maritain, en 1949 Fernand Léger et le nouvel espace de Douglas Cooper. Parallèlement Lachenal édite Voir de Paul Éluard, ensemble de poèmes dédiés aux peintres qui lui sont proches. Paul Éluard dirigera également la collection Le Point d'Or, dans laquelle est réédité en 1946 son recueil Le lit la table, que suivent en 1947 Sources du vent de Pierre Reverdy et en 1948 Coordonnées de Guillevic.

Lachenal est également très actif dans le monde de la musique contemporaine. Il se rend régulièrement à Darmstadt et c'est lui qui ira trouver Jacques Guyonnet lors de l'un de ses premiers concerts pour lui proposer d'aller à Darmstadt rejoindre Pierre Boulez. Son intervention sera décisive dans la carrière du compositeur genevois.

L'activité des Éditions des Trois Collines se poursuit jusqu'en 1965. Au total c'est un catalogue d'une cinquantaine de numéros de la revue Traits et d'une centaine de titres sous la marque des Trois Collines10 et À la Porte d'Ivoire qu'aura constitué François Lachenal entre 1940 et 1965. Il poursuivra, après cette date, de façon plus sporadique, des activités éditoriales qui témoignent de la justesse de son goût et de son attachement à la liberté.

Les archives (1940-1965) de ces publications, collections complètes et correspondances avec imprimeurs et écrivains, ont été confiées par François Lachenal à l'IMEC. En 1995 une exposition retraçant le parcours de sa vie d'éditeur et le rôle de passeur qu'il joua pendant la guerre est présentée à Paris au Centre Culturel Suisse.

04/03/2012
Lien : Wikipedia

[Compléter l'article]

Chronologie [Ajouter]
Cet article n'est pas encore renseigné par l'AJPN, mais n'hésitez pas à le faire afin de restituer à cette commune sa mémoire de la Seconde Guerre mondiale.


Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]

Comment ajouter le votre. En savoir plus…

Pas de travaux actuellement sur ce sujet… Vous pouvez mettre le votre en ligne sur le site ajpn.org.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Blog sur quelques Justes et sur le livre (Blog hébergé par la Tribune de Genève sur quelques justes honorés par Yad Vashem sur l'intervention du délégué pour la Suisse et la région frontalière Ain et Haute-Savoie, Herbert Herz, ainsi que sur divers événements organisés autour de la parution du livre "Mon combat dans la Résistance FTP-MOI" )
2 Le site du poète Pierre Emmanuel (Le site officiel du poète Pierre Emmanuel. Vous y trouverez aussi des pages sur sa vie et son action à Dieulefit durant la guerre, à Beauvallon, puis à la Roseraie. )
3 Guy Sanglerat, ancien membre du Coq Enchaîné (Le Coq Enchaîné était un réseau de résistance de la région qui pendant l'occupation allemande rassemblait des syndicalistes, des socialistes et des radicaux de la mouvance d’Édouard Herriot. Membre du réseau, Guy Sanglerat publie ses souvenirs.. )
4 Le Coq enchaîné (Le Coq enchaîné : un journal clandestin sous l'occupation allemande. Le premier numéro fait son apparition en mars 1942. Les membres du Coq Enchaîné mèneront aussi des actions de résistance. Il a compté jusqu'à 400 membres. Le réseau sera décimé en 1943. Guy Sanglerat raconte ... )
5 Les archives du conseil général de Savoie (La liste des 168 "travailleurs israëlites" en partance de Ruffieux, établie le 24 Août 1942. )
6 Là où coule le Gier (La guerre, énorme chaos bouleversant les vies. Tel est le décor dans lequel évoluent René et Aima. De leur jeunesse à leurs combats, l'auteur nous invite à les suivre dans cette aventure où chacun fera preuve d'un courage incroyable. Ce roman, basé sur des faits réels, nous emmène de la Vallée du Gier dans la Loire à Clermont-Ferrand et nous fait traverser certains camps de concentration en Allemagne en suivant le parcours de deux jeunes gens que la vie a forgé pour combattre aussi bien dans l'univers ouvrier des années 30 que pendant la seconde guerre mondiale avec leur implication dans la résistance. Cette plongée dans le passé a nécessité de nombreuses recherches suivies d'une longue enquête menée sur la vie de ces deux personnages. )
7 Marianne Cohn (Page dédiée à Marianne Cohn et à ses compagnons de résistance. Un mois avant d"être arrêtée, elle a sauvé ma tante Eva et mon père Maurice Finkelstein )
8 L'attentat de la Poterne du 8 mars 1944 (Page consacrée à l'ouvrage "L'attentat de la Poterne, un drame au cœur de Clermont" (2015).
Cette étude sur l'attentat de la Poterne du 8 mars 1944 recoupe des documents d'archive à des témoignages oraux et écrits. Elle reprend de manière chronologique les évènements, de l'attentat de résistants sur un détachement allemands à l'immensité des représailles qui ont suivi : incendie d'immeubles, nombreuses arrestations, déportations et condamnations à mort. )
9 "Objectif Lyon !"

Notes

- 1 - Éléments biographiques extraits de François Lachenal, Éditions des Trois Collines, Genève-Paris, préface de Jean Lescure, Éditions de l'IMEC, Paris, 1995 (Souvenirs p. 15-62 et Histoire de "Traits", p. 67-82.
- 2 - Traits a été fondé en 1940 quelques semaines après la défaite des armées françaises, en plein assaut de la Luftwaffe sur l'Angleterre. Le gouvernement suisse et la réaction bourgeoise commençaient à se faire à l'idée d'une Europe dominée par les puissances de l'Axe; nombreux furent les industriels, les officiers, les journalistes qui décidèrent d'intervenir activement pour hâter l'adaptation de la Suisse à "l'ordre nouveau", écrit François Lachenal, (Éditions des Trois Collines, Genève-Paris, Éditions de l'IMEC, Paris, 1995, p. 18 et 67.
- 3 - Dans son projet d'une "résistance à la capitulation devant la menace fasciste, extérieure et intérieure, résistance d'autant plus nécessaire en Suisse romande que Pétain y était généralement acclamé et la seule presse d'opposition, celle de la Fédération socialiste suisse, interdite depuis peu", interdiction contre laquelle Traits publie "la seule protestation en Suisse romande" (François Lachenal, op. cit., p. 69 et 71), la revue édita, malgré la censure suisse, des textes de près de 200 auteurs, parmi lesquels Louis Aragon, Alexandre Astruc, Julien Benda, Georges Bernanos, Léon Blum, Jean Cayrol, Charles-Albert Cingria, Paul Claudel, Jacques Decour, Paul Éluard, Pierre Emmanuel, Georges Haldas, Carl Gustav Jung, Michel Leiris, Jean Lescure, Loys Masson, François Mauriac, Henri Michaux, Jean Paulhan, Gabriel Péri, Charles-Ferdinand Ramuz, Pierre Seghers, Jean Starobinski, Vercors... "Ce que cette Censure a accumulé d'hypocrisie et de lâcheté pendant la guerre, il faudra bien l'exposer un jour", observe Lachenal qui en donne quelques exemples (François Lachenal, op. cit., p. 70). Lui-même publie en 1943 dans Traits plusieurs textes, sous les pseudonymes de Monlaur et Armand (François Lachenal, op. cit., p. 76).
- 4 - "Cette année qui vit la force allemande à son apogée fut aussi celle où les restrictions à la liberté, en Suisse, furent les plus sévères. (...) Ce fut aussi l'année du milliard suisse avancé à l'économie de guerre allemande en vertu d'un traité commercial qui pèsera encore longtemps sur nos relations avec les Alliés", note Lachenal (François Lachenal, op. cit., p. 72). Il précise que Traits fut "le seul journal de Suisse romande (il y en eut plus d'une douzaine en Suisse allemande, dont les Basler Nachrichten) à publier la Lettre ouverte adressée au Conseil fédéral par une cinquantaine de personnalités marquantes (...) et protestant contre l'abus des pleins pouvoirs, l'interdiction arbitraire de partis politiques et l'exclusion des Conseils législatifs d'élus du peuple, la prétention de la Censure d'imposer la neutralité morale et surtout le scandale des arrestations et détentions arbitraires de militants ouvriers, en violation flagrante des règles de la procédure. (Il faudra bien une fois que le peuple suisse soit exactement informé des relations qui ont existé entre la Bupo et la Gestapo allemande (...)" (François Lachenal, op. cit., p. 73-74).
- 5 - "L'honneur de la Suisse, et sa haute raison d'être, aujourd'hui, sont de permettre à ceux qui, en France, méprisent glorieusement l'avilissante attente des antichambres, d'élever leur voix d'hommes libres. Les éditions À la Porte d'Ivoire, en inaugurant la présente collection, se placent au service du courage et de la liberté" (extrait de la préface du Silence de la mer, dans François Lachenal, Éditions des Trois Collines, Genève-Paris, Éditions de l'IMEC, Paris, 1995, p. 35.
- 6 - "À cause (...) des recherches policières qu'avaient déclenchées la parution du Silence de la mer, nous dûmes changer d'imprimeur pour Poèmes français ; ce n'est qu'au début de l'automne 1943 qu'il parut." (François Lachenal, Éditions des Trois Collines, Genève-Paris, Éditions de l'IMEC, Paris, 1995, p. 36.
- 7 - En 1944 les éditions À la Porte d'Ivoire feront également connaître en Suisse La Marche à l'étoile de Vercors et, sous le pseudonyme de François la Colère, Le Musée Grévin d'Aragon
- 8 - François Lachenal, Éditions des Trois Collines, Genève-Paris, Éditions de l'IMEC, Paris, 1995, p. 25
- 9 - D'autres volumes suivront, de Lucien Febvre sur Michelet en 1946, de Jean Fréville sur Lénine, de Henri Lefevre sur Marx, de Bernard Groethuysen sur Montesquieu en 1947, et de Jacques Debû-Bridel sur Fourier en 1947, de Julien Benda sur Kant, de Jean Wahl sur Jules Lequier et de Claude Aveline sur Anatole France en 1948, de René Berger sur Socrate en 1949. Une vingtaine d'autres ouvrages en préparation ne seront pas publiés.
- 10 - Le premier ouvrage des Trois Collines avait été en 1935 un Hommage à Edmond Gilliard. Le centième et dernier, le 10 septembre 1965, jour anniversaire de sa naissance, rassemblera ses Œuvres complètes.

Annonces de recherche
[Déposer une annonce]

[Signaler que le contenu de cet article vous semble erroné]


Avertissement Les informations affichées sur le site de ajpn.org sont fournies par les personnes qui contribuent à l'enrichissement de la base de données. Certaines, notamment les témoignages, ne peuvent être vérifiées par ajpn.org et ne peuvent donc pas être considérées d'une fiabilité totale. Nous citons les sources de ces informations chaque fois qu'elles nous sont communiquées. Toutes les demandes de rectification de données erronées sont bienvenues et, dans ce cas, les corrections nécessaires sont appliquées dans les meilleurs délais en citant la source de ces corrections. C'est par cette vigilance des visiteurs de notre site que nous pouvons assurer la qualité des informations conservées dans la base de données ajpn.org
* Juste parmi les Nations
 
visiteurs connectés

Justes parmi les Nations - Righteous among the Nations - De Gerechten mank de Völker - Giusti tra le nazioni - Drept între popoare - Gerechter unter den Völkern - Sprawiedliwy wsród Narodów Swiata - Rechtvaardige onder de Volkeren - Justuloj inter la popoloj - Rättfärdig bland folken - Spravodlivý medzi národmi - Spravedlivý mezi národy - Vanhurskaat kansakuntien joukossa - Világ Igaza - Justos entre as nações - Justos entre las Naciones - Justos entre les Nacions
© Lhoumeau, Marchal 2008 2019