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39/45 en France (WWII)
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Région :
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Préfecture :
Metz Préfets : (10/03/1939 - 09/06/1944) Préfet de la Moselle puis chargé des expulsés répartis dans les départements de zone libre à Montauban (1945 - 1947) Préfet de Moselle. |
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1939
À la déclaration de guerre le 3 septembre 1939, près de 30 % du territoire de la Moselle se trouve entre la ligne Maginot et la frontière franco-allemande.
302 732 personnes, soit 45 % de la population du département, sont évacuées pendant le mois de septembre 1939 vers des départements du Centre et de l'Ouest de la France, essentiellement la Charente, la Charente inférieure, la Vienne, la Haute-Vienne et enfin la Haute-Loire qui accueillent les mineurs.
L'ordre d'évacuation pour les villages frontaliers comme Oberdorff est donné dès le 1er septembre.
Parmi les quelque 300 000 évacués, 200 000 reviendront après la défaite.
23/12/2021
1940
De la déclaration de guerre de la France à l'Allemagne le 3 septembre 1939, à juin 1940, la « drôle de guerre » donne l’illusion à la France qu’elle tiendra ses positions grâce à la ligne Maginot et à la vaillance de ses troupes, et qu'elle obtiendra la victoire, comme en 1918.
Le 14 juin 1940, Metz est déclarée « ville ouverte ».
Le 17 juin 1940, l’entrée des troupes allemandes dans cette ville marque le début d’une répression brutale, dont les Messins et les Mosellans ne se relèveront qu’en 1945. Le lendemain, le représentant de l’État à Metz, le préfet de la Moselle, est arrêté, signe de la défaite de la France. Quatre jours plus tard, la signature à Rethondes d’un traité d'armistice, entre la France et l’Allemagne, ôte les derniers espoirs aux Mosellans. Une semaine plus tard, le 29 juin, une antenne de la Gestapo s'installe à Metz.
Pourtant un mouvement de résistance, l'« Espoir français », se forme fin juin 1940, pour conjurer le mauvais sort et préparer le retour des troupes françaises. Il sera actif plusieurs mois. Dans le même temps les premières expulsions ont lieu dans la plupart des villes de Moselle. L’ancienne frontière de 1871 est rétablie le 25 juillet, marquant de facto l’annexion du département de la Moselle au Reich allemand.
Le Gauleiter Josef Bürckel prend ses fonctions le 7 août 1940 à Sarrebruck, en tant que nouveau chef de l'administration civile allemande en Moselle. Le « CdZ-Gebiet Lothringen » remplace officiellement le département de la Moselle. Le 8 août 1940, le préfet Bourrat est expulsé de ce nouveau « territoire allemand ». Les Messins résistent en silence et, à l'occasion de la fête de l'Assomption, organisent une manifestation francophile, place Saint-Jacques à Metz : la statue de Notre-Dame est fleurie aux couleurs tricolores. Les autorités allemandes réagissent immédiatement et expulsent le lendemain l'évêque de Metz, Mgr Heintz. Le 20 août, la Deutsche Volksgemeinschaft, « Communauté du Peuple allemand », est lancée en Moselle. Des milliers de Messins, fonctionnaires, patriotes ou anciens militaires, sont à leur tour expulsés.
Pour conjurer la résistance passive des Messins, le Gauleiter Bürkel organise en grande pompe son entrée officielle à Metz, le 21 septembre 1940. Il se fait remettre les clés de la cité par Roger Foret, le dernier maire allemand de la ville en 1918. Résidant principalement à Neustadt dans le Palatinat, il ne reviendra que rarement à Metz. Informé des contrariétés de Bürkel au sujet des Lorrains mosellans, Hitler donne des ordres pour que la Moselle soit « germanisée en 10 ans ». Une ordonnance porte donc le 28 septembre 1940 sur la germanisation obligatoire du nom des habitants mosellans. Les Mosellans étant toujours réticents face à l’occupant, 60 000 Mosellans francophiles ou francophones, jugés « indésirables », sont expulsés vers la France de l'intérieur, du 11 au 21 novembre 1940. Le 30 novembre, la Moselle est officiellement annexée au Reich. Elle est réunie à la Sarre et au Palatinat pour former une nouvelle province allemande, le Gau Westmark.
Conscient du ressentiment des Mosellans, le Führer Adolf Hitler ne fera pas de long discours à la population civile, lors de sa venue à Metz, le jour de Noël, 25 décembre 1940. Hitler se contentera de rendre visite à la 1re division SS, stationnée dans le secteur de Metz depuis août 1940, passant la nuit du 25 au 26 décembre à l'Hôtel des minesnote 3de l'avenue Foch, en compagnie de Sepp Dietrich et des cadres de cette unité13. Le lendemain 26 décembre 1940, après avoir passé en revue ses troupes d'élite, Hitler leur fit un discours, et se rendit dans l'après-midi à Sarrebourg, puis à Lutzelbourg, où il fut reçu vers 17 h à l’hôtel des Vosges, pour fêter Noël avec les hommes du 125e régiment d'infanterie. Hitler repassera à Metz, cette fois secrètement, dans la nuit du 16 au 17 juin 1944, pour se rendre au Wolfsschlucht II de Margival.