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Côte-d'Or

Région :
Bourgogne-Franche-Comté
Carte du département

Préfecture :
Dijon

Préfets :
Charles Chevreux
(1938 - 1940) Jacques Charles Adrien Chevreux, Préfet de la Côte-d'Or (1883-1951)
Alfred Hontebeyrie
(1940 - 1941) Alfred Roger Hontebeyrie, Préfet de la Côte-d'or et préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) à partir de 1941 (1895-1969)
Charles Donati
(1941 - 1943) Charles Guérin Joseph Louis Donati, Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (né en 1891)
R. Grimaud
(1942 - 1942) Préfet délégué de la Côte-d'Or
Henry Soum
(1942 - 1943) Préfet délégué de la Côte-d'Or
(07/1943 - 30/12/1943) Jean François Quenette, Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie), révoqué par Vichy et recherché par la Gestapo pour son activité de résistant (1903-1971).
A. Ytasse
(1943 - 1944) Préfet de la Côte-d'Or
Jean Bouhey
(Mars 1944 - 1945) Commissaire régional de la République de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1898-1963)
Georges Bernard
(1944 - 1944) Georges Albert Maurice Bernard, Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1890 - 1953)
Yves Gasne
(1944 - 1944) Préfet délégué de la Côte-d'Or
Jean Mairey
(1945 - 1946) Jean Marie Albert Mairey, Commissaire régional de la République par intérim de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1907-1982)
Marcel Lhuillier
(1944 - 1944) Préfet de la Côte-d'Or
M. Jouany
(1944 - 1945) Préfet de la Côte-d'Or
(1945 - 1946) Préfet de la Côte-d'Or, déporté en Allemagne pour avoir soutenu la résistance

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Département de la Côte-d'Or en 1939-1945


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Departement de la Cote-d-Or en 1939-1945
Hôtel Bouhier de Lantenay, préfecture de Dijon
source photo : Christophe Finot
crédit photo : D.R.
Histoire

L'exode

Après l'invasion de la Pologne par l'Allemagne, le 1er septembre 1939, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939.
520 000 français sont évacués des zones frontalières comprises entre la ligne Maginot et l’Allemagne.

27/02/2011

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L'Occupation et la collaboration

L'Allemagne nazie envahit la France, la Belgique, le Luxembourg, pourtant neutre, et les Pays-Bas le 10 mai 1940.

Le gouvernement désemparé se replie de Paris à Bordeaux dès le 11 juin.
La France est envahie. C’est l’exode vers le sud.
Le président du Conseil, Paul Reynaud, est contraint de démissionner. Le maréchal Pétain forme alors un nouveau gouvernement et obtiendra les pleins pouvoirs le 10 juillet 1940. La République est abolie.

Le 14 juin 1940, les troupes allemandes défilent à Paris, sur les Champs-Élysées.
Le 20 ils sont à Brest, le 22 à La Rochelle, à Lyon...
Le 22 juin 1940, la France écrasée signe l'Armistice.

Les Allemands mettent en place toute une série de mesures pour limiter sur le territoire la circulation des personnes et des marchandises et le trafic postal entre deux grandes zones délimitées par la ligne de démarcation qui sépare la zone libre où s’exerce l’autorité du gouvernement de Vichy, de la zone occupée par les Allemands. La ligne de démarcation traverse treize départements sur 1 200 km : Ain, Allier, Charente, Cher, Dordogne, Gironde, Indre-et-Loire, Jura, Landes, Loir-et-Cher, Pyrénées-Atlantiques, Saône-et-Loire, Vienne.
La Demarkationsline disparaîtra le 11 novembre 1942, après l’occupation totale de la France.

Le département de la Côte-d’Or est parmi ceux qui ont le plus souffert de l’Occupation allemande. Carrefour entre la zone occupée, la zone libre et la zone interdite, Dijon représente un important point stratégique pour les Allemands (centre pour l’Abwehr et la police allemande, dont la Gestapo), pour les évadés, les juifs et bientôt les résistants. Ils tentent de rejoindre la zone libre ou la Suisse.1

27/02/2011

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Les proscrits du régime

Les Juifs
Les juifs sont les principales victimes de ce régime et sont peu à peu bannis de la société par des lois de plus en plus discriminantes.
Des hommes, des femmes, des enfants, des familles, français ou étrangers, seront pourchassés et persécutés parce que Juifs. Ils seront massivement déportés vers l'Est et exterminés. Très peu survivront.

Près de 76 000 Juifs dont plus de 11 000 enfants seront arrêtés et déportés de France, dont 38 000 à Paris.

Les Tsiganes
Les Tsiganes sont internés dans les camps français.

Les Francs-maçons
Les Francs-maçons considérés comme "indésirables" sont démis de leurs fonctions au sein de l'administration.

Les Communistes
Les Communistes, considérés comme "indésirables" sont démis de leurs fonctions au sein de l'administration, pourchassés, arrêtés et internés.

27/02/2011

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Les résistances en Côte d'Or

Une terre de rébellion
La Côte-d’Or est un département dont la géographie (grandes étendues désertes, multiples forêts) permet l’éclosion de nombreux maquis. Elle se caractérise par une population qui, au cours de la guerre, devient de plus en plus hostile à l’occupant. La Résistance est importante et ne cesse de se développer. La capitale de la Côte-d’Or, Dijon, est occupée par les allemands du 17 juin 1940 au 11 septembre 1944. Elle est le siège de toutes les directions tant pour l’administration vichyste que pour l’administration militaire allemande et française. Selon Gilles Hennequin2, les premiers maquis datent de l’automne 1943 et connaissent un grand développement avec le débarquement des alliés. Pour le gouvernement de Vichy, le département de la Côte-d’Or est très vite "le plus agité de Zone occupée". La Résistance dans ce département est très active. Les forêts de l’Auxois accueillent des milliers de maquisards.

Les passeurs vers la vie
Nombreux sont les résistants "spécialisés" dans l’évasion et le passage de la ligne de démarcation des clandestins en tout genre. En Côte-d’Or, le nombre de passeurs est conséquent. Beaucoup d’entre eux ont sauvé la vie de juifs menacés en leur faisant passer la ligne de démarcation. Le réseau Grenier-Godard est l’un des plus importants, il a sauvé la vie de centaines de persécutés en leur fournissant faux papiers, nourritures, logements puis en leur faisant passer la ligne de démarcation. De par leurs actes héroïques, de nombreux résistants du réseau ont été déportés et tués. Il nous faut aussi évoquer l’action résistante des cheminots qui est primordiale dans le passage des clandestins. Ainsi, le réseau des cheminots de Seurre est l’un des plus importants de Côte-d’Or. Les structures d’accueil de la Côte-d’Or, sa situation géographique, la présence effective de maquis et la mentalité de sa population ont donc favorisé le secours et l’aide aux personnes juives. Cependant beaucoup des persécutés juifs n’auraient pu survivre sans l’aide vitale de personnes "bien placées".

Le soutien des élites
L’aide de personnalités de premier plan, des élites, est aussi effective. Les adjoints au maire de Dijon, Louis Picard et Charles Maldant, ont notamment aidé la famille Lévy-Picard en lui établissant des faux papiers et en facilitant le passage de la ligne de démarcation, alors qu’un plan de déportation était en cours. Nombreux sont par ailleurs les maires de même que les policiers à avertir les juifs de rafles à venir. Le Chanoine Félix Kir a pour sa part sauvé la synagogue dijonnaise de la destruction en suggérant aux nazis d’en faire un entrepôt pour leurs armes3. Certains employés de mairie détournent expressément la loi pour sauver des vies malgré les risques encourus. Citons par exemple Félix Souny, qui profite de son emploi de secrétaire à la mairie de Fontaines-lès-Dijon pour fournir de faux papiers à bon nombre de Français menacés. Il organise d’ailleurs un service de fausses cartes d’identités et est chef de renseignements pour le colonel Claude Monod, un farouche résistant. Les curés des villages ont parfois protégé les juifs en leur faisant de faux certificats de baptême et de mariage.

Les policiers sauveurs
Les rafles donnent lieu à une collaboration entre la police de sécurité allemande (Sipo) et l’appareil répressif français :"A cette participation active et massive de la police, s’est souvent opposée l’attitude individuelle de tel policier ou de tel gendarme qui a tenté parfois avec succès de venir en aide aux victimes des persécutions". L’exemple de Thérèse S., âgée de huit ans en 1940, est significatif. A Dijon, ses grands-parents et elle-même échappent de justesse à une rafle grâce à un commissaire de police : "A Dijon, ma tante connaissait un commissaire de police ; il fallait toujours aller se déclarer. Un jour elle arrive là-bas, il lui a dit : "Vous prenez tout de suite la porte de derrière, les Allemands sont là avec des camions et sont en train de ramasser les juifs. Maintenant, je vous fais sortir, vous prenez vos parents, la petite et puis vous partez." Ainsi, tout un pan de la population a contribué à sauver de la mort des juifs en mettant à profit leur situation professionnelle. D’autres personnes, souvent simples paysans ou agriculteurs, ont aidé au péril de leur vie les juifs par des actions risquées qui consistaient à les accueillir dans leur foyer ou à leur faire passer la ligne de démarcation.

27/02/2011
Auteur : Julie Philippe Lien : Quand la Côte-d’Or a sauvé des vies

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La Nièvre : un refuge pour des centaines d’enfants juifs

De nombreux petits ont bénéficié de l’aide d’anonymes. Durant cette sombre période, les campagnes bourguignonnes ont accueilli en leur sein beaucoup d’enfants juifs. La Nièvre est l’un des départements ayant accueilli le plus grand nombre de ces enfants. Ce phénomène est mal connu mais il est pourtant très important : des centaines de petits ont en effet été cachés au sein de familles bourguignonnes. Ceci s’explique notamment du fait que la Nièvre est traditionnellement une terre d’accueil pour les enfants de l’assistance publique ; les structures d’accueil sont donc déjà en place. Les familles ne rechignent donc pas à prendre un enfant de plus. Si beaucoup de petits juifs ont trouvé dans ces familles d’accueil un deuxième foyer et ont reçu affection et tendresse, cela n’a pas été le cas de tous les enfants. Certains ont vécu un véritable calvaire au sein de familles, qui n’hésitaient pas à les exploiter ou à les maltraiter. La petite Geneviève G, cachée dans un village près de Decize, dut durant tout son séjour effectuer les corvées les plus difficiles sous les coups et sans jamais aller à l’école. Toute sa famille a été déportée. Les enfants sont cachés à l’aide d’organisme officiels ou non. Citons notamment l’OSE (l’œuvre de secours aux enfants et la Rue Amelot) qui tente durant toute la guerre de cacher un maximum d’enfants.

27/02/2011
Auteur : Julie Philippe Lien : Quand la Côte-d’Or a sauvé des vies

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La Résistance en Côte-d’Or : l’une des plus acharnées de France

Le département de la Côte-d’Or est parmi ceux qui ont le plus souffert de l’Occupation allemande. Carrefour entre la zone occupée, la zone libre et la zone interdite, Dijon représente un important point stratégique pour les Allemands (centre pour l’Abwehr et la police allemande, dont la Gestapo), pour les évadés, les juifs et bientôt les résistants. Ils tentent de rejoindre la zone libre ou la Suisse.

Toutefois, la Résistance en Côte-d’Or et à Dijon est telle que Pierre Laval, en janvier 1944, désigne notre département comme étant le plus "agité" de la France occupée.

La Résistance connaît trois phases successives.
1940-1942 : la Résistance se cherche à Dijon
C’est une période où, comme le soulignait Maurice Lombard, historien et ex-résistant, la Résistance se cherche. D’abord individuelle et isolée, elle n’est pas pour autant inactive ! Dès 1940, les cheminots de Dijon facilitent le franchissement de la ligne de démarcation. Rien d’étonnant que le premier dijonnais fusillé par les Allemands soit un cheminot. Les étudiants de la faculté de Dijon ne restent pas non plus inactifs. Par exemple, le 11 novembre, ils se battent contre un groupe de jeunes miliciens du Parti Français National-Collectiviste. Curieusement, les autorités allemandes ferment provisoirement les facultés, mais interdisent également le parti de Paul Clémenti.

1942-1943 : la Résistance s’affirme !
A partir de l’automne 1942, tous les mouvements de Résistance essaient de s’implanter, comme d’ailleurs tous les partis de collaboration. A leur initiative, des maquis se forment en milieu rural avec des réfractaires au STO. On peut citer les maquis Bernard, Liberté, Malgache, Tarzan, etc... A Dijon, les attentats et les sabotages contre l’Occupant se multiplient. Au Nouvel An 1942, un officier allemand est abattu avenue Victor Hugo. De même, un groupe de jeunes normaliens lance des bombes à l’intérieur de la Soldatenheim située place du Théâtre.

A l’été 1943, les représentants des principaux mouvements de résistance fondent l’un des premiers comités départemental de libération. Le 11 novembre 1943, une grande manifestation, à l’initiative du Front National, défile rue de la Liberté en chantant la Marseillaise. Beaucoup plus important : en Novembre se produit une grève des cheminots dijonnais qui paralyse toute la région, contraignant le gouvernement de Vichy à recevoir une délégation et les Allemands à commuer six condamnations à mort de cheminots en déportations.

1944 : la Résistance décapitée, mais non vaincue
Il est certain que toutes ces activités provoquent une répression violente par les forces allemandes, épaulées par des miliciens français. Déjà, en mars 1943, après l’attentat place du Théâtre, quatre normaliens et un ouvrier sont fusillés à titre de représailles. Au mois de février 1944, un attentat contre le major Werner par le maquis Bernard conduit à l’arrestation de résistants, qui, jugés à Dijon par un tribunal SS dépêché de Paris, seront tous condamnés à mort. Ce ne sont là que des exemples, car les arrestations et déportations sont nombreuses.

Dès le 5 juin, l’Etat-major des Résistants de Côte d’Or quitte Dijon pour s’installer d’abord à Prairay, puis à Aignay-le-Duc. Jusqu’à la libération de la capitale des ducs, la Résistance s’adapte à sa nouvelle forme de combat et multiplie les embuscades. Ainsi le 6 juin 1944, la Résistance se bat.

11 septembre 1944 : l’heure de la délivrance
Le 15 août 1944, les Alliés débarquent en Provence et remontent le Rhône. Le 6 septembre au soir, l’armée B du général Jean de Lattre de Tassigny, faisant partie de la VIIe armée américaine du général Patch, arrive aux frontières méridionales du département de la Côte-d’Or. Mais les Allemands, dans leur retraite, posent un certain nombre de cales (Meximieux, Beaune, Nuit-Saint-Georges) de façon à permettre au plus grand nombre de soldats allemands en déroute d’éviter l’encerclement des troupes débarquées sur la côte méditerranéenne et celles débarquées en Normandie.

La libération de Dijon : une victoire de l’armée française...
La Libération de la Côte-d’Or est le fait des troupes françaises et tout particulièrement du 2ème CA du général de Montsabert, composé de la 1ère DB du général Touzet de Vigier, de la DMI du général Diego Brosset. La 1ère DB est divisée en deux « Combat Command » : le CCI du général Sudre et le CC2 du colonel Kientz. Le 8 septembre, Beaune est libérée. Le jour même, d’âpres combats ensanglantent Autun, dont la libération durera plusieurs jours et sera la plus difficile des villes bourguignonnes. Le 8 au soir, le CCI atteint les Saint-Georges.

Le général Touzet de Vigier, apprenant le retranchement des Allemands derrière le Canal de Bourgogne adopte une stratégie d’encerclement de Dijon, défendue par environ 3000 hommes du LXIV CA. Le colonel Kientz du CC2 est envoyé tâter les défenses allemandes en direction du Canal de Bourgogne. Une partie du CCI se charge de progresser sur l’axe Nuit-Saint-Georges-Chenôve tandis qu’à l’Ouest sont envoyés les bataillons de choc sous le commandement du colonel Desazars de Montgailhard.

Dans la nuit du 9 au 10, le bataillon de choc, appuyé par un escadron du 2e RSAR atteint Plombières. Le colonel Desazars de Montgailhard divise son groupe en deux. Le 10, le détachement du capitaine français Hériard tente d’atteindre la gare par la RN5, tandis que le capitaine Baudoin essaie de rejoindre la place Darcy par la RN71 pour prendre les Allemands à revers. Ce sont des échecs. Le puissant dispositif défensif allemand situé sur les hauteurs de Talant en est une raison. Le colonel Desazars de Montgailhard décide de replier tout le monde à Plombières pour la nuit.

Menacé de toutes parts par un adversaire supérieur en nombre, l’ennemi comprend la vanité de ses manœuvres et renonce à défendre la ville. Dans la nuit du 10 au 11, les Allemands partent pour Fontaine-Fontaine et Gray. A l’aube, les patrouilles de reconnaissance du 3ème régiment de chasseurs d’Afrique, venues de Chenôve, constatent la fuite de l’ennemi.

Dijon est libérée à 9h 15.

...mais aussi de la Résistance !
La Résistance participe elle aussi à l’investissement de Dijon. Le 7 septembre, le FFI obtient des Allemands la cession de l’hôpital de Montmusard. Le 8, le maquis Tarzan charge 12 de ses membres d’occuper les sous-sols de l’Hôtel de Préfecture afin d’empêcher la destruction des archives par la milice. Le 11 septembre, en début d’après-midi, les maquis entrent à leur tour dans la ville. Plusieurs occuperont le jour même des postes clefs de l’administration.

Un bilan très lourd
Le département de la Côte-d’Or a énormément souffert de l’Occupation. Il recense 317 internés, 962 déportés, dont 489 ne sont pas rentrés, 190 résistants tués au combat et 237 fusillés. Pour les Dijonnais aussi, le bilan est lourd : 438 déportés, dont 217 non-rentrés, 123 internés, 24 fusillés, 9 morts dans les rues et 10 autres exécutés dans les bois environnants. Ce bilan témoigne de l’importance de l’action de la Côte-d’Or dans la lutte contre le nazisme et la Libération de la France.

Un message aux générations futures ?
L’avenir ne peut se construire qu’à partir du passé. L’analyse des évènements relatifs à la Seconde Guerre mondiale montre qu’un conflit doit toujours être évité car il ne peut être que source d’énormes souffrances, d’asservissement d’un grand nombre d’hommes et de ce fait, participer à la destruction des civilisations."

Un devoir de mémoire à préserver.

27/02/2011
Auteur : Pierre Gounand Lien : De l'oppression à la délivrance

[Compléter l'article]

Toutes les communes de la Côte-d'Or

Les camps et les lieux d'internement de la Côte-d'Or

Camp de Moloy 21120 Moloy
Centre Marmagne 21500 Marmagne
Centre Montbard 21500 Montbard
École Jules Ferry 21000 Dijon
Fort d’Hauteville 21121 Hauteville-lès-Dijon
Frontstalag 122 Dijon 21000 Dijon
Frontstalag 155 Longvic 21600 Longvic
Maison d'arrêt de Dijon 21000 Dijon

Les lieux de sauvetage de la Côte-d'Or

École de Lantenay 21370 Lantenay
École régionale des cadres de la jeunesse 21370 Lantenay
Hôpital général de Dijon 21000 Dijon
Lycée de jeunes filles 21000 Dijon
Saint-Seine-l'Abbaye 21440 Saint-Seine-l'Abbaye

5 Familles hébergées, cachées ou sauvées de la Côte-d'Or[Compléter]

Bligny-lès-Beaune

FEVRIER/MARS 1944 - AOUT 1945 Famille DEKOONINCK - Je m'appelle DEKOONINCK Josette surnommée la tiote à Bligny où j'ai fait ma 1ère communion le 10 juin 1945. J'habitais avec mes parents et mes deux sœurs jumelles à côté du château de Bligny dans une petite maison donnée gracieusement pour nous loger par le boulanger du village Mr BRUNELLI. J'avais 10 ans à l'époque je conserve un merveilleux souvenir de ce village où j'ai vécu les meilleures années de ma vie. Je recherche Hubert FORGET qui demeurait au château et avec qui j'étais très amie. J'ai 81 ans jamais je n'oublierai cette période qui est restée gravée à jamais dans ma mémoire, Merci merci à vous tous les gens de Bligny vous nous avez sauvés nous les gens du nord. Que Dieu préserve votre village.

Buncey

Famille Méléchovitz Renée - Renée Méléchovitz née à Paris en 1933 a été accueillie par la famille Fernand CLEMENT À BUNCEY. Une des lettres de guerre de mon père, (le frère de Renée) prisonnier au stalag XI A à Altengrabau (Altengrabow en allemand) lui est adressée à cette adresse. voici le contenu de cette lettre : Carte du 16 juillet 44 adressée à Mademoiselle Renée chez monsieur et madame Fernand CLEMENT, Buncey par Chatillon sur Seine, Côte d’or, France. Expéditeur, monsieur Max. Renée a 11 ans. « Ma chère petite sœur, j’espère que tu as reçu la carte, illustrée que je t’ai envoyée, il y a un mois à peu près. J’espère que tu est sage et (illisible) avec les personnes qui ont été assez gentilles pour te garder auprès d’elles. Tu es là beaucoup mieux que dans une ville où les risques sont grands avec la guerre qui n’est pas terminée encore. Nous sommes devenus tous les deux maintenant des campagnards, je suis moi aussi dans un petit village, où je travaille dans une ferme. Tu ne dois pas beaucoup te souvenir de moi, il y a tell

Comblanchien

Famille Muc - A Comblanchien et Agey, Marie Salomon a caché et sauvé Micheline Muc de la région parisienne. Micheline est l'épouse du réalisateur Maurice Failevic.

Dijon

1940 - 05/1942 Famille Lévy-Picard - Yvonne, âgée de 20 ans en 1940, d'origine alsacienne, et sa famille sont hebergés dans une maison, rue de Montchapet, appartenant à Louis Picard, adjoint au maire de Dijon. Dénoncés, Charles Maldant, adjoint au maire de Dijon, leur procure des faux papiers et les coordonnées d'un passeur afin qu'ils puissent rejoindre la zone sud.

Fontaine-lès-Dijon

Famille Bloc - A Fontaine-lès-Dijon, Maurice et Marie-Louise Cottin ont caché et sauvé Denis Bloc et deux commerçants de la ville. (Témoignage de Gilles Hennequin)


22 Familles arrêtées dans le département [Compléter]

Belleneuve
20/04/1944 Famille Bock - Georges, 26 ans, né le 30 août 1917 à Breslau, aujourd’hui Wroclaw, en Pologne, diplômé de l’École d’Agriculture et de Viticulture de Beaune, travaillait chez un cultivateur de Belleneuve et était fiancé à sa fille, Simone. Dénoncé par un voisin, il fut arrêté le 20 avril 1944. Incarcéré d’abord à la Maison d'arrêt de Dijon (rue d'Auxonne), il fut envoyé à Drancy, avant d'être déporté sans retour le 15 mai 1944 par le convoi n° 73 qui fut dirigé d’abord sur Kovno (Kaunas) en Lituanie, où la moitié du convoi resta sur place et fut rapidement anéantie par les S.S. dans la forteresse de la ville, et dans le camp de Pravieniskès. L’autre moitié du convoi fur dirigée sur Reval (Tallinn), en Estonie. Enfermés et condamnés à des travaux extrêmement pénibles, les prisonniers furent presque tous assassinés par les S.S.
Déportation : 15/05/1944 convoi no 73

Châtillon-sur-Seine
1943 Famille Blatt - Rubin, né le 10/05/1891 à Ksiaz Wielki (Pologne), et Sonia, née le 20/03/1893 à Vollediem (Pologne), s’installent à Châtillon-sur-Seine à la fin des années 1920 avec leurs deux enfants, Eugène, né en 1923 à Nancy, et Marguerite, née le 23/02/1926 à Nancy. Jean naît à Châtillon le 18/11/1927. En 1930, Rubin et Sonia Blatt obtiennent la nationalité française. Rubin est ouvrier du bâtiment, Jean est apprenti menuisier, et Marguerite poursuit ses études. Ils sont arrêtés par la gendarmerie en 1943. Eugène réussit à s'échapper et restera caché jusqu’à la fin de la guerre. Rubin, 52 ans, Sonia, 50 ans, Marguerite, 17 ans, et Jean, 16 ans, seront transférés à Drancy4, où ils resteront presque un mois, avant d'être déportés sans retour à Auschwitz le 20/11/1943 par le convoi n°62.
Déportation : 20/11/1943 convoi no 62
JO : Mémorial de la déportation des Juifs de France


1943 Famille Israël - Julien Israël, le frère d'Erna épouse Kahn, est né à Koenigsmacker. Réfugié à Châtillon lors de l'évacuation des Mosellans en 1939, berger, il est arrêté parce que juif. Julien, 38 ans, sera déporté le 20/11/1943 par le convoi n° 62.
Déportation : 20/11/1943 convoi no 62
JO : ADCO 1090W34


13/07/1942 Famille Kahn - Benjamin, Luxembourgeois, son épouse Erna, née Israël en 1901 à Koenigsmacker (Moselle), et leur fille, Marguerite, née à Ettelbruck (Luxembourg) en 19285, étaient réfugiés à Châtillon-sur-Seine. La famille Kahn résidait à Koenigsmacker (Moselle) depuis 1930. Dès le début de la guerre, le gouvernement français fait évacuer les populations civiles des zones de combat, situées entre la ligne Maginot et la frontière allemande. La famille Kahn, parmi les habitants de Koenigsmacker, est évacuée, et trouve un logement 10, rue Pasteur à Châtillon-sur-Seine. Après l’annexion par le Reich de la Moselle, en juin 1940, les Juifs devenus indésirables ne peuvent rentrer chez eux. Le 13 juillet 1942 à sept heures du matin, deux gendarmes français viennent arrêter Erna Israël Kahn6. Le 15 juillet 1942, Erna Kahn se trouve parmi 21 Juifs raflés en Côte d’Or qui seront, après une brève détention à la Mairie de Dijon, transférés en train vers le camp d’internement de Pithiviers (Loiret). Le 20 juillet 1942, sa fille, Marguerite Kahn âgée de 13 ans, écrit au maréchal Pétain. Sa lettre est accompagnée d’une lettre de sa directrice d’école et de l’inspectrice d’académie. Erna avait été déportée par le convoi n° 6 à Auschwitz-Birkenau le 17/07/1942. Erna Kahn sera gazée le 19/07/1942, dès son arrivée à Auschwitz. Le 09/10/1942, Benjamin et Marguerite sont arrêtés à leur tour par la gendarmerie7. Ils sont tous deux sont déportés sans retour à Auschwitz le 11/11/1942, par le convoi n° 45.
Déportation : 17/07/1942 convoi no 6 et 45
JO : Mémorial de la déportation des Juifs de France

Clamerey
26/02/1944 Famille Bloch - Théophile, commerçant, né à Krautergersheim (67) le 04/11/1879, fils de Samuel Bloch et de Jeannette Weill, son épouse Berthe née Heimendinger à Grussenheim (68) le 27/08/1890, commerçante, fille de Jacob Heimendinger et de Sara Kaufmann, et leur fille Jeanne épouse Weil, habitaient à Krautergersheim (67) avant la guerre. Réfugiés à Clamerey, Théophile, 65 ans, et Berthe, 54 ans, seront arrêtés parce que juifs le 26/02/1944 et déportés sans retour à Auschwitz le 07/03/1944 par le convoi n° 69. Jeanne échappera à l'arrestation.
Déportation : 07/03/1944 convoi no 69
Source : Daf-Ed 50164 - Jeanne Weill née Boch

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20/02/1943 - Rafle exigée par les autorités allemandes en représailles à un attentat parisien le 13/02/1943 contre des officiers de la Luftwaffe. Le gouvernement de Vichy transmet une directive aux préfets de région avec des quotas: les autorités allemandes ont exigé 2000 Juifs étrangers au total. Ils sont pris essentiellement en "zone libre".Cluny France
24/02/1944 - Rafles en Côte d’Or, Saône-et-Loire, Yonne, Nièvre, Doubs, Haute-Loire, Jura et du Territoire de Belfort : 485 personnes sont arrêtées dans la région.8


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1 Aide et sauvetage de la population juive dans les départements de la Nièvre et de la Cote-d'or pendant la Deuxième Guerre mondiale. (Aide et sauvetage de la population juive dans les départements de la Nièvre et de la Cote-d'or pendant la Deuxième Guerre mondiale. Auteur : Julie Philippe (julia.philippe@laposte.net) Éditeur : Mémoire de master en histoire contemporaine Date de publication : 19-09-2007 )
2 Gret Arnoldsen, Silence, on tue !, La Pensée universelle, 1981 (Cet ouvrage, témoignage d'un interné, rapporte sur plus d'une centaine de pages les conditions de vie au Sanatorium et quelques-unes des anecdotes plus ou moins heureuses (souvent moins) qui ont marquées son quotidien. )

Notes

- 1 - Paul Gounand, 11 septembre 2009, in Dijonscope, De l'oppression à la délivrance.
- 2 - Gilles Hennequin, Résistance en Côte-d’Or, tome V, Dijon, 2004.
- 3 - Mémoire du chanoine Félix Kir.
- 4 - CDJC F/9/5742 Drancy, F/9/5681 Drancy.
- 5 - ADCO 1090W34.
- 6 - ADCO 1090W41.
- 7 - ADCO 1090W41.
- 8 - Archives Départementales de la Côte d’Or.

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