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Henri Parens



 
Paris 75000 - Paris
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Henri-Parens
Henri Parens
source photo : Arch. fam.
crédit photo : D.R.
Histoire
Henri Parens a grandi à Bruxelles jusqu’à l’âge de onze ans.

Jeune juif d’origine polonaise, il fuit avec sa mère l’avancée allemande et se réfugie en France où tous deux sont internés près de Toulouse, à Récébédou, avant d’être envoyés, en janvier 1941, au camp de Rivesaltes, près de Perpignan.

Il s’échappe grâce à sa mère qui parvient ensuite à le faire envoyer aux États-Unis via Casablanca, grâce à l'OSE à Marseille.

Fay et Harry Wagner le recueille à Pittsburg, tout comme un autre enfant réfugié alors qu'ils ont déjà trois jeunes enfants de 5, 6 et 8 ans.

Trois mois après son arrivée aux États-Unis, sa mère est déportée en 1942 par le convoi 19 qui quitte Drancy le 14 août 1942 et gazée à Auschwitz.

Henri raconte ses mémoires dans le livre Retour à la vie : guignage et résilience.

10/05/2010

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Titre

Retour à la vie : guérir de la Shoah, entre témoignage et résilience

Retour à la vie : guérir de la Shoah, entre témoignage et résilience

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Auteur   Henri Parens  
Édition   Tallendier  
Année   2010  
Genre   témoignage  
Description   Pédopsychiatre et psychanalyste américain de renom, Henri Parens a grandi à Bruxelles jusqu’à l’âge de 11 ans. Jeune juif d’origine polonaise, il fuit avec sa mère l’avancée allemande et se réfugie en France où tous deux sont internés près de Toulouse, à Récébédou, avant d’être envoyés, en janvier 1941, au camp de Rivesaltes, près de Perpignan. Plongé dans l’enfer du camp, il s’échappe grâce à sa mère, qui parvient ensuite à le faire envoyer aux États-Unis. Déportée par le convoi 19 qui quitte Drancy le 14 août 1942, elle est gazée à Auschwitz. « Les pages qui suivent renferment mes mémoires. Mais pas seulement… » Au-delà du récit, qui pourrait être celui de centaines d’autres enfants juifs jetés dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale et de la Shoah, Henri Parens nous entraîne dans une démarche, dans sa démarche, de résilience. Pourquoi a-t-il survécu sans se rendre compte de ce qui se passait ? Pourquoi a-t-il attendu si longtemps avant de témoigner et d’entreprendre des recherches sur sa famille ? Pourquoi n’a-t-il pas cherché plus tôt à témoigner de cette souffrance ? Pourquoi les nazis, sous l’emprise du « préjugé pernicieux », ont-ils poussé la folie jusqu’à vouloir détruire le peuple juif entier ? Et surtout, comment éviter que tout cela se reproduise ? À toutes ces questions, Henri Parens apporte des réponses ou ouvre des voies de réflexion, se servant de son histoire et de son expérience auprès des enfants et de ses travaux sur les traumatismes, la violence et le « préjugé pernicieux ». Car c’est dans les premières années de la vie que l’on est le plus blessé, c’est dans les premières années de la vie que risquent aussi de s’implanter les germes de la violence et de l’intolérance des adultes. Auto-analyse et témoignage de rescapé de la Shoah se mêlent, pour ne pas oublier et pour que cela ne recommence pas… Henri Parens est professeur en psychiatrie au Jefferson Hospital de Philadelphia. Il consacre ses réflexions, ses recherches et son enseignement au concept de résilience.  

Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
2 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
3 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
4 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
5 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )
6 Les grands entretiens : Simon Liwerant (Témoignage de Simon Liwerant est né en 1928. Son père Aron Liwerant, ouvrier maroquinier né à Varsovie, et sa mère Sara née Redler, seront arrêtés et déportés sans retour. )



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