Soutenez le travail de l'AJPN Chers lecteurs, vous êtes très très nombreux à utiliser l'AJPN et nous vous en sommes reconnaissants ! MAIS... AUJOURD'HUI NOUS AVONS BESOIN DE VOUS. Si vous acceptez de nous faire un don ouvert à crédit d’impôts, nous pourrons continuer ce travail. Par avance merci.
space  Mot de passe oublié    S'inscrire
  Recherche de personne, de lieu : affiche la page   Recherche type Google : propose des pages 
 
 


Jean-Claude Moscovici



 
Paris 75000 - Paris
[Créer un nouvel article et/ou ajouter une photo]
Jean-Claude-Moscovici
Liliane et Jean-Claude Moscovici et Odette Blanchet* durant l’été 1944
source photo : Coll. Odette Blanchet-Bergoffen
crédit photo : D.R.

Histoire

Odette Blanchet*, engagée à 17 ans comme agent de liaison du réseau Confrérie Notre-Dame de Castille.

Ephraïm Moscovici et sa femme Louise habitaient la petite commune de Vernoil-le-Fourrier (Maine et Loire) avec leurs deux enfants, Jean-Claude, né en 1936, et Liliane, née en 1940.

D’origine roumaine, Ephraïm était arrivé en France avec ses parents et ses deux frères, Léon et Lazar. Ils menaient une vie paisible et heureuse. Ephraïm, médecin du village, était aimé de tous.

Avec l'occupation allemande en 1940, la vie quotidienne devient de plus en plus incertaine. Le statut des Juifs interdit à Ephraim d'exercer sa profession.

Dans la nuit du 15 au 16 juillet 1942, Ephraïm, Léon et Lazar, les trois frères Moscovici sont arrêtés. Ils seront déportés vers Auschwitz par le convoi n° 8 parti d'Angers le 20 juillet 1942.

Le 1er septembre 1942, alors que les autorités allemandes viennent arrêter Louise Moscovici, celle-ci parvient à s'enfuir avec l’aide de sa voisine et amie Odette Blanchet*. Jean-Claude, 6 ans, et Liliane, 2 ans, sont alors confiés à des voisins.

Louise rejoint alors des membres de sa famille en zone dite "libre".

Mais le 9 octobre 1942, les enfants sont à leur tour arrêtés par les autorités d'occupation.

Emmenés d'abord dans une prison, Jean-Claude et Liliane sont internés au Camp de Drancy où les enfants sont sous-alimentés. Liliane tombe malade en raison des carrences. Un de leurs oncles, interné lui aussi, parvint à obtenir de les faire sortir pour les placer dans un orphelinat de l'UGIF.

Odette Blanchet* vient les chercher à Paris pour les héberger chez ses parents.

En janvier 1943, Jean-Claude et Liliane retrouvent leur mère, Louise.

Odette Blanchet* les emmène chez sa tante qui habite à Morannes.

Grâce à Jean Meunier*, un des chefs de la résistance, ils sont munis de faux papiers et de cartes d'alimentation et deviennent Louise, Liliane et Jean-Claude "Moreau".

Par mesure de précaution, pendant deux ans, ils sortent peu et les enfants ne vont pas à l'école.

A la fin de la guerre, en 1945, Louise Moscovici retrouve sa maison à Vernoil-le-Fourrier et attend le retour d'Ephraïm.

Elle reçoit une lettre de Lazar, le frère d'Ephraïm : "Je suis par miracle, un des rares survivants du camp d'Ebensee, et libéré maintenant, je compte bientôt rentrer". Quelques semaines plus tard, il est de retour, très affaibli.

Louise Moscovici, Jean-Claude et Liliane comprennent très vite qu'ils ne reverront pas leur père, leur oncle Léon et leurs grands-parents, assassinés à Auschwitz.

Après la guerre, Odette* épouse Léo Bergoffen, le 26 février 1946, juif angevin né en Allemagne, survivant d'Auschwitz.

Odette Blanchet-Bergoffen* a reçu la médaille des Justes le 10 mai 1994 : "Et si c'était à refaire, je repartirais sans la moindre hésitation !", témoigne-t-elle.

02/10/2012

asso 1848

 


Titre

Voyage à Pitchipoï

Voyage à Pitchipoï

ACHETER EN LIGNE

Auteur   Jean-Claude Moscovici  
Édition   Auteur  
Année   2010  
Genre   témoignage  
Description   Jean-Claude Moscovici (né en 1936) est un pédiatre qui a écrit un seul livre, Voyage à Pitchipoï, témoignage de son enfance durant la Seconde Guerre Mondiale. Il y raconte les événements conduisant à sa déportation à Drancy avec sa petite sœur, qui avait deux ans à l'époque.

Quatrième de couverture :
"Voyage à Pitchipoï raconte la tragédie d'une famille juive, en France, pendant la guerre.
En 1942, l'auteur de ce livre avait six ans. Sa famille fut arrêtée, par des gendarmes allemends et français, et déportée. Le narrateur et sa petite soeur furent d'abord confiés à des voisins jusqu'à ce que le maire du village fasse appliquer la décision du capitaine SS, Commandeur de la région et responsable des mesures de répression antisémite : "L'accueil d'enfants juifs dans des familles françaises est indésirable et ne sera autorisé en aucun cas." Les deux enfants furent alors enfermés dans une prison, puis transférés au camp de Drancy, où la petite fille tomba malade par malnutrition.
Sortis miraculeusement du camp, il retrouvèrent queques mois plus tard leur mère qui avait réussi à s'échapper lors de son arrestation et n'avait pas été reprise, malgré les portes qui s'étaient souvent fermées lorsqu'elle avait demandé de l'aide. Après des mois de vie clandestine, à la Libération, ils revinrent dans leur maison vide et abandonnée. Ils ne devaient jamais revoir leur père.
"

Extraits :
"Nous n'avions plus de téléphone. Alors ma mère couru à la poste. C'était assez loin et il y avait une côte à monter. Elle arriva essoufflée et voulut téléphoner à un médecin, mais la postière, qui pourtant connaissait bien mes parents, et était venue bien des fois à la maison, refusa qu'elle le fasse. Ma mère, en pleurs, lui expliqua ce qui se passait, mais la postière lui rappela l'interdiction aux Juifs d'utiliser le téléphone, et lui refusa l'accès à la cabine. La vie d'un petit enfant juif semblait bien peu lui importer.
[...] A la fin du mois d'août, ce fut l'anniversaire de ma sœur qui allait avoir deux ans.
Un après-midi, ma grand-mère sortit pour lui acheter une poupée. Dans la rue, elle croisa le nouveau maire du village. Détail marquant : il avait fait construire pour sa femme, de santé fragile, un chalet dans la forêt où nous allions parfois nous promener. Elle venait se reposer dans le silence bruissant des bois et le parfum des pins. Mais le pavillon; peu fréquenté, finit par être saccagé et avec le temps, disloqué par les racines des arbres, envahi par les ronces et la bruyère, et comme digéré par la nature. Cet homme, époux généreux et sans doûte bon père, toisa ma grand-mère, et lui rappela sèchement que les Juifs n'étaient pas autorisés à sortir si tôt dans la journée. Alors elle revint sur ses pas, et rentra à la maison.
"

"On parlait souvent d'un endroit où nous irions peut-être après Drancy, qui s'appelait Pitchipoï. Peut-être y retrouverions-nous nos parents ?
C'était un lieu mystérieux où certains étaient déjà partis, mais dont personne ne semblait avoir de nouvelles.
C'était à la fois la promesse de la liberté et l'angoisse de l'inconnu. Pitchipoï revenait souvent dans la conversation. On était toujours un peu en partance pour Pitchipoï.
De temps en temps, dans la grande cour, on assistait au suicide de personnes qui se jetaient du quatrième étage sur l'avancée en béton surplombant le rez-de-chaussée. On venait tout de suite les prendre sur une civière. On s'habituait à assister à de tels spectacles.
"
 

Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
2 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
3 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
4 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
5 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )
6 Les grands entretiens : Simon Liwerant (Témoignage de Simon Liwerant est né en 1928. Son père Aron Liwerant, ouvrier maroquinier né à Varsovie, et sa mère Sara née Redler, seront arrêtés et déportés sans retour. )



Page d'accueil Les communes de France durant la  Seconde Guerre mondiale  
Anonymes, Justes et Persécutés durant la période Nazie dans les communes de France
778 annonces de recherche
Votre Opinion
Actualités de l'AJPN
Revue de presse
39/45 en France (WWII)
base des données identifiées par AJPN.org
Nouveaux articles
Une page au hasard
36584 communes
95 départements et l'étranger
1202 lieux d'internement
710 lieux de sauvetage
33 organisations de sauvetage
4177 Justes de France
920 résistants juifs
11873 personnes sauvées, cachées
Expositions pédagogiques AJPN Exposition pédagogique 2e guerre mondiale : la guerre, l'occupation, la vie quotidienne, les lois antisémites, les rafles, les justes, les enfants cachés, les rescapés, les témoins L'enfant cachée
Das versteckte Kind

Chronologie 1905/1945
En France dans les communes
Les Justes parmi les Nations
Républicains espagnols
Tsiganes français en 1939-1945
Les lieux d'internement
Les sauvetages en France
Bibliothèque 1270 ouvrages
Cartographie
Glossaire
Audience : Xiti Plan du site
Signaler un problème technique
Imprimer cette page
Avertissement Les informations affichées sur le site de ajpn.org sont fournies par les personnes qui contribuent à l'enrichissement de la base de données. Certaines, notamment les témoignages, ne peuvent être vérifiées par ajpn.org et ne peuvent donc pas être considérées d'une fiabilité totale. Nous citons les sources de ces informations chaque fois qu'elles nous sont communiquées. Toutes les demandes de rectification de données erronées sont bienvenues et, dans ce cas, les corrections nécessaires sont appliquées dans les meilleurs délais en citant la source de ces corrections. C'est par cette vigilance des visiteurs de notre site que nous pouvons assurer la qualité des informations conservées dans la base de données ajpn.org
* Juste parmi les Nations
 
visiteurs connectés

Justes parmi les Nations - Righteous among the Nations - De Gerechten mank de Völker - Giusti tra le nazioni - Drept între popoare - Gerechter unter den Völkern - Sprawiedliwy wsród Narodów Swiata - Rechtvaardige onder de Volkeren - Justuloj inter la popoloj - Rättfärdig bland folken - Spravodlivý medzi národmi - Spravedlivý mezi národy - Vanhurskaat kansakuntien joukossa - Világ Igaza - Justos entre as nações - Justos entre las Naciones - Justos entre les Nacions
© Lhoumeau, Marchal 2008 2019