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Tereska Szwarc Torrès-Levin



 
Paris 75000 - Paris
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Tereska-Szwarc-Torrès-Levin
Georges et Tereska Torrès, 1944
source photo : Arch. fam.
crédit photo : D.R.
Tereska-Szwarc-Torrès-Levin
Tereska, au milieu des années 1950
source photo : © The New York Times Company
crédit photo : D.R.
Tereska-Szwarc-Torrès-Levin
Tereska in Blue, huile sur toile de Marek Szwarc, 1933.
source photo : Coll. Tereska Torrès
crédit photo : DR
Tereska-Szwarc-Torrès-Levin
Tereska Swarc Torrès-Levin, le 8 décembre 2010, à son domicile
source photo : Bernard Lhoumeau
crédit photo : Bernard Lhoumeau
Tereska-Szwarc-Torrès-Levin
Fait à Figueira da Foz, le 7 juillet 1940
source photo : Arch. Tereska Torrès
crédit photo : D.R.
Tereska-Szwarc-Torrès-Levin
Tereska et son père Marek à l'atelier
source photo : Arch. fam.
crédit photo : D.R.
Tereska-Szwarc-Torrès-Levin
Tereska à Londres
source photo : Arch. fam.
crédit photo : D.R.
Histoire
Tereska est née en 1920 à Paris. Ses parents, le sculpteur et peintre Marek Szwarc et son épouse, Eugenia Markowa, dite "Guina", écrivain, sont des Juifs polonais, "convertis par conviction religieuse au Catholicisme en 1919, en secret pour ne pas faire de peine à leurs familles.

Tereska entame à neuf ans son journal, "peut-être parce que j’étais fille unique et d’écrire mon journal remplaçait une sœur ? Peut-être aussi parce que ma mère écrivait (Le porteur d’eau, Plon 1931)".
A 17 ans elle cherche un éditeur pour son premier roman.

En 1939, Alexander (Oles), son épouse Sonia, née Brzezinska, et leurs enfants Georges, né en 1931 et Mary (Violusia), née en 1935, arrivent à Paris. Alexander leur décrit la situation dans les pays occupés par les nazis, notamment pour les Juifs.
En 1940, suite à la fulgurante avancée allemande, Tereska et sa mère, Eugenia Markowa cherchent à rejoindre l'Angleterre via Lisbonne. Son père, qui combattait dans les forces armées polonaises de France, est évacué de la Rochelle par la Royal Navy britannique.

Ils partent pour Saint-Jean-de-Luz. Tereska passe son bac à Bayonne à la veille du 18 juin 1940.

Devant l'avancée allemande, il devient urgent qu'ils quittent le pays.
Depuis le 16 juin 1940, Aristides de Sousa Mendes, le consul du Portugal en poste à Bordeaux, décide de délivrer des visas à tous les réfugiés qui en font la demande : "Désormais, je donnerai des visas à tout le monde, il n’y a plus de nationalité, de race, de religion".

Alors que Salazar, le dictateur portugais, a déjà demandé des mesures contre lui, du 20 au 23 juin le consul poursuit son activité à Bayonne dans le bureau du vice-consul.
Un oncle de Tereska se rend à Bayonne et revient avec des visas pour tous.

La famille passe la frontière espagnole à Irun puis arrive à Lisbonne.

Le 22, la France a demandé l’armistice. Sur la route d’Hendaye, Sousa Mendes continue à signer des visas pour les réfugiés d’infortune qu’il croise à l’approche de la frontière. Le 23, Salazar le démet de ses fonctions.

Tereska ne restera pas longtemps à Lisbonne. A dix-neuf ans, en octobre 1940, elle rejoint Londres, où un général français dont elle n’avait jamais entendu parler s’est replié pour "résister" : le mot lui plaît, elle entre dans le corps féminin des Forces Françaises Libres.
"J'étais la première française dans ma famille, mes parents étant polonais. J’aimais passionnément la France, j’avais honte de la défaite. Je voulais participer à la guerre aux cotés des Anglais. Pour l’honneur de la France" témoigne-t-elle.

A Londres, Tereska, qui n’a pas encore 20 ans, s’engage chez les "Volontaires Françaises" (le Corps féminin des Forces Françaises Libres du général de Gaulle).

Elle épouse en 1944 un jeune soldat, Georges Torrès (fils du célèbre avocat Me Torrès), né le 27 avril 1924 à Paris, officier de la 2e DB engagé dans les Forces Françaises Libres à Londres en juillet 1943. Il meurt à l’automne 1944 sur le front alsacien, à Doncières dans les Vosges, quatre mois avant la naissance de leur fille.

En 1948, la jeune veuve épousera à Paris un correspondant de guerre américain qui vient d’assister à l’ouverture des camps, et qui se trouve être l’un des écrivains les plus prometteurs de sa génération, Meyer Levin.

Sur les conseils de son mari, elle publie aux USA un roman de fiction au sujet de son expérience de guerre sous le titre Women’s Barrack. Ce "pavé dans la mare" aborde de manière candide les problèmes des femmes vivant dans la caserne et entre autres la question de quelques relations lesbiennes dans cet environnement militaire. Ce livre fut vendu à 4 millions d’exemplaires aux USA, traduit en 13 langues et valu à Tereska d’être prise à partie par la commission parlementaire américaine sur les matériaux pornographiques… ce qui n’empêcha pas une re-publication à New York en 2003 qui fut saluée par toutes les organisations féministes américaines. Ce livre, à la demande de l’auteur, n’a jamais été publié en France.

En 1963, Tereska accompagne Meyer Levin, son mari, en Éthiopie pour le tournage du premier documentaire sur la vie des Juifs noirs d'Éthiopie, les "Fellashas" bien avant leur retour en Israël.
Elle retournera en Éthiopie dans les années quatre-vingt, plusieurs fois, à l’époque d’une grande famine et au moment de "l’Opération Moise".

21/01/2012

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Titre

Jeunes femmes en uniforme

Jeunes femmes en uniforme

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Auteur   Tereska Szwarc Torrès-Levin  
Édition   Phébus  
Année   2011  
Genre   témoignage  
Description   À dix-neuf ans, Tereska Torrès rallie Londres et s’engage dans les Forces françaises libres. Elle raconte ses années de guerre dans son journal, Une Française libre (Phébus, 2000 ; "Libretto", 2007). Elle rencontre à cette période son mari, Georges Torrès, qui décède en 1944 sur le front alsacien alors qu’elle est enceinte et devient en 1948 l’épouse de l’auteur américain Meyer Levin (Crime, Phébus "Libretto", 1999 ; Frankie et Johnnie, "Libretto", 2005). Tereska Torrès a écrit de nombreux romans, ainsi que des essais tels Les Maisons hantées de Meyer Levin (Phébus, 2005) et Le Choix (Desclée de Brouwer, 2002) sur la conversion de ses parents juifs polonais au catholicisme, dans les années qui précédèrent la guerre. L’auteur vit à Paris. Tereska Torrès a été l’une des toutes premières volontaires à répondre à l’appel du Général de Gaulle en 1940 et à rejoindre les Forces françaises libres de Londres. De cette expérience hors du commun, elle tira en 1950 un roman autobiographique, publié aux États-Unis sous le titre Women’s Barracks, directement en édition de poche. Son évocation des mœurs des femmes soldats provoqua le scandale et il fut interdit dans plusieurs états, ce qui ne fit qu’alimenter le succès : 4 millions d’exemplaires se vendirent rien qu’en Amérique, et il fut traduit dans treize langues. Tereska Torrès, qui s’opposa longtemps à une publication en français de peur de choquer ses compatriotes, en propose aujourd’hui une toute nouvelle version. Ses jeunes héroïnes (Caron, Nellie, Muriel, Josette et Ursula) n’ont pas froid aux yeux et l’intensité propre à la guerre va leur donner plus d’audace encore. Soustraites aux regards de leurs parents, loin de leur cadre habituel et des interdits qui pesaient sur elles, conscientes que la mort peut les faucher à chaque instant, elles croquent la vie à pleines dents – et qu’importe le qu’en dira-t-on. Durant le Blitz, les tabous sont levés et des liaisons passionnées naissent, entre femmes dans la caserne et dans les quartiers de Londres peuplés de séduisants militaires.  

Titre

Une française libre, Journal, 1939-1945

Une française libre, Journal, 1939-1945

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Auteur   Tereska Szwarc Torrès-Levin  
Édition   Phébus  
Année   2007  
Genre   témoignage  
Description   Une jeune fille passe son bac à la veille du 18 juin 1940 et décide d’aller rejoindre de Gaulle à Londres. La voici engagée à dix-neuf ans dans le Corps féminin des Forces françaises libres. Cinq années de guerre, dont quatre sous le Blitz. Années pendant lesquelles elle tient scrupuleusement son journal intime – ici publié tel qu’il a été écrit, sous la seule dictée de l’instant.
Autour d’elle, des hommes et des femmes s’aperçoivent que « résister » ne va jamais de soi. Elle-même observe, découvre le monde des adultes. Elle fait face avec les moyens de son âge, mais surtout avec la force de son caractère – et celle de son regard. Car d’emblée, elle a pris le parti le plus exigeant : celui de la lucidité. Naïve parfois, impudique par souci de ne pas tricher, clairvoyante surtout, Tereska Torrès livre la chronique d’un moment-clé de l’aventure de ce siècle.

Un classique parmi les témoignages sur la dernière guerre.
Un document exceptionnel marqué par la franchise de la jeune Tereska, qui découvre tout ensemble l’amour, son corps, la guerre et les enjeux de ce que l’on appelle l’Histoire.
 

Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Tereska Szwarc Torrès-Levin story in English
2 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
3 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
4 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
5 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
6 Témoignage de Tereska Szwarc Torrès-Levin (Recueilli par Hellen Kaufmann et Bernard Lhoumeau )
7 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )



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