"L'Appel du 18 juin". Le 18 juin 1940, à la BBC, le général de Gaulle affirme aux Français que, s'ils ont perdu une bataille, ils n'ont pas perdu la guerre, et adjure tous ceux qui refusent la défaite de rejoindre la France libre à Londres.
source photo : Archives
crédit photo : D.R.
Appel du 18 juin 1940
source photo : Affiche
crédit photo : D.R.
Statut du général de Gaulle, avenue des Champs Elysées, Paris
source photo : Bernard Lhoumeau
crédit photo : BL
Charles de Gaulle à Londres après l'armistice français avec l'Allemagne. Londres, Grande-Bretagne, 25 juin 1940.
source photo : United States Holocaust Memorial Museum
crédit photo : USHMM
Le général de Gaulle et le chef de la Résistance Georges Bidault confèrent avant de descendre des Champs-Elysées vers Notre-Dame pour les cérémonies marquant la libération de la capitale française. Paris, France, août 1944.
source photo : The Paris Pages, "Paris Libere!" -- www.paris.org
crédit photo : Norman H. Barth
Le 19 juin, Le Petit Provençal reproduit, en première page, l'appel lancé la veille par le général de Gaulle (orthographié "de Gaule")
source photo : Arch. Le Petit Provençal
crédit photo : D.R.
Charles de Gaulle, né le 22 novembre 1890 à Lille (Nord) et mort le 9 novembre 1970 à Colombey-les-Deux-Églises (Haute-Marne), est un général et homme d'État français.
Depuis son exil de Londres, il est le chef de la Résistance à l'occupation allemande et italienne de la France pendant la Seconde Guerre mondiale, puis le fondateur de la Ve République en 1958, dont il est le premier président, de 1959 à 1969.
Le 18 juin 1940, le lendemain de la demande d’armistice formulée par le Maréchal Pétain suite à l’invasion allemande, le Général de Gaulle exprime son refus catégorique de la défaite. Pour lui, la France n’a en aucun cas perdu la guerre mais n’a subi qu’une défaite. Il prononce alors son célèbre discours à la BBC, la radio de Londres. L’Appel du 18 Juin marque le début de la grande aventure de la Résistance Française. Il est un des grands textes de l’Histoire de France.
Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.
Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l’ennemi.
Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.
Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des Etats-Unis.
Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.
Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de Londres.
Chronologie[Ajouter]
Cet article n'est pas encore renseigné par l'AJPN, mais n'hésitez pas à le faire afin de restituer à cette commune sa mémoire de la Seconde Guerre mondiale.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Fernand Bidaux
(01/08/1938 - 02/11/1940) Préfet de la Haute-Marne
René Bousquet
(28/08/1941 - 1942) Préfet régional de la région de Châlons-sur-Marne (Marne, Haute-Marne et Aube) (1909-1993)
Jacques Bussières
(21/06/1941 - 06/12/1941) Préfet de Haute-Marne. Arrêté, interné au camp de Compiègne puis déporté en Allemagne, il mourra en déportation (1895-1945)
Louis de Peretti
(18/05/1942 - 1944) Louis Alexandre Valère de Peretti della Rocca, Préfet régional de la région de Châlons-sur-Marne (Marne, Haute-Marne et Aube)
Marcel Grégoire
(1944 - 1946) Commissaire régional de la République de la région de Châlons-sur-Marne (Marne, Haute-Marne et Aube)(1884-1969)
Guy de Feral
(15/04/1941 - 21/06/1941) Guy Marc Gilbert Perier de Feral, Baron de Schwart, Préfet de la Haute-Marne (non installé)
Avertissement Les informations affichées sur le site de l'AJPN sont fournies par les personnes qui contribuent à l'enrichissement de notre base de données. Certaines, notamment les témoignages, ne peuvent être vérifiées par l'AJPN et ne peuvent donc pas être considérées d'une fiabilité totale. Nous citons les sources de ces informations chaque fois qu'elles nous sont communiquées. Toutes les demandes de rectification de données erronées sont bienvenues et, dans ce cas, les corrections nécessaires sont appliquées dans les meilleurs délais en citant la source de ces corrections. C'est par cette vigilance des visiteurs de notre site que nous pouvons assurer la qualité des informations conservées dans notre base de données.
Justes parmi les Nations -
Righteous among the Nations
- De Gerechten mank de Völker -
Giusti tra
le nazioni - Drept între
popoare -
Gerechter unter den Völkern - Sprawiedliwy
wsród Narodów Swiata -
Rechtvaardige onder de Volkeren -
Justuloj inter la popoloj - Rättfärdig bland folken - Spravodlivý medzi národmi - Spravedlivý mezi národy
-
Vanhurskaat kansakuntien joukossa - Világ Igaza - Justos entre as nações - Justos entre las Naciones - Justos
entre les Nacions