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Yvelines

Région :
Île-de-France
Département :
Yvelines

Préfets :
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(25/08/1944 - 27/05/1947) Préfet des Yvelines

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Texte pour ecartement lateral

Philippe Blumenfeld

Texte pour ecartement lateral

Le Vésinet 78110 Yvelines
Date de naissance: 1886 (Roumanie)
Aidé ou sauvé par : - Justinien Gillaizeau Profession: Commerçant
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Histoire
Né en février 1881, Justinien Gillaizeau* était le fils de Marie Mélanie Bouhier, sans profession, célibataire, âgée de 21 ans. Il fut légitimé par le mariage de sa mère le 28 mars 1883 à La Roche-sur-Yon, avec Henri Ernest Gillaizeau. 
Après des études au collège Richelieu de La Roche-sur-Yon, il fut lors du conseil de révision à Nantes en 1901, inscrit comme clerc de notaire domicilié à Nantes avec ses parents. Il fit son service militaire de trois ans, de septembre 1902 à septembre 1905 au 64e Régiment d’Infanterie, le terminant comme secrétaire d’Etat-Major.
 
Il résida ensuite à Dompierre-sur-Yon (Vendée). 
 
Rappelé sous les drapeaux par l’ordre de mobilisation du 1 août 1914, Justinien Gillaizeau* incorpora en novembre 1915 l’aviation, pour les trois années suivantes (le registre matricule précise même : parti en escadrille le 13 juin 1916 dans la Somme et la Marne). 
Jusqu’à son départ pour la Grande Guerre, il a eu une vie de notable. Il en revient sain et sauf après avoir participé en Italie, à la bataille de Caporetto.
Démobilisé le 28 février 1919, il revint à Dompierre-sur-Yon et habite le château de la Braconnière. 
 
Sa vie sera ensuite semée de deuils successifs puisqu'il perd un fils de 14 ans en 1925, puis sont épouse en 1936. 
 
Propriétaire d’un domaine agricole, Justinien Gillaizeau* vit au château de la Haute Braconnière. Agriculteur, il  possédait six fermes. 
Marié, père d’un enfant, il perdra d’abord son jeune fils âgé de 14 ans de maladie en 1925 puis sa femme en 1936. 
Très engagé dans la vie locale, conseiller municipal de 1929 à 1935, il aide ses concitoyens avec zèle et générosité.
 
Il se rend souvent à Paris où réside un de ses amis, Louis-Marie Dupond et c’est par son intermédiaire qu’il rencontre Philippe Blumenfeld, juif d’origine roumaine né en 1886, commerçant en linge de maison, installé au Vésinet. 
 
En 1939, il repartira pour une autre guerre qui en fera un grand résistant et un agent du réseau Alliance. Son château deviendra une demeure d’accueil pour des clandestins, des juifs et deux anglais dont l’avion s’est écrasé en forêt d’Aizenay. Il cachera notamment dans son château une famille juive, Philippe Blumenfeld et son épouse Anne avec leurs quatre enfants qui étaient venus se réfugier chez lui pendant la débâcle de mai 1940 jusqu’à la fin de l’été.
 
Pendant la débâcle de mai 1940 jusqu’à la fin de l’été, Philippe Blumenfeld, son épouse Anne née Gold en 1902 à Londres, et leurs enfants Betty, née en 1922, Simone, née en 1925 et Jacques dit Jacky, né en 1929 reviennent se mettre à l'abri des menaces antisémites chez Justinien Gillaizeau*. En septembre 1940, ils regagnent la région parisienne pour la rentrée scolaire.
 
En danger, ils reviendront chez Justinien Gillaizeau* en janvier 1941 et resteront 5 mois puisque la petite Francine naît en juillet 1941 au Vésinet.
 
Au plus fort de la menace nazie et de l’intensification des mesures anti-juives du gouvernement de Vichy, de l’été 1942 à l’hiver 1944, les Blumenfeld reviendront s’y réfugier pour la troisième fois avec leurs quatre enfants et Françoise, leur gouvernante.
Philippe Blumenfeld participe à la vie dans le château en faisant des petits travaux. Jacky travaille dans les champs avec les jeunes du village. 
Justinien Gillaizeau* faisait travailler les matières scolaires à Jacky
 
Justinien Gillaizeau*, résistant, était membre du réseau Alliance, région Chapelle, secteur Nantes - Angers. Spécialisé dans les parachutages sur le secteur de Nantes.
 
La gestapo a déjà démantelé une grande partie du réseau ALLIANCE en France quand elle vient arrêter Justinien Gillaizeau* le 7 janvier 1944 à la Haute Braconnière. Ce jour là, Philippe Blumenfeld, sa femme et sa dernière fille âgée de trois ans sont présents au château. Par chance, les trois aînés, Betty, Simone et Jacques sont en pension. Dans la confusion de l’arrestation, Philippe Blumenfeld pense que la gestapo est là pour l’interpeller. Il tente de fuir sous les yeux des allemands et se fait arrêter. Sa femme parvient à fuir avec sa plus jeune fille et se réfugie chez le docteur Marcel Foucaud à La Ferrière avant d'être cachée chez une voisine proche dont la maison se trouve à l’écart. Anne y restera jusqu’à la Libération tandis que Francine est envoyée chez un paysan à Thorigny pour sa sécurité.
 
Justinien Gillaizeau* est arrêté par la Gestapo pour deux chefs d’accusation : hébergement du « supposé » Juif Philippe Blumenfeld et comme membre de la Résistance. Il tente de s’échapper, est blessé, rattrapé et envoyé à la prison de la Pierre Levée à Poitiers. Philippe Blumenfeld est également arrêté au château, envoyé à la Pierre Levée où il reste jusqu’à la Libération et retrouvera sa famille.
 
Le 4 avril 1944, Justinien Gillaizeau* est transféré à la prison de Fresnes et le 20 mai 1944, il est transféré à Schirmeck via Strasbourg, camp d’internement pour résistants et réfractaires. Devant l’avance alliée les 107 membres du réseau Alliance détenus à Schirmeck, dont Justinien Gillaizeau*, furent sur ordre du Haut commandement de la Wehrmacht (OKW) à Berlin, transférés en camionnette par fournées de 12 au Camp du Struthof-Natzweiler  sous la classification "NN" ("Nacht und Nebel"-"Nuit et Brouillard"), il fut interné au block 10 avec les autres agents masculins du réseau. 
Le 1er septembre 1944, Justinien Gillaizeau* est assassiné, tué d’une balle dans la nuque à la chambre d’exécution ainsi que 105 camarades du réseau Alliance puis incinérés directement dans le four crématoire du camp, situé dans le même bâtiment.
 
Au moment de l’arrestation de son mari, Anne et sa fille Francine s’étaient enfuis à travers champs pour se cacher chez le Dr Foucaud à La Ferrière, puis elles sont envoyées chez une voisine proche dont la maison se trouve à l’écart. Anne y restera jusqu’à la Libération, tandis que Francine est envoyée chez un paysan à Thorigny.
 
Les habitants du village connaissent les activités de Justinien Gillaizeau* et savaient qu’il héberge la famille Blümenfeld, mais personne ne parlera.
 
En 1947, Justinien Gillaizeau* est promu sous Lieutenant à titre posthume et honoré par la Croix de guerre. Son nom figure sur le monument aux morts de Dompierre-sur-Yon (Vendée) où une rue porte son nom, sur la plaque commémorative du collège Richelieu à La Roche-sur-Yon (Vendée) et sur celle du réseau S.R. Alliance au camp de concentration du Struthof, à Natzwiller (Bas-Rhin).
 
Le 5 Juin 2018, Yad Vashem Institut International pour la Mémoire de la Shoah a décerné le titre de Juste parmi les Nations à Justinien Gillaizeau*.
Le dossier a été instruit à l’initiative de Rose Paqyereau, membre de l’Association Dompierre Patrimoine, auteur du livre « Justinien Gillaizeau, un résistant vendéen au Struthof » qui a mis tout en oeuvre pour rassembler les nombreux témoignages et pièces administratives, avec l’aide de la famille Pichot, Éliane et Claude Ungar du Comité français pour Yad Vashem, Guy Caraès, membre de l’Association du Patrimoine Rennais, et Alain Pallatier, ancien Président de l’Association Dompierre Patrimoine.

17/11/2019

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Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse 7 pages, réalisation 2013
Auteur : Thierry Noël-Guitelman - terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Mémoire 78 (39-45 dans les Yvelines : les lieux du souvenir de la Seconde Guerre mondiale. )
2 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. )
3 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André )
4 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
5 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
6 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )

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