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Simon Jeruchim



 
Montreuil 93100 - Seine-Saint-Denis
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Simon-Jeruchim
Simon et Michel à la maison d'enfants de Cailly-sur-Eure, 1945
source photo : Arch. Simon Jeruchim
crédit photo : USHMM
Simon-Jeruchim
La Renourdière, chez Papa et Maman Geslins, aquarelle de Simon Jeruchim, 1944
source photo : Arch. Simon Jeruchim
crédit photo : USHMM
Simon-Jeruchim
René Berkowicz dessiné par Simon Jeruchim, 1943-1944
source photo : Arch. Simon Jeruchim
crédit photo : USHMM
Simon-Jeruchim
Simon et Michel Jeruchim jouent aux échecs, à la maison d'enfants de Cailly-sur-Eure, 1945-1946
source photo : Arch. Simon Jeruchim
crédit photo : USHMM
Simon-Jeruchim
Simon et Alice, 1934
source photo : Arch. Simon Jeruchim
crédit photo : USHMM
Simon-Jeruchim
Simon et Alice, 1930
source photo : Arch. Simon Jeruchim
crédit photo : USHMM
Simon-Jeruchim
Les aventures de Jambo, écrit et dessiné par Simon pour son petit frère Michel, après la Libération, 1946
source photo : Arch. Simon Jeruchim
crédit photo : USHMM
Simon-Jeruchim
Simon, Samuel, grand-mère, Alice et Sonia, 1932-1936
source photo : Arch. Simon Jeruchim
crédit photo : USHMM
Histoire

Témoignage

Wolf Samuel Jeruchim né en 1898 à Ostrow (Pologne) et son épouse Sonia née Szpiro en 1899 à Garwolin (Pologne), juifs polonais arrivent à Paris dans les années 1920.
Ils ont trois enfants : Alice, née le 18 février 1928, Simon, né le 25 décembre 1929, et Michel, né le 4 avril 1937.

La famille habite à Montreuil, 71, rue Colmet-Lepinay. Samuel Jeruchim est horloger à Paris.

Lorsque la guerre éclate, le 3 septembre 1939, les Jeruchim sont en vacances à Richebourg, un petit village à une heure de train de la capitale.
Il est alors décidé de laisser les deux aînés à la campagne, tandis que Samuel et Sonia Jeruchim rentrent à Paris avec Michel, âgé de 2 ans et demi.

Alice et Simon iront à l'école de Richebourg jusqu'au 24 décembre 1939, date à laquelle leur père vient les chercher pour les ramener à Montreuil.

Après l'invasion allemande de la France, Samuel Jeruchim prend les routes de l'exode à pieds avec ses deux enfants aînés, Alice et Simon.
Ils doivent retrouver Sonia et le petit Michel à Saint-Savinien, qui n'arriveront pas. Ils les attendent durant deux mois, puis les retrouvent à Montreuil, où ils avaient été contraints de retourner.

En novembre 1940, tous les membres de la famille Jeruchim, excepté Michel, doivent faire ajouter sur leur carte d'identité le tampon "JUIF".
Les rafles commencent et des Juifs sont internés dans des camps en France.
Simon part à Richebourg pour réapprovisionner la famille, face aux restrictions de plus en plus difficiles.
Les enfants continuent cependant à aller à l'école.

Le 16 juillet 1942, Sonia entend parler d'une rafle des Juifs français. La famille espère se cacher.
Samuel, 44 ans, et Sonia Jeruchim, 43 ans, seront arrêtés, internés au Vélodrome d'Hiver, puis déportés sans retour de Drancy vers Auschwitz.
Les trois enfants seront épargnés.

Après la rafle, Simon est protégé par une famille de protestants, Alain Bonneau* et son épouse Irma*, des amis de ses parents. En septembre 1942, Simon, âgé de 12 ans et demi, sera envoyé dans une ferme en Normandie, chez Mme Huard où il est "toléré", logé dans la grange et exploité comme ouvrier agricole à plein temps durant un an et demi.
Il arrivera tout de même à convaincre Mme Huard de le laisser habiter dans la maison.

Des membres de la résistance française comprennent que la situation est trop difficile pour une jeune garçon et le transfèrent chez Mme Prim à Savigny-le-Vieux en avril 1943 où deux enfants juifs sont déjà réfugiés chez elle, dont René Berkowicz.
Les enfants vont à l'église du village et suivent les cours d'instruction religieuse.

Simon parvient à voir sa soeur Alice de temps en temps.
Il ne voit pas Michel, qui est placé dans la famille Leclerc à Saint-Aubin-lès-Elbeuf.

Le maître de l'école de Savigny-le-Vieux, M. Crochet, propose à Simon de lui prêter des livres et lui offre un bloc à dessins et des aquarelles et va peindre sa vie, la ferme de Mme Prim, l'église...

Quelques temps après, Simon part habiter au hameau de La Renouardière chez les Geslins, qui se font appeler "Papa et Maman Geslins". "Papa Geslins" écoute radio Londres et attend la victoire alliée avec impatience.
Le 6 août 1944, les soldats Américains arrivent à La Renouardière et sont accueillis par les Geslins qui leur offrent des rafraîchissements et boivent "A nos amis Américains".

Peu de temps après la Libération, Simon rentre à Paris à pied, déterminé à commencer sa nouvelle vie.
Il reste quelques temps chez les Bonneau et commence sa dernière année d'école. Alice et Michel restent encore quelques temps dans leurs familles d'accueil, avant de rentrer à Paris et que les trois enfants soient enfin réunis.

Simon rentre à l'école des Beaux-Arts pour trois ans.

Son oncle David, survivant, devient le tuteur de ses trois neveux orphelins et les place dans différentes maisons d'enfants juifs. Il parvient à organiser leur départ pour les États-Unis, où ils partiront finalement en 1949.

17/11/2015
Auteur : Simon Jeruchim Lien : USHMM

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Titre

Hidden in France: A Boy's Journey Under the Nazi Occupation

Hidden in France: A Boy's Journey Under the Nazi Occupation

ACHETER EN LIGNE

Auteur   Simon Jeruchim  
Édition   Fithian Press  
Année   2001  
Genre   témoignage  
Description   It is often said that war is senseless. In maiming, killing, and otherwise disrupting lives, it makes no distinction between the parties of war and the innocent who are, just as often, "collateral" victims.
Just ask Simon Jeruchim, who was a bright lad of 10 with a promising future when World War II broke out. Jeruchim, like his younger brother and older sister, had been born to Polish-Jewish immigrant parents in Paris, where they still lived, blameless and unaware of the catastrophe that was marching toward them from across the Rhine. Fortunately, their parents did know of Hitler's advance, and had heard rumors of Kristallnacht and Nazi persecution, and the young family fled with only what they could carry in their arms.
After France's defeat, when things seemed to have settled down to a grim but bearable state, the family returned to Paris. But it was not long before anti-Semitic propaganda and civil rights restrictions began to spread, and things slid from grim to threatening. Then, in the summer of 1942, Jews throughout France were rounded up and deported to concentration camps, and the Jeruchim family again fled. They managed to avoid the French police, who were assisting the Nazis in the roundup, but the parents realized it was too risky to remain together as a family.
Simon and his sister, Alice, and brother, Michel, were separated and placed in foster homes around Normandy, where they passed the war years. The parents continued their flight, which led inexorably to their arrest and deportation to Auschwitz. It would be fifty long years before the Jeruchim children learned of their parents' fate.
Young Simon Jeruchim spent the war years sheltered by gentile families in and around the village of Savigny-le-Vieux. It was harsh compared to life in Paris--there was no electricity or plumbing, and Simon was sometimes tolerated only grudgingly.
Still, he was alive and relatively safe. He pretended to be Catholic, and even went to Mass on Sundays, and did a young man's share of farm work, which he found heavy and difficult; but he did what was required without complaint or resentment. His real burden was separation from his family and the loneliness, isolation, uncertainty, and fear that hung over him constantly. He had but little news of his sister, who was living nearby, and could only wonder what had become of his brother and parents, of whom he heard nothing at all.
Finally, in 1944, France was liberated. Simon, still hiding in Normandy at the time, was at the cross-road of the Allied invasion where he witnessed that dramatic event. After the liberation, Simon and his siblings returned to Paris. But still the family was not together. An uncle placed the children in a series of Jewish children's homes, and in 1949 they were sent to begin new lives in America. It was not until many years later--in fact, during final preparation of Hidden in France--that Jeruchim finally learned the fate of his parents, which tragic tale is told in special postscript to the book.

Simon Jeruchim is a noted package designer specializing in the creation of new lines of fragrance and cosmetics. He also enjoys other artistic endeavors such as graphic design, book illustration, and painting. He lives and writes in Pomona, New York.
 

Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Les grands entretiens : Jacques Altmann (Né en 1923, Jacques Altmann est l'aîné de cinq garçons. Ses parents Dina et Suscher et ses quatre plus jeunes frères sont déportés sans retour à Auschwitz le 3 novembre 1942. Jacques Altmann les rejoint le 10 février 1944 après avoir séjourné dans les camps parisiens annexes de Drancy, Austerlitz et Lévitan. Il sera libéré en 1945. )



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