Fort-Mahon est un camp de travail mis au service de l'organisation Enion Todt ou d'entreprises pour la construction de bunkers, d'entrepôts de munitions et autres ouvrages.
La journée de travail dépassait toujours dix heureset pouvait même atteindre dix- huit heures et s'allongeait encore par un trajet souvent effectué à pied, rarement en camions, de plusieurs kilomètres.
Les travailleurs à Rue, de Fort-Mahon ou de Peuplingues se rendaient sur des chantiers distants de cinq ou dix km du camp. Les dimanches étaient chômés deux fois sur trois ou trois fois sur quatre.
La surveillance était stricte ; une évasion à partir du chantier ou lors du trajet présentait des risques car les gardes portaient des armes. Sur certains chantiers, les Allemands interdisaient même de parler.
Dès le 13 juin 1942, les Juifs renvoyés de Belgique commencent à être affectés aux camps de l'organisation Todt du Nord de la France. 2 .252 "travailleurs obligatoires" Juifs seront ainsi déportés jusqu'au 12 septembre.
Le 14 juillet 1942, un convoi de Juifs belges et d'autres nationalités sont envoyés par les Allemands à Fort-Mahon.
A partir d'octobre 1942, des détenus de la prison de Merxplas sont internés à Fort-Mahon.
Les Juifs seront internés dans le camp de Fort-Mahon jusque février 1944. Le 15 décembre 1943, on compte 200 à 250 hommes.
A la fermeture du camp des Mazures, en février 1944, des Russes y sont internés. Ils y resteront jusqu'en avril 1944.1