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Texte pour ecartement lateral

Abraham Cherchevsky

Texte pour ecartement lateral

Issy-les-Moulineaux 92130 Hauts-de-Seine
Nom de naissance: Abraham Lipa Cherchevsky
Date de naissance: 06/03/1901 (Hébron (Palestine))
Date de décès: 1944 (Reval (Estonie))
Nationalité : Français
Arrestations: 11/04/1944
Age de l'arrestation : 43
Date et lieu de la déportation : 15/05/1944
Numéro de convoi : 73
Nom du camp : Reval (Estonie)
Aidé ou sauvé par : - Marguerite Delouche
Profession: Journaliste
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Abraham-Cherchevsky
Carte d'identité de Abraham Cherchevsky
source photo : Coll. Ève Line Blum-Cherchevsky
crédit photo : D.R.
Abraham-Cherchevsky
Abraham Cherchevsky
source photo : Coll. Ève Line Blum-Cherchevsky
crédit photo : D.R.
Abraham-Cherchevsky
Abraham Cherchevsky et Ève Line, été 1936
source photo : Coll. Ève Line Blum-Cherchevsky
crédit photo : D.R.
Histoire

En 1930  Abraham Cherchevsky, né le 6 mars 1901 à Hébron (Palestine), journaliste, épouse Germaine, née le 2 janvier 1901 à Paris 17e. Elle est la fille de Marguerite et Edmond Bernard, le frère de Bernard Lazare.1
Germaine est traductrice en anglais et en allemand. 

La famille de Abraham Cherchevsky, originaire de Lituanie, avait émigré en Palestine au milieu du XIXe siècle. Abraham Cherchevsky vécut sa petite enfance à Jérusalem et la famille arriva à Paris vers 1913 et fut scolarisé à l’école Lucien de Hirsch.
Abraham Cherchevsky avait obtenu la nationalité française en 1924.
Germaine et Abraham Cherchevsky furent mariés religieusement par le rabbin Henri Schilli le 9 décembre 1930 à la synagogue de la rue Chasseloup-Laubat, à Paris.

Germaine et Abraham Cherchevsky habitaient 6, rue Voisembert à Issy-les-Moulineaux.
Le couple a trois enfants : Ève Line née le 30/03/1932 à Paris, Sylvie née le 05/03/1935 et Mireillenée en 1938.

En 1938, Abraham Cherchevsky avait créé un petit journal juif bimensuel, Grégoire, en hommage au curé d’Embermesnil, membre de la Convention, qui soutint la cause de l’émancipation des Juifs. Il ne publia que cinq numéros, le premier datant du 15 novembre 1938 et le dernier du 30 mars 1939.

Clémentine Couagnon* avait été employée de maison chez les Bernard pendant 30 ans et le 10 juin 1939, retraitée, Clémentine née Salmon* âgée de 63 ans, épousait à Levroux, dans le Berry Victor Couagnon* âgé de 70 ans, commerçant retraité.

Germaine et Abraham Cherchevsky durent quitter leurs fonctions en raison des ordonnances allemandes de 1941 interdisant aux Juifs la plupart des emplois et travaillèrent au service administratif des maisons d'enfants de l'UGIF. Ils dirigent des maisons d'accueil à Montreuil et à Neuilly. 
Entre 1940 et 1941, fuyant l’invasion allemande, comme beaucoup de familles, ils quittent la région parisienne et séjournent dans différentes villes, notamment en Eure-et-Loir, puis à Royan.

Le 1er juillet 1943, Ève Line, 11 ans, et Sylvie, 8 ans, arrivèrent à Levroux, accueillies par Clémentine* et Victor Couagnon* pour la durée des grandes vacances. "Dès le début, ce fut un enchantement", lit-on dans le témoignage d’Eve Line, "nous avions quitté Paris, les insipides rutabagas et les infâmes topinambours, et nous arrivions en pays de Cocagne. Clémentine Couagnon* nous préparait des clafoutis excellents, des salades parfumées au cerfeuil tout frais. Ce fut un été merveilleux.".
Mireille, la plus jeune, quitte Paris avec l'aide de Jeanette Zantner, une voisine, pour Saint-Germain-lès-Senailly, un village de Côte-d'Or, puis rentre à Paris.

Depuis février 1943, Abraham Cherchevsky dirige le foyer d'enfants de Neuilly.

Le 31 juillet 1943, Germaine Cherchevsky est arrêtée lors d'une rafle dans les locaux de l'UGIF. Âgée de 42 ans, elle sera déportée sans retour le 2 septembre 1943 par le convoi n° 59 de Drancy vers Auschwitz.

Abraham Cherchevsky fait appel à une amie, Marguerite Delouche*, couturière âgée de 50 ans environ, pour prendre en charge Mireille. Elle l’emmène en métro chez elle à Paris, dans un appartement composé de trois ou quatre chambres sous les combles d’un immeuble. Abraham Cherchevsky arrive plus tard et indique une porte au fond de l’appartement qui donne sur une soupente dans laquelle Abraham Cherchevsky avait caché des valises. Il explique à Mireille que si elle entend des bruits, elle doit s’y réfugier.
Marguerite Delouche* habite tout près du Commissariat Général aux Affaires Juives. Chrétienne, elle est parfaitement consciente des risques qu’elle court en cachant des enfants juifs. C’était une femme aussi courageuse que fidèle en amitié.

Abraham Cherchevsky portait son étoile jaune qu’il masquait derrière un livre perpétuellement collé sur sa poitrine. Pour tenter de retenir dans l’appartement Abraham Cherchevsky qui ne supportait pas l’enfermement, Marguerite Delouche* avait mobilisé quelques amies sûres leur donnant mission de venir jouer aux cartes avec lui.
Marguerite Delouche* emmène Mireille en famille d'accueil chez les Zantner qui la font passer pour leur nièce. 

Un an après l’arrestation de la mère, c’est le père qui est arrêté à son tour à Paris et déporté.

Abraham Cherchevsky se cache à Paris chez Marguerite Delouche* 1 rue du Mail, sans sortir. Sa cachette est située à 300 mètres du Commissariat aux Questions Juives, 1 place des Petits Pères. 

Le mardi 11 avril 1944, Abraham Cherchevsky sort de sa cachette et est repéré par un collabo rue du Mail2. Il est pris dans un contrôle d'identité et arrêté. A 43 ans, Abraham Cherchevsky sera déporté sans retour le 15 mai 1944 par le convoi n° 73 à destination des Pays Baltes, à Kaunas en Lituanie et à Reval (aujourd'hui Tallinn) en Estonie.

Soucieux de la sécurité des fillettes, Victor Couagnon* les conduisit dans une petite carriole tirée par un âne chez des cultivateurs à quelques kilomètres de Levroux pour deux semaines, puis il les ramena à son domicile. Plus personne désormais ne payait la pension des fillettes, mais les Couagnon* continuèrent sans désemparer à les protéger et les choyer. 
Elles vécurent à Levroux jusqu’en décembre 1944 puis rentrèrent à Paris et les trois fillettes furent prises en charge par une sœur de leur maman.

Le 24 mai 1999, l'institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à Clémentine* et Victor Couagnon* le titre de Juste parmi les Nations.
Le 18 juin 2013, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné le titre de Juste parmi les Nations à Marguerite Delouche*.

08/10/2019

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Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse 7 pages, réalisation 2013
Auteur : Thierry Noël-Guitelman - terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. )
2 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André )
3 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
4 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
5 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )

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