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Simone Veil



 
Nice 06000 - Alpes-Maritimes
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Simone-Veil
Portrait de Simone Veil par Francine Mayran
source photo : © Col. Francine Mayran
crédit photo : D.R.
Simone-Veil
Yvonne Jacob et ses quatre enfants : Denise, Jean, Simone et Madeleine
source photo : Arch. Simone Veil
crédit photo : D.R.
Simone-Veil
Simone, 20 ans
source photo : Arch. Simone Veil
crédit photo : D.R.
Simone-Veil
Yvonne Jacob et Simone, Nice
source photo : Arch. Simone Veil
crédit photo : D.R.
Simone-Veil
Simone et Antoine Veil
source photo : Arch. Simone Veil
crédit photo : D.R.
Histoire
André Jacob est le fils d'Édmond Jacob, né à Reims en 1852, caissier et comptable à la Compagnie parisienne du gaz, et de Mathilde Schnerb (1857-1929) fille d'un fourreur tchèque devenu bijoutier.

Il fait ses études à la section architecture de l'École des beaux-arts.

Lors de la Guerre de 1914-1918 il est fait prisonnier et il reste en captivité pendant quatre ans.

En 1919 il est 2e grand prix de Rome d'architecture pour "le Palais pour la Ligue des Nations, à Genève".

Il épouse Yvonne Steinmetz le 22 mai 1922 à Paris dans le 9e arrondissement puis s'installe à Nice en 1924.

Le couple aura quatre enfants : Madeleine, Jean (mort en déportation), Denise et Simone.

En 1939, la famille est à Nice. L'année suivante, les enfants Jacob sont envoyés près de Carcassonne, où ils séjournent en compagnie d'un oncle et d'une tante. De retour à Nice, la famille, qui habite un appartement, subit la ségrégation progressive des lois anti-juives. Les enfants participent activement aux activités des scouts et des éclaireuses.
Le danger devient manifeste à partir de septembre 1943, date de la prise de contrôle de cette zone par l’occupant allemand en remplacement des Italiens.
En mars 1944, Simone passe son baccalauréat.

Lors d'un contrôle effectué dans la rue par deux SS, Simone Jacob, alors âgée de 16 ans et qui se fait appeler "Simone Jacquier", est arrêtée le 30 mars 1944, à Nice, où elle réside chez son professeur de lettres classiques. Elle est emmenée à l'hôtel Excelsior, quartier général allemand, qui sert à cette époque de lieu de regroupement local des juifs arrêtés avant leur déportation vers l'Allemagne.
Dans les heures qui suivent, le reste de sa famille, hébergée malgré les risques encourus par plusieurs couples de relations et d'amis niçois, est arrêté par la Gestapo.

Denise, entrée à 19 ans dans un réseau de Résistance à Lyon, est arrêtée en 1944, et déportée à Ravensbrück d'où elle est revenue.

Simone transite par le camp de Drancy.
André et son fils Jean sont déportés sans retour en Lituanie par le convoi 73.

Le 13 avril 1944, Yvonne Jacob et ses deux filles Simone et Madeleine sont déportées de Drancy vers Auschwitz-Birkenau par le convoi n° 71 du 15 avril 1944.
Un prisonnier parlant français conseille à Simone de se dire âgée de plus de 18 ans pour passer la sélection et éviter l'extermination. Elle reçoit le matricule 78651 qui lui est tatoué sur le bras.

En juillet 1944, Yvonne Jacob et ses deux filles sont transférée à Bobrek, à cinq kilomètres de Birkenau.

Peu avant la libération du camp d'Auschwitz le 27 janvier 1945, les Allemands emmènent leurs prisonniers dans la marche de la mort jusqu'au camp de Bergen-Belsen.

Yvonne Jacob meurt du typhus le 15 mars 1945.
Madeleine, atteinte également, est sauvée de justesse à l'arrivée des Alliés.

Bergen-Belsen est libéré par les troupes britanniques le 15 avril 1945. Simone est de retour en France le 23 mai 1945. Simone, Madeleine et Denise sont les trois seules survivantes de leur famille.

19/07/2011

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Simone Veil

Simone, qui a obtenu son baccalauréat en mars 1944, la veille de son arrestation, s'inscrit en 1945 à la faculté de droit et à l'Institut d'études politiques de Paris où elle rencontre Antoine Veil, futur inspecteur des finances, qu'elle épouse le 26 octobre 1946.

Ils auront trois fils : Jean Veil avocat d'affaires, (né en 1947), Claude-Nicolas (1948-décédé), et Pierre-François (1954), et plusieurs petits-enfants.

Elle passe avec succès en 1956 le concours de la magistrature et occupe dès lors un poste de haut fonctionnaire dans l'administration pénitentiaire au ministère de la justice où elle s'occupe des affaires judiciaires qu'elle délaisse en 1964 pour les affaires civiles.
En 1970 elle devient secrétaire général du conseil supérieur de la magistrature.

Après l'élection de Valéry Giscard d'Estaing à la présidence de la République, elle est nommée ministre de la Santé (28 mai 1974 - 29 mars 1977) dans le gouvernement Jacques Chirac, poste qu'elle conserve sous les gouvernements Raymond Barre : ministre de la Santé et de la Sécurité sociale (29 mars 1977 - 3 avril 1978) et ministre de la Santé et de la Famille (3 avril 1978 - 4 juillet 1979).
Elle est maître-d'œuvre de l'adoption par le Parlement du projet de loi sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG), qui dépénalise l'avortement.

Le 17 juillet 1979, elle est élue première présidente du Parlement européen. Elle occupe cette fonction jusqu'en janvier 1982.

En mars 1993, Simone Veil est nommée ministre d'État, ministre des Affaires Sociales, de la Santé et de la Ville (31 mars 1993 - 16 mai 1995) dans le gouvernement dirigé par Édouard Balladur.

Elle est membre du Conseil constitutionnel de mars 1998 à mars 2007 et présidente d’honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah.

Le 1er janvier 2009, elle a été promue directement à la distinction de Grand officier de la Légion d’honneur.
Elle reçoit le Prix Heinrich Heine 2010 de la ville de Düsseldorf pour l'ensemble de son œuvre.

Le 20 novembre 2008, elle est élue au premier tour de scrutin membre de l'Académie française. Simone Veil est reçue sous la Coupole le 18 mars 2010.

19/07/2011

[Compléter l'article]

 


Titre

Une vie, une jeunesse au temps de la Shoah

Une vie, une jeunesse au temps de la Shoah

ACHETER EN LIGNE

Auteur   Simone Veil  
Édition   Le Livre de Poche  
Année   2010  
Genre   témoignage  
Description   "L’idée d’extraire de ma biographie les quelques passages qui peuvent être regardés comme d’utile pédagogie vis-à-vis de la jeunesse d’aujourd’hui m’a paru séduisante". Simone Veil.
Cette édition pédagogique regroupe les quatre premiers chapitres d’Une vie et couvre la période 1927-1954. Ce que Simone Veil a vécu durant ces années – où elle passa d’une enfance protégée à l’horreur des camps de concentration, puis retourna à la "vie normale" – sans pouvoir partager son expérience avec ceux qui ne l’avaient pas connue, s’inscrit dans le nécessaire devoir de mémoire des jeunes générations. Source de réflexions, son sobre récit est également une leçon de courage et d’espoir.

Édition annotée par Isabelle Hausser.
En annexe : extrait du discours de réception de Simone Veil à l’Académie française par Jean d’Ormesson ; extrait de l’interview donnée par Valentine Veil au magazine Elle.
Biographie de l'auteur

Simone Veil est née en 1927 à Nice. Âgée de 17 ans, elle est déportée à Auschwitz. Des études à l'Institut d'Études Politiques et à la Faculté de droit la conduisent à entamer une carrière de magistrate. En 1974, elle entre au gouvernement comme Ministre de la Santé et fait voter la loi de légalisation de l'avortement. Elle devient en 1979 la première femme présidente du Parlement Européen. Elle poursuit depuis une carrière politique hors du commun. Elle a été membre du Conseil constitutionnel de 1998 à 2007. Elle a été reçue à l'Académie française en avril 2010.
 

Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Association pour la Mémoire des Enfants Juifs Déportés des Alpes Maritimes (l’AMEJDAM a été créée, à l’initiative de fils et filles de déportés, d’enfants cachés et d’anciens élèves des écoles de Nice et des Alpes-Maritimes, afin de pérenniser la mémoire des enfants juifs scolarisés dans ces établissements, arrêtés et exterminés en déportation, durant la Seconde Guerre mondiale. )
2 Guide des Archives départementales des Alpes maritimes (Guide des sources d'histoire de la Seconde Guerre mondiale conservées aux Archives départementales des Alpes maritimes )
3 La répression de la Résistance dans les Alpes-Maritimes (La répression de la Résistance par Vichy et par les occupants dans les Alpes-Maritimes. Dossier édité par le Musée de la Résistance azuréenne dans la perspective du Concours de la Résistance et de la Déportation. Il fournit un aperçu régional et des documents originaux, ainsi que des exemples de lieux de mémoire. )



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